Une façon de partager, tout en pensant : Ce qui te manque, cherche-le dans ce que tu as

Très très classique mais …j’aime

Une envie simple de partager un poème que j’aime vraiment. La première fois que je l’ai lu, j’étais enfant (ben vi je suis passée par cette étape 😉 )
En commençant sa lecture, je me suis retrouvée dans ce qui était à mes yeux le lieu idéal, le lieu qui déclenche automatiquement un sourire sur les lèvres (enfin les miennes, car j’en connais de nos jours, qui n’auraient ce sourire qu’aux galeries lafayette un jour de soldes, chose inconcevable pour moi ! !) enfin bref, j’aimais l’avancée dans ce texte bien que le sourire de l’enfant malade, le froid ne collaient pas à l’image paradisiaque du lieu. C’était dérangeant, je ne comprenais pas pourquoi dans un tel décor il pouvait y avoir une sensation désagréable. Enfant, j’ai eu du mal à bien interpréter les deux trous rouges de ce dormeur si tranquille, il fallut que l’on m’explique.
Aujourd’hui j’aime toujours ce poème. Cette nature décrite à encore plus d’importance que lorsque j’étais enfant et le contraste entre les sens qu’elle apporte et ceux inexistants du jeune dormeur me touche bien plus qu’avant.
J’ai conscience que la beauté, le bonheur côtoient aussi l’horreur ou simplement l’inéluctable.                                                                                                                                                                                                                                                  Ca doit être une des raison qui fait que j’aime profiter de l’instant présent plus que tout et de trouver toujours prétexe à sourire (sauf les soldes aux galeries lafayette  hein les filles ).
********
LE DORMEUR DU VAL

C’est un trou de verdure où chante une rivière
Accrochant follement aux herbes des haillons
D’argent ; où le soleil, de la montagne fière,
Luit : c’est un petit val qui mousse de rayons.

Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,
Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,
Dort ; il est étendu dans l’herbe, sous la nue,
Pâle dans son lit vert où la lumière pleut.

Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme
Sourirait un enfant malade, il fait un somme :
Nature, berce-le chaudement : il a froid.

Les parfums ne font pas frissonner sa narine ;
Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine
Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit.

Arthur Rimbaud
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4 Réponses

  1. Locadine

    Je marche avec toi , pour ce poême dur et délicat à la fois ! Moi non plus je ne fais pas les galeries Lafayette même sans les soldes .

    19 août 2010 à 17:17

  2. severino

    cela te ressemble bien ……..je l\’a partage.Je connais cet endroit !!!seve

    20 août 2010 à 09:10

  3. val

    @ locadine , c\’est pour ça que jt\’aime bien 🙂 (j\’ai rien contre les filles citadines !!!! )@ sévé : contente que tu connaisses un tel endroit ….. mais dis moi qu\’est ce que tu fais sur le net à 9h alors que tu devrais bosser mdr, moi c\’est normal mais toi !!! voyons 😉

    20 août 2010 à 12:55

  4. claude le penseur du jour

    Très beau poème que je ne connaissais pas, merci de me l’avoir fait découvrir
    amicalement
    Claude

    4 octobre 2010 à 08:45

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