Une façon de partager, tout en pensant : Ce qui te manque, cherche-le dans ce que tu as

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A la recherche des pissenlits

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Hier, journée au calme, tranquille qui se laisse savourer simplement. Direction le bout de la route là bas pour trouver des fleurs de pissenlits. ça fait bien une quinzaine de jours que j’attends pour faire de la cramaillotte, la confiture de pissenlits. Je patiente car pour l’instant je ne les vois pousser que dans les champs qui ont reçu un apport en fumier.
Je ne sais pas pourquoi, mais je n’ai pas envie de les ramasser ceux là 😉
Donc, là bas, au bout de la route, pas encore une seule fleur. Elles ne vont pas tarder mais pour l’instant elles ne sont que des boutons timides au cœur des feuilles de pissenlits. Qu’importe, pas de fleurs bien d’autres choses qui font oublier la confiture.
La montagne semblait si près que l’on pensait la toucher en tendant le bras. Ça arrive cette impression après une averse. Le vert s’installe petit à petit, puissant. Bientôt, les arbres seront superbes et je vais embêter mon monde en disant tout le temps : « t’as vu le vert!? c’est trop beau » 😉 cette beauté me surprend toujours.
 
( en ce moment j’ai du mal à gérer le blanc de la neige sur mes photos, mais je partage quand même, ça donne une belle idée de l’ambiance du lieu)

 

arbre fruitier

1- Sous le fruitier

 

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Sans titre-1

2- Cabanes

 

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fer à cheval

3- Ça pousse

 

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pelly

4- Si près
 
 

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 » Personne ne va si loin que celui qui ne sait pas où il va »

Cromwell
 
 
Si c’est vrai, et bien je vais aller loin en ce moment, je vous le dis moi  😉
 
 

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Promenons nous dans les bois, hélas le loup n’y est pas…

 
Alors, qu’habituellement l’endroit est sous l’emprise du froid, pris dans la glace, cet hiver rien ne retient l’eau. Elle file sans se figer dans les torrents, comme une simple passante à l’âme estivale, emplissant la forêt de son chant constant. Le torrent n’entamera pas la même mélodie selon la météo. En hiver, quand la glace l’enserre, il murmure alors qu’en mai lorsque la neige fond sous les rayons du soleil, il rugit tellement qu’il en devient assourdissant. Ecoute son rythme, ses paroles et tu en sauras bien plus sur ce qu’il te raconte, sur ce qu’il se passe en haut.
 

 

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 torrent

1-  Coeur de forêt

 

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perle

2- Mousse perlée

 

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filé

3- Intimité voilée

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mousse glacée

4- Dessert. Mousse glacée

 

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Après la pluie (la neige), le beau temps…

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Un samedi maussade au travail, une envie d’évasion et la perspective d’un jour meilleur, ça donne un sac préparé le soir en attendant le dimanche matin avec impatience.
Un réveil en beauté avec un ciel bleu, dégagé et la promesse d’une belle sortie.
Nul besoin de dire à Louna de m’accompagner, elle avait compris avec le sac prêt vers la porte.
Nous voilà parties toutes les deux.
Rien à dire de plus, la logique s’installe. L’oubli de tout, la saveur de l’instant, l’effort de la montée,  le bienfait de passer de l’ombre au soleil et le bonheur de se laisser envahir par l’ambiance.
Nul poids de la solitude là haut, bien au contraire. Sentir une onde interne forte et envahissante lorsque posée j’admire ces sommets si familiers mais constamment différents.
Me voilà où je me sens si vivante et où je suis si bien…
 

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les crépines

1- Les crêpines

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pure

2- Pureté d’un lieu

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louna

3- Louna, le Buet

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grenier face aux fiz

4- La grange face aux Fiz

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GRE
5- Instant bonheur

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 » Le bonheur ne se trouve pas au sommet de la montagne, mais dans la façon de la gravir » (Confucius)
 
 
 
 » Le bonheur est la seule chose qui se double si on le partage » (Albert Schweitzer)
 
 

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A l’ombre, là où les pieds crissent

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lavande1- Pied de lavande au pays des marmottes

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monnaie du pape

2- Quand la lunaire devient monnaie du pape
 

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trait lumière3- Rai de lumière
 
 

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« Quand le cœur est chaud, on n’a pas froid au corps »

Lao Tseu

Sauf exception 😉


Il s’installe…

 
 
Le froid. On sent bien qu’il est là, on sait à quoi s’attendre, malgré tout, il arrive que l’on oublie (enfin moi) que la hauteur du  soleil laisse encore à désirer selon les versants.
Il faudra attendre début janvier pour que le soleil décide de s’élever par dessus les sapins et les sommets afin d’ensoleiller certaines balades et d’adoucir le piquant vif et acéré du froid. 
Hier, sur 3 heures de balade, j’ai du avoir 3 minutes de soleil. Je me suis arrêtée pour le savourer. Ca faisait tellement de bien que je n’ai pas voulu continuer dans la partie sombre. Le problème, c’est que pour redescendre, il fallait retourner à l’ombre.
Donc, pas le choix, il suffit de prendre une bonne dose de cette portion rayonnante et chaude, de respirer comme pour l’emmagasiner et se dire  » quand faut y aller, faut y aller ». 
Une fois repartie,  le spectacle était là pour atténuer cette sensation froide et en mettre plein les yeux 🙂
 
 
 

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1- Garantie fraîche

 

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2- Distributeur de glace

 

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3- Portion ensoleillée

 

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4- Décor nature

 

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4

5- Joyaux

 

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6- Mousse glacée

 

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Je retournerai là bas avec le trépied, j’enlèverai mes gants et je prendrai mon temps.
Là, je voulais rentrer boire un chocolat chaud. C’est juste un partage de l’instant, sur le vif.
 
 
 
 

 


Quand t’es dans le brouillard…

 
La semaine dernière avant les chutes de neige…
 

Quand t’es dans le brouillard… et bien tu montes. Oui, je sais, encore un privilège de vivre en montagne.

Alors qu’en bas tout est gris, sous la masse de nuages, il te suffit de monter, de traverser les nuages et tu te retrouves au-dessus de la mer de nuages.
Là, le soleil t’inonde de douceur et de lumière. Tu es au-dessus d’une mer attirante, douillette et cotonneuse, tandis qu’elle est triste et froide quand tu es sous elle ou lorsque tu te retrouves dans le brouillard épais à couper au couteau.
Une chose à se rappeler lorsque l’on ne peut pas la traverser pour l’avoir à ses pieds, c’est qu’au-dessus du ciel gris, brille le soleil dans un ciel parfaitement bleu.
La prochaine fois, penses-y; au-dessus de chaque nuage, le ciel est bleu 😉
 
 
Une pensée pour Maguy 😉 « Non, ce n’est pas une demande de ton mari, faite pour te convaincre que la montagne c’est bien » 😆
 

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1- Se retrouver dans le brouillard. Monter…

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2- Être à la lisière entre deux mondes. Monter encore…
 
 
 

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1

3- Se retrouver à la fenêtre du monde ensoleillé. Monter encore et encore pour…
 
 
 

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4- Se retrouver au-dessus de la mer. Continuer encore et…
 

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5- Face au lac gelé, tout oublier. (aujourd’hui il est sous une épaisse couche de neige)
    Plus aucune trace de brouillard. Impossible d’imaginer qu’en bas il fait mauvais temps.
 
 
 

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Brume, brouillard.
 
Aux yeux la brume est comme un voile évanescent
Fluide et rassurante elle est aussi légère,
Les silhouettes, contours estompés, tremblotants,
Mâts et voiles semblent léviter sur la mer.
Dans le brouillard pas de bruit ni de mouvement,
Les sons y sont étouffés, plus qu’atténués,
Les choses ne se voient qu’au tout dernier moment
On s’y déplace contraint et exténué.
Même les mots nous montrent la différence,
Brouillard étant bien moins amène que brume,
Il se coupe au couteau, elle est transparence.
Brume diffuse, brouillard et amertume.
Le Soleil à lui seul dissipe la brume,
Associé au vent le brouillard il chasse mieux,
Et le jour prend le dessus sur ce qui fume,
Tout ce qui nous entoure devient lumineux,
Nous sommes tels les navires dans le brouillard,
Lumières allumées, sirène hurlante,
Nous avançons mains tendues nous fiant au hasard,
Le passé est repère dans la déferlante.
Notre avenir nous semble souvent bien trouble,
Parfois on distingue, trop souvent aveugles,
Les yeux grands ouverts on fini par voir double,
Et nous avançons vers la corne qui beugle.
Puis l’espace d’un court instant tel le Soleil,
La Lumière dissipe toutes les vapeurs,
Et la vie a un sens dès lors que tout balaye.
La voie et le chemin sont clairs nets et sans peurs.
 
Jean-François MERCIER- GOAS
 
 

Sur les frêtes

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La semaine dernière. 
Comme souvent ici, ça débute en forêt et ce jour là, la forêt avait déroulé son tapis rouge. Eh oui, pas besoin d’aller dans les palaces pour y avoir droit et tant mieux car je préfère celui-ci qui craque sous les pieds, qui enrobe les pierres, qui est synonyme de bien être.
Lo  m’accompagnait. Comme je sais qu’elle passe voir ce que je fais ici, j’ai mis le titre « Sur les frêtes » et non  » L’art de faire taire une gamine »  (rhoooo c’est pour rire, enfin… 😆    )
Nous sommes montées à l’ombre, les versants ensoleillés nous narguaient de l’autre côté. Juste un détail qui ne nous a pas empêchées d’apprécier la montée.
Dans les bois, les cerfs sont devenus silencieux, fini la frénésie du brame.
Que dire de plus mis à part, instants de partage, grand air, effort, nature, bon thé, pieds dans la neige, et surtout le bonheur de savourer avec une personne qui comprend la valeur de cet instant.
 

 

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1

1- La forêt déroule son tapis rouge

 

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3

2- De l’ombre à la lumière

 

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fond de la combe

3- Couleurs, hauteur, bonheur sur fond de bout du monde
 
 

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6

4- Saupoudrage
(je n’ai même pas pensé au saupoudrage de sucre glace sur fondant  😆 )
 

 

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chalets commune

5- Chalets

 

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4

6- Palaces

 

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 » Vivre, c’est s’associer à la plénitude de sentiments, d’efforts, d’espérances, de tout ce qui vous environne. »      
 
 Henri-Frederic Amiel
 Journal intime 

Au piquet

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Je t’emmène avec moi pendant ma pause déjeuner pour te faire voir qu’être au piquet n’est pas une chose désagréable.
C’était hier. Midi,  je ferme le magasin, je change de chaussures, de tenue et me voilà partie prendre l’air, prendre le temps.
J’adore ça, il suffit de 15 mn pour se retrouver nulle part, à l’abri de la foule et au grand air.
Je suis tombée en plein jeu entre le soleil, les nuages et le vent. Loin de me sentir comme une intruse, je les ai laissés jouer avec moi. C’était un combat doux où le soleil faiblissait légèrement sous l’attaque des nuages poussés par le vent, avant de reprendre la main et bombarder ses rayons chauds.
Les alpages sont désertés, les bêtes sont redescendues plus bas et les fermes sont au repos jusqu’à l’été prochain. Un sentiment de solitude règne. Sentiment de liberté, comme si tout ce qui m’entourait n’était que pour moi à cet instant précis. J’aurais vite fait de perdre la notion du temps, de la distance et d’oublier que je suis sensée retourner au boulot, mais jusqu’à présent, j’ai toujours réussi à être à l’heure.
Je m’étonne parfois 😉
 
 
 
 

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1

1- Nuages

 

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2

2- Au piquet

 

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3

3- Continuité

 

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4

4- Inspiration

 

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Je suis contente de ne pas être une femme parfaite 😉

 
Oh là là

La dame presque parfaite,
est faite de perles énormes,
et de lignes sophistiquées,
et de mots économes.
 
Elle se balance sur ses hanches de cuir,
et sobrement polit ses bouts de doigts,
sans renverser une seule goutte
de son gobelet de champagne blanc.
 
La dame presque parfaite,
a une frange droite comme il faut,
elle pratique une danse de soie
autour de gens transparents.
 
Dans ses étoffes bien coordonnées
elle est raide d’ambition,
et son regard isolé
trahit une larme épuisée.
 
La dame presque parfaite
et ‘tout comme il le faut’,
pourtant, et ‘Oh là là’,
dans son sac à main,
tout ce qui lui appartient !
 
Et oui la dame presque parfaite,
aux mouchoirs mouillés,
et aux verres de bleuets,
avec du mascara épais
et une peau dorée.
 
A l’intérieur de son sac à main,
Son royaume secret en rouge brillant,
une vie détériorée et presque vide,
‘Oh là là !‘ elle regarde ses vers inachevés.
 
Chloe Douglas, 2009

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Lumière d’un soir

Il est des soirs, où, quand la moindre petite éclaircie apparait, il est bon d’en profiter surtout quand la journée fut pluvieuse. On part à la quête de la prise d’air en oubliant que le soir tombera rapidement après le changement d’heure de la veille, ce qui est une bonne chose car on se retrouve à finir entre chien et loup et les dernières lueurs de la journée seront simplement un instant superbe. 
Cette semaine j’ai profité de la montagne,des arbres, des feuilles, des pierres et de l’eau… et d’autres choses.  
Je les ai photographiés, admirés mais je les garde pour moi. Pourquoi?
Parce que je dois être dans le flou en ce moment et mes photos le reflète très bien 😉
Notez que je ne dis pas que je n’ai pas fait pas attention, ou que je ne réfléchis pas. Non! Je ne vais pas dire du mal de moi quand même  😉
Faites-moi confiance, j’ai vu de belles choses et pour clore le sujet , je dirai simplement que je n’afficherai pas les signes de ma richesse extérieure  (je sais je sais, pas très crédible ce que je dis là mais c’est mieux que de dire que j’ai loupé la majorité des photos de ce qui m’entourait cette semaine)  🙂
 

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 1

1- Tête dans les nuages

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2
2- Pudique

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3

3- Elle tend sa joue aux rayons du soir
 
 
 

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La lumière du soir s’installe
Assise face aux falaises, je les regarde s’éblouir
Paradoxalement l’approche de la nuit allume un jour éteint
Faire fi des évidences, s’attendre aux incohérences
Vivre tout simplement
 
 

Zen bien ce coin

 
Une petite série matinale, toujours sur le même chemin qui me mène au travail.
J’ai du mal à ne pas m’y arrêter car j’aime vraiment cet endroit.
J’aime la sensation qu’il m’apporte. Je quitte la maison encore endormie (la maison, pas moi 😉 )  pour me perdre dans ces lieux là où je trouve les sentiments de liberté, de plénitude, avant d’aller m’enfermer pour la journée.
C’est ma prise de conscience du moment présent. S’arrêter sur ce genre d’instant au lieu de donner de l’importance à ceux qui sont pesants, lourds et envahissants, c’est écraser le négatif et élever le positif 🙂
Je vais oublier cette route pendant une semaine, vacances obligent.
Non non, je ne m’en plains pas, bien au contraire 😉
 

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1

1- Pudeur matinale

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2

2- Sous le voile

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route

3- Reprendre la route

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« En te levant le matin, rappelle-toi combien précieux est le privilège de vivre, de respirer, d’être heureux »
Marc Aurèle
 
 

Vert de gris

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Dimanche, ciel gris, petite pluie, tout ce qui pourrait donner quelque chose de triste, maussade, mais au contraire, à mes yeux, ça donne une ambiance forte, où l’austérité devient même attirante. On se sent coloré dans cette ambiance de verts et de gris.
 

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w1

1-

 

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W3

2-

 

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w2

3-
 
 

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Vers la tête rousse des chambres

 
Aujourd’hui, jour de forte chaleur, je vous offre la fraîcheur de mon mardi matin.
Comme d’habitude, par ce temps et dans le but de commencer la journée tranquille, départ à la fraîche en ayant la possibilité de savourer le  luxe de ne croiser personne jusqu’au refuge, et de pouvoir faire une pause au lac sans le moindre bruit, sauf celui de l’eau, des oiseaux et de quelques sifflets de marmottes guetteuses.
La majorité des gens s’arrêtent au lac ou continue sur le GR qui mène à la vogealle.  Comme en ce moment, il y a pas mal de monde en montagne, vous imaginez bien que je n’allais pas continuer où il y avait du monde.
J’ai donc choisi d’aller, pour me retrouver seule, au milieu de nulle part, mon endroit préféré 😉

 

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JOUR

1- Ça commence toujours par un matin…

 

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vallée

2- Au loin la vallée étouffante

 

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lac-col
3- Col des chambres et son lac

 

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3

4- Lac

 

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onde

5- Nuances bleues

 

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menthe-glaciale

6- Menthe glaciale

 

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glace2

7- Meringuée
 
 

 

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Quand l’une modèle l’autre

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Au cœur des pierres.

Au cœur des pierres.

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Lapiaz

Lapiaz

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Jasiones

Jasiones

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Quand l'eau d'or

Quand l’eau d’or

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Trouble émoi

Trouble émoi

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La suite, c’est  parce que j’aime Paul Eluard et que de parler d’eau m’a fait penser à ça :
 
 
Tu te lèves…   
 
Tu te lèves l’eau se déplie
Tu te couches l’eau s’épanouit
Tu es l’eau détournée de ses abîmes
Tu es la terre qui prend racine
Et sur laquelle tout s’établit
Tu fais des bulles de silence dans le désert des bruits
Tu chantes des hymnes nocturnes sur les cordes de l’arc-en-ciel,
Tu es partout tu abolis toutes les routes
Tu sacrifies le temps
À l’éternelle jeunesse de la flamme exacte
Qui voile la nature en la reproduisant
Femme tu mets au monde un corps toujours pareil
Le tien
Tu es la ressemblance
 
Paul Eluard (Facile) 1935

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De « bonne heure »

Je vous emmène encore  pour une nouvelle prise d’air. 
Mardi de repos, beau temps, donc réveil aux aurores pour profiter de la tranquillité, de la fraîcheur un maximum.
Je suis restée dans « mon coin » en montant au col et à la tête de Bostan, tout en passant dire  un petit « bonjour » à la cabane du col versant suisse.
Bostan du côté français et Bossetan du côté suisse. Fallait bien marquer une différence 😉
La nuit à la cabane sera pour une prochaine fois, mais je compte bien y retourner…
Est-ce qu’un jour j’aurais moins envie de tout ça?  Je ne crois pas.
Plus je cours, plus je grimpe, plus j’en redemande. 
Je dois être une droguée de l’effort et de ce qu’il m’apporte.
Cela dit, je n’ai pas du tout l’intention de me désintoxiquer, bien au contraire 😉
Après l’effort, le réconfort.
 
Je vous offre une petite part de réconfort…
 
 

1

                                                                1- Vers le jour
 
 
 

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22- Chaos minéral

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33- Rodhos

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44- Langue glacée

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56- Lichens

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67- Matin voilé sur le tour des dents blanches

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78- Cabane hors normes

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89- Porte sur le rêve ou bonjour ma réalité

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910- Inspiration
 
 
 

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Escapade de l’autre côté du Mont Blanc

 
 

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Le week-end dernier, petite escapade avec une copine dans le Beaufortain.
La fuite des sentiers courus, la recherche de la tranquillité, profiter de la vie, voilà le programme.
C’était sans compter sur la présence encore importante de la neige par endroits qui nous a conduites à modifier un peu nos projets.
Bivouac sous les étoiles, rires et liberté, le tout sans avoir à partager l’espace.
Un luxe quand je pense à ceux qui sont serviettes contre serviettes sur les plages.
Bon d’accord, on n’a pas le même bronzage 😉
Nous, on n’a pas la trace des tongs sur les pieds. On a tout les pieds blancs, mais ce n’est qu’un détail 😉
 
 

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2

1- Du bonheur en vue
 

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tarines-

2- Deux copines
     (Mais non, pas nous, nous ne sommes pas rousses. Elle est blonde et moi, brune  😉 )

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Sans-titre-1

3- Plan de la Lay

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enakk

4-  Enak la surveille

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Hotel-hors-catégorie

5- Palace aux mille étoiles

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bonjour

6-  Lever du jour avec le Mont Blanc dans le fond
       ou ma façon de te dire « bonjour » en pensée 🙂

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lac-des-chamois

7- Lac des chamois

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Panorama-sans-titre1

8-
 
 
 

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En attendant que ça fonde

 

 
Lundi de repos, grand beau, donc évidemment, en haut 😉 Pas vraiment tout en haut car la neige m’a réservée des surprises, mais je patiente.
Si ça continue je vais gagner un échelon sur l’échelle du Zen. Patienter n’empêche pas de profiter autrement.
Une pensée pour ma fille et à ceux qui attendent aussi que la neige fonde à l’alpage,  pour d’autres raisons que les miennes qui ne sont, en ce qui me concerne, que pour ma satisfaction personnelle.
Les vaches, chèvres, moutons, cochons et toute la basse cour attendent aussi pour monter là haut, que la fonte se décide enfin.
 
 

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1-

1- Fraîche heure matinale

 

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champ-crocus

2- Champ de crocus

 

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Pulsatilles-des-alpes,-anémones

3- Pulsatilles des Alpes

 

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chalets-salvadon

4- Chalets de Salvadon

 

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2

5- En bas, dans le creux, il était un petit village

 

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gentianes-koch-desat

Gentianes de Koch

printanières

Gentianes printanières

 

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Petite prise d’air

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Mercredi matin, j’ai cherché un versant et un endroit sans nuages; ceux de la veille m’avaient suffi.
Je suis allée où je ne vais jamais car ce n’est pas assez perdu à mon goût, mais parfois, selon le temps, les motivations varient.  J’ai pris un chemin où je n’ai croisé personne, donc du bonheur. J’aime les gens, mais j’aime la tranquillité dehors.
A force d’avoir tout ça rien que pour soi, on s’habitue à vouloir en profiter au calme 😉 
Une fois en haut, je me suis dit que j’avais bien fait de venir faire un tour ici, car en voyant les sommets de « chez moi » qui restaient perdus dans les nuages,  j’ai doublement apprécié d’être au soleil 🙂
 
 
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accroche-toi

1- Sage pensée

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vache

2- Paisible

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nb

3- Face à face
 
 

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myrtilles

4- Myrtilles
    Futures confitures, futures tartes, futurs coulis, futurs doigts colorés et  promesse de langue toute bleue  🙂

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 Rien à voir avec ma balade, mais j’aime :

Les caresses des yeux.

Les caresses des yeux sont les plus adorables ;
Elles apportent l’âme aux limites de l’être,
Et livrent des secrets autrement ineffables,
Dans lesquels seul le fond du cœur peut apparaître.

Auguste Angellier
 
 

Course avec les nuages

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Mardi matin, direction là haut. Le soleil brillait et seuls quelques nuages restaient accrochés aux sommets, mais ça devait se dégager.
J’avais en tête le plaisir de forcer à la montée, le plaisir d’observer les bouquetins, chamois et autres, et le plaisir de me lâcher à la descente, donc du bonheur en perspective.
La montée fut comme je l’espérais, mais une fois là haut, les nuages sont montés et se sont imposés si bien, que je  ne voyais plus à quelques mètres de moi par moments.
Je me suis retrouvée les pieds sur terre, la tête dans les nuages; ça ne change pas de d’habitude sauf que là, la température était vraiment fraîche 😉
J’ai attendu un peu qu’ils se sauvent, mais le coin leur plaisait autant qu’à moi. Sachant qu’en bas, le soleil brillait et qu’il y faisait chaud, je suis redescendue une fois de plus sans avoir approché ceux avec qui j’avais envie de passer un moment. Je les ai vus, plus bas, à l’opposé d’où je descendais, au seul endroit où le soleil persistait, mais actuellement, j’ai trop envie de profiter de la chaleur et du soleil après tous ces jours gris.
Du bouquetin comme compagnon, ça sera pour une prochaine sortie et ça ne m’a pas empêchée de me régaler une fois de plus.
Ca, c’était mardi, mercredi matin, j’ai remis ça ailleurs. Vive le week-end en semaine, c’est encore calme pour l’instant, mais plus pour longtemps 😦  Je sais, il faut partager, mais bon… ça fait du monde tout ça.
 

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4-

1- Quand les sommets rêvent

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6-

2-  Arêtes

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5-

3- Opposition
 

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2-

4- Happée

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Sans-titre-1

5- Voilée

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DSC_0033

Bouquetin

La sieste

La sieste

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Grisaille matinale

 
 
Une éclaircie hier dans une matinée très pluvieuse, ça donne ma fille, mon chien à mes côtés et c’est parti pour un petit tour.
Non je n’attache pas ma fille, elle vient avec plaisir quant au chien la question ne se pose pas non plus.
Mon reflex étant parti « se faire une beauté », je n’avais que mon compact dans la poche, histoire d’avoir de quoi faire une photo au cas où.
Cette fois, c’est moi qui ai attendu ma fille qui faisait ses réglages, qui changeait d’angle en s’émerveillant  tandis que moi,  je regardais et j’appuyais en me demandant ce que ça allait donner.
Une pensée pour Célia qui se serait moquée si elle avait été avec nous.
😆 Je sais, « sont tarées avec leur appareil photo »
 

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entre-deux

1- Matin gris

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vert

2- Mort

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eau elect

3- Complètement à la masse
 

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Ail des ours

Ail des ours

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Une poignée pour mettre dans l’omelette ou pour manger avec les tomates
 
 

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Lo

Lo

 
 
 
 
  
 
  

🙂

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Nulle part

 
Deux jours de repos, deux jours avec du soleil. Pas la peine d’en dire plus, tu sais… 😉
Ce que j’aime, c’est que malgré les années à trainer dans le coin, il m’arrive encore de découvrir des passages ou d’aller où je ne vais jamais car trop près d’une destination « basique ». Erreur, car même dans le basique, il y a du secret, du magique.
C’est comme si au coin de ta rue, tu découvrais une ruelle, un passage pour aller dans un jardin intérieur caché de tous que tu n’avais jamais remarqué.
Mardi, c’est ce qui s’est passé, j’ai eu droit à un cadeau.
Je me suis retrouvée au milieu de nulle part où personne ne va, où seules les montagnes te surveillent, t’acceptent. En étant là bas, l’impression d’être une privilégiée domine.
J’ai eu l’impression d’être acceptée dans un lieu caché, un lieu tu.
Les seules traces de vie sont celles des animaux, aucun signe de passage humain, le rêve.
J’ai découvert un autre univers où je retournerai pour approfondir cet échange et pour apprendre à le connaître.
Je le connaissais autrement, là, il m’a accepté au fond, tout au fond de lui.
 
 

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verte

1- En vert et contre moi

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gris-gris

2- Gris gris alpin

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pierre-eau

3- Touche de couleur
 

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fond-des-fonds

4- Fond des fonds

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fonte

5- Force

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f-onds

6- Confinée

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meringuée

7- Meringuée

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« Tous peuvent entendre mais seuls les être sensibles comprennent »

« Aujourd’hui n’est que la mémoire d’hier, et demain le rêve d’aujourd’hui »

Khalil Gibran


Encore un peu de patience

 

Merci à ceux qui se demandaient où j’étais passée et désolée de ne pas avoir répondu plus rapidement.
Je dirai simplement que mon absence d’ici était une présence ailleurs 😉
Selon les cas, l’absence est une mise en appétit avec de savourer la présence…
 
Le soleil réapparait, c’est une façon de vivre autrement, d’avoir la possibilité d’aller dans des endroits négligés ces derniers temps à cause de la météo.
Par endroit, la neige encore très présente oblige à renoncer quand on n’a pas envie de dégouliner comme elle en bas des parois. Il faut voir le demi tour est une invitation à y retourner.  Dès que tout sera descendu, je remontrai 😉
Les marmottes seront toujours là.
Je crois que c’est la première fois que je patiente autant.  
 

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2              1-  Jeux d’ô

 

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Sans-titre-1

2- Langue chargée

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souche1

3-Persistance ou l’art de ne pas baisser les yeux même diminué
 

 

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Une heure d’ascension dans les montagnes fait d’un gredin et d’un saint deux créatures à peu près semblables. La fatigue est le plus court chemin vers l’égalité, vers la fraternité. Et durant le sommeil s’ajoute la liberté »
Friedrich Nietzsche

 


Anti morosité

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L’ambiance morose, pluvieuse et fraîche pourrait persister si je restais à l’intérieur, à me morfondre mais au lieu de la subir, autant arriver à l’apprécier.
Il pleut? alors on met un coupe-vent
Il fait froid? on met sa polaire en dessous
C’est morose? on ouvre les yeux et le morose laisse place à une sensation d’existence dans ce monde gris, qui, si on le regarde bien est tout sauf gris 🙂
 

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vers-la-brume

1- Brume
 
 

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vie
2- La vie reprend
 
 

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blue-lagon
3- Tentation
 
 

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1
4- Mousse
 
 

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pétasite
5- Pétasite
 
 

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« La parole est la pensée extérieure, et la pensée est la parole intérieure.. »
de Rivarol
 
 

Escapade en l’éclaircie

 
 
Mardi,  de repos, des portions de ciel bleu. Pas la peine d’en dire plus 😉
Mon sac, mon chien, mon casse-croûte et en route…
Depuis, la neige a blanchi les lieux, mais j’ai eu droit à ma petite dose de soleil et de liberté.
J’en suis à me dire que peu devient beaucoup quand beaucoup se transforme en peu.
Donc si tu as peu, c’est déjà beaucoup 😉
On se remonte le moral comme on peu(t) ce qui donne que beaucoup de moral 😆
 
 

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oxalis

1- Oxalis

 

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jaune

2- Poussière de soleil

 

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unis

3- Union parfaite
 
L’homme n’est pas qu’un corps. L’amour n’est pas qu’une rencontre de deux corps. Aimer c’est en même temps partager des mots, des regards, des espoirs et des craintes. Ceux qui mutilent l’amour l’ignoreront toujours.
Il est, indestructiblement, fait de la joie des corps et de l’union des espérances. Indestructiblement liées, comme les branches d’un arbre qui n’existent que par ses racines.
Le livre de la vie
Martin Gray
 
 

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arbre-file

4- écoute

 

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lui

5-  Mon chez moi

   

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Entre gris et couleurs

 
 
 
Un après-midi qui rime avec gris, ne rime pas forcément avec ennui, tout comme silence ne veut pas dire oubli.
J’ai eu un peu de mal à vous visiter ces jours. Difficile de trouver le temps entre escapades, travail et le reste.
Je fais encore une pause la semaine prochaine 😉 On se retrouve après.
 
 
 

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lac-nuages

1- Reflet ou continuité

 

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explosion

2- Explosion

 

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lac1

3- Voracité ou quand le ciel croque le sommet

 

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bourdon

4- Orgie

 

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castor

5- Travail de castor
 

 

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au-fond

6- Quand le bout du tunnel te regarde
 
 

 

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