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Douces heures dans la fraîcheur

 
La semaine dernière, mardi matin, petite sortie avant que la pluie ne s’installe vraiment pour la journée. Envie, dans cette ambiance grise et humide de douceur, de voir le doux de la chose.
Je suis montée faire un tour au près de l’eau.
La fraîcheur était présente au bord du torrent, à moi de trouver la façon de voir tout en douceur.
A contempler, à écouter, à avancer sur les rochers glissants, à s’appuyer sur les mousses gorgées d’eau, j’en arrive à oublier le temps qui passe ne voyant comme seul mouvement celui de l’eau, n’ayant comme seul son celui du torrent.
Au bout d’un moment, ce son s’estompe, l’environnement proche s’efface et seul le cours d’eau ressort dans tout ça.
Cette eau en perpétuel mouvement va devenir ma partenaire de jeux.
Les règles :
Rester le plus sèche possible
Saisir illusoirement le temps.
Après une matinée à tenter à stopper le temps, je me rends compte que simplement, je ne l’ai pas vu passer 🙂
 

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bois1- Vestiges d’un géant

 

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pierres2- Pierres vêtues à dénudées

 

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mousse23- Jets mousseux

 

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tronc4- Combien de temps…

 

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mousse5-Belle alliance

 

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Sans titre-16- Retour à la réalité

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« Le pouvoir de la vie est si puissant que, tel un énorme torrent il repart sous d’autres formes après un énorme fracas »
Autobiographie d’un épouvantail

Quand avril m’emmène

 
C’était le mois dernier, un jour où le soleil s’était imposé, où il m’a demandé de venir à sa rencontre.  Difficile de résister à cette demande. Je devrais même dire qu’il n’avait pas besoin de m’inviter pour que j’aille me promener en sa compagnie, mais ça, je ne lui ai pas dit. J’ai pris mon sac, mon chien et je suis partie en vélo jusqu’au départ du petit chemin le long du torrent où j’ai laissé mon vélo pour continuer à pied.
J’ai débuté en sous bois, où le soleil jouait entre les arbres en lançant ses rayons dorés. J’ai été accueilli par le torrent, qui comme d’habitude chantait entre pierres et troncs.
En prenant le temps de m’asseoir  un moment avec lui, je lui ai laissé la possibilité de me conter les histoires d’en haut. Il se nourrit des eaux de la fonte des neiges, des eaux anciennes qui ont parcouru des chemins qu’il nous est impossible d’imaginer. Il parle, il en dit tant que j’aime me perdre dans ses histoires.
L’envie de soleil m’a poussée à quitter ce conteur exceptionnel pour aller plus haut dans des prairies oubliées où seules une ferme et une grange sont toujours là pour témoigner qu’un jour, ici, ce fut un lieu plein de vie. Il n’existe plus de chemin, plus de vie humaine auprès de ces vieilles pierres, de ce bois sculpté et coloré par les années. Il n’existe plus de chemin mais, l’endroit est toujours là pour m’accueillir.
Me poser sous les fruitiers sauvages en fleur, regarder ce qui s’offre à mon regard et m’imprégner de l’ambiance font partie de ces choses qui comptent pour moi. Le fouillis, la végétation libre qui reprend le dessus, la beauté du lieu, la force des détails des vies passées sont génératrices de bien être pour moi.
J’échappe à notre monde de fous pour me nourrir d’un autre monde, en parallèle au notre, à moins que ça ne soit l’inverse, que mon vrai monde soit celui là et que mes passages dans le monde de fous ne soient qu’un parallèle à ma réalité 😉

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filé englène1- Conteur des bois

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5

2- Le torrent immobile

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4

3- Entre pierres et bois

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1

4- Fondations séculaires

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3

5- Baromètre 

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2

6- Chut

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printanière

7- Offrande bleue

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gentianes printanières
8- Gentianes printanières

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« La vie ne se mesure pas par le nombre de respirations prises mais par le nombre de moments qui nous ont coupé le souffle »