Une façon de partager, tout en pensant : Ce qui te manque, cherche-le dans ce que tu as

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Encore et toujours à la recherche de l’instant précieux

 
La météo de cet été restreint vraiment les sorties et les découvertes. Je dis ça, mais je pense que si l’on ouvre bien les yeux, on est capable de faire des découvertes dans un périmètre proche de chez soi, ne serait-ce que dans un champ.
Le périmètre proche ça va bien un moment mais l’envie d’évasion se fait quand même ressentir.
Jour de chance, dimanche matin nous a offert une accalmie, une parenthèse entre les trombes d’eau et la bruine persistante. Ce ne fut pas les grandes chaleurs ni le ciel bleu mais cela nous a permis de retourner sur les crêtes voir si on pouvait croiser de belles choses dans le ciel autres que des nuages.
La masse nuageuse accrochée aux sommets offrait une belle ambiance, une ambiance plus coutumière aux journées d’automne qu’à celles d’un mois de juillet.
Avec une montée dans la boue, où la stabilité était loin d’être présente pour laisser sa place à une démarche aléatoire, nous en avons oublié le dénivelé pour nous focaliser sur la difficulté à rester debout 😉
Une fois sur les crêtes, le spectacle s’offrait à nous. Beaucoup ne verraient pas ce qui nous enchante et se demanderaient pourquoi nous prenons la direction de là haut.
Moi, je sais pourquoi j’aime tant …
Il me suffit de m’installer, de regarder tout ce qui est à portée de vue pour sentir l’effet magique opérer. Ça commence par la perception du lieu. Instinctivement j’inspire à fond pour m’imprégner de cette atmosphère, comme pour faire corps avec l’endroit. A ce moment là, la vague de bien être m’inonde, je me sens envahie par cette nature qui m’enchante. Le vide à mes pieds, la hauteur des falaises, l’étendue du paysage, tout ça m’intègre et je peux rester de longs moments à observer comme si je faisais partie de ce tout, dans une parfaite osmose. A ce moment là, tout élément qui s’ajoute devient une source de bonheur en plus; qu’il s’agisse d’une bande de nuages qui descend des falaises, d’un papillon qui vient se poser sur une fleur, d’un rapace, d’un chamois ou tout autre.
Voilà pourquoi j’aime me retrouver en haut au milieu de nulle part où les seules rencontres humaines sont celles que l’on a désiré.
 
 
 
 

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Là haut, vers les crêtes, un autre univers.
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1- Aigle royal

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2- Lys Martagon

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Plus bas, au village, le Giffre est gonflé par les pluies constantes ce qui a le don de le faire gronder encore plus que d’habitude. Aujourd’hui, on ne prend même plus la peine d’éviter les flaques, la boue, il y en a partout et regarder où l’on pose les pieds devient une futilité.
 
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4- Le Giffre dans son écrin végétal
 
 

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5- Donner de la douceur à la force

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Dans la grisaille du jour, je partage encore un peu de Paul Eluard, avec une note plus chaude et colorée que ce ciel inlassablement gris.
 
 
Elle est debout sur mes paupières
Et ses cheveux sont dans les miens,
Elle a la forme de mes mains,
Elle a la couleur de mes yeux,
Elle s’engloutit dans mon ombre
Comme une pierre sur le ciel.
Elle a toujours les yeux ouverts
Et ne me laisse pas dormir.
Ses rêves en pleine lumière
Font s’évaporer les soleils,
Me font rire, pleurer et rire,
Parler sans avoir rien à dire.
Paul Éluard

En son lit

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Au fil des jours, je l’ai vu se dénuder. La chaleur de l’été a fait disparaître la force impétueuse qui l’habite.
En son lit, où doucement je me suis installée, il m’a enveloppée de son onde, alliant douceur et allégresse, me laissant découvrir ce fond si bien caché, pavé de galets d’or.
Dans ses jours fous, je saurai maintenant quel est son véritable fond.
 

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1-Dans son lit

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2- Galets d’or

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Transformation d’haut

 
 
 L’eau.
Dans le village, où que l’on soit, elle est présente d’une façon ou d’une autre. Si on ne la voit pas, elle se rappelle à nos oreilles pour être le fond sonore ambiant.
 
 
 
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1- Vert d’eau
 

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2- L’union des giffres
 
 

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3-  Caresse d’en haut

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4- Lit  tiges
 
Je sais mon lit de tiges n’a rien à voir avec l’eau, mais je vous assure s’allonger au soleil pour regarder les cascades, ça vaut tous les bons lits du monde 😉 et puis la neige est celle qui va gonfler le torrent.
 
 

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50 ans de retard…

 
 
Il est un lieu où le temps ne s’égraine  pas comme ailleurs. Les gens en aval du giffre pensent, que nous ceux de l’amont, ceux d’où il prend sa source, avons 50 ans de retard sur le reste du monde.
Cinq kilomètres suffisent à reculer le temps de 50 ans.
Ce n’est pas partout que les kilomètres se comptent en années.
Il y a une blague qui court en bas dans la vallée depuis bon nombres d’années disant que si la fin du monde devait arriver, il faudrait qu’ils viennent dans notre village arrièré d’un demi-siècle, comme ça, il leur resterait encore 50 ans à vivre alors que le reste de l’humanité serait éteint.
Moi je vous dis, je suis heureuse de vivre dans ce lieu paumé, je n’ai rien à faire de ses années de retard et pour rien au monde je ne voudrai être dans une ville grouillante et bruyante.
Alors, voilà, je vous propose un petit bon de 50 ans en arrière.
Ne me cherchez pas sur la photo, je ne suis pas encore née 😉
 
 
 

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1-Au fil du temps

 

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2- Constance

 

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weglise3- Toujours

 

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Une journée comme une autre…

Ca, c’était ce matin, après mon petit café, en direction du boulot.
Impossible pour moi de ne pas m’arrêter, de ne pas prendre l’air un instant.
Je fais une halte sur le chemin à côté du bois, pour aller voir le lac. J’aime entendre mes pas crisser sur les feuilles gelées, l’air est très frais, je le sens pénétrer dans mes poumons. Il est vivifiant.
Je continuerais bien le long du chemin, mais ce n’est pas pour aujourd’hui.
 
 
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1- Brume du lac
 
 
 

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Je n’ai pas fait 10kms que j’ai envie de m’arrêter voir le Giffre. J’ai 10 minutes, c’est juste pour voir 😉
Le plus difficile est de faire comprendre au chien qu’on ne se baigne pas avant d’aller au boulot.
J’ai pris de l’air frais dans mes poumons, mes yeux ont brillé, j’ai des images en tête, c’est bon, j’ai de quoi tenir la journée.
 
 

étincelles-matinales

2- étincelles matinales
 
 

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Il faisait aussi soleil ce midi  en bas, au boulot, alors, je n’y suis pour rien, j’ai eu envie de monter en haut voir…
Tu connais la bise? Non, pas cette douceur, pas les lèvres posées tendrement sur ta joue. Je parle du vent du nord, celui qui te cingle, qui te transperce, qui fige même les muscles de ton visage.
Ce midi, j’y ai eu droit, mais ça fait partie du jeu.
 
 
 
 
arbre
3- Sur la colline

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3- Eclaircie
 
 

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Voilà, je suis au travail, j’ai un immense sourire, je me sens bien et je t’offre un peu de ce qui me fait tant de bien.
 
 
 
PS : Je ne suis même pas en colère après le mec de la météo qui annonce de la neige partout en montagne…
je ne dois pas habiter partout, ça doit être ça 😉

Austérité…tant aimée

 
Assise tranquillement au chaud avec les douces effluves chocolatées qui émanent du four, alors que la pluie ne cesse de se déverser, je me penche sur la journée de jeudi.
Journée grise, sombre. A ces mots, vous pourriez penser que je parle d’une journée morne d’un jour d’automne. Erreur!
J’aime ce ciel gris et j’aime par dessus tout me trouver où il prend une intensité encore plus impressionnante, où il se confond avec la roche, où le ciel a l’air écrasant, presque oppressant. Pour moi, c’est le temps idéal pour me retrouver entourée, coincée dans ce qui pourrait être un bout de monde où nul n’ira s’y perdre.
J’ai profité de ce temps repoussant pour me régaler dans un lieu humainement vide, empli de trésors.
J’ai partagé l’instant avec Laurine et je peux vous assurer que nous étions toutes les deux dans le même état d’esprit, heureuses…
 
 

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1- Richesse dorée
 

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2- Vallée
 
 

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3- Herbes
 

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4-Souffle
 
 

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5-Forteresse
 
 

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6- Petit pont
 
 

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7- Eau
 
 

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Automne malade
 
Automne malade et adoré
Tu mourras quand l’ouragan soufflera dans les roseraies
Quand il aura neigé
Dans les vergers
Pauvre automne
Meurs en blancheur et en richesse
De neige et de fruits mûrs
Au fond du ciel
Des éperviers planent
Sur les nixes nicettes aux cheveux verts et naines
Qui n’ont jamais aimé
Aux lisières lointaines
Les cerfs ont bramé
Et que j’aime ô saison que j’aime tes rumeurs
Les fruits tombants sans qu’on les cueille
Le vent et la forêt qui pleurent
Toutes leurs larmes en automne feuille à feuille
Les feuilles
Qu’on foule
Un train
Qui roule
La vie
S’écoule
 
Guillaume Apollinaire, Alcools, 1913
 

Terre de pierres

Hier matin, en attendant la pluie, je suis sortie faire un tour. Ambiance grise, solitaire et avec le bout du nez qui commence à piquer. De quoi bien commencer la journée 🙂
Habituellement, la verdure est présente sur la plupart de mes photos comme si elle était la maîtresse des lieux.
Pour quelle donne cette impression, il lui faut du temps, de la force et surtout cette constante envie de vivre coûte que coûte pour s’imposer.
Ici, il y a une force qui domine avec une complice. L’eau et la pierre, forces invincibles qui se rient des reliefs et des prouesses techniques des hommes.
J’ai une pensée pour les jardiniers qui parfois ont bien des soucis pour faire pousser des choses sur une bonne couche de terre 😉 quand ça veut pousser, ça pousse…
 
 

1- Hymne à la volonté de vivre
Ce n’est pas une variété particulière, c’est juste des arbres avec la volonté de vivre malgré les pierres qui un jour obstruaient la surface.

 

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2- Torrent de pierres
Pas simple pour remplir sa poche à eau 😉

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3- Sillon d’eau dans une terre pierre bien riche
 

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4- Le couple infernal
Beau et complice dans l’amour
Terrible et destructeur dans la colère (ça me fait penser à quelqu’un ça 😉 )
 
 

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5- Nature
 
 

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6- Palette en couleurs
 
 
 
Si j’avais pris cette photo aujourd’hui, le blanc se mèlerait aux teintes chaudes de l’automne car cette nuit la pluie s’est transformée en neige 🙂 🙂

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Un matin en passant

1- La vie en rose, du poil de la bête, tirer la langue au négatif.
 
Décidément, je n’aime pas le rose, mais bon, je n’allais pas changer la couleur de la langue de mon chien et lui faire une langue bleue 😉
 
 

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2- Et l’eau coule…
 
J’ai de la chance, ce n’est pas la Seine et ce n’est pas le pont Mirabeau 🙂
 
 

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Le Pont Mirabeau
Sous le pont Mirabeau coule la Seine
Et nos amours
Faut-il qu’il m’en souvienne
La joie venait toujours après la peine
 
Vienne la nuit sonne l’heure
 Les jours s’en vont je demeure
 
Les mains dans les mains restons face à face
Tandis que sous
Le pont de nos bras passe
Des éternels regards l’onde si lasse
 
Vienne la nuit sonne l’heure
Les jours s’en vont je demeure
 
L’amour s’en va comme cette eau courante
L’amour s’en va
Comme la vie est lente
Et comme l’Espérance est violente
 
Vienne la nuit sonne l’heure
Les jours s’en vont je demeure
 
Passent les jours et passent les semaines
Ni temps passé 
Ni les amours reviennent
Sous le pont Mirabeau coule la Seine
 
Vienne la nuit sonne l’heure
Les jours s’en vont je demeure
Guillaume Apollinaire (1880 – 1918)

Ma petite dose journalière

 
A croire que je n’ai le temps en ce moment de ne prendre des photos que lorsque je vais bosser.
Ce matin encore, je suis partie plus tôt au travail, j’ai la chance en cette période de ne commencer qu’à 10 heures, ce qui me laisse bien du temps pour de jouer à la femme d’intérieur  profiter de la vie!
J’ai décidé de m’arrêter au pays des castors afin de reconnaître un peu les lieux avant de prendre le temps d’aller les observer.
A peine dans la forêt, que je me retrouve « ailleurs ». 😉
Pas besoin de substances illicites pour être bien.
Je suis une shootée de nature et si je n’ai pas ma dose… je ne vous en parle même pas.
Je me retrouve devant un espèce de lutin de bois. Le ton est donné, je ne suis pas prête d’arriver au boulot moi 😉
 

1- Le lutin de la forêt
 
 

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2- Le fond des bois

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 3- La nature a allumé le soleil
 
 

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4- Lit déserté
 
 

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5- L’heure où l’eau soupire, où la brume s’envole
 
     où j’ai définitivement les pieds mouillés, où mes mollets sont crottés.
     Une séance « nettoyage » va être nécessaire avant d’ouvrir, mais qu’importe, je suis bien 🙂
 

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«En te levant le matin, rappelle-toi combien précieux est le privilège de vivre, de respirer, d’être heureux.  »
                           Marc Aurèle
 
 

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En attendant…

1- « Zen bien »
 
Petite attente au village d’en bas ou au semblant de civilisation.
Une photo pendant que j’attends et voilà.
 
Mercredi matin, une petite descente en ville :  2320 habitants s’il vous plaît !!! 
3 fois plus que chez moi.
Vous imaginez un peu, le premier feu rouge se trouve à 25 kms d’un côté ou 50 kms de l’autre selon la vallée choisie. Pour le peu que le feu soit au vert, on ne s’arrête pas pendant des kilomètres.
Heureusement, on a des travaux parfois avec des feux qui nous permettent de nous rappeler à quoi ça sert 😆
J’arrête l’ironie sur notre condition. Je suis moqueuse, même de moi-même et à choisir entre faire 35 kms pour aller bosser et mettre le même temps juste pour changer de quartier, je préfère faire les kilomètres et retrouver mon coin perdu le soir 🙂
Bonne journée, si possible ensoleillée pour vous tous.
 

Petite bouffée d’air matinal avant le travail

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1- Menace… (même pas peur)

 

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2- Eau file

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3- Différente

 

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4- Surprise
 

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Ce matin, sur le chemin du travail, je m’offre quelques instants de liberté avant d’aller m’enfermer.
Pas de recherche particulière, juste le partage de l’instant sur le vif.
Pas besoin de parler de la météo je pense que vous avez compris 😉
Il faisait si sombre à un moment que l’on se serait cru à la tombée de la nuit.
J’aime bien ce côté oppressant des nuages. C’est presque irréel.
Je me contente avec ce que j’ai. Bien évidemment, si le ciel avait été immensément bleu, j’aurais aimé, mais pour ne pas me gâcher la vie inutilement, je prends le bon où il se trouve 😉
Je me suis faite surprendre par l’écureuil. Il était déjà loin avant que je réagisse.

Dans l’antre des nuages

 

1- Perles dominicales

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2- Fonte fortifiante

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3- Retrait des troupes nuageuses en fin de journée. Nous voyons enfin le ciel bleu et un rayon solaire.
Profitons-en car voilà les prévisions pour mercredi  😉
Neige
3°C(Ressentie 0°C)
 
Vive le printemps  😆