Une façon de partager, tout en pensant : Ce qui te manque, cherche-le dans ce que tu as

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Quand les heures perdues sont un gain

Une fois de plus, je prends mon sac à dos. J’y glisse mon appareil photo, un livre et une pomme.
Nul besoin d’appeler mon ombre, elle est là et a très bien compris que c’était le moment.
Que j’aime mettre mes chaussures de montagne, celles qui me sortent des chemins habituels, qui me mènent où peu de pas sont passés avant les miens.
Me voilà donc, direction plus haut, pour profiter du soleil radieux et de la douceur du jour, en pensant me trouver un coin perdu pour lire tranquillement au soleil.
C’était ce que je prévoyais mais je n’ai pas sorti mon livre,  j’ai préféré « lire » ce qui m’entourait.
Je suis passée des traces de la forêt aux nuages qui titillent les sommets pour ensuite m’attarder auprès de l’eau qui suivait son infinissable parcours.
Elle passait en s’ébrouant, se lovant contre les rochers régulièrement avant de faire une chute impressionnante.
Savait-elle qu’au moment de la chute, elle allait être la vedette du coin?
Je la regardais passer devant comme un torrent de montagne, chantant et miroitant alors que plus bas, des gens allaient la percevoir comme la reine des cascades.
Tout ce qui m’entourait était tellement intéressant que mon livre n’a pas quitté mon sac. Quant à ma pomme, elle est devenue un fruit savoureux, alors qu’à la maison, elle n’aurait été qu’une simple pomme.
La moindre chose mangée dehors, en pleine nature, quand on prend conscience de la chance de la manger dans des lieux comme ça, devient un mets d’excellence.
Je me suis posée sur les rochers, j’ai pris le temps de ne rien faire (pour certains) ou de vivre (pour moi). Ces instants là sont comme orange vitaminée qui  permettent de faire le plein pour une meilleure défense  contre les attaques du quotidien.
Retour par la forêt avec Louna, toute heureuse de cette balade, qui une fois de plus, fût un moment simple mais terriblement bon 🙂

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71- Avant la chute d’une reine

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62-Matières et reflets

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53- L’or du torrent

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84- Le temps d’un instant

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45- Buzzer des bois

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36- Persistance

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27- La dernière

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98- Barrière naturelle

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Voir, et aimer : les couleurs, les arbres de la forêt, les feuilles tombées – ne va pas de soi. Bien au contraire : « La beauté et la vraie richesse sont toujours (…) bon marché et méprisées », puisque « le paradis pourrait être défini comme l’endroit que les hommes évitent ».

Henry David THOREAU
Couleurs d’automne


Unis ver(t)s …

C’était il y a une dizaine de jours, non pas las de parcourir la montagne d’ici, mais plutôt gourmands de sensations et ambiances différentes, nous sommes allés chez lui, dans le creux des montagnes où sillonnent les rivières au milieu des forêts, où l’ambiance est calme, posée dans un écrin de verdure. La rivière chante entre les rochers, la forêt tapissée de mousse est douce, l’atmosphère a quelque chose de magique. La notion du temps est restée ailleurs, ici, on se laisse porter, vivre. La pluie nous a épargnés comme si nous étions à contre sens avec les nuages, à l’opposé de leurs lamentations. Chance ou magie des lieux? Une certitude, être dans un monde vert. L’eau, la forêt, le sol, tout est vert sans aucune sensation de couleurs agressives. On évolue dans un monde végétal où le minéral vient donner l’équilibre nécessaire pour l’harmonie. Une odeur de mousse, d’algues vient se mêler à celle de l’humus forestier, même l’odeur le long de la rivière est verte. Prêt pour un bain d’eau et de verdure?

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calme1-Quand file le temps

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  22- Murmure

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flumen23- Mousse et or

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flumen4-Cascade du Flumen

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35- Cascades des combes

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 cincle6- Cincle plongeur. Depuis le temps que je lui courrais après…

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8 7- Doucement, vert aimant.

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9 8- Plume

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49- Rat musqué

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 610- Hors du temps

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Les Yeux d’Elsa (extrait)

Tes yeux sont si profonds qu’en me penchant pour boire J’ai vu tous les soleils y venir se mirer S’y jeter à mourir tous les désespérés Tes yeux sont si profonds que j’y perds la mémoire

Louis ARAGON

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Cool heure ou torrent chic

 

Se laisser guider par l’attraction qu’exerce le soleil. Oublier, le temps d’un instant, l’ombre et les endroits pailletés de givre et de glace.
Après la journée de la veille grise et enneigée, le soleil était là, dans un ciel bleu, offrant sa chaleur et les couleurs qui l’accompagnent. Les tons de gris avaient laissé place aux couleurs vives et plus chaleureuses. A se demander, si les couleurs ont une double personnalité, voire plusieurs, qui apparaissent en fonction de la météo.

Je parle des couleurs, mais combien d’humains sont mal lunés lorsque le temps est gris? Chose qui pourrait être atténuée s’ils prenaient le temps de voir ce que l’on ne voit pas lorsqu’il fait beau.
Quoi par exemple? Les feuilles, dans mon article précédent, qui ne sont pas si colorées, ni mises en avant lorsque la nature est sous les rayons du soleil. Quand le temps est gris, celui que beaucoup appellent triste, la moindre couleur prend une importance folle et tout ce qui ne se remarque à peine en temps clair, devient la star des journées grises. C’est simple et évident pourtant.
Ce jour là, la question ne se posait pas, une multitude de couleurs s’épanouissait. J’étais censée aller à la boulangerie, mais j’ai laissé ça au profit d’un petit tour au bord du torrent. La douceur du moment était comme une invitation à la flânerie, à la pause contemplative, chose dans laquelle je suis plutôt excellente. Non pas que je passe mon temps à rien faire, non, mais j’aime contempler.
Certains doivent se dire que je « baille aux corneilles », que « j’ai la tête dans les nuages »… peut-être, si regarder l’oiseau, la lune, l’eau ou une mouche voler porte ce nom, alors c’est ce que je dois faire, mais combien cela est enrichissant et intéressant.
L’esprit simple a accès à ce que l’esprit très complexe n’accède pas.
Une fois de plus, je me sens riche 🙂 donc au lieu d’avoir du pain, j’ai eu droit à ça :

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3

1- Moire aquatique à fils dorés

 

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5

2- Très or

 

 

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1

3- Trouble     (j’aurais pu mettre photo floue 😉 )

 

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4

4- Lamée or et argent

 

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2

5- Siège d’un moment … si on a des chaussures étanches

 

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6

6- A croire qu’il ne fait pas si chaud que ça.

 

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8

7- Quand la montagne se fait butoir à Lune

 

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9

8– Pour dire que le ciel n’est pas uni

 

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Je sens que toutes les étoiles palpitent en moi. Le monde jaillit dans ma vie comme une eau courante. Les fleurs s’épanouiront dans mon être. Tout le printemps des paysages et des rivières monte comme un encens dans mon coeur, et le souffle de toutes choses chante en mes pensées comme une flûte.

L’offrande lyrique de Rabindranath Tagore


L’automne à la porte

 
 
Cette saison tant redoutée par beaucoup et tant aimée par d’autres est à la porte de nos maisons.
Hier matin en sortant, j’ai eu droit au début de la métamorphose qui s’opère sur la forêt en face de chez moi. Le soleil ne l’illuminait pas puisque de  gros nuages bien gonflés, qui parait-il d’après ceux d’en bas, restent toujours accrochés aux sommets, laissaient la forêt dans l’ombre de façon que l’on ne soit pas encore ébloui par sa beauté colorée.
Lorsque l’on n’a pas tout, on apprend à apprécier la parcimonie de ce que l’on a face à ce que l’on pourrait avoir.
Si elle était d’une beauté éclatante en changeant sa robe d’un seul coup, on serait subjugué et on n’aurait pas droit au passage transitoire qui  permet d’apprécier l’instant tout en imaginant la suite.
Je t’offre donc de la parcimonie d’automne 😉
Je crois qu’il n’est pas nécessaire que je dise que je fais partie de celles qui aiment l’automne, tu l’avais compris.
C’est une saison qui donne l’impression d’être une bombe vivante au milieu d’un cocon dans une ambiance spéciale presque capitonnée ou qui selon les jours, s’oppose à soi.
Tout est histoire de sensations, de phénomènes. L’automne est la saison des sens.
Le matin, la fraîcheur s’oppose à la douceur offrant des brumes, des contrastes entre notre chaleur et la fraîcheur qui vient se frotter à nous, c’est aussi l’humidité qui va s’envoler, c’est le paysage qui va se dévoiler.
Ensuite, viennent les heures magiques où le soleil illumine les couleurs, où une impression de pureté met les reliefs en exergue. Tout devient comme un cadeau, comme le calme avant une tempête.
Bien sûr, j’en entends qui disent que c’est parce qu’il fait beau que c’est ainsi. Oui, mais quand il fait mauvais, les charmes sont toujours là avec des notes différentes. Le secret est dans la protection, mentale comme physique.
Ne pas voir cette pluie, ce vent comme une agression mais comme un instant au milieu de tant d’autres, comme la possibilité de sentir le calme qui est en nous, opposé à la force du temps extérieur.
J’aime me promener cachée dans mes vêtements lorsque le monde est gris, puissant. Je trouve que c’est l’instant où je me sens vivante dans ce monde qui joue à l’hostilité. Marcher, les mains dans les poches, bien enveloppée, au milieu des bois humides où le vent siffle entre les arbres, où les odeurs sont puissantes alors que les feuilles dansent de toutes parts, c’est simplement du bonheur et fin ultime à tout ça, c’est le bon thé ou chocolat chaud qui devient impératif en rentrant à la maison.
Alors, l’automne c’est triste?

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matin
1- Devant la porte

 

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tineswb2- Descente colorée

 

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sous les gorgeswb3- Où l’eau est toujours bleue

 

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feuillage
4-Fenêtre sur cours

 

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champ
5-Pastoral

 

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limpidité
6-Limpidité

 

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Kev
7-Photographe photographié

 

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Matin d’Octobre
C’est l’heure exquise et matinale
Que rougit un soleil soudain.
A travers la brume automnale
Tombent les feuilles du jardin.
Leur chute est lente. Ou peut les suivre
Du regard en reconnaissant
Le chêne à sa feuille de cuivre,
L’érable à sa feuille de sang.
Les dernières, les plus rouillées,
Tombent des branches dépouillées :
Mais ce n’est pas l’hiver encor.
Une blonde lumière arrose
La nature, et, dans l’air tout rose,
On croirait qu’il neige de l’or.
 
François Coppée, Promenades et Intérieurs

Encore et toujours à la recherche de l’instant précieux

 
La météo de cet été restreint vraiment les sorties et les découvertes. Je dis ça, mais je pense que si l’on ouvre bien les yeux, on est capable de faire des découvertes dans un périmètre proche de chez soi, ne serait-ce que dans un champ.
Le périmètre proche ça va bien un moment mais l’envie d’évasion se fait quand même ressentir.
Jour de chance, dimanche matin nous a offert une accalmie, une parenthèse entre les trombes d’eau et la bruine persistante. Ce ne fut pas les grandes chaleurs ni le ciel bleu mais cela nous a permis de retourner sur les crêtes voir si on pouvait croiser de belles choses dans le ciel autres que des nuages.
La masse nuageuse accrochée aux sommets offrait une belle ambiance, une ambiance plus coutumière aux journées d’automne qu’à celles d’un mois de juillet.
Avec une montée dans la boue, où la stabilité était loin d’être présente pour laisser sa place à une démarche aléatoire, nous en avons oublié le dénivelé pour nous focaliser sur la difficulté à rester debout 😉
Une fois sur les crêtes, le spectacle s’offrait à nous. Beaucoup ne verraient pas ce qui nous enchante et se demanderaient pourquoi nous prenons la direction de là haut.
Moi, je sais pourquoi j’aime tant …
Il me suffit de m’installer, de regarder tout ce qui est à portée de vue pour sentir l’effet magique opérer. Ça commence par la perception du lieu. Instinctivement j’inspire à fond pour m’imprégner de cette atmosphère, comme pour faire corps avec l’endroit. A ce moment là, la vague de bien être m’inonde, je me sens envahie par cette nature qui m’enchante. Le vide à mes pieds, la hauteur des falaises, l’étendue du paysage, tout ça m’intègre et je peux rester de longs moments à observer comme si je faisais partie de ce tout, dans une parfaite osmose. A ce moment là, tout élément qui s’ajoute devient une source de bonheur en plus; qu’il s’agisse d’une bande de nuages qui descend des falaises, d’un papillon qui vient se poser sur une fleur, d’un rapace, d’un chamois ou tout autre.
Voilà pourquoi j’aime me retrouver en haut au milieu de nulle part où les seules rencontres humaines sont celles que l’on a désiré.
 
 
 
 

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Là haut, vers les crêtes, un autre univers.
fb
1- Aigle royal

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web
2- Lys Martagon

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Plus bas, au village, le Giffre est gonflé par les pluies constantes ce qui a le don de le faire gronder encore plus que d’habitude. Aujourd’hui, on ne prend même plus la peine d’éviter les flaques, la boue, il y en a partout et regarder où l’on pose les pieds devient une futilité.
 
2W
4- Le Giffre dans son écrin végétal
 
 

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4W
5- Donner de la douceur à la force

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Dans la grisaille du jour, je partage encore un peu de Paul Eluard, avec une note plus chaude et colorée que ce ciel inlassablement gris.
 
 
Elle est debout sur mes paupières
Et ses cheveux sont dans les miens,
Elle a la forme de mes mains,
Elle a la couleur de mes yeux,
Elle s’engloutit dans mon ombre
Comme une pierre sur le ciel.
Elle a toujours les yeux ouverts
Et ne me laisse pas dormir.
Ses rêves en pleine lumière
Font s’évaporer les soleils,
Me font rire, pleurer et rire,
Parler sans avoir rien à dire.
Paul Éluard

Réflexions jurassiennes

Petite escapade avec Lo dans le Jura. Réflexions en ligne de mire, découvertes, et moments bien agréables. Habituellement je parle facilement des photos, des instants qui les accompagnent, là, mes doigts ne naviguent pas sur le clavier comme s’ils se taisaient. Peut être qu’il n’est pas nécessaire de poser des mots cette fois-ci, qu’ils ne sont pas utiles, que le reste nous appartient.
Je ne vous parlerai pas de la beauté du ciel bleu car je ne l’ai pas vu, par contre, je peux vous parler de la beauté d’un ciel de pluie 😉
 

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pano reflexion1- Renversant

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carré vert

2- Vert d’eau

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bois mort

3- Réflexion 

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barque reflet

4- A fleur d’eau

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mise en bouteille

5- Mise en bouteille

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« Il n’y a rien de plus triste qu’une vie sans hasard »

Honoré de Balzac


Se dire

 

Alors qu’il file
Se dire qu’on aura eu la chance de le savourer
Que l’on aurait pu ne pas saisir cet instant
 

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l'instant

1- Saisir l’instant

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3 (3)

2- Avant qu’il ne se fige

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voile

3-  Et le laisser filer…

 

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Saisir l’instant
 
Saisir l’instant tel une fleur
Qu’on insère entre deux feuillets
Et rien n’existe avant après
Dans la suite infinie des heures.
Saisir l’instant.
Saisir l’instant. S’y réfugier.
Et s’en repaître. En rêver.
À cette épave s’accrocher.
Le mettre à l’éternel présent.
Saisir l’instant.
Saisir l’instant. Construire un monde.
Se répéter que lui seul compte
Et que le reste est complément.
S’en nourrir inlassablement.
Saisir l’instant.
Saisir l’instant tel un bouquet
Et de sa fraîcheur s’imprégner.
Et de ses couleurs se gaver.
Ah ! combien riche alors j’étais !
Saisir l’instant.
Saisir l’instant à peine né
Et le bercer comme un enfant.
A quel moment ai-je cessé ?
Pourquoi ne puis-je… ?
Esther Granek, Je cours après mon ombre, 1981
 

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Regards grisés

 
Un moment de creux entre midi et deux, quelques photos ressorties du pc pour donner un peu de vie à ce blog qui attend que je me remette à m’occuper de lui comme il faut. ça donne une petite série pour vous.
C’est gris oui, mais ça ne veut pas dire que mes pensées le sont  😉 
Ce matin, mon horizon était dans les nuages et les flocons lorsque je suis partie travailler.
Il était caché, mais j’imagine qu’il doit avoir cette allure sous sa parure nuageuse. 
 
 
wtennevergeLe Teneverge
Là où une route s’arrête, où un autre chemin commence…
 
 
 

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pierre
 2- Quand la fluidité enveloppe la pierre
 
 
 

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brume-
3- Ombres
 

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Quand l’une modèle l’autre

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Au cœur des pierres.

Au cœur des pierres.

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Lapiaz

Lapiaz

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Jasiones

Jasiones

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Quand l'eau d'or

Quand l’eau d’or

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Trouble émoi

Trouble émoi

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La suite, c’est  parce que j’aime Paul Eluard et que de parler d’eau m’a fait penser à ça :
 
 
Tu te lèves…   
 
Tu te lèves l’eau se déplie
Tu te couches l’eau s’épanouit
Tu es l’eau détournée de ses abîmes
Tu es la terre qui prend racine
Et sur laquelle tout s’établit
Tu fais des bulles de silence dans le désert des bruits
Tu chantes des hymnes nocturnes sur les cordes de l’arc-en-ciel,
Tu es partout tu abolis toutes les routes
Tu sacrifies le temps
À l’éternelle jeunesse de la flamme exacte
Qui voile la nature en la reproduisant
Femme tu mets au monde un corps toujours pareil
Le tien
Tu es la ressemblance
 
Paul Eluard (Facile) 1935

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Anti morosité

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L’ambiance morose, pluvieuse et fraîche pourrait persister si je restais à l’intérieur, à me morfondre mais au lieu de la subir, autant arriver à l’apprécier.
Il pleut? alors on met un coupe-vent
Il fait froid? on met sa polaire en dessous
C’est morose? on ouvre les yeux et le morose laisse place à une sensation d’existence dans ce monde gris, qui, si on le regarde bien est tout sauf gris 🙂
 

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vers-la-brume

1- Brume
 
 

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vie
2- La vie reprend
 
 

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blue-lagon
3- Tentation
 
 

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1
4- Mousse
 
 

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pétasite
5- Pétasite
 
 

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« La parole est la pensée extérieure, et la pensée est la parole intérieure.. »
de Rivarol
 
 

Transformation d’haut

 
 
 L’eau.
Dans le village, où que l’on soit, elle est présente d’une façon ou d’une autre. Si on ne la voit pas, elle se rappelle à nos oreilles pour être le fond sonore ambiant.
 
 
 
vert-d-eau
1- Vert d’eau
 

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union-des-giffres
2- L’union des giffres
 
 

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le-déchargeux
3-  Caresse d’en haut

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nez-dans-l'herbe
4- Lit  tiges
 
Je sais mon lit de tiges n’a rien à voir avec l’eau, mais je vous assure s’allonger au soleil pour regarder les cascades, ça vaut tous les bons lits du monde 😉 et puis la neige est celle qui va gonfler le torrent.
 
 

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Par le mont

Le soleil brille, je suis de repos. Pas la peine de vous dire où je suis allée.
Faire les courses? Noooonnnnnn certainement pas.
Je suis allée cueillir du bonheur, tirailler mes jambes, exploser mon cœur en oubliant les chemins.
Autrement dit, je me suis éclatée une fois de plus en allant  à un endroit que je connais mais sans emprunter le chemin habituel. J’ai voulu découvrir.
J’aime plus que tout emprunter le chemin que personne ne prend, retrouver la trace des sentiers oubliés par l’homme d’aujourd’hui.
La carte IGN est une chose précieuse, elle garde en mémoire ce que les guides touristiques et les pancartes oublient.
Parfois, le temps a trop travaillé les anciennes voies, les coulées de boue, les glissements de terrain obligent à faire demi-tour, mais ce n’est que parfois 😉

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1- Percée forestière

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2- Lapiaz

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3- Bassin

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On se boit un verre?

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Je n’ai pas dit on se noie dans le verre
 

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Il est des absences ou la présence est forte
Il était des présences où l’absence dominait…
 
 

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Une heure

 

1- Reflets matinaux
 
 

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2- Bon’heure
 
 

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3- Tapis rouge
 
 

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Samedi matin, c’était un matin avec une heure à vivre avant de commencer le boulot. Une heure à vivre sonne mieux qu’une heure à tuer, non?
Je me suis demandée si j’allais tranquillement me faire un café au magasin ou si j’allais faire un petit tour de lac.
Je n’ai pas hésité longtemps, je me suis laissée tenter par les rayons du soleil qui m’appelaient.
Je vous laisse imaginer l’air légèrement frais, l’herbe perlée de gouttes de rosée, les reflets sur le lac calme et le soleil caressant.
Ce fut un moment simple, mais bon, entre ombre et lumière.
Ce que j’aime dans ces matins là, c’est sentir cette douce chaleur solaire m’inonder, chassant doucement la fraîcheur matinale. Une façon de se sentir pleine d’énergie.
Cette heure,  c’était un petit rien qui est devenu un petit plus avant d’aller travailler.
 
Une pensée pour Anne avec les rayons de soleil.
http://annejutras.wordpress.com/2012/10/17/comment-creer-un-effet-etoile/
Bouhhhh pour moi, je n’ai pas corrigé l’expo, j’ai juste pensé au soleil 😉
 

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Terre de pierres

Hier matin, en attendant la pluie, je suis sortie faire un tour. Ambiance grise, solitaire et avec le bout du nez qui commence à piquer. De quoi bien commencer la journée 🙂
Habituellement, la verdure est présente sur la plupart de mes photos comme si elle était la maîtresse des lieux.
Pour quelle donne cette impression, il lui faut du temps, de la force et surtout cette constante envie de vivre coûte que coûte pour s’imposer.
Ici, il y a une force qui domine avec une complice. L’eau et la pierre, forces invincibles qui se rient des reliefs et des prouesses techniques des hommes.
J’ai une pensée pour les jardiniers qui parfois ont bien des soucis pour faire pousser des choses sur une bonne couche de terre 😉 quand ça veut pousser, ça pousse…
 
 

1- Hymne à la volonté de vivre
Ce n’est pas une variété particulière, c’est juste des arbres avec la volonté de vivre malgré les pierres qui un jour obstruaient la surface.

 

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2- Torrent de pierres
Pas simple pour remplir sa poche à eau 😉

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3- Sillon d’eau dans une terre pierre bien riche
 

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4- Le couple infernal
Beau et complice dans l’amour
Terrible et destructeur dans la colère (ça me fait penser à quelqu’un ça 😉 )
 
 

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5- Nature
 
 

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6- Palette en couleurs
 
 
 
Si j’avais pris cette photo aujourd’hui, le blanc se mèlerait aux teintes chaudes de l’automne car cette nuit la pluie s’est transformée en neige 🙂 🙂

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Ma petite dose journalière

 
A croire que je n’ai le temps en ce moment de ne prendre des photos que lorsque je vais bosser.
Ce matin encore, je suis partie plus tôt au travail, j’ai la chance en cette période de ne commencer qu’à 10 heures, ce qui me laisse bien du temps pour de jouer à la femme d’intérieur  profiter de la vie!
J’ai décidé de m’arrêter au pays des castors afin de reconnaître un peu les lieux avant de prendre le temps d’aller les observer.
A peine dans la forêt, que je me retrouve « ailleurs ». 😉
Pas besoin de substances illicites pour être bien.
Je suis une shootée de nature et si je n’ai pas ma dose… je ne vous en parle même pas.
Je me retrouve devant un espèce de lutin de bois. Le ton est donné, je ne suis pas prête d’arriver au boulot moi 😉
 

1- Le lutin de la forêt
 
 

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2- Le fond des bois

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 3- La nature a allumé le soleil
 
 

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4- Lit déserté
 
 

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5- L’heure où l’eau soupire, où la brume s’envole
 
     où j’ai définitivement les pieds mouillés, où mes mollets sont crottés.
     Une séance « nettoyage » va être nécessaire avant d’ouvrir, mais qu’importe, je suis bien 🙂
 

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«En te levant le matin, rappelle-toi combien précieux est le privilège de vivre, de respirer, d’être heureux.  »
                           Marc Aurèle
 
 

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Fraîcheur

 
Après-midi ceint d’une chaleur étouffante. Direction « notre » piscine, le bord du torrent pour y lire au frais.
On pourrait croire que les immenses rochers ont été placé et taillé en fauteuil  pour la circonstance.
Si la chaleur se fait un peu trop intense, il suffit d’aller sous les arbres.
Viens, je vais te faire voir :
 
 

1- Parasol naturel

 

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2- Lumière estivale

 

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3- Pénombre envoûtante
 

 

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Tu as trop chaud?  Viens goûter à la véritable fraîcheur.
Au départ, fraîcheur risque de rimer avec douleur tellement le froid est intense, mais persévère.
Le corps s’habitue petit à petit pour transformer la sensation en petit grain de folie.
 
 

4- étincelles
 

 

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5- Limpidité troublante 

 

Alors ? Tentant? 

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Solitude 
Marc-Antoine Girard de SAINT-AMANT
(extraits)
 O ! que j’aime la solitude !
Que ces lieux sacrés à la nuit,
Eloignés du monde et du bruit,
Plaisent à mon inquiétude !
Mon Dieu! Que mes yeux sont contents
De voir ces bois qui se trouvèrent
A la nativité du temps,
Et que tous les Siècles révèrent,
Etre encore aussi beaux et verts,
Qu’aux premiers jours de l’Univers !
 
 Que je trouve doux le ravage
De ces fiers torrents vagabonds,
Qui se précipitent par bonds
Dans ce vallon frais et sauvage !
Puis glissant sous les arbrisseaux,
Ainsi que des serpents sur l’herbe,
Se changent en plaisants ruisseaux,
Où quelque Naïade superbe
Règne comme en son lit natal,
Dessus un trône de cristal !

Eaux là là

1- Pause sous le porte feuilles
 

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2- Cachée derrière le rideau d’arbres

 

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3- Rideau de douche nature 

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4-  Fonte

 

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5- Abstrait

 

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6- Expl eau sion
 

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Hier, le plaisir de prendre l’air.
Je ne dirai pas au calme car si l’on attribue le mot calme au mot silence, ça sonnerait drôlement faux ici, car le bruit de l’eau est omniprésent, voir infernal selon les coins.
Je crois que je ne connais pas le silence total ou alors, silence chez nous veut dire pas un bruit sauf celui de l’eau 😉
 

Eau, tant est là, eau, tant émois

Une chanson dans la forêt, une brume qui gonfle les mousses, un souffle frais constant.
C’est le jeu de l’eau qui suit son cours de jour en jour.
Comme le temps, rien ne l’arrête. Elle se rit de tout obstacle et court toujours.
Seule la photo la capture ou en donne l’illusion…
Limpide, putride, fluide ou rigide, elle finira toujours par redevenir pure et transparente en s’évaporant.
Chose qui ne nous caractérise pas. Le temps ne nous améliore pas forcément  😉

Matricule H20

Il va falloir avoir un esprit vagabond pour me suivre sur ce coup 😉
Je sais, mais je vous avais prévenus, je vois souvent plus que ce que mes yeux regardent.

1- Enchaînée, prisonnière

 

2- Regard prisonnier

 

3-Sortie pour se faire la belle

 

4- Eau libre

 

Ben vi, ça vagabonde chez moi. Ce n’est pas grave, si vous ne me suivez pas, on n’utilise pas toujours les mêmes chemins;)


Coeur de pierre


Il n’est pas de cœur de pierre sans douceur
Même lorsque les larmes de terre l’ont baigné
Avec une douce chaleur et le passage des lunes
La tendre couche refait apparition en surface
Plus soyeuse et nourricière que jamais
Prête à revivre ces instants fertiles


Caprices d’été

1-Jeux élémentaires

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2- Quand la Terre se love dans les bras du Ciel

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3- Le déchargeux

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4- Course impétueuse

 

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Capricieux l’été? non, juste une façon de nous rappeler que, nous ne sommes que des humains, même si nous bousculons la nature, pour la mettre à nos pieds, c’est encore elle qui nous domine et qui choisit..

Humilité et respect,
Humidité et gore-tex, les ingrédients de l’été 2011 😉

Et dire que certains manquent d’eau !


Ô

1-Pureté attirante

2-Trouble limpide


Deux mains

1- Trouble

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J’aimerai effleurer ta main
D’un léger et doux toucher.
Je veux la caresser,
Lancer l’éveil de nos sens,
Pour effacer cette si longue absence.
Mes mains seront les mots d’un langage
Que je te murmurai à fleur de peau.
D’une infinie douceur
Je toucherai ton cœur.
Je ne te dirai rien, mais, s’il te plait, prends ma main…

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2-  jeux de mains –  jeux de mots – jeux de maux – jeu de mâle – Je… demain


Ô

1- Lointaine

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2- Forte

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3- Douce

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4- Saturée, mais envie de couleurs dans le gris de cet après-midi.

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Eau    : c’est le thème de ma série
Haut  : c’est bien d’y être
Ho      : c’est merveilleux
Ô        : c’est mon parfum
Oh      : ça veut tout dire