Une façon de partager, tout en pensant : Ce qui te manque, cherche-le dans ce que tu as

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Dans le brouillard

J’ose poster des photos prises dans le brouillard où un voile masque les détails, où une masse terne enveloppe tout.
Justement, là, est la merveille des choses. Lorsque l’on voit un détail dans le brouillard, il prend une toute autre dimension.
Hier, je me suis baladée où la neige n’était pas écrite, où l’on s’enfonce comme dans du coton avec ce bruit sourd, particulier, de la poudreuse qui se tasse sous notre poids.
Pas de cimes au soleil, pas de lumières vives mais le plaisir d’évoluer dans un épais nuage. Dans la neige, mis à part lorsque la pluie l’atteint, toutes les conditions météorologiques sont magiques.
Pour info, toutes les photos sont en couleurs, aux couleurs d’hier.

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21-Promesse

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42- Lueur

 

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33-Passage

 

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64- Texture

 

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75-Contraste

 

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86-Fruit dans un champ de coton

 

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107- Trait

 

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98-Cachée

 

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119-Calme

 

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1210- Toits

 

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1311-Courbes et arêtes

 

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1412- Omniprésence

 

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L’automne à la porte

 
 
Cette saison tant redoutée par beaucoup et tant aimée par d’autres est à la porte de nos maisons.
Hier matin en sortant, j’ai eu droit au début de la métamorphose qui s’opère sur la forêt en face de chez moi. Le soleil ne l’illuminait pas puisque de  gros nuages bien gonflés, qui parait-il d’après ceux d’en bas, restent toujours accrochés aux sommets, laissaient la forêt dans l’ombre de façon que l’on ne soit pas encore ébloui par sa beauté colorée.
Lorsque l’on n’a pas tout, on apprend à apprécier la parcimonie de ce que l’on a face à ce que l’on pourrait avoir.
Si elle était d’une beauté éclatante en changeant sa robe d’un seul coup, on serait subjugué et on n’aurait pas droit au passage transitoire qui  permet d’apprécier l’instant tout en imaginant la suite.
Je t’offre donc de la parcimonie d’automne 😉
Je crois qu’il n’est pas nécessaire que je dise que je fais partie de celles qui aiment l’automne, tu l’avais compris.
C’est une saison qui donne l’impression d’être une bombe vivante au milieu d’un cocon dans une ambiance spéciale presque capitonnée ou qui selon les jours, s’oppose à soi.
Tout est histoire de sensations, de phénomènes. L’automne est la saison des sens.
Le matin, la fraîcheur s’oppose à la douceur offrant des brumes, des contrastes entre notre chaleur et la fraîcheur qui vient se frotter à nous, c’est aussi l’humidité qui va s’envoler, c’est le paysage qui va se dévoiler.
Ensuite, viennent les heures magiques où le soleil illumine les couleurs, où une impression de pureté met les reliefs en exergue. Tout devient comme un cadeau, comme le calme avant une tempête.
Bien sûr, j’en entends qui disent que c’est parce qu’il fait beau que c’est ainsi. Oui, mais quand il fait mauvais, les charmes sont toujours là avec des notes différentes. Le secret est dans la protection, mentale comme physique.
Ne pas voir cette pluie, ce vent comme une agression mais comme un instant au milieu de tant d’autres, comme la possibilité de sentir le calme qui est en nous, opposé à la force du temps extérieur.
J’aime me promener cachée dans mes vêtements lorsque le monde est gris, puissant. Je trouve que c’est l’instant où je me sens vivante dans ce monde qui joue à l’hostilité. Marcher, les mains dans les poches, bien enveloppée, au milieu des bois humides où le vent siffle entre les arbres, où les odeurs sont puissantes alors que les feuilles dansent de toutes parts, c’est simplement du bonheur et fin ultime à tout ça, c’est le bon thé ou chocolat chaud qui devient impératif en rentrant à la maison.
Alors, l’automne c’est triste?

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matin
1- Devant la porte

 

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tineswb2- Descente colorée

 

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sous les gorgeswb3- Où l’eau est toujours bleue

 

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feuillage
4-Fenêtre sur cours

 

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champ
5-Pastoral

 

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limpidité
6-Limpidité

 

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Kev
7-Photographe photographié

 

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Matin d’Octobre
C’est l’heure exquise et matinale
Que rougit un soleil soudain.
A travers la brume automnale
Tombent les feuilles du jardin.
Leur chute est lente. Ou peut les suivre
Du regard en reconnaissant
Le chêne à sa feuille de cuivre,
L’érable à sa feuille de sang.
Les dernières, les plus rouillées,
Tombent des branches dépouillées :
Mais ce n’est pas l’hiver encor.
Une blonde lumière arrose
La nature, et, dans l’air tout rose,
On croirait qu’il neige de l’or.
 
François Coppée, Promenades et Intérieurs

Ambiance verte

 
Midi, je ferme le magasin et en route pour deux heures de détente, de pensées, de lecture ou d’émerveillement.
Une pause où je m’évade totalement. J’essaye de rentrer dans mon livre mais à chaque instant mon regard quitte les pages pour lire le livre réel qui m’entoure ou simplement mon esprit s’évade en allant se poser ailleurs. J’avoue qu’il revient toujours enchanté de ses errances , c’est pourquoi je le laisse,  j’irais même jusqu’à l’encourager à divaguer.
Il me serait idiot de le retenir puisqu’il revient heureux et me laisse ensuite baigner dans une douce euphorie.
Parfois je me demande comment les pensées peuvent donner autant de légèreté et de force pour s’élever par delà les obstacles. Je n’insiste pas énormément non plus dans la quête à comprendre ça, je savoure, c’est déjà bien.
Il m’arrive de sourire en pensant à la définition d’un simple d’esprit. On lui attribue un terme péjoratif, moi j’aime ce terme, je le vois d’une autre façon.
Je vois une personne qui n’a pas l’esprit torturé par la convoitise, qui est heureuse et désire en faire profiter les autres simplement. Simplement, le mot clé!
On vit dans un monde où beaucoup pensent qu’il est bon de faire compliqué au lieu de faire simple ou que la simplicité est l’euphémisme d’un manque de culture.
Moi j’aime être un esprit simple et je ne m’en sens pas diminuée pour autant 😉
 

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ponton

1- Ponton à lecture ou à errances

 

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pie2- Au piquet

 

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petit lac3- Le petit lac

 

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mère fille

4- Mère fille

 

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abeille5- Vol dans les fleurs aux merveilles

 

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coeur

6- En cœur

 

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cane

7- Une belle

 

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 «Vivre tous simplement pour que tous puissent simplement vivre. » Gandhi
 
« Nos vies sont gaspillées par les détails ; simplifiez, simplifiez. » — Henry David Thoreau (1817–1862)

 

 

 


Viens écouter la forêt pousser

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Mardi, je n’étais allée faire qu’un petit tour et je me suis retrouvée à grimper dans la forêt. Au début, le temps était gris, menaçant et au fur à mesure que j’avançais parmi les arbres, j’ai vu la lumière se transformer.
Le vent chassait les nuages et laissait apparaître quelques passages ensoleillés.
Aussitôt, ce fut la féerie dans les bois, passant du terne au lumineux, le tout au son du pic épeiche. Son martèlement résonnait dans toute la forêt. A côté, les jacasseries des geais faisaient pâle figure. Je me suis assise un instant comme si j’étais à un concert. Privilège ultime, j’étais la seule auditrice des lieux. Je te laisse imaginer la douce mélodie des oiseaux, l’arrivée des geais et la puissance du pic épeiche. Un mélange nature qui fait du bien, loin de toute pollution sonore.
J’y serai bien restée des heures encore mais n’ayant pas prévu la chose, mon estomac m’incitait à redescendre 😉
Incroyable, en redescendant, j’ai croisé un promeneur. C’est fou ça, je n’ai jamais vu quelqu’un se perdre dans ce coin. Je n’ai pas su si je devais le voir comme un « intrus » ou comme un homme qui avait bon goût de se promener au milieu de nulle part. Je l’ai salué gentiment sans le mordre et toc!  (ça c’est pour une personne qui pense que je ne suis qu’une sauvage   😆 )

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ciel arbre1- Si petite, ou si grands

 

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TRONC

2- Tronc

 

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oxalys

3- Oxalys

 

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oxalys1

4- Solitaire sur son tapis de mousse

 

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4

5- La mort lui va si bien

 

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ivresse

6- Ivresse forestière

 

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27- Comme un air de palmier (version hte savoie)

 

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Gourmandises givrées

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Il y a une quinzaine de jours, alors que le froid était encore présent, je suis partie un peu plus tôt pour prendre l’air avant d’aller travailler, pour entendre mes pas crisser sur les feuilles givrées, pour faire le plein de liberté avant d’aller m’enfermer.
En passant tous les jours sur cette route, il y a un endroit qui ne voit pas le soleil en cette période de l’année, où les arbres sont givrés (plus que moi), où souvent une couche de brume court au ras du sol. Bizarrement, c’est ce coin qui m’attire et non l’autre versant ensoleillé, donc j’ai pris le temps d’aller y faire un tour ce matin là. 
Seules les traces des biches, des renards marquaient la neige.
Je me suis retrouvée au bord du Giffre, le torrent qui prend sa source chez moi plus haut et qui finit au bout d’une quarantaine de kilomètres par se jeter dans l’Arve, pour ensuite aller dans le Rhône et terminer sa course en Méditérannée. D’une certaine façon si tu mets les pieds dans la mer, tu mets les pieds dans l’eau d’un torrent de montagne. Difficile d’ imaginer lorsque l’on est dans le sable face à la mer, que dans cette eau il y a de l’eau de glacier 😉 (ça c’est une pensée pour le sang de navet qui vit près de la méditérannée)
 
 

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1

1- Feuilles confites dans la brume

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3

2- Fruits confits dans les nuages
 
 

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 En mettant le titre « gourmandises givrées », je me suis demandée ce qu’était la gourmandise aux yeux des autres. J’ai fait un saut vite fait sur le net et là, surprise!
 
La gourmandise (définition sur wikipédia exactement aux antipodes de la mienne)  :
Au   VIè siècle le pape Grégoire le Grand l’associe à la luxure (le ventre étant proche du bas-ventre) et décrit les cinq manières de commettre le péché de gourmandise :
1. Le moment : manger avant le moment du repas afin de satisfaire l’organe du goût.
2. La qualité : rechercher des délices et une meilleure qualité de la nourriture pour satisfaire les « ignobles sens du goût ».
3. Les stimulants : rechercher des sauces et assaisonnements pour le plaisir du palais.
4. La quantité : manger plus que nécessaire.
5. Le désir : manger avec trop de désir, bien qu’en absorbant une quantité raisonnable – cette dernière manière étant la pire.
 
 
Ma définition :
LA GOURMANDISE EST L’ART D’APPRECIER CE QUI EST BON 
J’associerais la gourmandise non seulement au plaisir de la recherche du goût mais aussi aux autres plaisirs des sens.
On peut savourer visuellement une chose, humer une odeur, se laisser porter par des sons ou trouver du plaisir au toucher. Loin de l’excès et la gloutonnerie, la gourmandise est empreinte de délicatesse. 
Donc pour en revenir aux photos ci-dessus, la nature givrée ce matin là était une gourmandise visuelle.
Je vais pousser le bouchon un peu loin (j’adore ça),  je dirais que la GOURMANDISE EST UNE QUALITE 😉
 
1- Le moment : celui où l’on pourra le plus apprécier
2-La qualité : la meilleure
3-Les stimulants : avec pour savourer encore plus
4-La quantité : juste ce qu’il faut pour apprécier à sa juste valeur
5-Le désir : avec bien sûr pour apprécier encore plus ce qui nous est offert
Là c’est certain, si le bûcher existait encore, je finirai dessus 😆
 
 
Un petit tour là pour illustrer mon article, à savourer comme il se doit :
http://blachedenews.wordpress.com/2013/12/18/en-attendant-les-fetes-un-petit-chocolat/
 

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Aucun rapport avec la gourmandise, mais en rapport avec la nature où je me sens si bien :  
 
Arbres de ces grands bois qui frissonnez toujours,
Je vous aime, et vous, lierre au seuil des autres sourds,
Ravins où l’on entend filtrer les sources vives,
Buissons que les oiseaux pillent, joyeux convives!
Quand je suis parmi vous, arbres de ces grands bois,
Dans tout ce qui m’entoure et me cache à la fois,
Dans votre solitude où je rentre en moi-même,
Je sens quelqu’un de grand qui m’écoute et qui m’aime!
 
Extrait Aux arbres. Victor Hugo
http://www.poetica.fr/poeme-889/victor-hugo-aux-arbres/
 
 

En redescendant des cieux

 
 

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Lundi dernier, grosse chaleur, journée où je me suis retrouvée là haut dans la neige, et bien évidemment, quand on monte, il faut bien à un moment redescendre pour avoir le plaisir de monter à nouveau.
La descente par le chemin 4×4 n’est pas des plus agréables. Ca ressemble à une avenue  contre la paroi qui intensifie la chaleur.
Quand je dis avenue, c’est un chemin caillouteux juste assez large pour laisser passer un 4×4 😉 mais pour moi, dans cet environnement, c’est une avenue.
(Retenez votre sourire les amis citadins, j’ai déjà vu une avenue, oui oui 😉 )
Heureusement, la forêt offre l’ombre des chemins oubliés, tapissés de feuilles pour une descente confortable.
Dans cette ambiance feutrée, colorée et illuminée par endroits, une petite pause devenait évidence.
 
 

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Sans-titre-1

1- Tapis moelleux

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tapis-de-sol

2- Appel à la détente

 

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forêt-

3- Mousse
 
 

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soleil--forestier

4- Percée

 

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« Je t’attends si fort que tu m’accompagnes partout
Transformant ton absence en une douceur
 Face à ton inéluctable retour.
Suave saveur aux quelques pointes acidulées
Jamais ne frôle l’amertume
Toujours nous rapproche du futur
Pour qu’il devienne notre présent. »
 

 

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Courtoisie solaire

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Hier, j’ai eu droit à une portion de ciel bleu, de soleil qui illumine le visage et qui réchauffe le corps.
J’ai eu droit à une portion supplémentaire de bonheur à ajouter à ma journée.
Je n’ai eu qu’à prendre mes raquettes, le chien et me voilà au-dessus du village pour profiter de cette percée dans le ciel habituellement gris ou neigeux.
Evidemment, je ne vais pas aller où les autres vont. J’aime cette tranquilité qui permet d’apprécier un lieu entièrement, j’aime monter dans la neige où il n’y a pas d’autres traces que celles des animaux.
Je t’emmène quand même avec moi 😉
 

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vierge1- Virginité

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w

2-Fenêtre forestière

 

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dôme-w3- Edredon
 

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manque-un-oeil5- Matière ou gnome baveux à qui il manque un oeil
(clin d’oeil à lemarcal, gnome de scream. le gnome est de scream, pas lemarcal . Scary movie serait plus adapté même  😉 )
 
 http://lemarcal.wordpress.com/category/portrait/gnomes/

 

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wombre6- Jeu d’ombres
 
 

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wnuages7- Le ciel bleu existe encore, à savourer rapidement!

 

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Tout chemin est d’abord enfoui en soi avant de se décliner sous les pas, il mène à soi avant de mener à une destination particulière.
Et parfois il ouvre la porte étroite qui aboutit à la transformation heureuse de soi.
David Le Breton
 
 

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brume

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le-tronc

1- Tronc
 

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rayon-dans-la-brume

2-  Un extra ORdinaire
 

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contre-toit

3- Cache  toit 

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brumew

4- Timidité solaire voilée

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coton-tige

5- Piquet caché
 

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boules-de-neige

6- Boules de neige sur boule de poils
 
 

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Viens je t’emmène au vent

Ça y est, elle est là. Elle tombe, s’envole et moi j’aime être au milieu de tout ça.
Une avancée dans le silence, à pas feutrés.
 

bouquet-w

1- Je t’offre un bouquet d’arbres
 

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w-nid

2- Nid dans les arbres

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boisww

3-Future chaleur

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Sans-titre-1

4- Écoute le silence…
 

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les-boules

                                          5- Avoir les boules
 

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« Au milieu de l’hiver, j’ai découvert en moi un invincible été »
Albert Camus


Par les balcons

 
Un dimanche à grimper dans les bois,
Brasser les feuilles, Glisser sur les mousses
Se coller à la résine,  Se perdre mais se taire
Observer, écouter,  Redescendre dans l’ombre
Se réchauffer avec un chocolat chaud
Un dimanche comme un autre…
 
 
 
 
1- Tête en l’air, fesses à terre
 (profonde comme annotation 😉 )

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2- Tissage 

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3- Le soleil se couche, 15heures
 

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4-Deux chemins s’offrent à moi…
 
 

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La route que je n’ai pas prise
 
Deux routes divergeaient dans un bois jaune ;
Triste de ne pouvoir prendre les prendre toutes deux,
Et de n’être qu’un seul voyageur, j’en suivis
L’une aussi loin que je pus du regard
Jusqu’à sa courbe du sous-bois.
 
Puis je pris l’autre, qui me parut aussi belle,
Offrant peut-être l’avantage
D’une herbe qu’on pouvait fouler,
Bien qu’en ce lieu, vraiment, l’état en fût le même,
Et que ce matin-là elles fussent pareilles,
 
Toutes deux sous des feuilles qu’aucun pas
N’avait noircies. Oh, je gardais
Pour une autre fois la première !
Mais comme je savais qu’à la route s’ajoutent
Les routes, je doutais de ne jamais revenir.
 
Je conterai ceci en soupirant,
D’ici des siècles et des siècles, quelque part :
Deux routes divergeaient dans un bois ;
Quant à moi, j’ai suivi la moins fréquentée
Et c’est cela qui changea tout.
robert frost