Une façon de partager, tout en pensant : Ce qui te manque, cherche-le dans ce que tu as

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Là haut…

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Mardi matin, direction là haut, au-dessus d’ici. Pas claire la description?!
Ici, c’est chez moi, là haut, c’est au-dessus 🙂
Donc en direction d’en haut alors qu’ici nous sommes sous la couche de nuages.
Deux personnes devant nous qui descendront vite et trois autres qui montent mais qui n’iront pas plus loin que les chalets, donc pour finir la montagne pour nous deux au milieu des habitants permanents à poils et à plumes.
Toujours au rendez-vous les bouquetins qui sont au maximum de leur forme (et formes).
Ils se préparent au rut et à l’hiver. Quel contraste avec leur apparence printanière où ils sont maigres et en pleine mue. Là, ils sont parés d’une fourrure épaisse et sont énormes. Ils vont plaire aux femelles dans peu de temps 🙂 et avec leurs réserves, pourront tenir tête à la dureté de l’hiver.
Première rencontre avec un mâle, puis un peu plus un autre, pour finir sur un groupe qui commence à s’amuser « aux mecs » entre eux avant la période du rut.
Pas de grands ailés dans le ciel cette fois-ci mais la charmante rencontre avec des tichodromes échelettes, ce qui donnera, je pense, une nouvelle raison pour y retourner (comme s’il fallait une raison 😉 )
En poussant la balade un peu plus loin, on entre dans un espace, temple de la solitude au milieu de nulle part dans la neige où l’on s’offre,  au sortir de nos sacs à dos, café et thé bien chauds pour augmenter le plaisir de l’instant.
Le plaisir, ça se travaille.
On redescendra à l’approche de la nuit, s’attardant toujours sur ce qu’il nous faut quitter. Les dernières lumières du jour s’étalent sur les sommets nous laissant admiratifs le temps d’un instant avant qu’elles ne s’éteignent rapidement.
La montagne s’est parée de sa lumière de feu et ça, rien que pour nous. Merci à elle pour ce partage, et merci de nous avoir donné cette faculté de savoir la regarder.
On doit redescendre…
 
 

tite maison dans les cailloux1- Mimétisme

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regard2- Regard d’un beau gosse

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mâles3- Oser ou folie

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Sans titre-14- Prémices en attendant les délices

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portrait5- Prestance

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beau mêle6- Imposant

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à en fermer les yeux7- Savourer la vie avant l’hiver

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descente8- S’éterniser

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lumières du soir9- Lumières tardives

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Une autre série avec les femelles et les jeunes viendra prochainement. A bientôt.

Au piquet

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Je t’emmène avec moi pendant ma pause déjeuner pour te faire voir qu’être au piquet n’est pas une chose désagréable.
C’était hier. Midi,  je ferme le magasin, je change de chaussures, de tenue et me voilà partie prendre l’air, prendre le temps.
J’adore ça, il suffit de 15 mn pour se retrouver nulle part, à l’abri de la foule et au grand air.
Je suis tombée en plein jeu entre le soleil, les nuages et le vent. Loin de me sentir comme une intruse, je les ai laissés jouer avec moi. C’était un combat doux où le soleil faiblissait légèrement sous l’attaque des nuages poussés par le vent, avant de reprendre la main et bombarder ses rayons chauds.
Les alpages sont désertés, les bêtes sont redescendues plus bas et les fermes sont au repos jusqu’à l’été prochain. Un sentiment de solitude règne. Sentiment de liberté, comme si tout ce qui m’entourait n’était que pour moi à cet instant précis. J’aurais vite fait de perdre la notion du temps, de la distance et d’oublier que je suis sensée retourner au boulot, mais jusqu’à présent, j’ai toujours réussi à être à l’heure.
Je m’étonne parfois 😉
 
 
 
 

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1

1- Nuages

 

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2

2- Au piquet

 

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3

3- Continuité

 

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4

4- Inspiration

 

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Je suis contente de ne pas être une femme parfaite 😉

 
Oh là là

La dame presque parfaite,
est faite de perles énormes,
et de lignes sophistiquées,
et de mots économes.
 
Elle se balance sur ses hanches de cuir,
et sobrement polit ses bouts de doigts,
sans renverser une seule goutte
de son gobelet de champagne blanc.
 
La dame presque parfaite,
a une frange droite comme il faut,
elle pratique une danse de soie
autour de gens transparents.
 
Dans ses étoffes bien coordonnées
elle est raide d’ambition,
et son regard isolé
trahit une larme épuisée.
 
La dame presque parfaite
et ‘tout comme il le faut’,
pourtant, et ‘Oh là là’,
dans son sac à main,
tout ce qui lui appartient !
 
Et oui la dame presque parfaite,
aux mouchoirs mouillés,
et aux verres de bleuets,
avec du mascara épais
et une peau dorée.
 
A l’intérieur de son sac à main,
Son royaume secret en rouge brillant,
une vie détériorée et presque vide,
‘Oh là là !‘ elle regarde ses vers inachevés.
 
Chloe Douglas, 2009

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