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Quand avril m’emmène

 
C’était le mois dernier, un jour où le soleil s’était imposé, où il m’a demandé de venir à sa rencontre.  Difficile de résister à cette demande. Je devrais même dire qu’il n’avait pas besoin de m’inviter pour que j’aille me promener en sa compagnie, mais ça, je ne lui ai pas dit. J’ai pris mon sac, mon chien et je suis partie en vélo jusqu’au départ du petit chemin le long du torrent où j’ai laissé mon vélo pour continuer à pied.
J’ai débuté en sous bois, où le soleil jouait entre les arbres en lançant ses rayons dorés. J’ai été accueilli par le torrent, qui comme d’habitude chantait entre pierres et troncs.
En prenant le temps de m’asseoir  un moment avec lui, je lui ai laissé la possibilité de me conter les histoires d’en haut. Il se nourrit des eaux de la fonte des neiges, des eaux anciennes qui ont parcouru des chemins qu’il nous est impossible d’imaginer. Il parle, il en dit tant que j’aime me perdre dans ses histoires.
L’envie de soleil m’a poussée à quitter ce conteur exceptionnel pour aller plus haut dans des prairies oubliées où seules une ferme et une grange sont toujours là pour témoigner qu’un jour, ici, ce fut un lieu plein de vie. Il n’existe plus de chemin, plus de vie humaine auprès de ces vieilles pierres, de ce bois sculpté et coloré par les années. Il n’existe plus de chemin mais, l’endroit est toujours là pour m’accueillir.
Me poser sous les fruitiers sauvages en fleur, regarder ce qui s’offre à mon regard et m’imprégner de l’ambiance font partie de ces choses qui comptent pour moi. Le fouillis, la végétation libre qui reprend le dessus, la beauté du lieu, la force des détails des vies passées sont génératrices de bien être pour moi.
J’échappe à notre monde de fous pour me nourrir d’un autre monde, en parallèle au notre, à moins que ça ne soit l’inverse, que mon vrai monde soit celui là et que mes passages dans le monde de fous ne soient qu’un parallèle à ma réalité 😉

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filé englène1- Conteur des bois

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5

2- Le torrent immobile

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4

3- Entre pierres et bois

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1

4- Fondations séculaires

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3

5- Baromètre 

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2

6- Chut

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printanière

7- Offrande bleue

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gentianes printanières
8- Gentianes printanières

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« La vie ne se mesure pas par le nombre de respirations prises mais par le nombre de moments qui nous ont coupé le souffle »


Par le mont

Le soleil brille, je suis de repos. Pas la peine de vous dire où je suis allée.
Faire les courses? Noooonnnnnn certainement pas.
Je suis allée cueillir du bonheur, tirailler mes jambes, exploser mon cœur en oubliant les chemins.
Autrement dit, je me suis éclatée une fois de plus en allant  à un endroit que je connais mais sans emprunter le chemin habituel. J’ai voulu découvrir.
J’aime plus que tout emprunter le chemin que personne ne prend, retrouver la trace des sentiers oubliés par l’homme d’aujourd’hui.
La carte IGN est une chose précieuse, elle garde en mémoire ce que les guides touristiques et les pancartes oublient.
Parfois, le temps a trop travaillé les anciennes voies, les coulées de boue, les glissements de terrain obligent à faire demi-tour, mais ce n’est que parfois 😉

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1- Percée forestière

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2- Lapiaz

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3- Bassin

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On se boit un verre?

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Je n’ai pas dit on se noie dans le verre
 

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Il est des absences ou la présence est forte
Il était des présences où l’absence dominait…
 
 

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Dimanche pluvieux

Une journée grise qui débute sous la pluie. Je range les chaussures de ski, elles serviront mardi.
Exit l’idée d’un petit passage au refuge pour aujourd’hui.
La pluie matinale se transforme en chute de neige. Tout change. Ce qui était un sale temps (oui, rien de pire que la pluie sur la neige) redevient un chouette temps d’hiver, surtout quand on sait que demain le soleil brillera fièrement.
Pas de photos aujourd’hui, alors j’ai fouillé dans mon ordi, comme si j’ouvrais un coffre dans un grenier, et que je brasse ce qui se trouve à l’intérieur.
Je fouille dans mes photos et j’en sors deux. Elles datent de l’hiver 2010, je n’y avais pas encore touché, elles étaient là, dans un coin. Cette ferme, je vous l’ai déjà présentée, c’est ma « bibliothèque d’hiver », l’endroit où j’aime me poser au soleil pour lire en cette saison.
Si je la prenais en photo aujourd’hui, elle serait sous une énorme couche de neige, bien plus importante que celle sur la photo.