Une façon de partager, tout en pensant : Ce qui te manque, cherche-le dans ce que tu as

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Au fil des arêtes vers l’intimité du soleil

Mardi.
Je veux voir le soleil se coucher. Chose simple, évidente et quotidienne pour beaucoup, chose moins abordable pour moi, ici.
Pourquoi? Parce qu’ici le soleil paraît comme un astre pudique qui ne se couche jamais devant nous. Jamais on ne le voit rougir de plaisir, embraser le ciel avant qu’il ne touche l’horizon.
Il arrive que l’on aperçoive au loin, entre deux monts, le ciel prendre une légère couleur comme s’il rosissait devant ce qu’il voyait, mais c’est tout. Pas d’explosion colorée.
Dans le village, le soleil ne se couche pas, il se cache, nous faisant passer à l’ombre bien avant l’arrivée de la nuit. En hiver, en plein milieu de l’après-midi, il se sauve parfois très rapidement derrière la montagne, nous obligeant à presser le pas si l’on veut sentir sa chaleur encore un peu avant que la morsure du froid prenne sa place.
Ce n’est pas une chose désagréable, c’est comme ça, ça fait partie du jeu.
Donc mardi, j’ai eu envie de le voir se coucher, de le voir iriser le ciel, d’assister à ces couleurs passionnelles que l’union du jour et la nuit peuvent prendre lorsque le soleil est présent.
Pour ça, il faut que je m’élève, que j’aille au sommet de ces montagnes qui nous entourent. Barrières étouffantes selon les regards ou remparts majestueux selon les autres.
Inutile que je te dise comment je les vois, depuis le temps tu sais combien je peux les aimer et les trouver belles 😉 
Mardi, je suis donc partie faire un tour chez nos voisins, où leurs montagnes se joignent aux nôtres, où deux territoires ne font qu’un pour celui qui ne regarde que le plaisir de la nature sans penser à une délimitation territoriale.
Louna (toujours) et moi avons passé l’après-midi sur le fil des arêtes, bande de terre ou rocheuse entre deux mondes bien différents. D’un côté le monde accueillant pour celui qui veut skier sur des pistes noires de monde et de l’autre, le monde de la liberté où seuls ceux qui recherchent le calme, la nature sans remontées, ni structures, font l’effort d’ aller. Là encore, je ne te dis pas où je vais l’hiver, quel est mon terrain de jeu,  ça va de soi 😉
Chacun son monde, je comprends très bien qu’il y ait des adeptes de celui que je ne fréquente pas. Là encore, tout est histoire de goûts, de besoins et de façon d’être.
L’après-midi s’est passé en n’emmenant doucement vers la fin du jour. Balade où je n’ai croisé que 3 personnes qui allaient à l’opposé de moi, ce qui est le rêve pour moi.
Tu m’imagines dans le métro, aux galeries Lafayette un jour de soldes ou même un jour normal?  😆
 
 
 
 
 

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pano lac
1- Après-midi nuageux. Soir de feu?

 

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pano2
2- No man’s land

 

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herbes d'or
3-Sous le regard du Mont Blanc

 

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ombre
4- « Je » d’ombre

 

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Sans titre-2
5- Relation timide

 

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coucher sur le mt blanc
6- Le Mont-Blanc rosit

 

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coucher sur le Jura
7- Passion ou regard sur un autre horizon

 

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derrière le môle
9- Ciel rayonnant

 

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nuit
10- Nuit

 

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L’automne à la porte

 
 
Cette saison tant redoutée par beaucoup et tant aimée par d’autres est à la porte de nos maisons.
Hier matin en sortant, j’ai eu droit au début de la métamorphose qui s’opère sur la forêt en face de chez moi. Le soleil ne l’illuminait pas puisque de  gros nuages bien gonflés, qui parait-il d’après ceux d’en bas, restent toujours accrochés aux sommets, laissaient la forêt dans l’ombre de façon que l’on ne soit pas encore ébloui par sa beauté colorée.
Lorsque l’on n’a pas tout, on apprend à apprécier la parcimonie de ce que l’on a face à ce que l’on pourrait avoir.
Si elle était d’une beauté éclatante en changeant sa robe d’un seul coup, on serait subjugué et on n’aurait pas droit au passage transitoire qui  permet d’apprécier l’instant tout en imaginant la suite.
Je t’offre donc de la parcimonie d’automne 😉
Je crois qu’il n’est pas nécessaire que je dise que je fais partie de celles qui aiment l’automne, tu l’avais compris.
C’est une saison qui donne l’impression d’être une bombe vivante au milieu d’un cocon dans une ambiance spéciale presque capitonnée ou qui selon les jours, s’oppose à soi.
Tout est histoire de sensations, de phénomènes. L’automne est la saison des sens.
Le matin, la fraîcheur s’oppose à la douceur offrant des brumes, des contrastes entre notre chaleur et la fraîcheur qui vient se frotter à nous, c’est aussi l’humidité qui va s’envoler, c’est le paysage qui va se dévoiler.
Ensuite, viennent les heures magiques où le soleil illumine les couleurs, où une impression de pureté met les reliefs en exergue. Tout devient comme un cadeau, comme le calme avant une tempête.
Bien sûr, j’en entends qui disent que c’est parce qu’il fait beau que c’est ainsi. Oui, mais quand il fait mauvais, les charmes sont toujours là avec des notes différentes. Le secret est dans la protection, mentale comme physique.
Ne pas voir cette pluie, ce vent comme une agression mais comme un instant au milieu de tant d’autres, comme la possibilité de sentir le calme qui est en nous, opposé à la force du temps extérieur.
J’aime me promener cachée dans mes vêtements lorsque le monde est gris, puissant. Je trouve que c’est l’instant où je me sens vivante dans ce monde qui joue à l’hostilité. Marcher, les mains dans les poches, bien enveloppée, au milieu des bois humides où le vent siffle entre les arbres, où les odeurs sont puissantes alors que les feuilles dansent de toutes parts, c’est simplement du bonheur et fin ultime à tout ça, c’est le bon thé ou chocolat chaud qui devient impératif en rentrant à la maison.
Alors, l’automne c’est triste?

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matin
1- Devant la porte

 

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tineswb2- Descente colorée

 

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sous les gorgeswb3- Où l’eau est toujours bleue

 

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feuillage
4-Fenêtre sur cours

 

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champ
5-Pastoral

 

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limpidité
6-Limpidité

 

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Kev
7-Photographe photographié

 

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Matin d’Octobre
C’est l’heure exquise et matinale
Que rougit un soleil soudain.
A travers la brume automnale
Tombent les feuilles du jardin.
Leur chute est lente. Ou peut les suivre
Du regard en reconnaissant
Le chêne à sa feuille de cuivre,
L’érable à sa feuille de sang.
Les dernières, les plus rouillées,
Tombent des branches dépouillées :
Mais ce n’est pas l’hiver encor.
Une blonde lumière arrose
La nature, et, dans l’air tout rose,
On croirait qu’il neige de l’or.
 
François Coppée, Promenades et Intérieurs

Bouffée d’air

 

Viens, je t’emmène prendre l’air loin de tout et si près de chez moi.
La veille et le matin, je me suis retrouvée « coincée » à l’intérieur et l’envie d’aller prendre l’air se transformait en besoin.
Il y a le fumeur qui a besoin de sa cigarette après le café et il y a moi qui ai besoin de ma bouffée d’air dès que possible. Et pour ce besoin là, pas de patch, pour aider; la seule chose qui existe pour combler ce manque, c’est de sortir 🙂
Je n’ai eu qu’à préparer mon sac, prendre mon chien et mettre mes chaussures « liberté » et me voila, Louna et moi, au milieu de ce nulle part que j’aime tant, à deux pas de chez moi.
Comment puis-je te décrire l’ambiance pour que tu la perçoives vraiment?
Je dirais le calme, personne, la nature, une lumière particulière douce qui met en valeur les couleurs et les reliefs, le tout avec le son du torrent en musique de fond, avec quelques anciens chalets d’alpage où le temps a fait son oeuvre pour leur donner une âme et les modeler au fil des saisons. Un lieu où tu peux t’arrêter, regarder, penser et voir.
Chacun ses lieux, sa source d’équilibre. Pour l’instant, je t’emmène là où je suis si bien, où je suis moi tout simplement.
 
 

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 lou
1- Louna : » dis, on y va! »

 

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mi-rouget
2- Encore une histoire d’eau

 

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casc
3- Cascade

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porte du temps
4- Passage dans le temps 

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couleurs du temps
5- Couleurs du temps

 

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ouverte
6-  être poète, c’est percer une fenêtre quand le mur n’en a pas. (Guénane Cade)
 

 

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torrent filé
7- Le temps d’une pose…

 

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torrent
8- Entre mousse et pierres

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bien
9- Chut, regarde.

 

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abstrait

10- Art abstrait  (e)au naturel (le)
 

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pti pont
11- Passage, entre ombre et lumière

 

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louna1
12- A la prochaine

 

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« Nous sommes ce que nous pensons. Tout ce que nous sommes résulte de nos pensées. Avec nos pensées nous bâtissons notre monde »

Bouddha

 

« En suivant le chemin qui s’appelle plus tard, nous arrivons sur la place qui s’appelle jamais »

Sénèque

 

« Penser est difficile, c’est pourquoi la plupart se font juges » 

 Jung

 

 


Quand tout est clair dans la brume

 
Après avoir un peu râlé parce qu’il pleuvait toujours et que l’été fut comme un soupçon de saison,  maintenant je souris car nous sommes en train de tourner une page, celle de la chaleur et des odeurs estivales en entrant doucement dans vers un autre univers magique, celui de l’automne.
Nonn! l’automne n’est pas une période morne et triste, bien au contraire.
Les journées de transition sont l’union de deux saisons ce qui engendrent des ambiances particulières.
Les matins sont froids, les brumes courent sur les sommets, jouant avec le ciel qui veut imposer sa lumière.  Ce n’est pas un affrontement mais un jeu plein de fluidité, voire sensuel.
Tout bouge, se meut comme si les sommets et les parois étaient sous un voile qui petit à petit s’envole avec la chaleur qui remonte.
C’est magique de se retrouver au milieu de tout ça avec cette saveur que j’aime vraiment.
Nous n’en sommes pas encore aux froids, aux couleurs sombres et lourdes, mais juste aux prémices avant l’instant fort et plus brutal. Le décor n’a pas encore changé, les arbres commencent juste à libérer quelque feuilles, l’herbe est gouttelée tous les matins et ne saura plus ce que c’est que de se réveiller sèche.
C’est une période qui me touche et dimanche matin, cette atmosphère s’installait parmi nous avec un petit goût de bonheur.
 

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chalets des fondsw1- Les fonds

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10w2- Evaporation

 

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13w3- Gentiane asclépiade

 

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11w4-Dévoilée

 

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gentianesw5- Gentiane

 

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sombrew6- Sombre et majestueuse

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4w

7- Versant ensoleillé

 

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duoWB8- Parce qu’il est des instants rapprochés où l’on ne regarde pas forcément dans la même direction
 

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Ombre et soleil

 
Dimanche.
Il y a des matins comme ça où je pars sans trop avoir réfléchi ou plutôt en ayant réfléchi mais pas comme il l’aurait fallu. Cela faisait une éternité que le soleil n’était plus présent ou qu’il nous gratifiait de sa présence que par brides de quelques heures.
Ce matin, il allait s’imposer une fois  levé car le ciel était nu, sans un seul nuage.
Le rêve! sauf quand je choisis d’aller dans une combe à l’envers, où le soleil arrive en dernier, que j’ai du faire 3 fois demi-tour car ça ne passait pas et que de ce fait, j’ai passé la majeur partie en forêt au frais 😉
Le soleil, je l’ai vu… au loin et quand je suis redescendue.
Malgré ça, j’étais une chanceuse.
Dans la vallée, plus bas, ils étaient sous la mer de nuages et n’ont du voir le ciel dégagé qu’en fin de matinée.
Moi, j’étais au-dessus.
La prochaine fois, j’irai où il faudra pour être accompagnée de Mr Soleil.
Il suffira juste que je réfléchisse correctement 😉
 

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lueurs matinales1- Pointe de Sales et Mont Blanc au petit matin

 

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MB

2-Mont Blanc

 

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jura horizon3- Mer de nuages dans la vallée avec le Jura pour horizon
 

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mésange4- Mésange Noire

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gentiane champêtre5-Gentiane Champêtre

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Journée sans pluie, oui oui oui ;)

Mardi matin, réveillée à 5h pour entendre le bruit de la pluie rebondir sur le toit de tôle face à ma fenêtre de chambre, j’ouvre la fenêtre en grand, le volet et je retourne me mettre au lit. Le silence me réveillera bien lorsque la pluie cessera, si elle cesse.
Une heure plus tard, un pseudo silence de beau temps s’installe. Je regarde dehors et oui le ciel semble même dégagé par endroit, mais quelle surprise de constater combien le jour met du temps à se lever le matin, tout comme il se couche vite le soir.
Me voilà enfin partie à la recherche d’un passage en montagne. Avec cette météo délirante, j’ai l’impression de ne pas avoir profité de l’été.
Tout ça est vite oublié une fois en route, une fois sur le chemin. Je vais en haut, mais je me laisse vite distraire par tout ce qui m’entoure, ce que je découvre.
Surprise, malgré toute cette pluie les framboises sont bien rouges, les fleurs perlées de gouttes sont splendides. Je redécouvre même une petite cabane dont j’avais oublié l’existence. Je ne vais pas énumérer tous les détails, car entre le petit matin et 16h00, j’en ai rencontré des choses.
Le bonheur dans tout ça, c’est que malgré cette période touristique, j’ai pu me perdre sans croiser personne sauf sur le chemin du retour lorsque j’ai repris le sentier où quelques véttétistes passaient.
C’est merveilleux de découvrir encore de nouveaux endroits dans un lieu que l’on croit connaître à fond.
Il y a de quoi s’amuser et découvrir sans être dérangé 😉
Une fois en haut, tellement attentive à une fleur, que je n’ai pas vu que le jeune gypaète de cette année me survolait, tout comme les chamois qui me sont passés devant alors que je regardais ailleurs.
C’est un lieu sauvage, mêlé de roches et de prairie et je ne vous parle pas de la vue!
Se retrouver au sommet de ces falaises donne un sentiment de plénitude où la contemplation est reine où le bonheur est présent.
 

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On se réveill1- Réveil matin

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le déchargeux2- Le déchargeux

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matin

3- En montant

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Panorama

4- Panorama depuis les foges (clique pour voir en grand)

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gentiane5- Gentiane jaune

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framboises6- Framboises

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hotel particulier

7- Hôtel particulier

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vol8-  Buse variable, mais si grande! doute
circaète jean le blanc. merci à Michel85 

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tabac d'espagne9- Tabac d’Espagne

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DSC_0230

10- Petit extra. flou mais c’est juste en attendant d’en avoir une bonne. Jeune gyp de cette année
 

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« Si vous avez construit des châteaux dans les nuages, votre travail n’est pas vain ; c’est là qu’ils doivent être.
À présent, donnez-leurs des fondations »
 
Henry David Thoreau

Combe cachée, combe aimée

Réveil heureux.
Choisir un lieu où personne n’ira s’y aventurer.
Débuter avec une couverture grise et nuageuse.
Se laisser surprendre. Observer, sentir.
Ressentir.
Oublier le gris pour passer au bleu.
Aimer. Être. Prévoir.
Au-revoir.
A bientôt. A nouveau. Encore.
 
 

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vaconnant1- Couverture douillette

 

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paon du jour

2- Promiscuité

 

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moutonné3- Ciel moutonné

 

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paon jour4- Paon du jour

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combe5- Retour des couleurs estivales

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Le bonheur se donne à celui qui a vaincu sa peur de vivre et qui considère sa vie comme une étincelle sacrée,
dans la continuité des âges.
(précepte de vie tibétain ) 

Encore et toujours à la recherche de l’instant précieux

 
La météo de cet été restreint vraiment les sorties et les découvertes. Je dis ça, mais je pense que si l’on ouvre bien les yeux, on est capable de faire des découvertes dans un périmètre proche de chez soi, ne serait-ce que dans un champ.
Le périmètre proche ça va bien un moment mais l’envie d’évasion se fait quand même ressentir.
Jour de chance, dimanche matin nous a offert une accalmie, une parenthèse entre les trombes d’eau et la bruine persistante. Ce ne fut pas les grandes chaleurs ni le ciel bleu mais cela nous a permis de retourner sur les crêtes voir si on pouvait croiser de belles choses dans le ciel autres que des nuages.
La masse nuageuse accrochée aux sommets offrait une belle ambiance, une ambiance plus coutumière aux journées d’automne qu’à celles d’un mois de juillet.
Avec une montée dans la boue, où la stabilité était loin d’être présente pour laisser sa place à une démarche aléatoire, nous en avons oublié le dénivelé pour nous focaliser sur la difficulté à rester debout 😉
Une fois sur les crêtes, le spectacle s’offrait à nous. Beaucoup ne verraient pas ce qui nous enchante et se demanderaient pourquoi nous prenons la direction de là haut.
Moi, je sais pourquoi j’aime tant …
Il me suffit de m’installer, de regarder tout ce qui est à portée de vue pour sentir l’effet magique opérer. Ça commence par la perception du lieu. Instinctivement j’inspire à fond pour m’imprégner de cette atmosphère, comme pour faire corps avec l’endroit. A ce moment là, la vague de bien être m’inonde, je me sens envahie par cette nature qui m’enchante. Le vide à mes pieds, la hauteur des falaises, l’étendue du paysage, tout ça m’intègre et je peux rester de longs moments à observer comme si je faisais partie de ce tout, dans une parfaite osmose. A ce moment là, tout élément qui s’ajoute devient une source de bonheur en plus; qu’il s’agisse d’une bande de nuages qui descend des falaises, d’un papillon qui vient se poser sur une fleur, d’un rapace, d’un chamois ou tout autre.
Voilà pourquoi j’aime me retrouver en haut au milieu de nulle part où les seules rencontres humaines sont celles que l’on a désiré.
 
 
 
 

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Là haut, vers les crêtes, un autre univers.
fb
1- Aigle royal

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web
2- Lys Martagon

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Plus bas, au village, le Giffre est gonflé par les pluies constantes ce qui a le don de le faire gronder encore plus que d’habitude. Aujourd’hui, on ne prend même plus la peine d’éviter les flaques, la boue, il y en a partout et regarder où l’on pose les pieds devient une futilité.
 
2W
4- Le Giffre dans son écrin végétal
 
 

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4W
5- Donner de la douceur à la force

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Dans la grisaille du jour, je partage encore un peu de Paul Eluard, avec une note plus chaude et colorée que ce ciel inlassablement gris.
 
 
Elle est debout sur mes paupières
Et ses cheveux sont dans les miens,
Elle a la forme de mes mains,
Elle a la couleur de mes yeux,
Elle s’engloutit dans mon ombre
Comme une pierre sur le ciel.
Elle a toujours les yeux ouverts
Et ne me laisse pas dormir.
Ses rêves en pleine lumière
Font s’évaporer les soleils,
Me font rire, pleurer et rire,
Parler sans avoir rien à dire.
Paul Éluard

Absence ici, présence ailleurs

 
Pourquoi je ne passe pas régulièrement sur ta page, pourquoi je réponds avec un certain retard parfois? Ce n’est pas un manque d’intérêt envers toi, c’est juste un manque de temps car je me sauve là haut ou ailleurs dès que j’en ai l’occasion et qu’ensuite il me faut faire le nécessaire en bas dans ce qu’il me reste de temps.
Oh non, je ne me plains pas, bien au contraire. J’aime vraiment vivre ainsi, mais je comprends aussi que tout le monde ne puisse pas vraiment saisir cette envie d’être souvent à traîner la montagne ou les bois.
Ceux qui me connaissent, savent, comprennent ou simplement respectent ce que je suis même si parfois ils pensent que j’ai un petit grain 😉 mais ce petit grain fait la personne que je suis, donc s’ils m’apprécient, ils peuvent dire merci à ce ptit grain qui est le mien.
Mardi matin, de retour après une sortie dans le Baufortain, je me suis levée pour voir si vraiment le soleil annoncé allait se montrer. En effet, juste quelques nuages accrochaient les sommets. Mon sac prêt, mon chien pour le surveiller, un petit sandwich à faire, et me voilà partie.
Il y a quinze jours, un vautour fauve avait croisé notre chemin. Je n’allais pas rester comme ça sans essayer de croiser son vol à nouveau, depuis le temps que j’attendais sa visite.
Ce qui fait le charme d’une sortie, c’est que rien n’est jamais acquis ou programmé à l’avance. On savoure à l’instant en sachant apprécier ce qui s’offre à notre regard sans pour autant être déçue de ne pas faire la rencontre espérée.
Je n’ai pas croisé le vautour fauve, mais ma sortie fut d’une richesse qui m’épate à chaque fois. Ce qui est sympa en cette saison, c’est que les marmottes qui sont plus bas voient bien avant moi ce qui arrive dans le ciel et sifflent d’une certaine façon quand un rapace les survole. Merci à elles, j’ai pu profiter du coup de sifflet 😉
 
 

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Panorama1- Panorama 

 

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nuage2- A travers le nuage

 

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juvénile3- Gypaète juvénile

 

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juv4-Juste du bonheur

 

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Ggypa5- Adulte

 

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Sans titre-16- Surprise

 

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passage7- Gyp adulte

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ombellifère8- Champ d’ombellifères

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louna9-  Toujours avec moi tant qu’on ne passe pas en réserve
 

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« La vie est vraiment simple, mais nous persistons à la rendre compliquée »
 
Confucius

Matin brouillard

Encore un matin qui rime avec bien. Le genre de matin qui ferait frémir ceux qui attendent d’être de repos pour traîner au lit, le genre de matin que j’aime, celui où je mets mon réveil à sonner bien des heures avant celle où je me lève habituellement pour aller travailler. Je sais, je sais 😉 on me le dit souvent, mais voilà, je suis comme ça et c’est ce que j’aime. Je vous rassure, il m’arrive aussi de dormir le matin…
Départ en pensant recroiser les petits renards de la veille, mais ce matin, ils n’étaient pas au rendez-vous.
Qu’importe la balade fut bonne dans une ambiance particulière comme dans un monde irréel.
Il est rare de se retrouver dans le brouillard en été, mais hier matin ce fut le cas. 
J’ai quitté la maison avec quelques nuages dans le ciel pour me retrouver dans un épais brouillard.
La satisfaction ultime ici, c’est de pouvoir monter plus haut pour dépasser cette mer de nuages.
A chaque fois, je me dis que c’est une chance d’être au dessus du ciel gris qui étouffe et démoralise bien des gens, et que c’est une façon pour moi de me rappeler qu’il y a toujours le ciel bleu où que l’on soit, même si les nuages le cachent.
La prochaine fois que le ciel sera gris, pensez qu’au-dessus, le ciel est d’un bleu lumineux 😉
 

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forêt brouillard1- Ambiance onirique

 

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brouillard2- Ambiance

 

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banc3- S’inventer un paysage

 

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toile4- Révélation du brouillard

 

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sérénité5- La montagne nous offre sa mer

 

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pano

6- Au-dessus des nuages, le ciel est toujours bleu 🙂

 

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« Si tu veux comprendre le mot bonheur, il faut l’entendre comme récompense et non comme but »
Antoine de Saint-Exupéry

Bain de boue pour mes chaussures

  

Jeudi 5 juin, j’ai eu la chance d’avoir une journée de repos supplémentaire. Je crois qu’il n’est pas besoin de vous dire ce que j’en ai fait. Une fois de plus, je me suis levée pour voir mon sac et mes chaussures qui m’attendaient alors que Louna allait rester à la maison puisque j’avais décidé de monter en réserve.
Ce que j’adore dans ces matins là, c’est d’arriver au départ du chemin et n’y trouver aucune voiture ni trace de quiconque; ça c’est du bonheur.
La montée peut commencer sereinement. Prise dans le rythme de la montée, seules mes pensées m’accompagnent, autant dire que je ne suis pas seule  😉  bien entendu,il y a les oiseaux, les sons, les odeurs matinales et le paysage qui m’entourent.
A la bifurcation, je découvre que je ne serai plus seule là haut, le chemin est sculpté par les traces des moutons et avec la pluie de ces derniers jours, ils ont du avoir droit à un magistral bain de boue, tout comme mes chaussures ce jour là. Le sentier était un parcours du combattant.
Tous les ans à cette période le berger transhume avec ses moutons pour y passer l’été.
Le refuge n’étant pas encore ouvert en début de mois, cela lui donne  un moment de répit avant la saison où les randonneurs pulluleront de toutes part, ce qui aura le don de le hérisser. Il y a pire que moi dans le mode sauvage 😉
Je passerai une bonne heure à parler avec lui, à découvrir qu’il était les yeux de la montagne alors que personne ne le voit. Méfiez-vous, si vous croyez être « seule au milieu de nulle part », ça ne marche pas forcément dans ce coin là 😉 la montagne a des yeux…
 
 

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montée
1- Montée matinale
 

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le buet endormi
2- Le Buet endormi
 

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village
3- « mon » chez moi

 

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marmotte
4- Marmotte
 

 

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guet
5- Guetteuse  
 

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7- Dame marmotte l’avait vu avant moi 😉
 
 

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fiz
8- Les Fiz
 

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 pensées
9- Pensées sauvages
 
 

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« En nous établissant dans l’instant présent, nous pouvons voir toutes les beautés et les merveilles qui nous entourent. Nous pouvons être heureux simplement en étant conscients de ce qui est sous nos yeux »   Tich Nhat Hanh

 

Elévation

 
 
Me revoilà, les chaussures aux pieds pour profiter de ces jours de liberté. Quatre jours avec un goût particulier, un très bon goût 🙂
Alors que beaucoup pensaient que s’élever vers les sommets était source de fraîcheur, il s’est avéré que c’était plutôt le contraire avec chaleur et rougeurs au rendez-vous 😉
La fraîcheur matinale du torrent s’est vite faite oublier pour laisser place à une forte chaleur.
Retour à Sales lors de cette sortie pour voir si les petits étaient nés; il faudra encore patienter un peu. Beaucoup moins d’activité que la dernière fois, mais de belles rencontres toujours aussi magiques.
Je vous invite à aller voir, si vous le désirez,  les lieux à travers les regards de ceux qui m’accompagnaient ce jour là:
 
Christophe: 

https://www.facebook.com/pages/Regardnature-Haut-Jura/558844744135925?ref=stream&fref=nf

http://regardnaturehj.wordpress.com/

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Laurine

https://www.facebook.com/pages/Unega-Vent-daventure-Photos/569601183129591

http://unega.wordpress.com/

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nuages au sommet

1- Nuages à l’étage

 

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chassé croisé

2- Contre sens

 

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Cabri

3- Futur grand frère

 

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le guetteur

4- Chocard à bec jaune

 

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tire la langue

5- Pris sur le fait

 

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chocard

6- Chocard

 

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vallon de sales

7- Cascade de Sales

 

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marmotte8- Dame grassouillette au soleil, ou Mr
 

 

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gratte ventre

9- Glissade ou l’art de se gratter le ventre

 

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« La vie n’est pas un problème à résoudre, mais une réalité à expérimenter »
 
« On peut allumer des dizaines de bougies à partir d’une seule sans en abréger la vie. On ne diminue pas le bonheur en le partageant »
 
Bouddha

 

 


En route vers les bouquetins

 
 
Cela faisait des jours que j’attendais le soleil, la fonte de la neige pour monter tranquille à certains endroits. Enfin hier matin, un ciel sans gouttes, chose inespérée après avoir vu la météo de la veille. Réaction imminente, départ tout aussi prompt.
Les nuages s’échappaient vers les sommets et en haut le soleil arrivait à s’imposer petit à petit, l’air était frais mais ne piquait pas. L’odeur acidulée des plantes humides embaumait l’air, le chant des oiseaux se mêlait au bruit des pas dans les cailloux du chemin qui sillonne les cascades. Je ne parle pas du bruit de l’eau qui est toujours présent, soit assourdissant vers les grosses chutes, soit cristallin entre les cailloux.
La montée fut tranquille, sans croiser personne sur ce chemin de randonnée qui se transforme en autoroute des vacances en pleine saison. Je retrouve avec plaisir un endroit que je fuis en été ou que je visite à l’aube pour le savourer au calme. L’activité avalancheuse hivernale ne m’incite pas y monter et c’est avec plaisir que je  l’emprunte à nouveau après des mois « d’abandon ».
Je suis montée hier dans ce paradis à bouquetins, mais j’attends avec impatience le moment où je pourrais y retourner pour voir les petits nouveaux de la saison. Les étagnes au ventre bien gonflé nous promettent encore de beaux instants avec les futurs cabris.
Si bien occupée à les observer, que j’en ai oublié de lever les yeux au ciel où le gypaète faisait sa tournée journalière.
J’y retournerai d’ici peu et là, je prendrai le temps de tout regarder. En attendant, un petit échantillon avant de vous présenter les habitants des lieux un peu plus en détail dans une prochaine publication.
 

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perfia1- Matin aux brumes volages

 

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 chocard bec jaune2- Chocard à bec jaune

 

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 marmotte court3- Marmotte en pleine course

 

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gyp4- Gypaète barbu

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femelle5- Madame Bouquetin

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cornes6- Monsieur Bouquetin

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 » Ne rien prévoir, sinon l’imprévisible. Ne rien attendre, sinon l’inattendu »
 
Éloge du rien de Christian Bobin 
 

 


Pause déjeuner, pause verte

 

Hier, 11h30, un petit sms à ma blonde https://lancoliebleue.wordpress.com/2014/03/18/sortie-pour-une-blonde/ pour  savoir si un tour, entre midi et deux lors de ma pause déjeuner, la tentait. 
Un jour, j’ai parlé ici des prisons en disant que toutes n’avaient pas de barreaux, que certaines n’avaient pas de geôliers. Aujourd’hui, je dirai simplement que l’amour d’une mère pour un enfant qui sort du lot des enfants « ordinaires », peut être cette prison. Cet amour ne change pas, mais la vie évolue après de nombreuses années, des changements peuvent poindre à l’horizon permettant d’entrouvrir un peu les grilles de cette prison.
Toute  évolution ne se fait pas forcément sans douleur, mais une chose est sûre, il faut avancer, c’est le jeu d’une vie.
Je ne livre pas ces choses intimes pour aiguiser une pointe de compassion ou autre à l’égard de ces personnes prisonnières, loin de là. Ca serait mal sain de ma part et elles n’ont pas besoin de ce genre de sentiment. Si je parle de ça, si je survole légèrement le sujet, c’est juste une tentative d’ouverture d’esprit pour dire qu’il y a bien plus important que ce qui fait râler la majorité d’entre nous. Avec un regard différent, toutes les broutilles peuvent être gommées ou reléguées en arrière plan. Ouvrons simplement les yeux.
Il faut avancer pour soi, pour ceux qui ne peuvent pas, en respect pour ceux qui progressent avec cette envie de vivre plus forte que celle qui donnerait envie de baisser les bras. La force ne se mesure pas sur la densité musculaire mais sur les pas que l’on fait sur un terrain effondré.
Je m’égare, j’en reviens à mon sms. Réponse positive. Je troque aussitôt ma tenue de fille au boulot contre celle de fille des bois et me voila partie la rejoindre. Petite escapade courte mais qui fait un bien fou. Une coupure dans la journée à partager, à papoter, à s’éblouir. Un moment simple mais d’une grande valeur.
J’ai pris quelques photos alors qu’elle me disait, « regarde, ça c’est beau », « ça tu peux pas le prendre pour que ça fasse ça? » « moi j’aimerais bien le soleil en étoile » Elle est gentille ma blonde mais je crois que je vais lui passer un ancien appareil photo et il va falloir qu’elle s’y mette 😉

 

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ruisseau
1- En vert et avec nous

 

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ancolie bouton
2- Ancolie version en bouton, version « lutine »

 

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tronc
3- On traverse?

 

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ancolie
4- Ancolie. Version en fleur, splendeur.

 

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« Il n’y a personne qui soit né sous une mauvaise étoile, il n’y a que des gens qui ne savent pas lire le ciel »
Dalai lama

 

 


Temps pluie pour moi

 
Dans la nuit de lundi à mardi, entendre la pluie frapper contre le volet et au petit matin se réveiller avec cette petite lueur dans ciel qui  tente un passage entre les nuages gonflés tout gris, c’est comme un petit cadeau, une surprise qu’il faut saisir au plus vite.
Debout rapidement, baskets aux pieds et Louna à mes côtés, nous voilà parties pour nous dépenser un peu afin de bien commencer la journée. 
L’éclaircie fut de courte durée mais nous n’avons pas fondu sous la pluie, c’est déjà une chose. 
Retour à la maison. La pluie s’impose et efface toutes traces d’éclaircies ou d’espoir.
Voir à nouveau une lueur pointer le bout de son nez, se couvrir, mettre ses grosses chaussures et sortir. Se dire que c’est génial un instant sec dans la journée sombre et si humide.
Prendre le chemin qui mène à « ma bibliothèque »
(ma bibliothèque est un lieu que j’ai dédié à la lecture en plein air, face au cirque dans les hautes herbes fleuries en été ou sur la neige quand le soleil chauffe en plein  hiver)
Chercher les arbres enlacés, les trouver et chercher l’écureuil qui vit ici 😉 Écouter, regarder au sol, lever les yeux sur les cimes des arbres, chercher de branches en branches et sentir à nouveau des petites pressions fraîches et humides sur mes joues. Là, sourire en se disant que le temps est le maître et que je suis son jouet aujourd’hui.
Qu’importe, je suis là, autant continuer à jouer avec lui.
Continuer un peu le chemin, juste pour voir si la montagne voudra se dévoiler un peu et dans quel état d’esprit elle va se trouver. Elle est là, derrière les nuages en se laissant entrevoir par instant comme pour aguicher, pour donner envie de la découvrir un peu plus. Elle offre une ombre, un éperon rocheux ou même le temps d’une bourrasque, elle s’offre entière pour ensuite se recacher derrière le rideau de nuages.
Peut-être que ce sont eux qui ne veulent pas la laisser à la vue de tous, qui sait?
Se décider à rentrer, mais doucement, pour montrer au temps que jouer avec lui est un jeu et que ces tentatives décourageantes ne me toucheront pas aujourd’hui.

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NN
1- Ornée de nuages
 

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Sans titre-1
2- Épaule découverte
 
 
 

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pudique3- Mutine
 
 
 

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ail des ours
4- Ail des ours en fleurs
 

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fourmi en coeur de fleur
5- Abri
 

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à fleur de feuille
6- A fleur de feuille

 

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« La vie ce n’est pas d’attendre que les orages passent, c’est d’apprendre à danser sous la pluie ».

A la recherche des pissenlits

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Hier, journée au calme, tranquille qui se laisse savourer simplement. Direction le bout de la route là bas pour trouver des fleurs de pissenlits. ça fait bien une quinzaine de jours que j’attends pour faire de la cramaillotte, la confiture de pissenlits. Je patiente car pour l’instant je ne les vois pousser que dans les champs qui ont reçu un apport en fumier.
Je ne sais pas pourquoi, mais je n’ai pas envie de les ramasser ceux là 😉
Donc, là bas, au bout de la route, pas encore une seule fleur. Elles ne vont pas tarder mais pour l’instant elles ne sont que des boutons timides au cœur des feuilles de pissenlits. Qu’importe, pas de fleurs bien d’autres choses qui font oublier la confiture.
La montagne semblait si près que l’on pensait la toucher en tendant le bras. Ça arrive cette impression après une averse. Le vert s’installe petit à petit, puissant. Bientôt, les arbres seront superbes et je vais embêter mon monde en disant tout le temps : « t’as vu le vert!? c’est trop beau » 😉 cette beauté me surprend toujours.
 
( en ce moment j’ai du mal à gérer le blanc de la neige sur mes photos, mais je partage quand même, ça donne une belle idée de l’ambiance du lieu)

 

arbre fruitier

1- Sous le fruitier

 

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Sans titre-1

2- Cabanes

 

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fer à cheval

3- Ça pousse

 

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pelly

4- Si près
 
 

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 » Personne ne va si loin que celui qui ne sait pas où il va »

Cromwell
 
 
Si c’est vrai, et bien je vais aller loin en ce moment, je vous le dis moi  😉
 
 

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Prends tes gants, c’est le printemps ;)

Je sais, c’est le printemps. On voit tous une évolution face à l’hiver, on ressent tous cette légèreté qui tente de s’installer et partout les oiseaux savent nous confirmer combien le printemps est une chose agréable.
On connaît tous ça, mais à une intensité différente selon l’altitude ou la localisation.
En montant un peu au-dessus de chez moi, d’où je suis partie les pieds sur le chemin, sur les cailloux, je me suis rendue compte que la notion de printemps variait vite. Je me suis rapidement retrouvée dans la neige où mes espoirs de balades en chaussures se sont amenuisés. Le printemps, ça se désire, ça s’attend dès que l’on prend un peu de hauteur. Je pense que je pourrais aller en haut rien qu’en chaussures lorsque vous vous en serez à l’été 😉
Le printemps ici, c’est une cascade sans glace, ce sont les toits de tôles sans neige, c’est une lumière particulière, des bourgeons alors que la neige remplace l’herbe.
C’est tout ça et bien plus encore.
Viens voir, mais n’oublie pas tes gants. Tu verras combien il est bon de sentir le soleil matinal lorsqu’il passe au-dessus de la montagne, tu sentiras vraiment ce qu’un brin de chaleur peut apporter 🙂

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rouget

1- Sans glace

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dégel

2- Fonte
 

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face au buet3- Le soleil arrive

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simplement

4- Bourgeons
 

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petit matin

5-Il arrive

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premiers rayons

6- Patience

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bois barbelé7- Dénudé, petit à petit

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Ce matin, faits d’hiver

 

Levée tôt ce matin avec la possibilité de profiter d’instants de liberté avant le travail, j’ai mis mes grosses chaussures et mes gants, direction « là bas, un peu plus bas » afin de vérifier la véracité d’une certaine chose.
Pas de doute, il était bien de retour!
Qui ça?
Celui qui se cachait derrière la douceur, voire la chaleur de ce début de printemps. Il n’eut pas de mal à revenir apparemment car il resplendit aujourd’hui.
Je vais tenter de vous le montrer avec quelques photos, toutes fraîches de ce matin 🙂
 

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pont

1- Présence avérée

 

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eau

2- Résistance colorée 

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chemin

3- Direction la forêt 

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3 (5)

5- Que lui et moi 

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 rideau
6- Derrière le rideau
 
 

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feuille

7- En légèreté

 

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tête en l'air
8- Renversant
 
 
 
Nul besoin de le citer, vous l’avez reconnu, Mr l’Hiver 😉

 

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 « C’est dans la rosée des petites choses que le coeur trouve son matin et se rafraîchit »
   Khalil Gibran  

 

 

 

 

 

 


Sortie pour une blonde

Une fois n’est pas coutume, je vais faire un clin d’œil à ma blonde. Oui, j’ai une blonde derrière l’écran, Ma blonde, Mon Amie, celle qui passe mais qui ne dit rien ici, celle pour qui je profite doublement.
Donc aujourd’hui, une fois de plus,  j’ai été les jambes, les yeux de cette blonde. Je savoure pour elle, j’emmagasine, je sens, je me dépense pour elle. Je suis la brune, elle est la blonde (tout le monde ne naît pas égaux, rhoooo je plaisante )
Je ne parle jamais d’elle car on n’étale pas ce genre de relation, c’est la relation la plus pure et la plus vraie que je puisse avoir (sans parler de mes enfants)
Là, il s’agit d’une personne qui n’a rien à voir physiquement avec moi, pas de lien de parenté, pas de lien d’une relation amoureuse, juste le lien d’une réelle amitié, un lien d’une force qui m’étonne, un lien qui dure, qui se renforce année après année. Je ne dirai rien de plus, juste ces quelques mots pour lui rendre hommage.
 
Aujourd’hui, une fois de plus, j’ai profité de ce qui s’offrait à moi, de cette nature qui m’étonne constamment, même si elle fait partie de mon quotidien. Le décor peut sembler le même, mais la lumière varie les reliefs, les ombres et change ses facettes.
Il faut profiter de cette neige qui s’efface à vue d’œil de jour en jour à cette altitude.
Plus ça va, plus la terre refait surface, plus le soleil chauffe.
Je vous emmène faire un petit tour, tranquille où le soleil donne envie de mettre le short, où l’on est bien.
Demain, je retournerai voir ailleurs, bien plus haut, dans un vrai coin perdu, voir si les bouquetins  y sont aussi.
En attendant, voilà une petite dose de soleil et de chaleur.
 

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11- Sous la corne

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3

2- Entre les sapins

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2

3- Tas de bois

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4

4-Sur le pont

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La saison impudique

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Lundi dernier, escapade entre midi et deux. Je souris en pensant aux douze coups de midi. Ils n’avaient pas sonné que j’étais déjà en tenue pour aller traîner là haut dans la neige et j’avoue que je n’aurai pas apprécié si des clients retardataires s’étaient présentés à la porte.
Une escapade, petite,  mais qui fait un bien fou. J’aurai du prendre mes raquettes mais je ne pensais pas avoir envie d’aller aussi loin du chemin.  Comment résister au soleil, à la neige, au petit point toujours plus loin que l’on veut atteindre pour être bien?
J’ai trouvé le socle d’une croix en haut d’une colline et j’ai pu m’y asseoir tranquille, observer les alentours, fermer les yeux et laisser la chaleur du soleil faire son œuvre.
Je regardais les arbres, les grands nus qui vivent dévêtus l’hiver et couverts l’été, à l’inverse de nous. Je les trouve beaux ainsi. Leur nudité  donne une impression de force qu’on ne décèle pas lorsqu’ils sont habillés.
Que voulez vous, ce jour là, j’admirais la nudité des arbres avec un Jésus cloué sur une croix au-dessus de ma tête.
Je crois bien que c’est la première fois que j’ai ce genre de « bonhomme » au-dessus de ma tête, surtout en ayant comme mur le ciel  😉
 
 
 
1
 
 
1- Grands nus
 
 

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sous croix

2- Partie du décor
 

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« Vivons simplement pour que d’autres puissent simplement vivre » 
Gandhi

Perles de pluie

 

Brel chantait « Moi je t’offrirai des perles de pluie venues de pays où il ne pleut pas ».
C’est beau mais ce n’est pas concret.
Je connais le pays où il pleut et où les perles y sont belles et réelles.
Approche,
Moi, je t’offre des perles de neige qui se transforme en perles de pluie
Qui viennent d’un pays où l’on peut encore boire l’eau des ruisseaux
Où l’on peut encore se retrouver seule au monde si on le désire
Un pays où j’aime me perdre.
 
 
 

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Blanc1

1- Au pays des perles de neige se transformant en perles de pluie
 
 

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6

2- Multitude

 

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1 (7)

3- Perle d’épicéa

 

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4

4- Perle de mousse

 

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Dimanche matin, rime avec bien

Se lever, prendre le sac prêt de la veille au soir. Se dire qu’il y en a qui dorment.
Y aller.
Savourer la montée, se dire que l’on est bien, que ça donne chaud.
Passer de l’ombre au soleil, emprunter un chemin délaissé.
Mettre ses raquettes quand ce n’est plus possible d’avancer et se dire qu’on aurait du les mettre depuis longtemps.
Se poser un instant au soleil, sentir la meilleure odeur du monde, celle de la sève des épicéas chauffée par le soleil.
Ne croiser personne.
Regarder, écouter, se sentir heureuse.
Redescendre pour midi.
Attendre la prochaine, plus haute, sans le chien.
Merci Mr Soleil.
 
 

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41- Dimanche matin, tout va bien

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5

2- Une femme, un chien, un arbre

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3

3- S’allonger sous l’épicéa

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1

4- Divaguer

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2

5- Revenir à la réalité

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« La nature à chaque instant s’occupe de votre bien-être. Ne lui résistez pas.  »
de  Henry David Thoreau

 

Promenons nous dans les bois, hélas le loup n’y est pas…

 
Alors, qu’habituellement l’endroit est sous l’emprise du froid, pris dans la glace, cet hiver rien ne retient l’eau. Elle file sans se figer dans les torrents, comme une simple passante à l’âme estivale, emplissant la forêt de son chant constant. Le torrent n’entamera pas la même mélodie selon la météo. En hiver, quand la glace l’enserre, il murmure alors qu’en mai lorsque la neige fond sous les rayons du soleil, il rugit tellement qu’il en devient assourdissant. Ecoute son rythme, ses paroles et tu en sauras bien plus sur ce qu’il te raconte, sur ce qu’il se passe en haut.
 

 

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 torrent

1-  Coeur de forêt

 

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perle

2- Mousse perlée

 

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filé

3- Intimité voilée

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mousse glacée

4- Dessert. Mousse glacée

 

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Après la pluie (la neige), le beau temps…

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Un samedi maussade au travail, une envie d’évasion et la perspective d’un jour meilleur, ça donne un sac préparé le soir en attendant le dimanche matin avec impatience.
Un réveil en beauté avec un ciel bleu, dégagé et la promesse d’une belle sortie.
Nul besoin de dire à Louna de m’accompagner, elle avait compris avec le sac prêt vers la porte.
Nous voilà parties toutes les deux.
Rien à dire de plus, la logique s’installe. L’oubli de tout, la saveur de l’instant, l’effort de la montée,  le bienfait de passer de l’ombre au soleil et le bonheur de se laisser envahir par l’ambiance.
Nul poids de la solitude là haut, bien au contraire. Sentir une onde interne forte et envahissante lorsque posée j’admire ces sommets si familiers mais constamment différents.
Me voilà où je me sens si vivante et où je suis si bien…
 

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les crépines

1- Les crêpines

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pure

2- Pureté d’un lieu

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louna

3- Louna, le Buet

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grenier face aux fiz

4- La grange face aux Fiz

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GRE
5- Instant bonheur

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 » Le bonheur ne se trouve pas au sommet de la montagne, mais dans la façon de la gravir » (Confucius)
 
 
 
 » Le bonheur est la seule chose qui se double si on le partage » (Albert Schweitzer)
 
 

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