Une façon de partager, tout en pensant : Ce qui te manque, cherche-le dans ce que tu as

Articles tagués “haut giffre

Avant la pluie

 
Se réveiller en sachant qu’il va pleuvoir, mais être heureuse quand même. Je ne ferai pas ce que j’avais prévu mais il m’est facile de trouver autre chose à faire qui remplacera la sortie prévue.
Mon sac est prêt, mon chien aussi.  J’ai choisi un chemin que je n’ai pas pris depuis des années. Je redécouvre la forêt, sa lumière et je suis bien. En bifurquant et en quittant le chemin, j’espère me retrouver  « perdue au milieu de nulle part », ce lieu que j’aime tant où qu’il se trouve. C’est un endroit tranquille, perdu où la nature prend toute sa signification, où les rencontres sont les plus magiques. Mon milieu de nulle part donne une saveur particulière à tout. Il ne se partage qu’avec ceux qui savent, ceux qui n’ont pas besoin d’entendre les mots pour comprendre. Le regard y est parole, tous les sens sont éveillés. Non, ce n’est pas du rêve, c’est la réalité. J’espère que vous avez un « milieu de nulle part » car il n’y a pas de meilleur endroit pour se perdre afin de se retrouver.
 

****

 
langue neige1- La forêt tire encore une langue chargée de neige

 

****

champ trolle2- Les trolles défient les sommets

 

****

 

champ gentianes3- Champ de gentianes de koch

 

****

 

akène4- Ton souffle pour un envol

 

****

 

merle plastron5- Merle à plastron

 

****

pano6- Contemplation

 

****


En route vers les bouquetins

 
 
Cela faisait des jours que j’attendais le soleil, la fonte de la neige pour monter tranquille à certains endroits. Enfin hier matin, un ciel sans gouttes, chose inespérée après avoir vu la météo de la veille. Réaction imminente, départ tout aussi prompt.
Les nuages s’échappaient vers les sommets et en haut le soleil arrivait à s’imposer petit à petit, l’air était frais mais ne piquait pas. L’odeur acidulée des plantes humides embaumait l’air, le chant des oiseaux se mêlait au bruit des pas dans les cailloux du chemin qui sillonne les cascades. Je ne parle pas du bruit de l’eau qui est toujours présent, soit assourdissant vers les grosses chutes, soit cristallin entre les cailloux.
La montée fut tranquille, sans croiser personne sur ce chemin de randonnée qui se transforme en autoroute des vacances en pleine saison. Je retrouve avec plaisir un endroit que je fuis en été ou que je visite à l’aube pour le savourer au calme. L’activité avalancheuse hivernale ne m’incite pas y monter et c’est avec plaisir que je  l’emprunte à nouveau après des mois « d’abandon ».
Je suis montée hier dans ce paradis à bouquetins, mais j’attends avec impatience le moment où je pourrais y retourner pour voir les petits nouveaux de la saison. Les étagnes au ventre bien gonflé nous promettent encore de beaux instants avec les futurs cabris.
Si bien occupée à les observer, que j’en ai oublié de lever les yeux au ciel où le gypaète faisait sa tournée journalière.
J’y retournerai d’ici peu et là, je prendrai le temps de tout regarder. En attendant, un petit échantillon avant de vous présenter les habitants des lieux un peu plus en détail dans une prochaine publication.
 

****

 

perfia1- Matin aux brumes volages

 

****

 chocard bec jaune2- Chocard à bec jaune

 

****

 marmotte court3- Marmotte en pleine course

 

****

gyp4- Gypaète barbu

****

femelle5- Madame Bouquetin

****

cornes6- Monsieur Bouquetin

****

 » Ne rien prévoir, sinon l’imprévisible. Ne rien attendre, sinon l’inattendu »
 
Éloge du rien de Christian Bobin 
 

 


Encore et encore

 

Dimanche matin, debout avec le soleil. Non, pas à l’aube car le soleil prend son temps pour venir nous chatouiller. J’ai été surprise de sentir la chaleur dès le matin, c’est rare ici, même en été les matins restent frais alors qu’hier, l’air était vraiment agréable. J’ai hésité, avant de partir, au sujet de ma destination et je ne regrette pas mon choix final. Débutée par un chemin classique, presque une autoroute à rando, ma sortie a vite pris de l’intérêt lorsque j’ai quitté le chemin pour bifurquer dans la forêt afin de suivre ensuite un petit sentier caillouteux et boueux. C’est un endroit qui ne m’est pas habituel mais je crois bien que je vais m’y perdre souvent à l’avenir.
Une fois le sentier en escalier terminé, la forêt bute sur un alpage vaste à fleur de falaises d’un côté et cerné par une grande barre rocheuse de l’autre.
C’est un choc en arrivant en haut. Je me serais presque prise pour la reine du monde, mais ce titre ne me plaisait pas du tout alors je dirai que j’ai été époustouflé par la beauté du panorama qui s’offrait à moi.
Comme une gamine devant une vitrine de jouets, je regardais tous les endroits familiers où j’aime aller me perdre loin de la foule.

Panorama sans titre1

Je n’ai pas eu le temps de rêver longtemps puisqu’un sifflet s’est vite fait entendre. Je dérangeais les étagnes qui étaient dans les broussailles. Je ne les avais pas vu mais moi, j’ai vite été repéré. Louna, toute aussi surprise que moi a voulu aller leur dire bonjour, mais elle a vite compris où était sa place. Les bêtes, on regarde, on ne touche pas. Nous nous sommes assises tranquilles histoire de calmer le jeu, de ne pas les déranger.
Après quelques minutes de calme, la vie a repris son cours là haut. Les étagnes se sont remises à brouter, un chamois est même venu voir qui se permettait de les faire siffler. Inutile de dire combien c’était agréable. Après un bon moment, je suis repartie en direction des falaises pour m’installer et profiter du spectacle.
Lequel? celui de la nature.
Vue extraordinaire en face, pan de montagne entier couvert de primevères auriculées, le gypaète qui volait en bas dans la vallée et puis, et puis…
Le bonheur. J’y retournerai bientôt car j’aimerais trouver la faille pour passer par la falaise et me retrouver sur un autre chemin familier afin de faire une belle boucle et puis… il y a tant à voir, à faire voir 😉

 

****

étagne
1- Je t’ai vu

****

ET2
2- Etagne

****

2 étagnes
3- Agilité

****

à l'ombre
4- Repos à l’ombre. Mi-juin, les petits seront là

 

****

 

chamois
5- Chamois 

****

ch2
6- Bonjour

****

 

Temps pluie pour moi

 
Dans la nuit de lundi à mardi, entendre la pluie frapper contre le volet et au petit matin se réveiller avec cette petite lueur dans ciel qui  tente un passage entre les nuages gonflés tout gris, c’est comme un petit cadeau, une surprise qu’il faut saisir au plus vite.
Debout rapidement, baskets aux pieds et Louna à mes côtés, nous voilà parties pour nous dépenser un peu afin de bien commencer la journée. 
L’éclaircie fut de courte durée mais nous n’avons pas fondu sous la pluie, c’est déjà une chose. 
Retour à la maison. La pluie s’impose et efface toutes traces d’éclaircies ou d’espoir.
Voir à nouveau une lueur pointer le bout de son nez, se couvrir, mettre ses grosses chaussures et sortir. Se dire que c’est génial un instant sec dans la journée sombre et si humide.
Prendre le chemin qui mène à « ma bibliothèque »
(ma bibliothèque est un lieu que j’ai dédié à la lecture en plein air, face au cirque dans les hautes herbes fleuries en été ou sur la neige quand le soleil chauffe en plein  hiver)
Chercher les arbres enlacés, les trouver et chercher l’écureuil qui vit ici 😉 Écouter, regarder au sol, lever les yeux sur les cimes des arbres, chercher de branches en branches et sentir à nouveau des petites pressions fraîches et humides sur mes joues. Là, sourire en se disant que le temps est le maître et que je suis son jouet aujourd’hui.
Qu’importe, je suis là, autant continuer à jouer avec lui.
Continuer un peu le chemin, juste pour voir si la montagne voudra se dévoiler un peu et dans quel état d’esprit elle va se trouver. Elle est là, derrière les nuages en se laissant entrevoir par instant comme pour aguicher, pour donner envie de la découvrir un peu plus. Elle offre une ombre, un éperon rocheux ou même le temps d’une bourrasque, elle s’offre entière pour ensuite se recacher derrière le rideau de nuages.
Peut-être que ce sont eux qui ne veulent pas la laisser à la vue de tous, qui sait?
Se décider à rentrer, mais doucement, pour montrer au temps que jouer avec lui est un jeu et que ces tentatives décourageantes ne me toucheront pas aujourd’hui.

****

NN
1- Ornée de nuages
 

****

 
 
Sans titre-1
2- Épaule découverte
 
 
 

****

pudique3- Mutine
 
 
 

****

 
 
 
 
 
 
ail des ours
4- Ail des ours en fleurs
 

****

 
fourmi en coeur de fleur
5- Abri
 

****

 
à fleur de feuille
6- A fleur de feuille

 

****

« La vie ce n’est pas d’attendre que les orages passent, c’est d’apprendre à danser sous la pluie ».

A la recherche des pissenlits

****

Hier, journée au calme, tranquille qui se laisse savourer simplement. Direction le bout de la route là bas pour trouver des fleurs de pissenlits. ça fait bien une quinzaine de jours que j’attends pour faire de la cramaillotte, la confiture de pissenlits. Je patiente car pour l’instant je ne les vois pousser que dans les champs qui ont reçu un apport en fumier.
Je ne sais pas pourquoi, mais je n’ai pas envie de les ramasser ceux là 😉
Donc, là bas, au bout de la route, pas encore une seule fleur. Elles ne vont pas tarder mais pour l’instant elles ne sont que des boutons timides au cœur des feuilles de pissenlits. Qu’importe, pas de fleurs bien d’autres choses qui font oublier la confiture.
La montagne semblait si près que l’on pensait la toucher en tendant le bras. Ça arrive cette impression après une averse. Le vert s’installe petit à petit, puissant. Bientôt, les arbres seront superbes et je vais embêter mon monde en disant tout le temps : « t’as vu le vert!? c’est trop beau » 😉 cette beauté me surprend toujours.
 
( en ce moment j’ai du mal à gérer le blanc de la neige sur mes photos, mais je partage quand même, ça donne une belle idée de l’ambiance du lieu)

 

arbre fruitier

1- Sous le fruitier

 

****

 

Sans titre-1

2- Cabanes

 

****

 

fer à cheval

3- Ça pousse

 

****

 

pelly

4- Si près
 
 

****

 » Personne ne va si loin que celui qui ne sait pas où il va »

Cromwell
 
 
Si c’est vrai, et bien je vais aller loin en ce moment, je vous le dis moi  😉
 
 

****


Petite caresse aux nuages

Même si je suis un peu silencieuse en ce moment, je viens partager ma sortie d’aujourd’hui.
Sortie partagée avec deux copines. Je ne suis pas toujours une sauvage, je suis même sociable, des fois 😉
Il est des instants où l’on se retire un peu, où l’on prend un peu de recul, où l’on a besoin d’autre chose pour avancer.
Je fais juste une petite pause évasive et je reviendrai vous voir très bientôt.
Je vis, je capte, j’emmagasine.
Je vais là haut, où là, je suis bien…
 

****

 

forêt matinale

1- forêt matinale

 

****

 

arbre

2- Arbre
 

 

****

 

en admiration

3- Admiratives
 
 

****

brume

4- Danse avec les nuages

 

****

 

fer à cheval

5- Fer à cheval

 

****

 

teneverge

6- Teneverge

 

****

 

ti village

7- Mon ti village

 

****

 

Panorama

8- Panorama sur une partie de mon terrain de jeux

 

****

« On a deux vies. La deuxième commence le jour où on réalise qu’on en a juste une. »

Confucius
 
 
 

Ce matin, faits d’hiver

 

Levée tôt ce matin avec la possibilité de profiter d’instants de liberté avant le travail, j’ai mis mes grosses chaussures et mes gants, direction « là bas, un peu plus bas » afin de vérifier la véracité d’une certaine chose.
Pas de doute, il était bien de retour!
Qui ça?
Celui qui se cachait derrière la douceur, voire la chaleur de ce début de printemps. Il n’eut pas de mal à revenir apparemment car il resplendit aujourd’hui.
Je vais tenter de vous le montrer avec quelques photos, toutes fraîches de ce matin 🙂
 

****

 

pont

1- Présence avérée

 

****

eau

2- Résistance colorée 

****

 

chemin

3- Direction la forêt 

**** 

3 (5)

5- Que lui et moi 

****

 rideau
6- Derrière le rideau
 
 

****

feuille

7- En légèreté

 

****

 

 
tête en l'air
8- Renversant
 
 
 
Nul besoin de le citer, vous l’avez reconnu, Mr l’Hiver 😉

 

****

 
 « C’est dans la rosée des petites choses que le coeur trouve son matin et se rafraîchit »
   Khalil Gibran  

 

 

 

 

 

 


Sortie pour une blonde

Une fois n’est pas coutume, je vais faire un clin d’œil à ma blonde. Oui, j’ai une blonde derrière l’écran, Ma blonde, Mon Amie, celle qui passe mais qui ne dit rien ici, celle pour qui je profite doublement.
Donc aujourd’hui, une fois de plus,  j’ai été les jambes, les yeux de cette blonde. Je savoure pour elle, j’emmagasine, je sens, je me dépense pour elle. Je suis la brune, elle est la blonde (tout le monde ne naît pas égaux, rhoooo je plaisante )
Je ne parle jamais d’elle car on n’étale pas ce genre de relation, c’est la relation la plus pure et la plus vraie que je puisse avoir (sans parler de mes enfants)
Là, il s’agit d’une personne qui n’a rien à voir physiquement avec moi, pas de lien de parenté, pas de lien d’une relation amoureuse, juste le lien d’une réelle amitié, un lien d’une force qui m’étonne, un lien qui dure, qui se renforce année après année. Je ne dirai rien de plus, juste ces quelques mots pour lui rendre hommage.
 
Aujourd’hui, une fois de plus, j’ai profité de ce qui s’offrait à moi, de cette nature qui m’étonne constamment, même si elle fait partie de mon quotidien. Le décor peut sembler le même, mais la lumière varie les reliefs, les ombres et change ses facettes.
Il faut profiter de cette neige qui s’efface à vue d’œil de jour en jour à cette altitude.
Plus ça va, plus la terre refait surface, plus le soleil chauffe.
Je vous emmène faire un petit tour, tranquille où le soleil donne envie de mettre le short, où l’on est bien.
Demain, je retournerai voir ailleurs, bien plus haut, dans un vrai coin perdu, voir si les bouquetins  y sont aussi.
En attendant, voilà une petite dose de soleil et de chaleur.
 

****

11- Sous la corne

****

3

2- Entre les sapins

****

2

3- Tas de bois

****

4

4-Sur le pont

****

 


Dimanche matin, rime avec bien

Se lever, prendre le sac prêt de la veille au soir. Se dire qu’il y en a qui dorment.
Y aller.
Savourer la montée, se dire que l’on est bien, que ça donne chaud.
Passer de l’ombre au soleil, emprunter un chemin délaissé.
Mettre ses raquettes quand ce n’est plus possible d’avancer et se dire qu’on aurait du les mettre depuis longtemps.
Se poser un instant au soleil, sentir la meilleure odeur du monde, celle de la sève des épicéas chauffée par le soleil.
Ne croiser personne.
Regarder, écouter, se sentir heureuse.
Redescendre pour midi.
Attendre la prochaine, plus haute, sans le chien.
Merci Mr Soleil.
 
 

****

41- Dimanche matin, tout va bien

****

5

2- Une femme, un chien, un arbre

****

3

3- S’allonger sous l’épicéa

****

1

4- Divaguer

****

2

5- Revenir à la réalité

****

 
« La nature à chaque instant s’occupe de votre bien-être. Ne lui résistez pas.  »
de  Henry David Thoreau

 

Gris, noir, des espoirs

 
Il  y a ces jours gris, ceux qui semblent vous coller à la peau, qui semblent ne plus vouloir vous lâcher, ces jours qui auraient vite fait de vous plonger dans la torpeur, dans le laisser aller, dans le « bougonnisme » .
Ces jours là ont, malgré leur apparence, de la couleur, des traces de chaleur, ont de quoi nous ravir.
Oui c’est gris et alors?! ça pourrait être noir, sans lumière 😉
Ailleurs il faisait beau, ici, il pleuvait. Ailleurs la neige était poudreuse, ici c’était de la soupe. Ailleurs le soleil était caressant, là l’humidité transperçait, mais voilà, c’est là que j’étais et j’ai bien aimé.
Un jour, il fera beau à nouveau…
 

****2

1- Toits  

****

1 (5)

2- Approche

 ****

 

Certains d’entre vous disent que la joie est plus grande que la tristesse ; et d’autres disent que c’est plutôt la tristesse qui est plus grande. Mais je vous dis qu’elles sont inséparables. Elles marchent ensemble, et quand l’une est assise seule avec vous à votre table, n’oubliez pas que l’autre sommeille dans votre lit.
 
Quand le bonheur vous fait signe
[ Khalil Gibran ]
 

C’était hier…

 

Je t’offre un rayon de soleil.
Hier, il était là, s’offrant à nous.  Aujourd’hui il est retourné pudiquement au-dessus des nuages alors que nous sommes sous la pluie, brassés par le vent. 
Un jour avec, un jour sans 😉
Ces journées ensoleillées avec la neige n’ont rien à envier à celles d’été.
Les couleurs y sont franches, le soleil fait un bien fou. Je pense même que les journées ensoleillées de l’été sont plus « banales » que celles de l’hiver.
L’hiver triste? non, ce n’est pas l’hiver qui peut être triste, c’est le regard que l’on peut porter sur lui.

 

****

 

1 (2)

1-Soleil

 

****

 

2 (4)

2- Nuages

 

****


Il fallait bien faire prendre l’air aux skis

 
Mardi matin, repos (vive mardi mercredi). Petite sortie  histoire de se remettre un peu dans le bain et de faire prendre l’air aux skis qui trépignent dans leur coin.
Pas de grasse matinée surtout quand il a un peu neigé ces derniers jours, que la station est encore fermée et que ma cop est libre en même temps que moi. Pourquoi?
Tu as déjà imaginé une station rien que pour toi ?
Ok, d’accord, pas de télésiège à disposition et alors?  Le ski de rando est là pour ça et la nature nous a donné deux jambes 🙂
Tu n’es pas tributaire des remontées mécaniques, tu n’as pas à te geler le derrière sur le télésiège, tu peux skier où il n’y a pas la foule, où seuls les gens qui ont envie de se bouger se retrouvent.
Normalement je ne vais pas en station où on te trace le chemin,  je préfère « au milieu de nulle part » , mais lorsqu’il n’y a pas encore une bonne couche de neige ou que le terrain est vraiment peu stable, je suis bien contente de tourner vers elle.
Par la suite, c’est un endroit que je fuirai … sauf avec toi là bas 😉
Aujourd’hui samedi, il neige à nouveau.
Je sais, je peux l’aimer la vie 😉 et j’ai bien l’intention de l’aimer encore plus.
 

 

****

 

6

 1- On n’était pas les premières

 

****

 

 

7

2- Massif du Haut Giffre ou mon terrain de jeux

 

****

 

3

3- ça colle bien entre eux

 

****

 

4

4- Mise en cage

 

****

 

1

5- Bois

 

****

 

2

6- Assistance « anti grand saut »

****

5

7-  Angle de vue sur le Mont-Blanc

 

****

 

« Contente-toi de faire, et laisse aux autres le plaisir de dire.« 

 


Il s’installe…

 
 
Le froid. On sent bien qu’il est là, on sait à quoi s’attendre, malgré tout, il arrive que l’on oublie (enfin moi) que la hauteur du  soleil laisse encore à désirer selon les versants.
Il faudra attendre début janvier pour que le soleil décide de s’élever par dessus les sapins et les sommets afin d’ensoleiller certaines balades et d’adoucir le piquant vif et acéré du froid. 
Hier, sur 3 heures de balade, j’ai du avoir 3 minutes de soleil. Je me suis arrêtée pour le savourer. Ca faisait tellement de bien que je n’ai pas voulu continuer dans la partie sombre. Le problème, c’est que pour redescendre, il fallait retourner à l’ombre.
Donc, pas le choix, il suffit de prendre une bonne dose de cette portion rayonnante et chaude, de respirer comme pour l’emmagasiner et se dire  » quand faut y aller, faut y aller ». 
Une fois repartie,  le spectacle était là pour atténuer cette sensation froide et en mettre plein les yeux 🙂
 
 
 

****

 

2

1- Garantie fraîche

 

****

 

1

2- Distributeur de glace

 

****

 

8
3- Portion ensoleillée

 

****

 

 

5

4- Décor nature

 

****

 

 

4

5- Joyaux

 

****

 

 

6

6- Mousse glacée

 

****

Je retournerai là bas avec le trépied, j’enlèverai mes gants et je prendrai mon temps.
Là, je voulais rentrer boire un chocolat chaud. C’est juste un partage de l’instant, sur le vif.
 
 
 
 

 


Lumière d’un soir

Il est des soirs, où, quand la moindre petite éclaircie apparait, il est bon d’en profiter surtout quand la journée fut pluvieuse. On part à la quête de la prise d’air en oubliant que le soir tombera rapidement après le changement d’heure de la veille, ce qui est une bonne chose car on se retrouve à finir entre chien et loup et les dernières lueurs de la journée seront simplement un instant superbe. 
Cette semaine j’ai profité de la montagne,des arbres, des feuilles, des pierres et de l’eau… et d’autres choses.  
Je les ai photographiés, admirés mais je les garde pour moi. Pourquoi?
Parce que je dois être dans le flou en ce moment et mes photos le reflète très bien 😉
Notez que je ne dis pas que je n’ai pas fait pas attention, ou que je ne réfléchis pas. Non! Je ne vais pas dire du mal de moi quand même  😉
Faites-moi confiance, j’ai vu de belles choses et pour clore le sujet , je dirai simplement que je n’afficherai pas les signes de ma richesse extérieure  (je sais je sais, pas très crédible ce que je dis là mais c’est mieux que de dire que j’ai loupé la majorité des photos de ce qui m’entourait cette semaine)  🙂
 

****

 1

1- Tête dans les nuages

****

2
2- Pudique

****

 

3

3- Elle tend sa joue aux rayons du soir
 
 
 

****

 
La lumière du soir s’installe
Assise face aux falaises, je les regarde s’éblouir
Paradoxalement l’approche de la nuit allume un jour éteint
Faire fi des évidences, s’attendre aux incohérences
Vivre tout simplement
 
 

Vert de gris

****

Dimanche, ciel gris, petite pluie, tout ce qui pourrait donner quelque chose de triste, maussade, mais au contraire, à mes yeux, ça donne une ambiance forte, où l’austérité devient même attirante. On se sent coloré dans cette ambiance de verts et de gris.
 

****

 

w1

1-

 

****

 

W3

2-

 

****

 

w2

3-
 
 

****

 


Balade forestière

****

Je me laisse un peu submerger en ce moment, je ne suis pas très présente, mais je ne vous oublie pas. J’irai vous voir bientôt, mais comme le soleil brille, que la pluie se fait oublier, vous savez bien que je vais passer mon temps devant le pc.
Je crois qu’il n’est plus nécessaire de le souligner, vous commencez à me connaître 😉
Hier, douceur, voire  chaleur et ciel bleu comme ambiance; ce qui donne une occasion de plus d’aller courir les bois,  la montagne. J’ai choisi le versant feuillu, autant en profiter pendant qu’il est encore en feuille. Les sapins, je les aurai splendides avec la neige dans quelque temps.
 
Dans les contes, ça commence par « il était une fois », ici, ça commence toujours par un chemin en forêt qui monte.

8

1- Il était un chemin

****

6
2- Camouflage

****

2

3- Fleurs d’automne

****

3

4- Elévation

****

5

6-Drap perlé
 

****

1

7- A travers là fenêtre

****

4

8- Porte fenêtre sur le Teneverge
 

****

7

9- Toit ouvrant
 
La forêt débute par un chemin et se termine avant les sommets, ça fait partie des joies d’une balade en forêt. Ici, pour la quitter, il  faut s’élever ou faire demi-tour.
Après elle, c’est une autre histoire, encore plus belle 😉
 

****


Un matin, vers platé

****

Début juillet 2013, j’avais préparé cet article et je ne l’ai jamais posté, donc, petit retour en arrière…

Jour de liberté ensoleillé = Mettre le réveil, faire son sac la veille, préparer son casse-croûte, bien déjeuner et c’est parti…
La neige tardive qui cantonne  le monde sur les chemins potables m’a poussée à fuir l’alpage, la proximité du refuge et c’est tant mieux. Je me suis retrouvée plus haut dans un endroit que je ne fréquente qu’en hiver en ski de rando et là, je me suis régalée, une fois de plus.
Il est bon de se poser, de regarder et de prendre conscience de ce qui nous entoure.
Là, tout le négatif que l’on peut être amené à côtoyer s’envole ou se laisse emporter.
Il ne reste que du bon à l’intérieur et la place nécessaire pour faire le plein de bien-être. Ce genre de plaisir génère un état dont je n’ai pas du tout envie de me passer,  et si un jour il me fallait réduire ou stopper tout ça, j’espère avoir assez de sagesse pour savoir accepter la chose, tout en profitant de la situation pour approfondir un autre domaine sans me sentir lésée.
Pour l’instant, j’ai un autre souhait …
 

****

w

1- Avant l’arrivée du soleil, un pti coup de cascade

 

****

 

w2

2- Surprise mutuelle

 

****

 

w1

3- On ne bouge plus, on se toise

 

****

 

WB

4- Un petit bonjour au Mont Blanc
 
 

****


Juste avec mes pensées

****

Vendredi après-midi, je me suis encore perdue au milieu de nulle part,  parmi les framboises, les myrtilles et sous le couvert de la course des nuages. J’aime la période qui s’installe doucement, la période qui salue la chaleur qui s’éloigne pour accueillir la lumière d’automne.
Mes vacances « à la maison » se terminent, je reprends le travail lundi avec le sourire.
J’ai tellement de projets, d’envies que je vais encore avoir l’impression d’être en vacances même au travail.
Les vacances, c’est un état d’esprit, il ne faut pas attendre les cinq semaines dans l’année pour s’y trouver.
Je suis consciente que je n’aurai peut-être pas cette vision si je travaillais en usine, dans une ambiance exécrable, mais ce n’est pas le cas, alors, je profite de la chance que j’ai de pouvoir me sentir libre une bonne partie du temps 🙂
Tu me mettrais en vacances dans une ville grise, triste et pleine de monde, j’aurai l’impression d’être à l’usine.
Ce n’est pas moi qui disais que les vacances étaient un état d’esprit? Si, mais j’ai des limites à la faculté de maîtriser mon esprit 😉
 
 
 

****

1

1- Inspiration

****

3

2- Lumière

****

2

3- Reflet

****

4

4-     1902

****

5

5- Scellés natures
 

****

J’ai hésité avant de mettre la citation suivante de Khalil Gibran. Je pourrais être en total accord avec ses mots, mais voilà, je ne connais pas le regret. Je pars du principe que chaque acte doit être réalisé en accord avec soi-même,  quant au pardon, je le remplacerai par de la lucidité.
Je cuisine l’amour à ma façon.  Une recette c’est bien, mais c’est fait pour l’accommoder, y mettre sa touche personnelle. C’est en avançant qu’on rectifie l’assaisonnement en fonction des ingrédients  😉
 
 
« Celui qui par quelque alchimie, sait extraire de son cœur, pour les refondre ensemble, compassion, respect, besoin, patience, regret, surprise et pardon crée cet atome qu’on appelle l’amour. »
Kahlil Gibran
 
 

 

 

****


 
 


Bains à ciel ouvert

****

Les vacances se terminent pour certains, elles commencent pour d’autres 😉
Une invitation à la détente en mode nature, faite pour tout oublier.
Un ciel bleu, un soleil chaud, une eau tiède (c’est la première fois que ça arrive).
Entourée de montagnes, de sapins, personne à l’horizon et voilà avec une salle de bains à disposition.
Au choix, détente, bain à remous, il suffit de choisir.
 

****

w1
1- Salle de bains

****

3

2- Chut, écoute

****

2

3- Jacuzzi
 

****

4

4- Couleur d’ambre

****

« Ceux qui rêvent éveillés ont conscience de mille choses qui échappent à ceux qui ne rêvent qu’endormis »
  Edgar Allan Poe

****

 
 Quelques mots glissés dans un mail et  Pablo Neruda. Un trésor qui se partage :
 
Fille brune, fille agile, le soleil qui fait les fruits,
qui alourdit les blés et tourmente les algues,
a fait ton corps joyeux et tes yeux lumineux
et ta bouche qui a le sourire de l’eau.
Noir, anxieux, un soleil s’est enroulé aux fils
de ta crinière noire, et toi tu étires les bras.
Et tu joues avec lui comme avec un ruisseau,
qui laisse dans tes yeux deux sombres eaux dormantes.
Fille brune, fille agile, rien ne me rapproche de toi.
Tout m’éloigne de toi, comme du plein midi.
Tu es la délirante enfance de l’abeille,
la force de l’épi, l’ivresse de la vague.
Mon cœur sombre pourtant te cherche,
J’aime ton corps joyeux et ta voix libre et mince.
Ô mon papillon brun, doux et définitif,
tu es blés et soleil eau et coquelicot.
Pablo Neruda
 

*****


Couleurs d’ici

 

 

Une petite série en plus sur la sortie de la dernière fois.
 
 

****

 

11

 1-Tapis fleuri

****

14
2- Arnica. Pas touche! On ne la cueille pas ici.

 

****

 

12

3- Chocard à bec jaune. Grace à lui le lichen paretina est bien nourri 🙂

 

****

 

pointe

4- Pointe d’Anterne

 

****

 

13
5- Moi, j’ai une couverture de survie dans mon sac, elle, elle a sa flasque 😆  c’est ça une fille de Morzine
    
 

****

 

15
6- Hellébore blanc, vératre.
A ne pas confondre avec la gentiane en automne. Rhizome toxique, donc pour faire de la gentiane, on oublie 😉
 

****

Le bonheur ne se trouve pas au sommet de la montagne, mais dans la façon de la gravir. (Confucius)
 
 
 

Là haut, juste un peu plus haut

 

Ca y est, jeudi j’ai foulé la première gelée de la saison 😉
Alors qu’en bas on cherche à n’avoir que très peu d’épaisseur de vêtements sur le dos, en haut ce fut la surprise, le contraire au petit matin. Il est vraiment rare qu’en montant, on mette des épaisseurs supplémentaires. En général, à la montée, l’effort donne si chaud qu’on enlève vite une couche. Hier ce fut le contraire on a rajouté la réserve du sac et j’ai même regretté de ne pas avoir pris mes gants!
Parties avec la rosée pour se retrouver au milieu de chemin en présence de gelée, ma « copine de montagne »  et moi  (pour les hommes compères ferait l’affaire, mais j’ai du mal à écrire « commères » pour nous définir 😉 ), sommes sous le charme des herbes et fleurs figées par une légère couverture blanche.
Tout ça se dissipe vite lorsque le soleil se lève et décide de nous inonder de ses rayons chauds. Le soleil, la chaleur et les belles rencontres sont arrivés ensemble.
Après une pause avec les hôtes des lieux, nous avons repris le chemin qui nous mène encore plus haut, là haut.
Le plus dur, une fois arrivées où l’on quitte le monde des pieds sur terre,  fut de se décider de redescendre.
Dans certains lieux, les mots sont superflus, inapropriés, où même les « commères » se taisent 😉
 

 

****

 

 

w9

1- Haute plaine

 

****

 

w2

2- Etagne

 

****

 

8

3- Le dégel des linaigrettes

 

****

 

w5

4- Les yeux dans les yeux

 

****

 

w3

5- C’est beau un mâle dans la prairie fleurie

 

****

 

w1

6- Trophée sur pied

 

****

 

W4

7- Que ça fait du bien

 

****

 

W10

8- Un petit coucou au Mont Blanc en passant

 

****

 

 

 


T’as fait quoi mercredi après-midi?

Rien!

Ce mercredi après-midi fut sous le signe de l’oisiveté. Et oui, et il faut savoir modérer et adapter son jugement sur l’oisiveté selon les situations.
Elle est vue comme une chose néfaste, « mère de tous les vices » et bien, je dis non, pas toujours.
Il y a des stressés très actifs, des gens qui ne savent pas se poser qui devraient « s’obliger » à quelques heures au calme, se dire « je ne fais rien ».
Ok, ce n’est pas mon cas, je ne suis pas une stressée mais il m’arrive de ne « rien faire » parfois. Pas de vélo, pas de montagne, pas courir, même pas les courses!
J’ai choisi comme canapé le champ d’à côté, comme programme à la télé, la nature face à moi. J’ai zappé un peu, j’ai regardé le torrent, je suis retournée dans le canapé face à la montagne, les fesses dans l’herbe. Comme musique, le son d’un petit ruisseau près du  » canapé. Je vous passe les vols de-ci, de-là etc.
Voilà mon après-midi oisif. J’aime, mais si  au lieu de dire oisif, je disais prendre le temps de savourer la vie?
Tout de suite ça donne une meilleure image.
Qu’importe le terme employé, j’avais le derrière dans l’herbe,  le nez en l’air, et ça, c’est du bonheur 🙂

****

3

1 – Du canapé herbeux
 
 
 

****

 
 
 
 

5

2- Un petit zapping vers le sentier tout proche
 
 
 
 

****

2
3- Petit coup d’œil à gauche avec une  pose longue qui  transforme le torrent boueux après l’orage, en crème.

****

6
4- Lumière tamisée
 
 
 
 

*****

 
 
 
 
4
5- Mouvement final
 
 

****

« L’oisiveté est, dit-on, la mère de tous les vices, mais l’excès de travail est le père de toutes les soumissions. »

 

Petite philosophie à l’usage des non-philosophes


Sous le regard des nuages

Plus comme la ponctuation du ciel, les nuages donnent le ton de cette sortie en transition, entre les jours pluvieux et l’été enflammé du début juillet.
Je suis au travail, les trombes d’eau balaient la chaleur étouffante de samedi.
J’attends, je lis et je divague.
J’attends demain pour diverses raisons. Demain proche pour une future évasion qui me permettra d’aller gratouiller le ciel de plus près tout en ayant les pieds sur terre,  et le demain plus loin pour que certaines de mes pensées deviennent ma réalité.
En attendant, je n’oublie pas d’apprécier l’instant présent. 
Voici un petit partage en image avant d’aller retrouver  « Elsa » d’Aragon.
 
 
 

****

mb

1- Mont Blanc en discussion avec les Fiz

****

plaine-d'anterne

2- Plaine d’Anterne, Frêtes de Villy, Mt Blanc, Fiz

****

Panorama-2

3- Grenairon, le Buet, Villy

****

arbres

4- Résistance boisée 
 

****

Tu m’as regardé de tes yeux jusqu’à l’horizon déserts
De tes yeux lavés du souvenir
Tu m’as regardé de tes yeux d’oubli pur
Tu m’as regrdé par-dessus la mémoire
Par-dessus les refrains errants
Par-dessus les roses fanées
Par-dessus les bonheurs bernés
Tu m’as regardé de tes yeux d’oubli bleu
 
Tu ne te rappelles rien de ce qui fut
Ô bien-aimée
Ni les gens ni les paysages
Tout est parti de toi comme les bras des fumées
 
Tu demeures
Et parcours le ciel pour la première fois
De tes yeux de lave et de lenteur
Le monde est devant toi comme si tu le pensais sous tes paupières
 
Comme s’il commençait avec toi devant toi
Jeune éternellement de ton regard paisible
Et je suis là jaloux de lui de sa beauté
Avec mes pauvres photos jaunies dont tu te détournes
Pour voir les nouvelles prairies
 
C’est promis je ne parlerai plus du passé
Tout part d’aujourd’hui sur tes pas
Ce qu’il me reste de vie est un pli de ta robe
Rien encore n’eut lieu je te rencontre enfin
Ô mon amour je crois en toi
 
Aragon


Vers la tête rousse des chambres

 
Aujourd’hui, jour de forte chaleur, je vous offre la fraîcheur de mon mardi matin.
Comme d’habitude, par ce temps et dans le but de commencer la journée tranquille, départ à la fraîche en ayant la possibilité de savourer le  luxe de ne croiser personne jusqu’au refuge, et de pouvoir faire une pause au lac sans le moindre bruit, sauf celui de l’eau, des oiseaux et de quelques sifflets de marmottes guetteuses.
La majorité des gens s’arrêtent au lac ou continue sur le GR qui mène à la vogealle.  Comme en ce moment, il y a pas mal de monde en montagne, vous imaginez bien que je n’allais pas continuer où il y avait du monde.
J’ai donc choisi d’aller, pour me retrouver seule, au milieu de nulle part, mon endroit préféré 😉

 

****

JOUR

1- Ça commence toujours par un matin…

 

****

 

vallée

2- Au loin la vallée étouffante

 

****

 

lac-col
3- Col des chambres et son lac

 

****

 

3

4- Lac

 

****

 

onde

5- Nuances bleues

 

****

 

menthe-glaciale

6- Menthe glaciale

 

****

 

glace2

7- Meringuée
 
 

 

****