Une façon de partager, tout en pensant : Ce qui te manque, cherche-le dans ce que tu as

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Brouillard ou pas?

 

Mercredi, le baromètre annonçait grand soleil et comme d’hab, je me suis dit qu’il devait capter le temps du lendemain ou celui d’un autre endroit.
L’autre endroit ici n’est pas bien loin, il suffit de lever la tête et de se dire que le soleil est au-dessus des nuages.
Je sais, ailleurs, ça ne voudrait rien dire, rien changer, mais lorsque l’on vit en montagne ou au pied des montagnes, le sol est souvent bien plus haut que les nuages. Pour dépasser les nuages, il suffit de monter. Quand la couche de nuages est basse, et que l’on est au village dans le brouillard, c’est évident, le soleil n’est pas bien loin en haut. Il suffit de monter à peine pour se retrouver dans le ciel bleu.
Mercredi, ce n’était pas le cas, la masse de nuages était haute dans le ciel et c’était un jeu de hasard que celui de savoir si oui ou non j’allais passer au soleil.
J’ai pris mon sac, mon chien, mis mes chaussures, rituel obligatoire que j’adore et je suis partie sans savoir dans quelle ambiance j’allais me retrouver, mais que ce soit brouillard ou ciel bleu, je savais que j’allais être bien.
J’espérais quand même le soleil…

 

41- Quand le Ciel et la Terre s’unissent

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52- Mouvement

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63- J’attendais l’aigle, j’ai eu l’oeil du corbeau 😉

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14- Plongeoir

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25- Au bord de la mer à marée montante

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6- La mer à ses pieds, le ciel plein les yeux

 

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La Combe ou solitude d’un jour

Pluie du soir, doux son sur la tôle du toit,  fenêtre grande ouverte pour laisser la fraîcheur s’inviter à mes côtés dans la nuit et pour que le jour soit mon réveil; situation d’un soir lorsque le lendemain matin s’annonce beau.
Me voilà mieux réveillée que le jour et le ciel est uni sans un seul nuage pour motif.
Plus besoin de dire, d’expliquer quel va être mon occupation de la journée, à force vous savez.
Chaussures, sac à dos et me voilà sur le chemin qui, je dois l’avouer, m’enquiquine un peu la première partie; celle qui mène au refuge.
Je ne fais qu’une bouchée de cette mise en jambe en attendant de savourer la suite une fois que j’aurai quitté le « pédichemin » que tout le monde prendra dans la journée.
Voilà, j’y suis, j’ai bifurqué.
Je réduis mon allure, je prends le temps de voir, d’écouter, de sentir et aussi de regarder où je pose les pieds.
L’endroit est sauvage. Le sentier se fraye un chemin dans les ravins pour continuer au milieu du végétal.
L’endroit est étrange car le sentier commence par le minéral d’une beauté agressive, pour ensuite se perdre dans une végétation de fougères, abondante, qui deviendra une prairie plus haut avant de terminer dans le domaine minéral le plus brut qui soit.
J’aime ces inversions naturelles.
Cet endroit est vrai; il me fait penser à un ancien au visage rude que le soleil a tanné au fils des ans, mais avec un regard tendre.
Ce jour là, je n’aurai croisé qu’un Mr Stabillo. Tu ne connais pas Mr Stabillo?
C’est un Mr avec un tee-shirt de la même couleur qu’un surligneur. Aucune moquerie dans ce terme, car je trouve ça joli si l’on veut être vu (chose utile en montagne quand on randonne). Moi, je préfère que les bêtes me repèrent moins, mais je dis ça surtout en pensant à la belle compagnie qu’il m’est donnée d’avoir parfois, celle d’une luciole 😉

(oui, oui, je sais, je sais…  et la luciole saura).
Revenons au sujet, tout ça pour dire que j’aurai passé encore un moment en pleine nature pour ainsi dire en solitaire, ponctué de flore, de chamois, de bouquetins et d’instants qui sont magiques à mes yeux.
« Solitaire », le rêve actuellement alors que tous les chemins sont noirs de monde.
Ma réalité ce jour là.
Je rentrerai heureuse où de nouvelles envies m’auront atteinte en revoyant une tite cabane de plus 😉

 

31-Ça commence souvent ainsi

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22-Discussion au sommet

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13- Sentier faisant

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64-Lumière

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55-Désir de soleil

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46-Sentier toujours

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77-Moment savoureux

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128- Au loin, là bas…

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119- Cabane à nuits magiques

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1010- Respiration, bonheur

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911- Volonté de vie, volontaire notre Terre

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Panorama sans titre112-

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Tristesse en regardant la bande nuageuse du fond, (photo 8 ou pano 12), ce ne sont pas des nuages, mais la pollution au-dessus de Genève et de ses alentours.


Jeux de nuages ou nage dans les nues

Après une journée de pluie, le lendemain était annoncé très ensoleillé et chaud, ce qui devait donner en altitude des nuages accrochés aux sommets, une fois la brume dissipée.
En bas, on n’imagine pas que l’on puisse se retrouver dans les nuages, dans le brouillard alors que le soleil brille et que le ciel est bien bleu alors que juste quelques beaux nuages passent ici ou là pour décorer le ciel.
C’est la particularité de la montagne, qui peut aussi nous offrir un grand soleil l’hiver alors que tout le monde se trouve sous la grisaille ou dans le brouillard en bas.
En fait, peu importe le temps. On allait y aller (plus haut) et on verrait bien… ce qu’on allait voir.
De toutes façons, il y a toujours à voir, que l’on soit en pleine lumière ou dans la brume; la question ne se posait pas.
Nous voilà en route vers là haut en ne sachant pas si l’on allait se retrouver dans, dessus, ou sous les nuages.
Nous avons eu droit à toutes les situations mais avec le plaisir de ne pas, avoir cet air froid lorsque l’on était dans la masse nuageuse qui nous fait souhaiter le départ de la brume. Bien au contraire, malgré la brume, l’air était doux, pas agressif et l’on a pu profiter de tous ces instants avec plaisir.
Voilà un petit aperçu de nos amis du jour, les nuages.
La preuve que l’on peut avoir la tête dans les nuages tout en conservant les pieds sur terre 😉

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51-Emmergée

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62- Moutons cherchent berger

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23-A deviner

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44-Comme un voile de soie

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15- A saisir avant que tout ça ne se recache

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36-Quand les nuages viennent d’en bas

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77- Même pas peur

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Si vous avez construit des châteaux dans les nuages, votre travail n’est pas vain; c’est là qu’ils doivent être. A présent, donnez-leurs des fondations.

Henry David Thoreau

 

 


Sentier

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On prend un sentier de plus, qui monte, qui nous emmène où nul ne va.
Sentier qui mène pour découvrir les montagnes du quotidien sous un autre angle.
Sentier qui nous propulse face au vide, face à la grandeur.
Sentier du bonheur, sentier perdu, sentier chaleur.
Nos pas en avant, toujours.
Ce n’est pas une recherche, c’est une approche.
Marcher, avancer en soi.
Que de pas pour enfin être soi, pour refuser ce qui n’est pas.
Au fil des pas, les apparences s’estompent, la réalité se dessine.
Au delà du plaisir des lieux, des yeux, un plaisir bien plus profond est au rendez-vous.
Il faudrait être folle pour le fuir et aller où il n’est pas 🙂

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 matin à la mollet1- Un matin à sa façon

 

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42- Grande Astrance

 

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23- Dernier arbre

 

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34- Face à la Méridienne

 

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Sans titre-15- Perdue dans la prairie…

 

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66- Grandeur

 

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pano7- Le cirque

 

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Seules les pensées que l’on a en marchant valent quelque chose. (Nietzsche, Crépuscule des idoles)

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Privilèges d’un matin

Comme souvent, ça débute par un matin, à l’heure où la lumière et l’ombre sont unies.
C’est l’instant où les paroles sont futilité dans un monde charnière qui s’effacera rapidement pour laisser place à celui du grand jour.
C’est l’instant privilège où tout est différent, l’instant où l’on se sent aussi fragile que forte. Fragile, car c’est l’heure où les émotions nous touchent facilement, où les pensées se bousculent devant la beauté du nouveau jour qui naît; forte, car ce jour naissant est là comme pour nous propulser en avant.
Il s’élève et nous entraîne à ses côtés. C’est l’instant magique, celui qui fait prendre conscience des sentiments qui nous habitent.
On pousse la porte de la réalité pour entrer dans la vérité où les apparences n’existent plus.
Cet instant là, je le partage maintenant avec toi.
Bien sûr, le lever du jour n’aura pas l’intensité et les répercussions qu’il opère en « vrai », bien sûr que les linaigrettes dans la tourbière ne te toucheront pas comme elles me touchent à chaque fois que je les aperçois, tout comme la beauté des cabris qui viennent juste de naître, mais qu’importe, je t’offre quand même une poussière de ce qui me permet d’être celle que je suis.

 

 

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101-Promesse d’un nouveau jour

 

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12- Marmotte au soleil matinal

 

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53- Akènes de pulsatilles aux premiers rayons

 

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24-Bouquetin

 

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45-  Jeune cabri (bouquetin)

 

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6-Salutation au soleil

 

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37-Cabri

 

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68- Linaigrettes. Toujours de la blancheur dans une intense verdure. Pour moi, elles font partie de ce qui est beau.

 

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79-Linaigrette

 

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810- Eterlou, étagnes et cabri (bouquetins)

 

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« Le matin, c’est la jeunesse du jour. Tout y est gai, frais et facile. Il ne faut pas l’abréger en se levant tard »
Arthur Schopenhauer.

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« Tu n’es pas qui j’ai besoin que tu sois.
  Tu n’es pas celui que tu as été.
  Tu n’es pas comme cela me convient.
  Tu n’es pas comme je veux.
  Tu es comme tu es. »
Jorge bucay

 

 


Images d’instants simples et natures

 

Il fait super beau, je ne bosse pas alors, mets tes chaussures, prends un sac, de l’eau, à manger et zou on y va.
Où? Dehors, là haut.
Les courses, les soldes, on oublie, on fuit même. La super petite robe qui me ferait une allure d’enfer à un prix minime et bien elle sera belle sur une autre personne et moi, sans cette robe, mais en ayant été me balader où le ciel frôle les sommets, et bien, je serai heureuse, bien plus que dans ce petit bijou de tissu fluide.
Quant à la nourriture, il y a toujours de quoi se faire un truc en attendant de passer au supermarché en rentrant du boulot, donc on oublie les questions superflues et on file s’aérer, on a une vie à vivre!
Ça t’étonne que je n’aille pas en ville un jour de soldes? réfléchis un peu, je n’y vais déjà pas en temps normal, alors ça ne risque pas d’arriver en période d’euphorie dans les magasins.
Si tu veux me punir un jour, imposes moi ce genre d’exercice.
Pourtant, je bosse dans un commerce et je suis super heureuse de voir du monde, de parler, d’offrir le café, d’être la plus gentille des civilisées, mais par contre, mon jour de repos, on oublie tout ça.
Je me transforme comme Mr Jekyll and Hyde, sauf qu’il n’y a pas de mauvais côté pour moi, il n’y a que la civilisée qui passe en monde sauvage  😉
Là, si j’écris ici, c’est que je suis au boulot, en mode civilisée, sinon, à cette heure là, je serai à courir la nature.
Bon ok, tu préfères aller faire les soldes aujourd’hui. Ce n’est pas grave, moi je file là où on n’entend que l’eau descendre, que les chamois qui te sifflent dessus et tous ces sons qui sont propres à ces lieux hors normes.
Profites bien, moi je profite à ma façon. A plus tard 🙂

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11- Matin fraîche heure

 

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22- Fleurs en pente

 

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33- Couleurs bonheur

 

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5

4-Quand l’herbe caresse les sommets

 

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65- Machaon

 

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96-Il a tout d’un « grand »

 

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47- Campanule

 

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108- « T’es où? »  « Ben j’suis là, au frais! « 

 

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89- Gentianes printanières

 

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campanule de thyrse10- Campanule des thyrses. Première rencontre et la seule en vue!

 

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711- Formes et couleurs du temps

 

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1112-Sur la descente

 

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Matin entre gouttes

Pluie de nuit, soleil et nuages le matin, pluie dès midi; ce qui ne laisse guère de possibilités si l’on veut profiter d’un temps sans goutte, dans l’hypothèse que les prévisions météorologiques ne soient pas fausses.
Le réveil sonnera donc à la limite de la nuit et du jour, enfin encore une expression car ce n’est plus le réveil qui sonne, c’est le portable qui nous éveille en douceur.
Quand je pense au réveil de mon enfance… pas étonnant qu’il y ait des stressés de nos jours car il fallait l’endurer le réveil qui faisait autant de bruit que la sonnerie d’un passage à niveau et qui faisait faire un bon de cinquante centimètres dans le lit.
Bon, pour moi, pas de séquelle, mais il me faut malgré tout un réveil en douceur si ce n’est pas le jour qui joue ce rôle là.
Je m’égare, on file vite dehors profiter d’un ciel sans pluie.
Nous sommes allés « regarder voir ». Quoi?
Nous sommes allés regarder ce qu’on allait voir, c’est simple.
Il a beaucoup de personnes qui ne regardent pas ce qu’elles voient. Nous, on aime regarder ce que l’on voit, mais on ne voit pas toujours ce qui nous regarde.
Pour exemple, un renard qui nous observait tranquillement dans les hautes herbes.
C’est marrant, il n’y a qu’une lettre entre regard et renard et sur ce coup nous n’avons pas su gérer la simplicité de cet écart. Une fois aperçu, il a disparu.
Nous avons donc profité de ce matin avant le retour de la pluie le midi.
Hier, des gens m’ont dit qu’il avait été triste ce dimanche pluvieux.

Moi, je l’ai trouvé heureux ce dimanche car pour les bonnes choses, il faut se donner les moyens en s’offrant le maximum de possibilités pour saisir le bel instant et il y a toujours une façon de trouver du bon dans une journée pluvieuse, même très pluvieuse 🙂

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11- Premiers et rares rayons de la journée

 

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22- Prairie trempée

 

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33- Ancolie d’ici

 

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dessous

4- Les dessous de la grande

 

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grande astrance

5- Au-dessus de la Grande Astrance

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6- Chien de prairie humide

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6

7- Amour perlé chez les gazés

 

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8- Tout ne tient pas toujours qu’à un fil…

 

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9- Une autre définition pour l’amour volage 

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10- Ombre contre le jour

 

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Je suis au boulot, encore une semaine de calme avant l’affluence.
Ma pensée du moment : et si on aimait ce que l’on a au lieu d’attendre d’aimer ce que l’on aura.
Là, je pourrais m’ennuyer en me disant que je suis au boulot à ne rien faire.
Ça serait nul comme instant alors que beaucoup d’entre vous n’ont pas le temps de se poser tranquillement, alors qu’il y aura des jours où je n’arrêterai pas (ce que j’aime).
Pourquoi gâcher un moment parce que l’on voit les choses de la mauvaise façon?
Donc, je vais aimer (enfin essayer d’apprécier) ces instants calmes en prenant le temps ou plutôt en disposant du temps car je n’aime pas prendre.
Je me sauve, je vais me faire un thé, regarder les nuages passer en ayant une pensée pour tous ceux qui aimeraient prendre une pause 😉
euh? oui, je suis payée en plus à faire ça.


Ces bouquetins que j’aime tant

 

 Je ne peux m’empêcher de remettre une série de photos de ceux qui nous offrent toujours de bons moments en leur présence.
Nous sommes montés l’autre jour, les petits n’étaient toujours pas nés, mais nous avons eu droit à l’entretien et l’apprentissage de la hiérarchie dans le troupeau chez les jeunes mâles.
Le contraste est étonnant entre leur allure au printemps, à la sortie de l’hiver où ils se « dépoilent » et celle à l’entrée de l’hiver où ils sont prêts pour la saison froide et au meilleur de leur forme pour le rut :

https://lancoliebleue.wordpress.com/2014/11/15/la-haut/ 

 

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1- Etagne, future maman

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2

2- Jeune de l’année dernière ou petit diable

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jeux

3- Jeux de gamins

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Sans titre-1

4-Posture de sieste

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1

5- Le poids des années

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3

6- La voisine « dame marmotte »

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4

7– Juvénile chocard à bec jaune

 

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9

8-Mâles en pleine mue.

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10

9- Jump

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7

10-Regards

 

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8

11-Je m’impose, prise d’élan avant le coup de cornes

 

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5

12- Joutes masculines

 

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6

13- Je dominerai

 

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Mon blog me donne la possibilité de partager le bon, d’offrir des belles choses, celles qui m’entourent, me touchent au quotidien. J’ai la chance de vivre dans un endroit hors du commun et je ne suis pas ici dans le but de parler des choses négatives, je pense que nous en avons tous autour de nous et il est bon de voir autre chose que le négatif de la vie; par contre, je me permets de glisser un lien au sujet des bouquetins du Bargy (chaîne de montagnes voisines) car je ne peux pas montrer le bonheur tranquille dans « ma » vallée en fermant les yeux sur ce qu’il se passe à côté. C’est un sujet à polémiques, empli d’incapacités venant de la part de ceux qui nous gouvernent, mais je ne vais pas rentrer dans les détails, je vais juste mettre un lien vers un blog qui exposera parfaitement la chose :

http://lebruitduvent.overblog.com/2015/02/fil-actu-2015-bouquetins-du-bargy-des-abattages-selectifs-avant-l-eradication-totale-maj-15-02-15.html


Mai, fais ce qu’il te plait…

J’avoue, j’aime mai pour les jours de liberté qu’il nous offre, sans pour autant oublier le pourquoi de la chose, mais ces jours en présents sont là et à nous de symboliser la victoire en les utilisant de la meilleure façon qui soit, comme un éternel hymne à la vie. Vivre n’a pas besoin d’excuse, de raison, c’est un fait qu’il nous faut s’employer à  perpétuer pleinement sans restriction.
C’est donc dans l’intention de consommer la vie sous toutes les formes qui nous seront données ce jour là, que nous avons pris une fois de plus le chemin qui serpente la montagne, au pied des falaises. Chaque pas et une avancée sur une nouvelle découverte. Les sacs peuvent être lourds, les pas courts et cambrés par endroits, mais la légèreté de l’humeur balaie tout ça au profit d’une belle allégresse qui nous monte comme si nous étions en train de recevoir un superbe paquet cadeau. Avancer est une façon de découvrir un peu plus ce qui se cache derrière le bel emballage.
Ça commence par un envol dans les buissons d’une variété poule bien connue ici, pour se poursuivre en arrivant dans le quartier des marmottes. Le soleil était encore présent les baignant dans une belle lumière matinale. Aucune crainte de leur part, ça frise la folie une telle hardiesse. A croire que maman marmotte n’a pas prévenu ses rejetons des dangers qui les guettent.
Nous profiterons des jeux des marmottons, de leurs courses tranquillement assis non loin d’eux.
En peu de temps, nous sommes passés du beau temps à la menace de pluie sous les bourrasques de vent. Les nuages filent si vite qu’ils nous font passer à toutes les conditions, si bien qu’en allant redescendre on se rend compte que là bas, plus loin, le beau temps revenait, ce qui, vous imaginez bien, nous oblige à rester profiter de ce « là haut ».
Donc on ira là bas, un peu plus loin vers le fond en passant des zones humides aux zones rocheuses, découvrant toujours des petites merveilles au fil des avancées. Grenouilles rousses, tritons alpestres remontant tranquillement à la surface pour respirer, flores timides encore pour l’instant, et bien d’autres choses encore comme les différentes ambiances en fonction de la lumière libérée par les nuages qui s’étiolent.
J’en aurais des choses à raconter, mais ce n’est pas un roman, c’est juste un article à partager, des petites étincelles de plus qui se sont posées elles mêmes dans mon panier.
J’en aurai plein d’autres à partager car nous avons posé nos chaussures dans bien des endroits merveilleux ces derniers temps et allons encore le faire dans les temps qui viennent, alors entre balades et travail, si j’ai un petit moment libre, je verserai le contenu de mon panier étincelant sur la toile pour donner des touches brillantes ici ou là …

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1

1- Détente matinale

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à l'oreille2- A l’oreille

 

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23- Dans la lumière du matin

 

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44-Zone humide

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grenouille rousse5- Grenouille rousse

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76- Tritons alpestres

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17-Triton alpestre

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58- Réflexion

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69- Bouquetin gourmand

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810- Gentiane de Koch

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911- Primevère auriculée

 

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Saveurs exquises

 

Je dis à tout le monde « désolée, mais je n’ai pas le temps », en fait j’ai du temps, mais je le passe là haut ou dans la forêt quand je ne bosse pas et j’y suis si bien que le temps libre qu’il me reste à passer en bas se restreint  tout comme les plaques de neige en plein sud.
Mercredi, j’ai failli rester un peu plus en bas, faire ce que font et doivent faire la majorité des personnes. J’avais décidé de remplir le frigo, de faire le ménage et toutes sortes de choses « à faire ».
Oui j’avais décidé ça, mais lorsque j’ai ouvert mes volets… je ne pouvais pas ne pas profiter d’une belle journée comme celle-ci; donc aucune autre alternative que de profiter de la vie.
Après un bon déjeuner, j’ai préparé mon sac, pris mes raquettes, mon chien et je suis partie à la rencontre de la vie.
La question du moment était de savoir si la neige était présente dès le départ où s’il allait falloir chausser et déchausser avant d’avoir une bonne couche.
Je l’ai vite su et j’ai chaussé et déchaussé pendant un moment avant d’avoir une neige constante.
Les nuits ne sont plus assez froides pour pouvoir monter « à pied » sur une neige dure et c’est un peu galère de monter en s’enfonçant au-dessus du genou pour se retrouver ensuite sur une portion sans neige. Bref, c’est la joie de la saison, je ne vais pas râler, c’est comme ça.
Une fois la partie bien enneigée atteinte, c’est du bonheur, je monte sans me poser de question. Une pause de temps à autre pour regarder et c’est reparti pour le coin que j’adore le plus. Un coin habituel, un coin comme un coffre aux trésors, où l’on domine un vaste territoire.
J’ai eu l’immense chance de me retrouver environ à 2000m sans n’avoir croisé personne.
Une fois de plus, c’est un luxe  Je suis arrivée à l’heure où l’estomac réclame, où le mental a envie du casse-croûte. Je me suis installée sur la crête, et j’ai observé tout en mangeant le meilleur repas du monde.
Au loin les chamois faisaient la même chose que moi, un bouquetin aussi, alors qu’un aigle volait en contre bas.
Pas d’approche animale plus importante, mais ce qu’il y avait devant moi suffisait à me rendre heureuse et à me dire que j’avais bien fait de monter. Beauté, calme, grandeur, immensité, nature, comme présents du jour. De quoi me rendre heureuse et m’interroger sur l’envie de redescendre.
J’ai bien fait de descendre car le coffre à trésors s’est renversé largement tout au long de cette descente où je fus accompagnée par mon odeur préférée, celle que le soleil extrait des épicéas par l’action de sa chaleur. C’est une pure merveille.
Pour moi elle est agréable olfactivement et mentalement car elle est liée à plusieurs choses. Le soleil, la chaleur, la montagne. Autrement dit, lorsque je la perçois c’est que tout est bien.
J’ai fait une pause un peu plus bas et là le bonheur. Un aigle et une buse se disputaient ou plutôt une buse s’en prenait à l’aigle royal !!!!
Pendant que je les observais, je n’avais pas vu que j’étais observée par celui que je souhaite rencontrer à chacune de mes sorties, celui qui me fait rêver, celui pour qui je voue une admiration énorme. Le gypaète.
Il volait là, à quelques mètres de moi. C’était Véronika, la femelle  du couple du village. Elle a 16 ans. Elle venait juste de se baigner, ses plumes étaient encore toutes collées et pouvaient laisser voir ses bagues. Elle a pondu il y a quelques jours, ce qui nous offre la chance d’avoir encore un jeune cette année.
J’admire cet oiseau, sa rencontre m’a bouleversée il y a quelques années et mon attraction pour lui ne cesse de grandir.
Mercredi après-midi, j’étais la femme la plus heureuse du coin.
J’aime cette nature et elle me le rend bien…

 

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buet 1

1- Le Buet, 3096m le sommet de la commune. Appelé le Mont Blanc des dames par les gros machos du coin au 18ème siècle. Aujourd’hui, on ne l’appelle plus comme ça, car les dames ont du répondant et les hommes ont évolué 😉 Pourquoi, j’ai l’impression de dire une bêtise 😆

 

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32- Les Fiz

 

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rouquin3- Pti rouquin

 

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44- Audacieuse!  Prise de bec entre l’aigle royal et une buse.

 

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gyp 15- Gypaète barbu. Véronika

 

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gyp 26- Véronika.

 

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57- Désolée, si près qu’elle ne rentrait pas dans l’objectif 😉

 

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En couleurs, ou… pas

 

Dimanche matin, le ciel était bleu, la neige poudreuse et les sommets s’illuminaient avec l’aide du soleil. Il aurait fallu être fou pour rester en bas, à attendre que le soleil veuille bien nous toucher.
Nous l’avons devancé, en montant en raquettes, à sa rencontre.
Au départ, encore à l’ombre et au frais, dans le bois, comme dans un tunnel, les arbres faisaient des arches enneigées, nous invitant à passer tout en se libérant à notre passage.
On s’est élevé tranquillement en ayant bien chaud malgré l’ombre. Un regard vers le haut nous laissait deviner le soleil vers qui nous nous rapprochions de plus en plus.
Même si je n’avais pas froid, j’attendais de sentir sa chaleur contre moi, c’est tellement agréable; enfin pour moi, car j’en connais un qui ne le recherche pas particulièrement 😉
En oscillant entre arbres et découverts, je pouvais sentir la différence entre les moments où il m’enveloppait et ceux où les arbres le cachaient.
Là où les arbres ne montent plus, il était là, entier, offert sans restriction. Il s’est invité à notre table ou plutôt à notre pause déjeuner dans la neige, en compagnie du grand air, du paysage grandiose, du calme et de la liberté, lui donnant cette saveur particulière, celle qui fait d’un simple sandwich, le met le plus délicieux.
Quelques nuages sont venus le voiler afin d’habiller le ciel un laps de temps pour repartir presque aussitôt.
Je ne parle pas de la descente et de ce qui allait avec, des rires, des enchantements. Une fois de plus, tout était réuni pour passer une belle journée.
Certains pourraient se dire « encore en montagne » oui mais encore ne veut pas dire toujours la même chose. Le même lieu n’aura jamais la même lumière, la même ambiance. On ne sait jamais quel animal on va y croiser et puis ce qui est bon c’est le fait d’y monter, de se dépenser, de marcher plusieurs heures pour enfin se dire qu’on la mérite cette pause casse-croute.
Mon expo, ma salle de spectacles, mon artiste, ma salle de sports, c’est là haut en pleine nature 🙂

 

 

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1- Chemin

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10

2- Quant le passé fait partie du présent

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13

3- Bleu

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14

4-Vue sur le village

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15

5- Abri

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16

6- Lui, la montagne…

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18

7- Illumination

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Détails dans la blancheur

Dimanche, direction là haut au soleil, au milieu de la neige alors que le ciel avait une couleur presque indécente qui nous emmenait vers l’indigo pur, que les montagnes mettaient leurs reliefs en exergue, je me suis penchée sur la simplicité blanche.
Voici une pause parmi les détails, ces petits riens qui font l’ambiance, qui témoignent de l’union de la neige, du vent et du froid.
La couleur, la grandeur et le paysage seront pour la prochaine fois 😉

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41- Sapin dans la vague

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62- Zip

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23- Courbes

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54- Corail hivernal

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35-Duo

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16-Couverture blanche

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René Char

« Ne te courbe que pour aimer. Si tu meurs, tu aimes encore. »

« Avec ceux que nous aimons, nous avons cessé de parler, et ce n’est pas le silence »


Il était un petit village…

 

A force de t’emmener dans « mes » montagnes ici ou là, à la découverte de telle ou telle espèce ou tout simplement pour le plaisir de prendre l’air, de se bouger, de vivre et d’y trouver l’équilibre qui permet d’être bien tout le reste du temps, j’en oublierais presque de t’offrir la base, le point de départ de toutes ces sorties…mon petit village.
Petit petit je veux bien si on parle habitants.
Nous sommes environ 800 habitants sur une commune qui fait, accrochez-vous bien…119km², ce qui donne moins de 7 habitants au km².
Pour se rendre compte Paris ne fait que (oui je sais, ça fait chauvin le « ne fait que », mais ça me fait plaisir de dire ça) 105km² avec 21520 habitants au km² !!!
Je meure si je me retrouve à vivre dans une telle densité de population 😉 car, lorsque je croise plus de 5 personnes en montagne, je trouve que c’est fou, que c’était plein de monde…
Je te laisse imaginer si on me collait dans le métro aux heures de pointe!
Donc, aujourd’hui, j’ai envie de t’offrir une petite série sur la vue dans le village.
Les photos datent du 30 décembre; à l’heure actuelle, l’herbe a remplacé la neige qui a fondu aussi vite qu’elle est venue. L’hiver nous a fait un clin d’œil et s’est sauvé aussitôt laissant toute une vallée dans l’attente de son retour. Neige ou pas, soleil ou pas, je savoure ce lieu et t’en offre une part, ici, aujourd’hui 🙂

 

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1- Sous le regard du Tenneverge

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2-Rideau

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3- Le grenier et les frettes

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4-Le pic du Tenneverge

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5-Lumière avec la Pointe de Sales en toile de fond

 

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6-D’un autre temps mais toujours d’actualité

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7- Tout est ombre et lumière

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« Écouter la forêt qui pousse plutôt que l’arbre qui tombe. » (Friedrich Hegel)

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« Le bonheur, c’est de continuer à désirer ce qu’on possède. » (Saint Augustin)

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Entre deux mondes

 
Hier, un ciel gris et lourd au-dessus de la tête ici, comme pour beaucoup en ce moment j’imagine, donc une escapade s’imposait pour passer dans l’autre monde, celui où tout est lumineux, où le soleil brille, où le regard peut se perdre bien loin.
La veille, je n’avais pas atteint le soleil, mais aujourd’hui je savais que j’allais le trouver car par endroit, la couverture grise avait une nuance bleutée, une couleur à peine perceptible mais qui en dit beaucoup lorsqu’on cherche le ciel bleu.
Le passage entre la sous couche et le dessus de la mer de nuages est celui qui offre des ambiances magiques où la lumière joue avec les nuages. Oui, je sais, ce passage s’appelle le brouillard, mais ce n’est pas le brouillard banal, celui qui ne vous quittera pas de la journée, voire pendant des jours.
C’est une couche de nuages qui oscille d’une altitude à l’autre, qui vous offre la possibilité quand on habite en montagne, de pouvoir la dépasser, la dominer. La couche de nuages grise devient ici, une merveilleuse mer de nuages une fois que l’on est passé à l’étage supérieur. Richesse des lieux, privilège de la vie en montagne.
Je me suis gavée de soleil, de lumière et de panoramas, comme si le niveau zéro, le sol, se trouvait à 1600 mètres d’altitude. A croire que même les oiseaux savouraient la chose au soleil 🙂
Redescendre sous les nuages se fait facilement car cette dose de beauté rayonne même dans le monde d’en dessous une fois qu’on le rejoint. Tout pourrait paraître gris et triste, mais non, car je sais comment c’est en haut 😉
Donc, à tous ceux qui sont en bas, sous la grisaille, dans le brouillard, pensez que le ciel bleu est juste au-dessus de vous. Vous ne le voyez pas, mais il est là et vous, vous êtes les petits habitants sous la mer de nuages le temps d’un instant 🙂
 
 

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1-Sensuel bain de nuages

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12-Limite

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33- Les deux mondes

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104- Bec croisé

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75-Perles de nuage

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96- Ombres

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117- Voile de lumière

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128- Plongée céleste

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Panorama sans titre110- Panorama de la vie au-delà des nuages

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Bain de couleurs et de lumière

 

Alors que les arbres se sont bien dénudés, j’ai eu envie aujourd’hui de me replonger dans la série de photos faite il y a peu de temps, alors qu’ils étaient encore en habits de charmes, aux couleurs de feu, avant leur effeuillage total.
Peut-être est-ce le temps gris du jour qui me donne envie de voir les couleurs chaudes du début novembre.
Je suis montée haut aujourd’hui, mais pas assez pour dépasser la couche de nuages, donc je viens trouver le ciel bleu ici, ce cette façon.
Je pouvais simplement y penser en me remémorant ces instants, mais ces photos sont une mise en image de quelques unes de mes pensées du moment et aussi une façon de les partager 😉
 
 

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 soleil automne
1- Palette
 

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2- Nu le premier

 

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3- Couleurs de feu

 

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1
4- Hauteur

 

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6
5- Jaune

 

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tronc
6- Histoire d’arbre

 

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 3

 7-Rideau végétal

 

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Une série sur les couleurs du bonheur. Le bleu en toile de fond et toutes ces teintes allant du rouge au jaune d’or, en passant par des tons plus doux pour l’équilibre.
L’automne c’est la passion des couleurs avec une note douce pour harmoniser l’ensemble.
L’automne, période régénératrice où les feuilles que l’on appelle « mortes » sont nourricières et fécondes pour le sol.
Ce n’est pas une fin, mais une force, une nourriture avant l’éclat du renouveau.
 
 

 

 


Sur le chemin du brame

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Le réveil sonne, ou plutôt allait sonner et je suis là à lui faire un clin d’œil, il ne m’aura pas eu ce matin. Il est 4h30, c’est l’heure de se lever si on veut arriver là haut pour le lever du jour et profiter de ce que nous pensons être le dernier dimanche de brame de la saison.
Sur la route, on croise une trentaine de biches et un jeune cerf, comme l’autre dimanche. Ça pourrait être tentant de rester en bas où l’on voit ces biches, mais non, c’est là haut que l’on veut aller.
Il nous suffit de dix minutes en voiture pour être au départ du chemin pédestre qui nous amènera là haut par la forêt. Le simple fait de partir de nuit, laissant la frontale dans la poche en se laissant guider par la lumière de la lune, est à lui seul un plaisir. 
L’air n’est même pas froid, on monte, on a chaud. On est bien. Parfois, on s’arrête pour écouter, mais il ne s’agit que du bruit des feuilles qui tombent en brisant le silence de la forêt.
La lumière est magique dès que l’on sort d’une portion bien sombre, elle éclaire à travers les arbres. Impossible de prendre une photo, c’est une beauté que l’on gardera au fond de nous. Une beauté qui est réservée aux élus de l’instant. Pour ce rayon de lune dans la forêt, nous étions les élus.
Un moment, un bruit sourd, ce n’est pas une feuille qui tombe 😉 c’est un cerf ou une biche qui vient de passer, mais voilà, il fait nuit. On continue à monter heureux. Un autre passera pas loin.
On se retrouve parfois en partie de forêt découverte, laissant apercevoir la montagne ou le monde d’en bas.
Le jour pointe le bout de son nez lorsque l’on arrive en haut.
Habituellement, on aurait dû entendre bramer depuis une heure, mais là, on se dit que ça doit être terminé et que ce n’est pas grave, que notre sortie est vraiment agréable.
A peine s’est-on dit ça, qu’un brame se fait entendre au loin, et un autre plus près de nous.
Sourire, plaisir, on va se trouver une place derrière un gros rocher et attendre…
Attente. Regards. Sourire. Plaisir. Froid. Vent. Bonheur. Cerfs. Biches. Lui. Moi.
 

 

 

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      bois1-Histoire de bois dans les branches        
 

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cerf12- Passage
 

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cerf g

3- Salutation

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cerf34- Jeune prétendant

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cerf25- Il ne va pas tarder à nous sentir

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biche
                       Départ de la dernière biche, début de projets pour la saison prochaine 🙂
 

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Se retourner et prendre conscience du paysage qui nous entoure. Un autre monde nous attend, celui des couleurs d’automne en montagne, mais ça, ça sera pour la prochaine fois.
 
 
 
commune6- Chalets

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arbre jaune7- Le jour se lève, nos yeux vont s’émerveiller encore plus

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Au fil des arêtes vers l’intimité du soleil

Mardi.
Je veux voir le soleil se coucher. Chose simple, évidente et quotidienne pour beaucoup, chose moins abordable pour moi, ici.
Pourquoi? Parce qu’ici le soleil paraît comme un astre pudique qui ne se couche jamais devant nous. Jamais on ne le voit rougir de plaisir, embraser le ciel avant qu’il ne touche l’horizon.
Il arrive que l’on aperçoive au loin, entre deux monts, le ciel prendre une légère couleur comme s’il rosissait devant ce qu’il voyait, mais c’est tout. Pas d’explosion colorée.
Dans le village, le soleil ne se couche pas, il se cache, nous faisant passer à l’ombre bien avant l’arrivée de la nuit. En hiver, en plein milieu de l’après-midi, il se sauve parfois très rapidement derrière la montagne, nous obligeant à presser le pas si l’on veut sentir sa chaleur encore un peu avant que la morsure du froid prenne sa place.
Ce n’est pas une chose désagréable, c’est comme ça, ça fait partie du jeu.
Donc mardi, j’ai eu envie de le voir se coucher, de le voir iriser le ciel, d’assister à ces couleurs passionnelles que l’union du jour et la nuit peuvent prendre lorsque le soleil est présent.
Pour ça, il faut que je m’élève, que j’aille au sommet de ces montagnes qui nous entourent. Barrières étouffantes selon les regards ou remparts majestueux selon les autres.
Inutile que je te dise comment je les vois, depuis le temps tu sais combien je peux les aimer et les trouver belles 😉 
Mardi, je suis donc partie faire un tour chez nos voisins, où leurs montagnes se joignent aux nôtres, où deux territoires ne font qu’un pour celui qui ne regarde que le plaisir de la nature sans penser à une délimitation territoriale.
Louna (toujours) et moi avons passé l’après-midi sur le fil des arêtes, bande de terre ou rocheuse entre deux mondes bien différents. D’un côté le monde accueillant pour celui qui veut skier sur des pistes noires de monde et de l’autre, le monde de la liberté où seuls ceux qui recherchent le calme, la nature sans remontées, ni structures, font l’effort d’ aller. Là encore, je ne te dis pas où je vais l’hiver, quel est mon terrain de jeu,  ça va de soi 😉
Chacun son monde, je comprends très bien qu’il y ait des adeptes de celui que je ne fréquente pas. Là encore, tout est histoire de goûts, de besoins et de façon d’être.
L’après-midi s’est passé en n’emmenant doucement vers la fin du jour. Balade où je n’ai croisé que 3 personnes qui allaient à l’opposé de moi, ce qui est le rêve pour moi.
Tu m’imagines dans le métro, aux galeries Lafayette un jour de soldes ou même un jour normal?  😆
 
 
 
 
 

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pano lac
1- Après-midi nuageux. Soir de feu?

 

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pano2
2- No man’s land

 

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herbes d'or
3-Sous le regard du Mont Blanc

 

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ombre
4- « Je » d’ombre

 

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Sans titre-2
5- Relation timide

 

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coucher sur le mt blanc
6- Le Mont-Blanc rosit

 

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coucher sur le Jura
7- Passion ou regard sur un autre horizon

 

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derrière le môle
9- Ciel rayonnant

 

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nuit
10- Nuit

 

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L’automne à la porte

 
 
Cette saison tant redoutée par beaucoup et tant aimée par d’autres est à la porte de nos maisons.
Hier matin en sortant, j’ai eu droit au début de la métamorphose qui s’opère sur la forêt en face de chez moi. Le soleil ne l’illuminait pas puisque de  gros nuages bien gonflés, qui parait-il d’après ceux d’en bas, restent toujours accrochés aux sommets, laissaient la forêt dans l’ombre de façon que l’on ne soit pas encore ébloui par sa beauté colorée.
Lorsque l’on n’a pas tout, on apprend à apprécier la parcimonie de ce que l’on a face à ce que l’on pourrait avoir.
Si elle était d’une beauté éclatante en changeant sa robe d’un seul coup, on serait subjugué et on n’aurait pas droit au passage transitoire qui  permet d’apprécier l’instant tout en imaginant la suite.
Je t’offre donc de la parcimonie d’automne 😉
Je crois qu’il n’est pas nécessaire que je dise que je fais partie de celles qui aiment l’automne, tu l’avais compris.
C’est une saison qui donne l’impression d’être une bombe vivante au milieu d’un cocon dans une ambiance spéciale presque capitonnée ou qui selon les jours, s’oppose à soi.
Tout est histoire de sensations, de phénomènes. L’automne est la saison des sens.
Le matin, la fraîcheur s’oppose à la douceur offrant des brumes, des contrastes entre notre chaleur et la fraîcheur qui vient se frotter à nous, c’est aussi l’humidité qui va s’envoler, c’est le paysage qui va se dévoiler.
Ensuite, viennent les heures magiques où le soleil illumine les couleurs, où une impression de pureté met les reliefs en exergue. Tout devient comme un cadeau, comme le calme avant une tempête.
Bien sûr, j’en entends qui disent que c’est parce qu’il fait beau que c’est ainsi. Oui, mais quand il fait mauvais, les charmes sont toujours là avec des notes différentes. Le secret est dans la protection, mentale comme physique.
Ne pas voir cette pluie, ce vent comme une agression mais comme un instant au milieu de tant d’autres, comme la possibilité de sentir le calme qui est en nous, opposé à la force du temps extérieur.
J’aime me promener cachée dans mes vêtements lorsque le monde est gris, puissant. Je trouve que c’est l’instant où je me sens vivante dans ce monde qui joue à l’hostilité. Marcher, les mains dans les poches, bien enveloppée, au milieu des bois humides où le vent siffle entre les arbres, où les odeurs sont puissantes alors que les feuilles dansent de toutes parts, c’est simplement du bonheur et fin ultime à tout ça, c’est le bon thé ou chocolat chaud qui devient impératif en rentrant à la maison.
Alors, l’automne c’est triste?

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matin
1- Devant la porte

 

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tineswb2- Descente colorée

 

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sous les gorgeswb3- Où l’eau est toujours bleue

 

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feuillage
4-Fenêtre sur cours

 

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champ
5-Pastoral

 

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limpidité
6-Limpidité

 

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Kev
7-Photographe photographié

 

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Matin d’Octobre
C’est l’heure exquise et matinale
Que rougit un soleil soudain.
A travers la brume automnale
Tombent les feuilles du jardin.
Leur chute est lente. Ou peut les suivre
Du regard en reconnaissant
Le chêne à sa feuille de cuivre,
L’érable à sa feuille de sang.
Les dernières, les plus rouillées,
Tombent des branches dépouillées :
Mais ce n’est pas l’hiver encor.
Une blonde lumière arrose
La nature, et, dans l’air tout rose,
On croirait qu’il neige de l’or.
 
François Coppée, Promenades et Intérieurs

Bouffée d’air

 

Viens, je t’emmène prendre l’air loin de tout et si près de chez moi.
La veille et le matin, je me suis retrouvée « coincée » à l’intérieur et l’envie d’aller prendre l’air se transformait en besoin.
Il y a le fumeur qui a besoin de sa cigarette après le café et il y a moi qui ai besoin de ma bouffée d’air dès que possible. Et pour ce besoin là, pas de patch, pour aider; la seule chose qui existe pour combler ce manque, c’est de sortir 🙂
Je n’ai eu qu’à préparer mon sac, prendre mon chien et mettre mes chaussures « liberté » et me voila, Louna et moi, au milieu de ce nulle part que j’aime tant, à deux pas de chez moi.
Comment puis-je te décrire l’ambiance pour que tu la perçoives vraiment?
Je dirais le calme, personne, la nature, une lumière particulière douce qui met en valeur les couleurs et les reliefs, le tout avec le son du torrent en musique de fond, avec quelques anciens chalets d’alpage où le temps a fait son oeuvre pour leur donner une âme et les modeler au fil des saisons. Un lieu où tu peux t’arrêter, regarder, penser et voir.
Chacun ses lieux, sa source d’équilibre. Pour l’instant, je t’emmène là où je suis si bien, où je suis moi tout simplement.
 
 

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 lou
1- Louna : » dis, on y va! »

 

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mi-rouget
2- Encore une histoire d’eau

 

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casc
3- Cascade

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porte du temps
4- Passage dans le temps 

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couleurs du temps
5- Couleurs du temps

 

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ouverte
6-  être poète, c’est percer une fenêtre quand le mur n’en a pas. (Guénane Cade)
 

 

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torrent filé
7- Le temps d’une pose…

 

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torrent
8- Entre mousse et pierres

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bien
9- Chut, regarde.

 

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abstrait

10- Art abstrait  (e)au naturel (le)
 

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pti pont
11- Passage, entre ombre et lumière

 

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louna1
12- A la prochaine

 

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« Nous sommes ce que nous pensons. Tout ce que nous sommes résulte de nos pensées. Avec nos pensées nous bâtissons notre monde »

Bouddha

 

« En suivant le chemin qui s’appelle plus tard, nous arrivons sur la place qui s’appelle jamais »

Sénèque

 

« Penser est difficile, c’est pourquoi la plupart se font juges » 

 Jung

 

 


Lever le jour

 
Me voilà de retour parmi vous après une quinzaine de jours de liberté ou mon petit panier s’est bien rempli. Les étincelles qu’il contient forment une lumière éblouissante. Je vous en offre quelques unes pour qu’elles se dispersent ici ou là.
J’ai souri en lisant quelques commentaires de votre part lors de mon retour où vous me souhaitiez de bien me reposer pendant ces vacances.
Le repos ne se trouve pas forcément en calmant ses activités, en dormant tard. Le repos c’est aussi se lever tôt pour profiter d’une journée qui commence, c’est prendre le temps d’aller, ne pas s’imposer de contraintes, se laisser porter par ses sentiments face aux éléments et êtres qui nous entourent. Le repos c’est être heureux et serein même si le corps est un peu bousculé.
A ceux qui aiment se lever avant le jour, à ceux qui n’aiment pas ça et qui ne profitent jamais de cet instant, j’offre ces levers du jour, levers de soleil que l’on a surpris par notre présence au milieu de nulle part, quelque part dans le Queyras, dans le Jura ou chez moi dans le Haut Giffre.
Le soleil qui se lève apporte toujours cette même sensation, celle de vivre l’instant présent et d’avoir la joie de profiter d’une belle journée où tout semble possible. Se lever pour accueillir le jour est comme un pas vers l’éternité. Marcher dans la nuit pour atteindre un sommet, une arête ou un abri confortablement installés, c’est être là pour surprendre le jour, pour profiter de ses premiers rayons du soleil qui vont nous réchauffer, qui vont allumer les herbes perlées de rosée.
J’aime ces matins riches.

 

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lever du jour sur les monts jura1- Sur les Monts Jura

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lever de soleil sur la mer de nuage2- Attendre le jour dans le Jura

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leverwb3- Lever du jour dans le Haut Giffre face à la mer de nuage

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lever jour mb wb4- Première lumière pour le Mont Blanc

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lever néal wb5- Dans le Queyras, Col de Néal

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lever quey wb6- Premiers rayons dans le Queyras

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ombres7- Ombres matinales

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Ombre et soleil

 
Dimanche.
Il y a des matins comme ça où je pars sans trop avoir réfléchi ou plutôt en ayant réfléchi mais pas comme il l’aurait fallu. Cela faisait une éternité que le soleil n’était plus présent ou qu’il nous gratifiait de sa présence que par brides de quelques heures.
Ce matin, il allait s’imposer une fois  levé car le ciel était nu, sans un seul nuage.
Le rêve! sauf quand je choisis d’aller dans une combe à l’envers, où le soleil arrive en dernier, que j’ai du faire 3 fois demi-tour car ça ne passait pas et que de ce fait, j’ai passé la majeur partie en forêt au frais 😉
Le soleil, je l’ai vu… au loin et quand je suis redescendue.
Malgré ça, j’étais une chanceuse.
Dans la vallée, plus bas, ils étaient sous la mer de nuages et n’ont du voir le ciel dégagé qu’en fin de matinée.
Moi, j’étais au-dessus.
La prochaine fois, j’irai où il faudra pour être accompagnée de Mr Soleil.
Il suffira juste que je réfléchisse correctement 😉
 

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lueurs matinales1- Pointe de Sales et Mont Blanc au petit matin

 

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MB

2-Mont Blanc

 

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jura horizon3- Mer de nuages dans la vallée avec le Jura pour horizon
 

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mésange4- Mésange Noire

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gentiane champêtre5-Gentiane Champêtre

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Encore et toujours à la recherche de l’instant précieux

 
La météo de cet été restreint vraiment les sorties et les découvertes. Je dis ça, mais je pense que si l’on ouvre bien les yeux, on est capable de faire des découvertes dans un périmètre proche de chez soi, ne serait-ce que dans un champ.
Le périmètre proche ça va bien un moment mais l’envie d’évasion se fait quand même ressentir.
Jour de chance, dimanche matin nous a offert une accalmie, une parenthèse entre les trombes d’eau et la bruine persistante. Ce ne fut pas les grandes chaleurs ni le ciel bleu mais cela nous a permis de retourner sur les crêtes voir si on pouvait croiser de belles choses dans le ciel autres que des nuages.
La masse nuageuse accrochée aux sommets offrait une belle ambiance, une ambiance plus coutumière aux journées d’automne qu’à celles d’un mois de juillet.
Avec une montée dans la boue, où la stabilité était loin d’être présente pour laisser sa place à une démarche aléatoire, nous en avons oublié le dénivelé pour nous focaliser sur la difficulté à rester debout 😉
Une fois sur les crêtes, le spectacle s’offrait à nous. Beaucoup ne verraient pas ce qui nous enchante et se demanderaient pourquoi nous prenons la direction de là haut.
Moi, je sais pourquoi j’aime tant …
Il me suffit de m’installer, de regarder tout ce qui est à portée de vue pour sentir l’effet magique opérer. Ça commence par la perception du lieu. Instinctivement j’inspire à fond pour m’imprégner de cette atmosphère, comme pour faire corps avec l’endroit. A ce moment là, la vague de bien être m’inonde, je me sens envahie par cette nature qui m’enchante. Le vide à mes pieds, la hauteur des falaises, l’étendue du paysage, tout ça m’intègre et je peux rester de longs moments à observer comme si je faisais partie de ce tout, dans une parfaite osmose. A ce moment là, tout élément qui s’ajoute devient une source de bonheur en plus; qu’il s’agisse d’une bande de nuages qui descend des falaises, d’un papillon qui vient se poser sur une fleur, d’un rapace, d’un chamois ou tout autre.
Voilà pourquoi j’aime me retrouver en haut au milieu de nulle part où les seules rencontres humaines sont celles que l’on a désiré.
 
 
 
 

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Là haut, vers les crêtes, un autre univers.
fb
1- Aigle royal

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web
2- Lys Martagon

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Plus bas, au village, le Giffre est gonflé par les pluies constantes ce qui a le don de le faire gronder encore plus que d’habitude. Aujourd’hui, on ne prend même plus la peine d’éviter les flaques, la boue, il y en a partout et regarder où l’on pose les pieds devient une futilité.
 
2W
4- Le Giffre dans son écrin végétal
 
 

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4W
5- Donner de la douceur à la force

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Dans la grisaille du jour, je partage encore un peu de Paul Eluard, avec une note plus chaude et colorée que ce ciel inlassablement gris.
 
 
Elle est debout sur mes paupières
Et ses cheveux sont dans les miens,
Elle a la forme de mes mains,
Elle a la couleur de mes yeux,
Elle s’engloutit dans mon ombre
Comme une pierre sur le ciel.
Elle a toujours les yeux ouverts
Et ne me laisse pas dormir.
Ses rêves en pleine lumière
Font s’évaporer les soleils,
Me font rire, pleurer et rire,
Parler sans avoir rien à dire.
Paul Éluard

Matin brouillard

Encore un matin qui rime avec bien. Le genre de matin qui ferait frémir ceux qui attendent d’être de repos pour traîner au lit, le genre de matin que j’aime, celui où je mets mon réveil à sonner bien des heures avant celle où je me lève habituellement pour aller travailler. Je sais, je sais 😉 on me le dit souvent, mais voilà, je suis comme ça et c’est ce que j’aime. Je vous rassure, il m’arrive aussi de dormir le matin…
Départ en pensant recroiser les petits renards de la veille, mais ce matin, ils n’étaient pas au rendez-vous.
Qu’importe la balade fut bonne dans une ambiance particulière comme dans un monde irréel.
Il est rare de se retrouver dans le brouillard en été, mais hier matin ce fut le cas. 
J’ai quitté la maison avec quelques nuages dans le ciel pour me retrouver dans un épais brouillard.
La satisfaction ultime ici, c’est de pouvoir monter plus haut pour dépasser cette mer de nuages.
A chaque fois, je me dis que c’est une chance d’être au dessus du ciel gris qui étouffe et démoralise bien des gens, et que c’est une façon pour moi de me rappeler qu’il y a toujours le ciel bleu où que l’on soit, même si les nuages le cachent.
La prochaine fois que le ciel sera gris, pensez qu’au-dessus, le ciel est d’un bleu lumineux 😉
 

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forêt brouillard1- Ambiance onirique

 

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brouillard2- Ambiance

 

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banc3- S’inventer un paysage

 

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toile4- Révélation du brouillard

 

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sérénité5- La montagne nous offre sa mer

 

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pano

6- Au-dessus des nuages, le ciel est toujours bleu 🙂

 

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« Si tu veux comprendre le mot bonheur, il faut l’entendre comme récompense et non comme but »
Antoine de Saint-Exupéry

Elévation

 
 
Me revoilà, les chaussures aux pieds pour profiter de ces jours de liberté. Quatre jours avec un goût particulier, un très bon goût 🙂
Alors que beaucoup pensaient que s’élever vers les sommets était source de fraîcheur, il s’est avéré que c’était plutôt le contraire avec chaleur et rougeurs au rendez-vous 😉
La fraîcheur matinale du torrent s’est vite faite oublier pour laisser place à une forte chaleur.
Retour à Sales lors de cette sortie pour voir si les petits étaient nés; il faudra encore patienter un peu. Beaucoup moins d’activité que la dernière fois, mais de belles rencontres toujours aussi magiques.
Je vous invite à aller voir, si vous le désirez,  les lieux à travers les regards de ceux qui m’accompagnaient ce jour là:
 
Christophe: 

https://www.facebook.com/pages/Regardnature-Haut-Jura/558844744135925?ref=stream&fref=nf

http://regardnaturehj.wordpress.com/

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Laurine

https://www.facebook.com/pages/Unega-Vent-daventure-Photos/569601183129591

http://unega.wordpress.com/

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nuages au sommet

1- Nuages à l’étage

 

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chassé croisé

2- Contre sens

 

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Cabri

3- Futur grand frère

 

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le guetteur

4- Chocard à bec jaune

 

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tire la langue

5- Pris sur le fait

 

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chocard

6- Chocard

 

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vallon de sales

7- Cascade de Sales

 

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marmotte8- Dame grassouillette au soleil, ou Mr
 

 

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gratte ventre

9- Glissade ou l’art de se gratter le ventre

 

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« La vie n’est pas un problème à résoudre, mais une réalité à expérimenter »
 
« On peut allumer des dizaines de bougies à partir d’une seule sans en abréger la vie. On ne diminue pas le bonheur en le partageant »
 
Bouddha