Une façon de partager, tout en pensant : Ce qui te manque, cherche-le dans ce que tu as

Autour de moi

Unis ver(t)s …

C’était il y a une dizaine de jours, non pas las de parcourir la montagne d’ici, mais plutôt gourmands de sensations et ambiances différentes, nous sommes allés chez lui, dans le creux des montagnes où sillonnent les rivières au milieu des forêts, où l’ambiance est calme, posée dans un écrin de verdure. La rivière chante entre les rochers, la forêt tapissée de mousse est douce, l’atmosphère a quelque chose de magique. La notion du temps est restée ailleurs, ici, on se laisse porter, vivre. La pluie nous a épargnés comme si nous étions à contre sens avec les nuages, à l’opposé de leurs lamentations. Chance ou magie des lieux? Une certitude, être dans un monde vert. L’eau, la forêt, le sol, tout est vert sans aucune sensation de couleurs agressives. On évolue dans un monde végétal où le minéral vient donner l’équilibre nécessaire pour l’harmonie. Une odeur de mousse, d’algues vient se mêler à celle de l’humus forestier, même l’odeur le long de la rivière est verte. Prêt pour un bain d’eau et de verdure?

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calme1-Quand file le temps

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  22- Murmure

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flumen23- Mousse et or

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flumen4-Cascade du Flumen

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35- Cascades des combes

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 cincle6- Cincle plongeur. Depuis le temps que je lui courrais après…

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8 7- Doucement, vert aimant.

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9 8- Plume

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49- Rat musqué

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 610- Hors du temps

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Les Yeux d’Elsa (extrait)

Tes yeux sont si profonds qu’en me penchant pour boire J’ai vu tous les soleils y venir se mirer S’y jeter à mourir tous les désespérés Tes yeux sont si profonds que j’y perds la mémoire

Louis ARAGON

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Simplicité printanière

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Me voilà de retour après une semaine de vacances, d’escapades. Je partagerai ici, au fil des jours les trésors qu’il m’a été permis d’admirer.
Je garde bien en tête que ce qui est trésor pour moi ne l’est pas forcément pour vous. Nous avons donc poursuivi, lors de cette semaine, comme le plus souvent possible, le chemin qui mène à la nature, à la simplicité, au bien être.
Qu’avons-nous trouvé? Le bonheur!
Quelques jours auparavant une personne m’a parlée des mouflons et d’une sortie tranquille dans une vallée voisine. Grand merci à elle 😉
Bien évidemment, j’ai eu l’envie d’aller y faire un tour.
Nous voilà donc dans un lieu proche où de belles choses nous ont été offertes.
C’est difficile de décrire une ambiance, une sensation. Au fur et à mesure que j’avançais, je ressentais cette sensation de tranquillité, d’apaisement, celle que la montagne diffuse, loin des bruits et agressions d’en bas. Tout ici redevient vie véritable. Tout n’est pas forcément douceur, mais c’est la vie sans tricherie.
Une buse échappe sa proie à quelques pas de nous. Elle vient de tuer, mais c’est pour se nourrir, pour sa portée et ce n’est pas un acte gratuit comme l’humain le fait si souvent.
Quand l’humanité va-t-elle se comporter comme un animal?! Autrement dit, quand l’homme va-t-il être juste? Je souris car c’est une question inutile car nous connaissons tous la réponse… l’homme ne sera jamais juste et bon. Ce n’est qu’un humain et non un animal donc la question ne se pose même pas. Je sais, je ne fais pas d’amalgame, il y a des hommes bons et des animaux certainement avec des problèmes comportementaux.
Je m’égare et m’éloigne de cette sortie vraiment agréable où mouflons, hermine, buses, marmottes, oiseaux, fleurs étaient au rendez-vous. Pour un peu j’oublierais de parler d’un magnifique arbre qui sert d’observatoire. Un arbre que les années ont rendu majestueux et fort.
Une fois de plus, il était bon de se poser et d’observer, de s’imprégner des lieux. J’y retournerai car ce ne fut qu’une approche.
J’aimerais vraiment pouvoir passer un peu plus de temps parmi les mouflons. Cette fois, nous n’avons vu que les femelles et leurs petits de façon furtive. J’aimerais en découvrir plus.
Une chose de plus ajoutée dans la longue liste de ce que nous allons ou aimerions faire.
Je crois que je vais finir par noter tous mes désirs sur un carnet, mais à la fin, il y aura énormément de carnets, car qu’est-ce qu’il y en a des choses que j’aimerais faire…

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repères1-Détails

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le merle à plastron2-Merle à plastron

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petit3-Mouflons

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marmotte trou4-Sortir du trou

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marmotte5-Réveil printanier

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crocus 46-Crocus (encore je sais…)

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lui7-Le passager, entre terre et ciel.

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Un cœur juste peut aimer sans savoir pourquoi, mais il ne déteste pas sans cause.

Anne barratin

Qui est juste devient roi ; qui est roi s’associe au ciel.

Lao-Tseu


Ballotin de saveurs

Une fois de plus, je vais dire que je suis peu présente ici, mais c’est une bonne chose dans un sens, ça veut dire que j’ai du travail au magasin et que  je suis dehors mes jours de repos, donc la belle vie pour moi, même si je vous néglige un peu.
Je prends le temps quand même de déposer une poignée d’étincelles sorties de mon panier. Étincelles trouvées le week-end de Pâques dans le Jura et ici en Haute-Savoie.
Alors que beaucoup cherchaient les œufs en chocolat, nous on ne cherchait rien mais on a trouvé des saveurs bien plus riches et plaisantes que celles que le chocolat peut offrir (oui c’est moi qui dis ça! 😉 )
J’essayerai de poster un autre article avant dimanche sinon, on se retrouve après le 26 avril, car samedi soir une semaine de vacances s’offre à nous. 

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cham1-Chamois

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chamois22- Écorné

 

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héron nid3- Ça couve chez le héron cendré

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petits nid4- Dans ce nid, les petits sont nés 🙂

 

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milan noir15- Milan noir

 

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faucon6 – Faucon crécerelle

 

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nuit7- Dans l’attente du lever du jour

 

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lever jour lune8- Premières lueurs solaires sous le regard de la Lune

 

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lui et percée9-Entre ombre et lumière

 

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Combler le temps : c’est le rendre heureux et non pas le remplir sans en prendre conscience

 

J’ai déposé le temps dans mon panier à étincelles car je n’avais pas envie de le prendre, j’avais juste envie de pouvoir le savourer librement.
Il est resté là, et sans contrainte, il s’est offert à moi pour quelques heures de liberté. Je pense que je l’ai comblé avec de beaux instants. C’est beau d’avoir du temps et de le combler de façon à ce qu’il devienne un merveilleux moment.
Le temps est celui à qui j’en demande toujours plus, celui dont j’utilise la moindre parcelle, même d’une façon qui pourrait laisser croire que je le dilapide.
Je peux donner cette impression là, surtout aux personnes qui l’utilisent sans prendre conscience qu’il existe, quand je suis posée ici ou là à ne rien faire;  mais, je ne fais pas rien, je me délecte de ce qui est face à moi, j’écoute, je pense, je vis simplement.
Assise dans l’herbe, je pensais à une phrase  à la fin de Wild: « Quel sentiment sauvage de s’abandonner à la vie » et je me suis dit que j’aimais vivre ces mots dans ce sens là alors que j’imagine qu’il y a des personnes qui vivent ces mêmes mots mais dans un autre ordre comme  » un sauvage sentiment que la vie nous abandonne » ou  » une vie sauvage où le sentiment nous abandonne ».
Nous ne sommes pas tous égaux face aux mêmes mots, à moins qu’il ne s’agisse uniquement d’une façon de les ranger. Si l’ordre des choses n’est pas la bonne, peut être est-il temps de le changer, de faire en sorte que nos actes remettent les mots dans la bonne place.
En attendant, voici une poignée d’instants et quelques soient leur sens, ils étaient simples et bons, de quoi remplir le temps posé dans mon panier d’une belle façon.

arbre1-Bouquet d’arbres

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12- Nuages voluptueux

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mésange charbonnière3- Mésange charbonnière

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24-Le blanc s’efface

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crocus15- Au plus près du sol

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train d'aterrissage6- Train d’atterrissage sorti

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buse repas6- Dans ses serres, le repas

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ti cureuil7- Rencontre dans l’ombre de la forêt

 

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Sur le Temps

Et un astronome dit : « Maître, qu’en est-il du Temps ? ».
Et il répondit :
« Vous voudriez mesurer ce qui dépasse toute mesure et ne se laisse mesurer : le temps.
Vous aimeriez régler votre ligne de conduite mais encore diriger le cours de votre esprit selon vos montres et vos calendriers.
Et vous souhaiteriez faire du temps une rivière pour vous asseoir sur sa rive et la regarder couler.
Cependant, ce qui en vous est étranger au temps sait que la vie échappe au temps,
Et sachez qu’hier n’est autre que la mémoire d’aujourd’hui et que le rêve d’aujourd’hui est demain.
Et il sait que ce qui chante et contemple en vous vit toujours à l’intérieur des frontières de ce premier instant qui éparpilla les étoiles dans le firmament.
Qui parmi vous ne ressent pas que la force de son amour est sans limite ?
Et pourtant qui parmi vous ne ressent pas que ce même amour, bien qu’illimité, se condense au centre de son existence, ne pouvant plus donner libre cours à une autre pensée d’amour, ni à un autre geste d’amour ?
Et le temps n’est-il pas comme l’amour, sans césure ni cadence ?
Mais si dans votre pensée vous devez mesurer le temps en saisons, que chaque saison enlace toutes les autres,
Que chaque jour garde souvenance de sa veille en la serrant fort dans ses bras, et que chaque jour languisse après son lendemain en lui tendant bien loin ses mains. »

Khalil Gibran

 


Saveurs exquises

 

Je dis à tout le monde « désolée, mais je n’ai pas le temps », en fait j’ai du temps, mais je le passe là haut ou dans la forêt quand je ne bosse pas et j’y suis si bien que le temps libre qu’il me reste à passer en bas se restreint  tout comme les plaques de neige en plein sud.
Mercredi, j’ai failli rester un peu plus en bas, faire ce que font et doivent faire la majorité des personnes. J’avais décidé de remplir le frigo, de faire le ménage et toutes sortes de choses « à faire ».
Oui j’avais décidé ça, mais lorsque j’ai ouvert mes volets… je ne pouvais pas ne pas profiter d’une belle journée comme celle-ci; donc aucune autre alternative que de profiter de la vie.
Après un bon déjeuner, j’ai préparé mon sac, pris mes raquettes, mon chien et je suis partie à la rencontre de la vie.
La question du moment était de savoir si la neige était présente dès le départ où s’il allait falloir chausser et déchausser avant d’avoir une bonne couche.
Je l’ai vite su et j’ai chaussé et déchaussé pendant un moment avant d’avoir une neige constante.
Les nuits ne sont plus assez froides pour pouvoir monter « à pied » sur une neige dure et c’est un peu galère de monter en s’enfonçant au-dessus du genou pour se retrouver ensuite sur une portion sans neige. Bref, c’est la joie de la saison, je ne vais pas râler, c’est comme ça.
Une fois la partie bien enneigée atteinte, c’est du bonheur, je monte sans me poser de question. Une pause de temps à autre pour regarder et c’est reparti pour le coin que j’adore le plus. Un coin habituel, un coin comme un coffre aux trésors, où l’on domine un vaste territoire.
J’ai eu l’immense chance de me retrouver environ à 2000m sans n’avoir croisé personne.
Une fois de plus, c’est un luxe  Je suis arrivée à l’heure où l’estomac réclame, où le mental a envie du casse-croûte. Je me suis installée sur la crête, et j’ai observé tout en mangeant le meilleur repas du monde.
Au loin les chamois faisaient la même chose que moi, un bouquetin aussi, alors qu’un aigle volait en contre bas.
Pas d’approche animale plus importante, mais ce qu’il y avait devant moi suffisait à me rendre heureuse et à me dire que j’avais bien fait de monter. Beauté, calme, grandeur, immensité, nature, comme présents du jour. De quoi me rendre heureuse et m’interroger sur l’envie de redescendre.
J’ai bien fait de descendre car le coffre à trésors s’est renversé largement tout au long de cette descente où je fus accompagnée par mon odeur préférée, celle que le soleil extrait des épicéas par l’action de sa chaleur. C’est une pure merveille.
Pour moi elle est agréable olfactivement et mentalement car elle est liée à plusieurs choses. Le soleil, la chaleur, la montagne. Autrement dit, lorsque je la perçois c’est que tout est bien.
J’ai fait une pause un peu plus bas et là le bonheur. Un aigle et une buse se disputaient ou plutôt une buse s’en prenait à l’aigle royal !!!!
Pendant que je les observais, je n’avais pas vu que j’étais observée par celui que je souhaite rencontrer à chacune de mes sorties, celui qui me fait rêver, celui pour qui je voue une admiration énorme. Le gypaète.
Il volait là, à quelques mètres de moi. C’était Véronika, la femelle  du couple du village. Elle a 16 ans. Elle venait juste de se baigner, ses plumes étaient encore toutes collées et pouvaient laisser voir ses bagues. Elle a pondu il y a quelques jours, ce qui nous offre la chance d’avoir encore un jeune cette année.
J’admire cet oiseau, sa rencontre m’a bouleversée il y a quelques années et mon attraction pour lui ne cesse de grandir.
Mercredi après-midi, j’étais la femme la plus heureuse du coin.
J’aime cette nature et elle me le rend bien…

 

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buet 1

1- Le Buet, 3096m le sommet de la commune. Appelé le Mont Blanc des dames par les gros machos du coin au 18ème siècle. Aujourd’hui, on ne l’appelle plus comme ça, car les dames ont du répondant et les hommes ont évolué 😉 Pourquoi, j’ai l’impression de dire une bêtise 😆

 

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32- Les Fiz

 

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rouquin3- Pti rouquin

 

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44- Audacieuse!  Prise de bec entre l’aigle royal et une buse.

 

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gyp 15- Gypaète barbu. Véronika

 

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gyp 26- Véronika.

 

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57- Désolée, si près qu’elle ne rentrait pas dans l’objectif 😉

 

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Autour de l’arbre

 

Mardi, encore du beau temps, donc pas de questions à se poser, je sors. Je sais, j’en entends qui disent que même si le temps est mauvais, je sors.
Sur les blogs, je vois fleurir les crocus, les perce-neige, les prunus et je me rends compte que le printemps s’installe partout.
Ici, il donne des signes, selon l’altitude plus ou moins important. Ce n’est pas pour l’immédiat les fleurs printanières en haut, mais l’hiver se retire et laisse un peu croire au printemps que c’est le moment de s’installer.
Il est farceur cet hiver quand même, car tous les ans, il fait le même coup au printemps. Il donne des signes de faiblesse, laissant penser à la saison nouvelle qu’elle peut prendre ses marques. Une fois qu’elle aura donné les premiers coups de baguettes printanières, l’hiver balayera tout d’une vague de froid neigeuse. Ce n’est pas méchant, mais c’est un jeu qui l’amuse et qui est souvent source de belles images. Enfin, on verra bien, peut être que ça ne sera pas comme ça cette année.
Je laisse les saisons jouer entre elles et moi j’admire leurs œuvres.

Mardi matin je suis partie avec les raquettes sur le dos en prenant plaisir à fouler le sol sans neige, les feuilles à terre. Plaisir laissant place à un autre rapidement car la neige devenait de plus en plus présente ne me laissant pas d’autre choix que de chausser les raquettes.
Une fois de plus, je me suis retrouvée au milieu de nulle part, alors que le concert des oiseaux m’a accompagné une partie de la montée.

L’immensité, la tranquillité, le spectacle furent encore un présent pour moi. Je me suis retrouvée avec les montagnes, le ciel et quelques arbres feuillus, effeuillés, résistants et bravant l’altitude face aux épicéas, qui eux avaient abandonné l’affaire. A croire que ces feuillus voulaient « monter » plus haut que les maîtres des lieux, comme pour dire « on est plus haut que vous ».
Cette période est extraordinaire malgré la neige lourde et humide car c’est l’opposition entre le chaud et le froid, entre les pieds dans la neige et les bras à l’air. J’adore. En bas, c’est un peu plus complexe, c’est la fonte, la gadoue, les passages où l’on avance et ceux où l’on a les pieds dans l’eau. Bref, c’est un passage entre pieds en chaussures ou en raquettes.
Je vais profiter aussi de cet article pour remercier les personnes qui restent dans l’ombre mais qui sont bien présentes et qui viennent se balader régulièrement sur ce blog. J’ai fait connaissance l’autre jour de l’une d’entre elles dont j’ignorais totalement l’existence. Cette rencontre m’a fait plaisir et j’espère que nos chemins se croiseront à nouveau car je pense que l’on aime les mêmes choses.
Merci à Martine et à tous les autres que je ne connais pas 🙂

 

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21- Indécence bleue

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42- Derniers feuillus

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53- Diagonale

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resistance4- Surprise

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35- Je ne m’en lasse pas

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66- Juste pour dire qu’il était là 😉

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Je veux faire de toi
ce que fait le printemps avec les cerisiers. Pablo Neruda


Une journée comme une autre

C’était un mercredi mi-février, un jour ensoleillé, un de plus qu’il m’a été permis de savourer parmi tant d’autres.
A chaque fois, je leur donne une importance particulière. En ne banalisant pas ces jours, ces balades, ces moments de calme, de vie, ils deviennent jours extraordinaires.
La journée commune devient une belle journée.
J’aime partager ces moments là, mais je ne suis pas toujours deux pour les partager.
La vie m’offre des moments de solitude. Je dis « m’offre » car en aucun cas je n’ai envie de les voir comme si elle m’imposait ces moments là. D’ailleurs, elle ne me les impose pas, elle met à ma disposition des moments à vivre rien que pour moi. A moi d’en disposer comme il me sied.
Je les vis pleinement et les pensées qui sont miennes sont belles et joyeuses car je vis ce moment en sachant, que là bas, quelqu’un m’accompagne, quelqu’un sourit en pensant que je suis bien à déambuler dans cette immensité blanche et que la prochaine fois ce quelqu’un sera là, avec moi, pour partager toutes ces petites choses qui croiseront nos chemins.
A toi qui passes ici, ces petites choses, je t’en offre un échantillon. Un échantillon de rien, un échantillon de tout… A toi de l’apprécier, de le comprendre et de t’en faire une porte pour t’évader le temps d’un passage ici. Prends soin de ces petits riens, ils te le rendront bien 🙂

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nb1- Sérénité

 

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bois2- La mort lui va si bien

 

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93- Silence et contemplation

 

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14- Continuité

 

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85- Avec le temps vient…

 

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26- Parce que là bas au fond… ❤

 

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78- Couleurs du temps (naturelle)

 

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Elle est debout sur mes paupières
Et ses cheveux sont dans les miens,
Elle a la forme de mes mains,
Elle a la couleur de mes yeux,
Elle s’engloutit dans mon ombre
Comme une pierre sur le ciel.

Elle a toujours les yeux ouverts
Et ne me laisse pas dormir.
Ses rêves en pleine lumière
Font s’évaporer les soleils,
Me font rire, pleurer et rire,
Parler sans avoir rien à dire.

Paul Éluard


Cool heure ou torrent chic

 

Se laisser guider par l’attraction qu’exerce le soleil. Oublier, le temps d’un instant, l’ombre et les endroits pailletés de givre et de glace.
Après la journée de la veille grise et enneigée, le soleil était là, dans un ciel bleu, offrant sa chaleur et les couleurs qui l’accompagnent. Les tons de gris avaient laissé place aux couleurs vives et plus chaleureuses. A se demander, si les couleurs ont une double personnalité, voire plusieurs, qui apparaissent en fonction de la météo.

Je parle des couleurs, mais combien d’humains sont mal lunés lorsque le temps est gris? Chose qui pourrait être atténuée s’ils prenaient le temps de voir ce que l’on ne voit pas lorsqu’il fait beau.
Quoi par exemple? Les feuilles, dans mon article précédent, qui ne sont pas si colorées, ni mises en avant lorsque la nature est sous les rayons du soleil. Quand le temps est gris, celui que beaucoup appellent triste, la moindre couleur prend une importance folle et tout ce qui ne se remarque à peine en temps clair, devient la star des journées grises. C’est simple et évident pourtant.
Ce jour là, la question ne se posait pas, une multitude de couleurs s’épanouissait. J’étais censée aller à la boulangerie, mais j’ai laissé ça au profit d’un petit tour au bord du torrent. La douceur du moment était comme une invitation à la flânerie, à la pause contemplative, chose dans laquelle je suis plutôt excellente. Non pas que je passe mon temps à rien faire, non, mais j’aime contempler.
Certains doivent se dire que je « baille aux corneilles », que « j’ai la tête dans les nuages »… peut-être, si regarder l’oiseau, la lune, l’eau ou une mouche voler porte ce nom, alors c’est ce que je dois faire, mais combien cela est enrichissant et intéressant.
L’esprit simple a accès à ce que l’esprit très complexe n’accède pas.
Une fois de plus, je me sens riche 🙂 donc au lieu d’avoir du pain, j’ai eu droit à ça :

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3

1- Moire aquatique à fils dorés

 

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5

2- Très or

 

 

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1

3- Trouble     (j’aurais pu mettre photo floue 😉 )

 

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4

4- Lamée or et argent

 

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2

5- Siège d’un moment … si on a des chaussures étanches

 

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6

6- A croire qu’il ne fait pas si chaud que ça.

 

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8

7- Quand la montagne se fait butoir à Lune

 

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9

8– Pour dire que le ciel n’est pas uni

 

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Je sens que toutes les étoiles palpitent en moi. Le monde jaillit dans ma vie comme une eau courante. Les fleurs s’épanouiront dans mon être. Tout le printemps des paysages et des rivières monte comme un encens dans mon coeur, et le souffle de toutes choses chante en mes pensées comme une flûte.

L’offrande lyrique de Rabindranath Tagore


Suis-je la seule à penser que…

Le livre « 50 nuances de grey » est un style « Collection Arlequin » version plus ouverte sur le sexe,  pour femmes à la vie douce sans piment?
En aucun cas, je ne voudrais blesser ou porter un jugement, nous sommes tous et toutes différents et avons tous nos ressentis et vies différentes. Il ne s’agit là que d’un partage d’idées, d’opinions et là, je me sens être la seule à avoir celle-ci.
Devant l’engouement collectif pour « 50 nuances de grey », j’ai voulu lire le livre pour pouvoir savoir de quoi parlait tout le monde, pour en parler avec celles qui m’entourent et qui ne jurent que par lui.
Donc, j’ai lu le livre et j’ai eu l’impression de me retrouver (oulaaaa tant que ça!) énormément d’années en arrière lorsque (oui j’avoue) en pleine adolescence j’ai lu des livres de la collection Arlequin (vous savez tout un monde d’évasion), bien sûr, celui-ci a une pointe de sexe et d’érotisme en plus, chose qui n’était que suggérée dans les poches estivaux qui se retrouvaient à mon chevet un certain temps. Série vite abandonnée au profit d’écrivains qui me faisaient plus voyager comme Colette avec ses Claudine (aussi sulfureuse à son l’époque) ou autres.
J’ai été déçue, je ne m’attendais à rien de particulier, sauf à être aussi euphorique que les autres.
Suis-je si différente ou il y a -t-il des personnes du même avis que moi?
J’ai eu l’impression de lire un livre à l’eau de rose avec une pointe de tabasco en plus.
Ce n’est pas désagréable la saveur douce et piquante mais là j’ai l’impression que toutes les femmes amies qui m’entourent s’émerveillent de ça comme s’il s’agissait d’une saveur intouchable ou rare.
J’hésite encore à l’instant où j’écris à poster cette réflexion sur l’évènement du moment car je me dis que beaucoup vont se sentir attaquées si elles ont adoré (comme tout le monde a adoré) alors qu’il ne s’agit pas du tout d’une attaque, mais juste une interrogation.
Je me sens simplement la seule à penser que cette histoire, pas désagréable du tout, est placée à une hauteur que j’ai du mal à comprendre.
Si vous avez aimé, j’en suis ravie car je me dis que vous avez dû passer un moment excellent, car il est si bon de se perdre dans un livre, par contre, si vous êtes du même avis que moi, je me dis que je ne suis pas la seule sur cette terre à avoir trouvé ça juste comme une histoire d’amour avec du sexe (qui ne me dérange pas du tout), alors que c’est une chose que la majorité d’entre nous vit, à vécu ou vivra, avec ou sans un partage SM.
Pourquoi est-ce un best-seller? Pourquoi cette mobilisation? Est-ce parce que ça permettrait à certaines personnes de lire un livre érotique « en société », ou est-ce parce que ça fait rêver?

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Rien à voir avec le sujet de dessus, mais je vous offre quelques images d’une petite sortie dans les bois, cet après-midi.1

1- Couleurs sur nuances de gris (c’était facile!)

 

32- Feuillu feuillé

 

23- Entre troncs

 

44- Chapeauté

 

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Instants calmes, partagés

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Il y a des jours calmes, sans efforts physiques, simplement à se balader sans sentir le dénivelé dans les jambes. C’est rare, mais ça arrive parfois. On se rend compte que l’on peut parler sans être essoufflée, on peut s’arrêter sans que ça coupe le rythme et que l’on peut avancer sans regarder où l’on met les pieds.
Mardi, ce fût ça, avec Lo. Une journée tranquille et bonne.
Lors d’une pause au soleil, au milieu de nulle part, ma fille s’est mise à lire, ce qui m’a laissé le temps de partir en exploration dans le bois à la recherche de … de quoi? de tout.
Ça débute par les traces dans la neige, celles du blanchot, des chevreuils, des biches pour continuer, avec les copeaux de bois que le pic a fait en perforant les troncs, avec les cônes d’épicéas rongées par les écureuils etc.
En observant, c’est comme lire un livre ouvert où chaque trace est un chapitre formant ainsi l’histoire de la nature. Il y a toutes sortes d’histoires, des belles, des difficiles, celles que l’on a du mal à interpréter. Pas de choses surfaites, que du vrai.
Je passerai des heures (j’y passe des heures) à bouquiner la nature, mais là,  je n’étais pas seule donc je suis retournée bien gentiment auprès de ma fille perdue dans son livre certainement tout aussi intéressant que celui que je venais de feuilleter. En voici quelques répliques visuelles tirées au hasard, au fil des pages …

1

1- S’élever encore et toujours au-delà de la brume

 

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7

2- Aimer les vestiges du temps

 

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8

3– Admirer les courbes

 

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9

4- Trouver les perles

 

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5

5- Prendre le temps de regarder les boules de plumes 

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4

6-  Se laisser charmer par la mésange noire

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3

7- Se demander qui observe qui

 

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2

8- Louna, encore et toujours.

 

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 » C’est une triste chose de songer que la nature parle et que le genre humain n’écoute pas »

Victor Hugo


Canards en froid

 

Une petite pause entre midi et deux au boulot afin de respirer un peu et profiter du beau temps.
Je voulais voir si les grèbes commençaient à changer de plumage pour séduire en vue de leur parade amoureuse, mais je pense que c’est encore un peu tôt.
En me promenant autour du lac, je suis tombée sur des colverts assez expressifs, à moins qu’il ne s’agisse de mon imagination qui s’emballe rapidement.
Je suis cool sur ce coup là, je vous ai épargné les jeux de mots du style « casser trois pattes à un canard, canard boiteux, marcher en canard  » etc  😉 

 

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Ça, c’est moi, canard tranquille, là où l’eau est fluide, puis, j‘ai eu envie de vacances « à la neige », donc direction la Haute Savoie.

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 « Non!! Je n’y crois pas! C’est quoi ce pays? On fait comment pour aller dans l’eau? »

 

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« Mais c’est que ça résiste! Comment on flotte ici?  Ohé il y a quelqu’un? on peut m’expliquer? »

 

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« En plus, ça me gèle la patte!! »

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« Puis celle-là aussi!  »

 

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« Rhooo non mais regardez-moi ça, les canes ici ressemblent aux pierres de curling! »

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« Pierre de curling!! Tu viens d’où toi? Suis moi, tu vas voir si je suis une pierre !! » 

 

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« C’est pas vrai, j’aurais mieux fait de me taire et de choisir la Sicile moi »

 

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« Comment elle fait pour avancer celle-là?! J’en peux plus moi, c’est un coin de dingue ici »

 

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« Mais quelle idée j’ai eu! Je crois que la Miss curling se moque de moi. Ça caille, il n’y a pas d’eau, les filles ont du naître avec des raquettes aux pieds ici et en plus, je passe pour un véritable touriste »

 

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« Ras le bol de ce coin. Pas envie de finir en doudoune en plus! »

 

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« C’est bon, je me casse!! « 

 

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Mardi ravie, mercredi aussi :)

 

Mon week-end, mardi mercredi, fut une fois de plus un week-end non pas rêvé, mais bien réel.  Deux jours où la douceur de vivre, où le plaisir inondent l’espace en ne laissant aucune place pour les contraintes.
Les jours précédents, la neige tombait en abondance, le vent soufflait, offrant ainsi une ambiance forte et bousculée, qui j’avoue est extrêmement belle aussi.
Par contre, mardi et mercredi, le ciel avait repris un rythme apaisé, nous offrant le plus beau des décors. Devant nous s’étendait une neige encore vierge que personne n’avait encore écrite, les arbres chargés étaient le repère des mésanges gourmandes et autres amis ailés, le ciel bleu partageait la place avec quelques nuages qui l’habillaient d’une belle façon, devenant le temps de regards le lieu d’accueil pour un couple d’aigles.
Le calme, la sérénité émanent de cet endroit. Plus rien n’existe autre que nous et la nature.
Voilà le plus beau des privilèges que celui de pouvoir se retrouver dans cette ambiance réelle mais qui pour certains n’existe que dans les rêves.
Solitude, calme, beauté, nature, bonheur.
On y va? Tu as tes gants et tes lunettes?

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41-Voie lactée

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22- Pulmonaire

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33- Points de suspension

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74- Nid douillet pour drôles d’oiseaux

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65- Mon ombre (Louna)

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56- Quand mon ombre devient la sienne 🙂

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107-Nébulosité sur le Mont Blanc

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18-Châpeautés

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89-Dimension

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9 110-Repère

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Un peu de Thoreau, ça faisait longtemps 😉 :

« J’aimais la montagne pour elle-même. J’aimais sa face calme et superbe éclairée par le soleil quand nous étions déjà dans l’ombre. J’aimais ses fortes épaules chargées des glaces aux reflets d’azur, ses flancs où les pâturages alternent avec les forêts et les éboulis ; ses racines puissantes s’étalant au loin comme celles d’un arbre immense, et toutes séparées par des vallons avec leurs rivelets, leurs cascades, leurs lacs et leurs prairies ; j’aimais tout de la montagne, jusqu’à la mousse jaune ou verte qui croît sur le rocher, jusqu’à la pierre qui brille au milieu du gazon. « 

 


Dans le brouillard

J’ose poster des photos prises dans le brouillard où un voile masque les détails, où une masse terne enveloppe tout.
Justement, là, est la merveille des choses. Lorsque l’on voit un détail dans le brouillard, il prend une toute autre dimension.
Hier, je me suis baladée où la neige n’était pas écrite, où l’on s’enfonce comme dans du coton avec ce bruit sourd, particulier, de la poudreuse qui se tasse sous notre poids.
Pas de cimes au soleil, pas de lumières vives mais le plaisir d’évoluer dans un épais nuage. Dans la neige, mis à part lorsque la pluie l’atteint, toutes les conditions météorologiques sont magiques.
Pour info, toutes les photos sont en couleurs, aux couleurs d’hier.

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21-Promesse

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42- Lueur

 

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33-Passage

 

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64- Texture

 

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75-Contraste

 

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86-Fruit dans un champ de coton

 

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107- Trait

 

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98-Cachée

 

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119-Calme

 

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1210- Toits

 

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1311-Courbes et arêtes

 

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1412- Omniprésence

 

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En couleurs, ou… pas

 

Dimanche matin, le ciel était bleu, la neige poudreuse et les sommets s’illuminaient avec l’aide du soleil. Il aurait fallu être fou pour rester en bas, à attendre que le soleil veuille bien nous toucher.
Nous l’avons devancé, en montant en raquettes, à sa rencontre.
Au départ, encore à l’ombre et au frais, dans le bois, comme dans un tunnel, les arbres faisaient des arches enneigées, nous invitant à passer tout en se libérant à notre passage.
On s’est élevé tranquillement en ayant bien chaud malgré l’ombre. Un regard vers le haut nous laissait deviner le soleil vers qui nous nous rapprochions de plus en plus.
Même si je n’avais pas froid, j’attendais de sentir sa chaleur contre moi, c’est tellement agréable; enfin pour moi, car j’en connais un qui ne le recherche pas particulièrement 😉
En oscillant entre arbres et découverts, je pouvais sentir la différence entre les moments où il m’enveloppait et ceux où les arbres le cachaient.
Là où les arbres ne montent plus, il était là, entier, offert sans restriction. Il s’est invité à notre table ou plutôt à notre pause déjeuner dans la neige, en compagnie du grand air, du paysage grandiose, du calme et de la liberté, lui donnant cette saveur particulière, celle qui fait d’un simple sandwich, le met le plus délicieux.
Quelques nuages sont venus le voiler afin d’habiller le ciel un laps de temps pour repartir presque aussitôt.
Je ne parle pas de la descente et de ce qui allait avec, des rires, des enchantements. Une fois de plus, tout était réuni pour passer une belle journée.
Certains pourraient se dire « encore en montagne » oui mais encore ne veut pas dire toujours la même chose. Le même lieu n’aura jamais la même lumière, la même ambiance. On ne sait jamais quel animal on va y croiser et puis ce qui est bon c’est le fait d’y monter, de se dépenser, de marcher plusieurs heures pour enfin se dire qu’on la mérite cette pause casse-croute.
Mon expo, ma salle de spectacles, mon artiste, ma salle de sports, c’est là haut en pleine nature 🙂

 

 

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19

1- Chemin

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10

2- Quant le passé fait partie du présent

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13

3- Bleu

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14

4-Vue sur le village

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15

5- Abri

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16

6- Lui, la montagne…

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18

7- Illumination

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Détails dans la blancheur

Dimanche, direction là haut au soleil, au milieu de la neige alors que le ciel avait une couleur presque indécente qui nous emmenait vers l’indigo pur, que les montagnes mettaient leurs reliefs en exergue, je me suis penchée sur la simplicité blanche.
Voici une pause parmi les détails, ces petits riens qui font l’ambiance, qui témoignent de l’union de la neige, du vent et du froid.
La couleur, la grandeur et le paysage seront pour la prochaine fois 😉

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41- Sapin dans la vague

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62- Zip

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23- Courbes

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54- Corail hivernal

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35-Duo

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16-Couverture blanche

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René Char

« Ne te courbe que pour aimer. Si tu meurs, tu aimes encore. »

« Avec ceux que nous aimons, nous avons cessé de parler, et ce n’est pas le silence »


Un(s)temps d’une pose

 

Ne pas chercher loin, juste aller et trouver
En se sentant bien, en ayant tout à aimer.
Regarder filer, se dire qu’on va saisir le temps
Juste le temps d’une pose.
Offrir au regard un condensé de temps.
Ce temps qui court, ce n’est pas juste celui d’un clic rapide,
C’est 30secondes transformées en une photo.
Ces instants là, c’est, une fois de plus, nous et personne d’autre.
C’est faire partie d’un décor brut, être sous la neige alors qu’à peine plus bas il pleut.
C’est jouer avec le temps et la lumière, c’est chercher, trouver, appuyer sur le déclencheur

Attendre dans la neige que le temps veuille bien entrer dans une photo.
C’est « le » regarder et voir qu’il cueille aussi le temps pour en faire de la douceur.

C’est sourire. C’est être bien.

 

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DSC_00201- La caresse des roches

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DSC_00162-Eloge de l’eau

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DSC_00153-Transparence

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DSC_00144-riD’EAU

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DSC_00135-Fouillis

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DSC_00126-Uni vert

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DSC_00097-File

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Pour le soleil qui luit dans les ciels gris
Pour cette présence dans mes solitudes
Pour ces larmes dans mes rires
Pour ces instants qui font l’éternité
Pour celle que tu me permets d’être
Merci 🙂


Il était un petit village…

 

A force de t’emmener dans « mes » montagnes ici ou là, à la découverte de telle ou telle espèce ou tout simplement pour le plaisir de prendre l’air, de se bouger, de vivre et d’y trouver l’équilibre qui permet d’être bien tout le reste du temps, j’en oublierais presque de t’offrir la base, le point de départ de toutes ces sorties…mon petit village.
Petit petit je veux bien si on parle habitants.
Nous sommes environ 800 habitants sur une commune qui fait, accrochez-vous bien…119km², ce qui donne moins de 7 habitants au km².
Pour se rendre compte Paris ne fait que (oui je sais, ça fait chauvin le « ne fait que », mais ça me fait plaisir de dire ça) 105km² avec 21520 habitants au km² !!!
Je meure si je me retrouve à vivre dans une telle densité de population 😉 car, lorsque je croise plus de 5 personnes en montagne, je trouve que c’est fou, que c’était plein de monde…
Je te laisse imaginer si on me collait dans le métro aux heures de pointe!
Donc, aujourd’hui, j’ai envie de t’offrir une petite série sur la vue dans le village.
Les photos datent du 30 décembre; à l’heure actuelle, l’herbe a remplacé la neige qui a fondu aussi vite qu’elle est venue. L’hiver nous a fait un clin d’œil et s’est sauvé aussitôt laissant toute une vallée dans l’attente de son retour. Neige ou pas, soleil ou pas, je savoure ce lieu et t’en offre une part, ici, aujourd’hui 🙂

 

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1- Sous le regard du Tenneverge

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2-Rideau

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3- Le grenier et les frettes

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4-Le pic du Tenneverge

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5-Lumière avec la Pointe de Sales en toile de fond

 

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6-D’un autre temps mais toujours d’actualité

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7- Tout est ombre et lumière

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« Écouter la forêt qui pousse plutôt que l’arbre qui tombe. » (Friedrich Hegel)

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« Le bonheur, c’est de continuer à désirer ce qu’on possède. » (Saint Augustin)

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Une belle parenthèse dans ce monde de fous

 

Après un long moment sans le net qui m’a permis de redécouvrir le plaisir de la lecture, entre autres, je reviens enfin ici pour t’offrir une bouffée d’air pur, de liberté, de simplicité de vie, loin du monde de fous qui nous assaille à chaque instant.
J’en profite également, pour souhaiter Une Bonne et Heureuse Année à toutes les personnes à qui je n’ai pas encore eu l’occasion de le faire.
Le milieu dans lequel je vis, m’offre une telle richesse que je n’ai plus vraiment envie d’aller dans « l’autre monde », celui des fous, lorsque je suis de repos.
Je ne me désintéresse pas pour autant de ce qu’il s’y passe, mais il est tellement bon de pouvoir évoluer, vivre et se sentir appaisée en allant « me perdre » en montagne, là ou la loi est celle de la nature, où l’homme se sent humble et respectueux. Là où il n’y a pas de réseau. Pas de téléphone portable, pas de tueur de Charlie.
Je t’emmène le temps d’un instant au milieu des vraies valeurs dans un endroit qui gonfle le coeur de bonheur. Viens faire une pause qui permet de dormir sereinement, qui permet d’affronter tout le reste ensuite d’une autre façon…

 

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5

1- S’élever au-delà des brumes

 

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4

2- Quitter un monde pour un autre

 

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2

3- Avoir les nuages à ses pieds

 

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1

4- L’autre face

 

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6

5- Chamois. Le peuple d’en haut.

 

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7

6- Calme

 

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3

7- Mr Chamois en balade

 

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9

8- Sagesse et respect en ces lieux de la part de Louna alors que les chamois naviguent

 

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8

9- Prendre le temps de vivre

 

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10

10- Instant de vie

 

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Une étincelle de plus à mettre dans mon panier

 

Bonjour à tous,
Je passe faire un petit coucou et vous dire que je ne vous oublie pas, mais j’ai un souci de connexion internet à la maison et je ne peux me connecter que de mon boulot où je n’ai pas vraiment le temps en ce moment.

Ce matin, la neige est enfin au rendez-vous. J’espère qu’elle va s’installer pour l’hiver et qu’elle n’est pas seulement de passage, mais c’est elle qui décide, donc, on savourera la chose comme elle sera. Je partage avec vous aujourd’hui, une sortie qui date du 16 décembre, période encore sans neige ou dans des proportions vraiment infimes en altitude. Ce matin, vous pouvez imaginer tout ça sous un épais manteau blanc 🙂
Dans l’attente de pouvoir passer voir vos articles et de pouvoir répondre à vos commentaires,  je vous souhaite une excellente fin d’année. A très bientôt.
 

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Le 16 décembre.
Le manque de neige est dans un sens une opportunité qui nous permet d’aller vers des coins que l’on ne fréquente pas forcément en cette saison, étant souvent trop exposés lorsque la neige y est présente. Là, la montagne nous est offerte comme un bijou dans son écrin où les ambiances sont fortes et changeantes. Les randonneurs des « beaux jours » ne sortent pas en cette saison, ce qui nous laisse tout ça rien que pour nous. Quand je dis nous, c’est sans compter les chamois, bouquetins, gypaète, cincle plongeur rencontrés et tous ceux qui nous entouraient et que l’on n’a pas vu.

Nous sommes partis alors qu’en bas tout était gris, oppressant. Au fur et à mesure que l’on montait, ce côté sombre s’estompait. Ce qui peut paraître triste en bas devient magie en haut.
En bas, on dit « quel sale temps », en haut, « quelle ambiance ».
Tout est différent.
Le froid absent, nous évitait d’avoir sa morsure à supporter, nous laissant baigner dans un petit confort qui nous permettait de s’émerveiller en étant parfaitement bien. Dans la même lignée de chance, nous avons eu droit au plaisir suprême du soleil pour nous chauffer au moment de manger 🙂

 

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1

1- Alors qu’en bas, tout est gris…

 

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coeur

2- Cœur de chamois 🙂

 

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23

3- Ça barde chez les chamois

 

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5 (2)

4- Les chalets

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4

5- Paisible

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8

6- Etagne et son cabri

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l-ancienne

7- Madame Bouquetin

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DS317

8- Jeu d’ombre et de lumière

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portrait nb

9- Regard

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5

10- Présence

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7

11- Cabri, jeune bouquetin

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 « Cueille le jour présent sans te soucier du lendemain et sois le moins crédule
possible pour le jour suivant  » Horace

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Pourquoi attendre, remettre à demain ce que nous pourrions faire dès aujourd’hui alors que demain sera peut-être trop tard.
Prévoir demain en oubliant aujourd’hui est la façon la plus sûre de ne jamais l’atteindre.

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Blanche heure

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Mercredi matin, c’est enfin le premier matin où le froid sec est présent. Il n’est pas important, mais suffisant pour avoir enfin l’impression d’être dans la logique des choses.
Ciel dégagé, qui ne le restera pas longtemps, froid sec sans brouillard et ciel bleu effilé de nuages filants sous l’influence du vent m’attirent à l’extérieur pour profiter de la chose.
Je suis heureuse de sentir un sol durci par le froid, d’entendre les feuilles crisser et se cisailler
sous mes pas. Je me dirige dans le lit du torrent où une armée de chapeautées est là, sage et statique. Les pierres ont mis leur tenue d’hiver, leur fourrure neigeuse et si le froid s’installe vraiment, celles qui jouent avec l’eau du torrent, mettront aussi leur habit de glace.
J’aurais eu droit à 3 minutes de soleil, richesse suprême en cette période de l’année dans ce coin là où le soleil a juste le temps de pointer ses rayons avant qu’il ne se cache à nouveau derrière le collet.
Non, il ne faut pas voir le peu de soleil, mais la chance d’être là, au moment où il fait une apparition 🙂

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DSC_00231- Lieu encore préservé

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DSC_00752-Belle coiffée

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DSC_00583- Abstrait de glace

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DSC_00834-Capitonné

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DSC_00355-Armée coiffée

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DSC_00526-Protection blanche

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DSC_00277- A saisir

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DSC_00668- Coeur de pierre

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DSC_00969-La route

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Traces d’une douce approche hivernale

 

Hier, à nouveau tout les deux, nous voilà partis faire un tour un peu plus haut où l’on pensait laisser le brouillard à nos pieds et avoir le soleil à bout de bras.
Devant nous, une seule trace de pas dans le givre qui recouvre le sol, ce qui nous enchante car c’est tellement bon de pouvoir savourer un lieu dans la quiétude avec comme seule âme vivante à nos côtés, Dame Nature. Ce n’est pas rien « Dame Nature », c’est énormément de vies sous maintes formes, mais combien plus faciles et agréables à vivre qu’une vingtaine de personnes.
Non, je ne suis pas misanthrope, mais j’aime la nature sauvage, calme, riche et belle, sans les artifices que nous humains véhiculons tout autour de nous. J’aime les humains, bien sûr, enfin… ceux qui sont vrais, natures et pas compliqués, qui connaissent les valeurs de la vie. Héhé, ça réduit la liste tout ça 😉
Je plaisante (à peine), j’exagère un peu la chose, mais j’avoue aimer la présence d’une personne qui saura prendre du plaisir à déambuler avec le sourire dans la boue plutôt que celle qui ne mettra jamais une paire de grosses chaussures à ses pieds de peur que le ridicule ne la remarque et l’achève sur le champ.
Oula mes doigts s’emballent sur le clavier et je me retrouve loin de ma petite prise d’air de la veille.
Retournons sur le chemin blanc de givre, sans neige. Neige qui  tombe partout, sauf ici alors qu’on l’attend avec envie et le sourire. Quelle vienne ou pas, l’hiver aura des splendeurs à nous offrir et je compte bien en profiter, mais j’aime sa présence, sa façon de modifier les sons et comme elle habille le monde.
Revenons à hier, où nous nous sommes retrouvés aux portes de l’hiver, où le froid semblait donner quelques discrets signes de présence. A un certain stade, l’humidité du brouillard est devenue givre sous une influence plus fraîche, recouvrant les arbres et les alentours d’une multitude de petits bâtonnets blancs accrochés à tout ce qui se trouvait sur son passage. Mes cheveux comme les cornes des bouquetins y ont eu droit. Les maîtres des lieux étaient bien là mais difficilement visibles dans cette masse brumeuse.
Qu’importe nous avons encore vécu de bons moments et tant que l’on ne se bornera pas à atteindre un but précis en occultant tout le reste, on pourra élargir notre capacité à être heureux. Et ça, ça fonctionne à chaque fois 🙂

 

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1
1-Prémices hivernaux

 

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2
2- Maître des lieux

 

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6
3- Onde givrée 

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5
4-On the rocks

 

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4
5- Chute glacée

 

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3
6-Timidement entre givre et mousse

 

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7
7- Ombre sur voile de brouillard

 

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« Dans le domaine du bonheur et la joie de vivre, la prospérité réside dans le partage. J’ai trouvé en toi la personne avec qui je peux tout partager sans aucune restriction.  Il nous en aura fallu des chemins pour enfin atteindre celui qui nous est destiné »

 


Entre deux mondes

 
Hier, un ciel gris et lourd au-dessus de la tête ici, comme pour beaucoup en ce moment j’imagine, donc une escapade s’imposait pour passer dans l’autre monde, celui où tout est lumineux, où le soleil brille, où le regard peut se perdre bien loin.
La veille, je n’avais pas atteint le soleil, mais aujourd’hui je savais que j’allais le trouver car par endroit, la couverture grise avait une nuance bleutée, une couleur à peine perceptible mais qui en dit beaucoup lorsqu’on cherche le ciel bleu.
Le passage entre la sous couche et le dessus de la mer de nuages est celui qui offre des ambiances magiques où la lumière joue avec les nuages. Oui, je sais, ce passage s’appelle le brouillard, mais ce n’est pas le brouillard banal, celui qui ne vous quittera pas de la journée, voire pendant des jours.
C’est une couche de nuages qui oscille d’une altitude à l’autre, qui vous offre la possibilité quand on habite en montagne, de pouvoir la dépasser, la dominer. La couche de nuages grise devient ici, une merveilleuse mer de nuages une fois que l’on est passé à l’étage supérieur. Richesse des lieux, privilège de la vie en montagne.
Je me suis gavée de soleil, de lumière et de panoramas, comme si le niveau zéro, le sol, se trouvait à 1600 mètres d’altitude. A croire que même les oiseaux savouraient la chose au soleil 🙂
Redescendre sous les nuages se fait facilement car cette dose de beauté rayonne même dans le monde d’en dessous une fois qu’on le rejoint. Tout pourrait paraître gris et triste, mais non, car je sais comment c’est en haut 😉
Donc, à tous ceux qui sont en bas, sous la grisaille, dans le brouillard, pensez que le ciel bleu est juste au-dessus de vous. Vous ne le voyez pas, mais il est là et vous, vous êtes les petits habitants sous la mer de nuages le temps d’un instant 🙂
 
 

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5
1-Sensuel bain de nuages

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12-Limite

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33- Les deux mondes

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104- Bec croisé

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75-Perles de nuage

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96- Ombres

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117- Voile de lumière

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128- Plongée céleste

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Panorama sans titre110- Panorama de la vie au-delà des nuages

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Bain de couleurs et de lumière

 

Alors que les arbres se sont bien dénudés, j’ai eu envie aujourd’hui de me replonger dans la série de photos faite il y a peu de temps, alors qu’ils étaient encore en habits de charmes, aux couleurs de feu, avant leur effeuillage total.
Peut-être est-ce le temps gris du jour qui me donne envie de voir les couleurs chaudes du début novembre.
Je suis montée haut aujourd’hui, mais pas assez pour dépasser la couche de nuages, donc je viens trouver le ciel bleu ici, ce cette façon.
Je pouvais simplement y penser en me remémorant ces instants, mais ces photos sont une mise en image de quelques unes de mes pensées du moment et aussi une façon de les partager 😉
 
 

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 soleil automne
1- Palette
 

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2
2- Nu le premier

 

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4
3- Couleurs de feu

 

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1
4- Hauteur

 

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6
5- Jaune

 

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tronc
6- Histoire d’arbre

 

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 3

 7-Rideau végétal

 

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Une série sur les couleurs du bonheur. Le bleu en toile de fond et toutes ces teintes allant du rouge au jaune d’or, en passant par des tons plus doux pour l’équilibre.
L’automne c’est la passion des couleurs avec une note douce pour harmoniser l’ensemble.
L’automne, période régénératrice où les feuilles que l’on appelle « mortes » sont nourricières et fécondes pour le sol.
Ce n’est pas une fin, mais une force, une nourriture avant l’éclat du renouveau.
 
 

 

 


Bouquet de forêt

 
Tiens, je t’offre un bouquet.
Non, pas un bouquet de fleurs, mais un bouquet de forêt.
Je t’offre le visuel, à toi d’imaginer le reste.
Il me reste la sensation du sol lorsque je m’y suis étendue, les sons quand elle m’a accueillie au plus près d’elle, l’odeur de la terre et des feuilles, l’humidité qui transperçait mon pantalon, et surtout le plaisir de pouvoir la savourer. Partage intime, tranquille où le monde s’évapore pour y découvrir des trésors souvent oubliés de tous.
Je t’offre tout ça dans ce bouquet.

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mousse1- Moelleux

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feuilles et bois2-Croustillant

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lierre3-Textures

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feuilles mousse4-Contrastes

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marginé5- Polypores marginés

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Sans titre-16- Persévérante

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perles7- Joyaux tissés

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« Ne faire qu’un avec toutes choses vivantes, retourner, par un radieux oubli de soi, dans le Tout de la Nature, tel est le plus au degré de la pensée et de la joie, la cime sacrée, le lieu du calme éternel. » Hypérion