Une façon de partager, tout en pensant : Ce qui te manque, cherche-le dans ce que tu as

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Autour de l’arbre

 

Mardi, encore du beau temps, donc pas de questions à se poser, je sors. Je sais, j’en entends qui disent que même si le temps est mauvais, je sors.
Sur les blogs, je vois fleurir les crocus, les perce-neige, les prunus et je me rends compte que le printemps s’installe partout.
Ici, il donne des signes, selon l’altitude plus ou moins important. Ce n’est pas pour l’immédiat les fleurs printanières en haut, mais l’hiver se retire et laisse un peu croire au printemps que c’est le moment de s’installer.
Il est farceur cet hiver quand même, car tous les ans, il fait le même coup au printemps. Il donne des signes de faiblesse, laissant penser à la saison nouvelle qu’elle peut prendre ses marques. Une fois qu’elle aura donné les premiers coups de baguettes printanières, l’hiver balayera tout d’une vague de froid neigeuse. Ce n’est pas méchant, mais c’est un jeu qui l’amuse et qui est souvent source de belles images. Enfin, on verra bien, peut être que ça ne sera pas comme ça cette année.
Je laisse les saisons jouer entre elles et moi j’admire leurs œuvres.

Mardi matin je suis partie avec les raquettes sur le dos en prenant plaisir à fouler le sol sans neige, les feuilles à terre. Plaisir laissant place à un autre rapidement car la neige devenait de plus en plus présente ne me laissant pas d’autre choix que de chausser les raquettes.
Une fois de plus, je me suis retrouvée au milieu de nulle part, alors que le concert des oiseaux m’a accompagné une partie de la montée.

L’immensité, la tranquillité, le spectacle furent encore un présent pour moi. Je me suis retrouvée avec les montagnes, le ciel et quelques arbres feuillus, effeuillés, résistants et bravant l’altitude face aux épicéas, qui eux avaient abandonné l’affaire. A croire que ces feuillus voulaient « monter » plus haut que les maîtres des lieux, comme pour dire « on est plus haut que vous ».
Cette période est extraordinaire malgré la neige lourde et humide car c’est l’opposition entre le chaud et le froid, entre les pieds dans la neige et les bras à l’air. J’adore. En bas, c’est un peu plus complexe, c’est la fonte, la gadoue, les passages où l’on avance et ceux où l’on a les pieds dans l’eau. Bref, c’est un passage entre pieds en chaussures ou en raquettes.
Je vais profiter aussi de cet article pour remercier les personnes qui restent dans l’ombre mais qui sont bien présentes et qui viennent se balader régulièrement sur ce blog. J’ai fait connaissance l’autre jour de l’une d’entre elles dont j’ignorais totalement l’existence. Cette rencontre m’a fait plaisir et j’espère que nos chemins se croiseront à nouveau car je pense que l’on aime les mêmes choses.
Merci à Martine et à tous les autres que je ne connais pas 🙂

 

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21- Indécence bleue

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42- Derniers feuillus

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53- Diagonale

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resistance4- Surprise

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35- Je ne m’en lasse pas

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66- Juste pour dire qu’il était là 😉

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Je veux faire de toi
ce que fait le printemps avec les cerisiers. Pablo Neruda


Une journée comme une autre

C’était un mercredi mi-février, un jour ensoleillé, un de plus qu’il m’a été permis de savourer parmi tant d’autres.
A chaque fois, je leur donne une importance particulière. En ne banalisant pas ces jours, ces balades, ces moments de calme, de vie, ils deviennent jours extraordinaires.
La journée commune devient une belle journée.
J’aime partager ces moments là, mais je ne suis pas toujours deux pour les partager.
La vie m’offre des moments de solitude. Je dis « m’offre » car en aucun cas je n’ai envie de les voir comme si elle m’imposait ces moments là. D’ailleurs, elle ne me les impose pas, elle met à ma disposition des moments à vivre rien que pour moi. A moi d’en disposer comme il me sied.
Je les vis pleinement et les pensées qui sont miennes sont belles et joyeuses car je vis ce moment en sachant, que là bas, quelqu’un m’accompagne, quelqu’un sourit en pensant que je suis bien à déambuler dans cette immensité blanche et que la prochaine fois ce quelqu’un sera là, avec moi, pour partager toutes ces petites choses qui croiseront nos chemins.
A toi qui passes ici, ces petites choses, je t’en offre un échantillon. Un échantillon de rien, un échantillon de tout… A toi de l’apprécier, de le comprendre et de t’en faire une porte pour t’évader le temps d’un passage ici. Prends soin de ces petits riens, ils te le rendront bien 🙂

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nb1- Sérénité

 

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bois2- La mort lui va si bien

 

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93- Silence et contemplation

 

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14- Continuité

 

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85- Avec le temps vient…

 

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26- Parce que là bas au fond… ❤

 

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78- Couleurs du temps (naturelle)

 

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Elle est debout sur mes paupières
Et ses cheveux sont dans les miens,
Elle a la forme de mes mains,
Elle a la couleur de mes yeux,
Elle s’engloutit dans mon ombre
Comme une pierre sur le ciel.

Elle a toujours les yeux ouverts
Et ne me laisse pas dormir.
Ses rêves en pleine lumière
Font s’évaporer les soleils,
Me font rire, pleurer et rire,
Parler sans avoir rien à dire.

Paul Éluard


Cool heure ou torrent chic

 

Se laisser guider par l’attraction qu’exerce le soleil. Oublier, le temps d’un instant, l’ombre et les endroits pailletés de givre et de glace.
Après la journée de la veille grise et enneigée, le soleil était là, dans un ciel bleu, offrant sa chaleur et les couleurs qui l’accompagnent. Les tons de gris avaient laissé place aux couleurs vives et plus chaleureuses. A se demander, si les couleurs ont une double personnalité, voire plusieurs, qui apparaissent en fonction de la météo.

Je parle des couleurs, mais combien d’humains sont mal lunés lorsque le temps est gris? Chose qui pourrait être atténuée s’ils prenaient le temps de voir ce que l’on ne voit pas lorsqu’il fait beau.
Quoi par exemple? Les feuilles, dans mon article précédent, qui ne sont pas si colorées, ni mises en avant lorsque la nature est sous les rayons du soleil. Quand le temps est gris, celui que beaucoup appellent triste, la moindre couleur prend une importance folle et tout ce qui ne se remarque à peine en temps clair, devient la star des journées grises. C’est simple et évident pourtant.
Ce jour là, la question ne se posait pas, une multitude de couleurs s’épanouissait. J’étais censée aller à la boulangerie, mais j’ai laissé ça au profit d’un petit tour au bord du torrent. La douceur du moment était comme une invitation à la flânerie, à la pause contemplative, chose dans laquelle je suis plutôt excellente. Non pas que je passe mon temps à rien faire, non, mais j’aime contempler.
Certains doivent se dire que je « baille aux corneilles », que « j’ai la tête dans les nuages »… peut-être, si regarder l’oiseau, la lune, l’eau ou une mouche voler porte ce nom, alors c’est ce que je dois faire, mais combien cela est enrichissant et intéressant.
L’esprit simple a accès à ce que l’esprit très complexe n’accède pas.
Une fois de plus, je me sens riche 🙂 donc au lieu d’avoir du pain, j’ai eu droit à ça :

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3

1- Moire aquatique à fils dorés

 

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5

2- Très or

 

 

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1

3- Trouble     (j’aurais pu mettre photo floue 😉 )

 

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4

4- Lamée or et argent

 

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2

5- Siège d’un moment … si on a des chaussures étanches

 

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6

6- A croire qu’il ne fait pas si chaud que ça.

 

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8

7- Quand la montagne se fait butoir à Lune

 

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9

8– Pour dire que le ciel n’est pas uni

 

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Je sens que toutes les étoiles palpitent en moi. Le monde jaillit dans ma vie comme une eau courante. Les fleurs s’épanouiront dans mon être. Tout le printemps des paysages et des rivières monte comme un encens dans mon coeur, et le souffle de toutes choses chante en mes pensées comme une flûte.

L’offrande lyrique de Rabindranath Tagore


Canards en froid

 

Une petite pause entre midi et deux au boulot afin de respirer un peu et profiter du beau temps.
Je voulais voir si les grèbes commençaient à changer de plumage pour séduire en vue de leur parade amoureuse, mais je pense que c’est encore un peu tôt.
En me promenant autour du lac, je suis tombée sur des colverts assez expressifs, à moins qu’il ne s’agisse de mon imagination qui s’emballe rapidement.
Je suis cool sur ce coup là, je vous ai épargné les jeux de mots du style « casser trois pattes à un canard, canard boiteux, marcher en canard  » etc  😉 

 

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Ça, c’est moi, canard tranquille, là où l’eau est fluide, puis, j‘ai eu envie de vacances « à la neige », donc direction la Haute Savoie.

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 « Non!! Je n’y crois pas! C’est quoi ce pays? On fait comment pour aller dans l’eau? »

 

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« Mais c’est que ça résiste! Comment on flotte ici?  Ohé il y a quelqu’un? on peut m’expliquer? »

 

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« En plus, ça me gèle la patte!! »

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« Puis celle-là aussi!  »

 

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« Rhooo non mais regardez-moi ça, les canes ici ressemblent aux pierres de curling! »

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« Pierre de curling!! Tu viens d’où toi? Suis moi, tu vas voir si je suis une pierre !! » 

 

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« C’est pas vrai, j’aurais mieux fait de me taire et de choisir la Sicile moi »

 

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« Comment elle fait pour avancer celle-là?! J’en peux plus moi, c’est un coin de dingue ici »

 

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« Mais quelle idée j’ai eu! Je crois que la Miss curling se moque de moi. Ça caille, il n’y a pas d’eau, les filles ont du naître avec des raquettes aux pieds ici et en plus, je passe pour un véritable touriste »

 

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« Ras le bol de ce coin. Pas envie de finir en doudoune en plus! »

 

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« C’est bon, je me casse!! « 

 

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Dans le brouillard

J’ose poster des photos prises dans le brouillard où un voile masque les détails, où une masse terne enveloppe tout.
Justement, là, est la merveille des choses. Lorsque l’on voit un détail dans le brouillard, il prend une toute autre dimension.
Hier, je me suis baladée où la neige n’était pas écrite, où l’on s’enfonce comme dans du coton avec ce bruit sourd, particulier, de la poudreuse qui se tasse sous notre poids.
Pas de cimes au soleil, pas de lumières vives mais le plaisir d’évoluer dans un épais nuage. Dans la neige, mis à part lorsque la pluie l’atteint, toutes les conditions météorologiques sont magiques.
Pour info, toutes les photos sont en couleurs, aux couleurs d’hier.

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21-Promesse

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42- Lueur

 

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33-Passage

 

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64- Texture

 

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75-Contraste

 

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86-Fruit dans un champ de coton

 

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107- Trait

 

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98-Cachée

 

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119-Calme

 

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1210- Toits

 

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1311-Courbes et arêtes

 

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1412- Omniprésence

 

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En couleurs, ou… pas

 

Dimanche matin, le ciel était bleu, la neige poudreuse et les sommets s’illuminaient avec l’aide du soleil. Il aurait fallu être fou pour rester en bas, à attendre que le soleil veuille bien nous toucher.
Nous l’avons devancé, en montant en raquettes, à sa rencontre.
Au départ, encore à l’ombre et au frais, dans le bois, comme dans un tunnel, les arbres faisaient des arches enneigées, nous invitant à passer tout en se libérant à notre passage.
On s’est élevé tranquillement en ayant bien chaud malgré l’ombre. Un regard vers le haut nous laissait deviner le soleil vers qui nous nous rapprochions de plus en plus.
Même si je n’avais pas froid, j’attendais de sentir sa chaleur contre moi, c’est tellement agréable; enfin pour moi, car j’en connais un qui ne le recherche pas particulièrement 😉
En oscillant entre arbres et découverts, je pouvais sentir la différence entre les moments où il m’enveloppait et ceux où les arbres le cachaient.
Là où les arbres ne montent plus, il était là, entier, offert sans restriction. Il s’est invité à notre table ou plutôt à notre pause déjeuner dans la neige, en compagnie du grand air, du paysage grandiose, du calme et de la liberté, lui donnant cette saveur particulière, celle qui fait d’un simple sandwich, le met le plus délicieux.
Quelques nuages sont venus le voiler afin d’habiller le ciel un laps de temps pour repartir presque aussitôt.
Je ne parle pas de la descente et de ce qui allait avec, des rires, des enchantements. Une fois de plus, tout était réuni pour passer une belle journée.
Certains pourraient se dire « encore en montagne » oui mais encore ne veut pas dire toujours la même chose. Le même lieu n’aura jamais la même lumière, la même ambiance. On ne sait jamais quel animal on va y croiser et puis ce qui est bon c’est le fait d’y monter, de se dépenser, de marcher plusieurs heures pour enfin se dire qu’on la mérite cette pause casse-croute.
Mon expo, ma salle de spectacles, mon artiste, ma salle de sports, c’est là haut en pleine nature 🙂

 

 

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19

1- Chemin

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10

2- Quant le passé fait partie du présent

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13

3- Bleu

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14

4-Vue sur le village

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15

5- Abri

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16

6- Lui, la montagne…

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18

7- Illumination

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Détails dans la blancheur

Dimanche, direction là haut au soleil, au milieu de la neige alors que le ciel avait une couleur presque indécente qui nous emmenait vers l’indigo pur, que les montagnes mettaient leurs reliefs en exergue, je me suis penchée sur la simplicité blanche.
Voici une pause parmi les détails, ces petits riens qui font l’ambiance, qui témoignent de l’union de la neige, du vent et du froid.
La couleur, la grandeur et le paysage seront pour la prochaine fois 😉

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41- Sapin dans la vague

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62- Zip

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23- Courbes

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54- Corail hivernal

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35-Duo

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16-Couverture blanche

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René Char

« Ne te courbe que pour aimer. Si tu meurs, tu aimes encore. »

« Avec ceux que nous aimons, nous avons cessé de parler, et ce n’est pas le silence »


Un(s)temps d’une pose

 

Ne pas chercher loin, juste aller et trouver
En se sentant bien, en ayant tout à aimer.
Regarder filer, se dire qu’on va saisir le temps
Juste le temps d’une pose.
Offrir au regard un condensé de temps.
Ce temps qui court, ce n’est pas juste celui d’un clic rapide,
C’est 30secondes transformées en une photo.
Ces instants là, c’est, une fois de plus, nous et personne d’autre.
C’est faire partie d’un décor brut, être sous la neige alors qu’à peine plus bas il pleut.
C’est jouer avec le temps et la lumière, c’est chercher, trouver, appuyer sur le déclencheur

Attendre dans la neige que le temps veuille bien entrer dans une photo.
C’est « le » regarder et voir qu’il cueille aussi le temps pour en faire de la douceur.

C’est sourire. C’est être bien.

 

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DSC_00201- La caresse des roches

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DSC_00162-Eloge de l’eau

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DSC_00153-Transparence

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DSC_00144-riD’EAU

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DSC_00135-Fouillis

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DSC_00126-Uni vert

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DSC_00097-File

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Pour le soleil qui luit dans les ciels gris
Pour cette présence dans mes solitudes
Pour ces larmes dans mes rires
Pour ces instants qui font l’éternité
Pour celle que tu me permets d’être
Merci 🙂


Blanche heure

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Mercredi matin, c’est enfin le premier matin où le froid sec est présent. Il n’est pas important, mais suffisant pour avoir enfin l’impression d’être dans la logique des choses.
Ciel dégagé, qui ne le restera pas longtemps, froid sec sans brouillard et ciel bleu effilé de nuages filants sous l’influence du vent m’attirent à l’extérieur pour profiter de la chose.
Je suis heureuse de sentir un sol durci par le froid, d’entendre les feuilles crisser et se cisailler
sous mes pas. Je me dirige dans le lit du torrent où une armée de chapeautées est là, sage et statique. Les pierres ont mis leur tenue d’hiver, leur fourrure neigeuse et si le froid s’installe vraiment, celles qui jouent avec l’eau du torrent, mettront aussi leur habit de glace.
J’aurais eu droit à 3 minutes de soleil, richesse suprême en cette période de l’année dans ce coin là où le soleil a juste le temps de pointer ses rayons avant qu’il ne se cache à nouveau derrière le collet.
Non, il ne faut pas voir le peu de soleil, mais la chance d’être là, au moment où il fait une apparition 🙂

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DSC_00231- Lieu encore préservé

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DSC_00752-Belle coiffée

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DSC_00583- Abstrait de glace

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DSC_00834-Capitonné

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DSC_00355-Armée coiffée

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DSC_00526-Protection blanche

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DSC_00277- A saisir

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DSC_00668- Coeur de pierre

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DSC_00969-La route

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Traces d’une douce approche hivernale

 

Hier, à nouveau tout les deux, nous voilà partis faire un tour un peu plus haut où l’on pensait laisser le brouillard à nos pieds et avoir le soleil à bout de bras.
Devant nous, une seule trace de pas dans le givre qui recouvre le sol, ce qui nous enchante car c’est tellement bon de pouvoir savourer un lieu dans la quiétude avec comme seule âme vivante à nos côtés, Dame Nature. Ce n’est pas rien « Dame Nature », c’est énormément de vies sous maintes formes, mais combien plus faciles et agréables à vivre qu’une vingtaine de personnes.
Non, je ne suis pas misanthrope, mais j’aime la nature sauvage, calme, riche et belle, sans les artifices que nous humains véhiculons tout autour de nous. J’aime les humains, bien sûr, enfin… ceux qui sont vrais, natures et pas compliqués, qui connaissent les valeurs de la vie. Héhé, ça réduit la liste tout ça 😉
Je plaisante (à peine), j’exagère un peu la chose, mais j’avoue aimer la présence d’une personne qui saura prendre du plaisir à déambuler avec le sourire dans la boue plutôt que celle qui ne mettra jamais une paire de grosses chaussures à ses pieds de peur que le ridicule ne la remarque et l’achève sur le champ.
Oula mes doigts s’emballent sur le clavier et je me retrouve loin de ma petite prise d’air de la veille.
Retournons sur le chemin blanc de givre, sans neige. Neige qui  tombe partout, sauf ici alors qu’on l’attend avec envie et le sourire. Quelle vienne ou pas, l’hiver aura des splendeurs à nous offrir et je compte bien en profiter, mais j’aime sa présence, sa façon de modifier les sons et comme elle habille le monde.
Revenons à hier, où nous nous sommes retrouvés aux portes de l’hiver, où le froid semblait donner quelques discrets signes de présence. A un certain stade, l’humidité du brouillard est devenue givre sous une influence plus fraîche, recouvrant les arbres et les alentours d’une multitude de petits bâtonnets blancs accrochés à tout ce qui se trouvait sur son passage. Mes cheveux comme les cornes des bouquetins y ont eu droit. Les maîtres des lieux étaient bien là mais difficilement visibles dans cette masse brumeuse.
Qu’importe nous avons encore vécu de bons moments et tant que l’on ne se bornera pas à atteindre un but précis en occultant tout le reste, on pourra élargir notre capacité à être heureux. Et ça, ça fonctionne à chaque fois 🙂

 

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1
1-Prémices hivernaux

 

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2
2- Maître des lieux

 

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6
3- Onde givrée 

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5
4-On the rocks

 

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4
5- Chute glacée

 

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3
6-Timidement entre givre et mousse

 

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7
7- Ombre sur voile de brouillard

 

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« Dans le domaine du bonheur et la joie de vivre, la prospérité réside dans le partage. J’ai trouvé en toi la personne avec qui je peux tout partager sans aucune restriction.  Il nous en aura fallu des chemins pour enfin atteindre celui qui nous est destiné »

 


Ce matin, faits d’hiver

 

Levée tôt ce matin avec la possibilité de profiter d’instants de liberté avant le travail, j’ai mis mes grosses chaussures et mes gants, direction « là bas, un peu plus bas » afin de vérifier la véracité d’une certaine chose.
Pas de doute, il était bien de retour!
Qui ça?
Celui qui se cachait derrière la douceur, voire la chaleur de ce début de printemps. Il n’eut pas de mal à revenir apparemment car il resplendit aujourd’hui.
Je vais tenter de vous le montrer avec quelques photos, toutes fraîches de ce matin 🙂
 

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pont

1- Présence avérée

 

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eau

2- Résistance colorée 

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chemin

3- Direction la forêt 

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3 (5)

5- Que lui et moi 

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 rideau
6- Derrière le rideau
 
 

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feuille

7- En légèreté

 

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tête en l'air
8- Renversant
 
 
 
Nul besoin de le citer, vous l’avez reconnu, Mr l’Hiver 😉

 

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 « C’est dans la rosée des petites choses que le coeur trouve son matin et se rafraîchit »
   Khalil Gibran  

 

 

 

 

 

 


La saison impudique

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Lundi dernier, escapade entre midi et deux. Je souris en pensant aux douze coups de midi. Ils n’avaient pas sonné que j’étais déjà en tenue pour aller traîner là haut dans la neige et j’avoue que je n’aurai pas apprécié si des clients retardataires s’étaient présentés à la porte.
Une escapade, petite,  mais qui fait un bien fou. J’aurai du prendre mes raquettes mais je ne pensais pas avoir envie d’aller aussi loin du chemin.  Comment résister au soleil, à la neige, au petit point toujours plus loin que l’on veut atteindre pour être bien?
J’ai trouvé le socle d’une croix en haut d’une colline et j’ai pu m’y asseoir tranquille, observer les alentours, fermer les yeux et laisser la chaleur du soleil faire son œuvre.
Je regardais les arbres, les grands nus qui vivent dévêtus l’hiver et couverts l’été, à l’inverse de nous. Je les trouve beaux ainsi. Leur nudité  donne une impression de force qu’on ne décèle pas lorsqu’ils sont habillés.
Que voulez vous, ce jour là, j’admirais la nudité des arbres avec un Jésus cloué sur une croix au-dessus de ma tête.
Je crois bien que c’est la première fois que j’ai ce genre de « bonhomme » au-dessus de ma tête, surtout en ayant comme mur le ciel  😉
 
 
 
1
 
 
1- Grands nus
 
 

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sous croix

2- Partie du décor
 

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« Vivons simplement pour que d’autres puissent simplement vivre » 
Gandhi

Perles de pluie

 

Brel chantait « Moi je t’offrirai des perles de pluie venues de pays où il ne pleut pas ».
C’est beau mais ce n’est pas concret.
Je connais le pays où il pleut et où les perles y sont belles et réelles.
Approche,
Moi, je t’offre des perles de neige qui se transforme en perles de pluie
Qui viennent d’un pays où l’on peut encore boire l’eau des ruisseaux
Où l’on peut encore se retrouver seule au monde si on le désire
Un pays où j’aime me perdre.
 
 
 

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Blanc1

1- Au pays des perles de neige se transformant en perles de pluie
 
 

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6

2- Multitude

 

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1 (7)

3- Perle d’épicéa

 

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4

4- Perle de mousse

 

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Dimanche matin, rime avec bien

Se lever, prendre le sac prêt de la veille au soir. Se dire qu’il y en a qui dorment.
Y aller.
Savourer la montée, se dire que l’on est bien, que ça donne chaud.
Passer de l’ombre au soleil, emprunter un chemin délaissé.
Mettre ses raquettes quand ce n’est plus possible d’avancer et se dire qu’on aurait du les mettre depuis longtemps.
Se poser un instant au soleil, sentir la meilleure odeur du monde, celle de la sève des épicéas chauffée par le soleil.
Ne croiser personne.
Regarder, écouter, se sentir heureuse.
Redescendre pour midi.
Attendre la prochaine, plus haute, sans le chien.
Merci Mr Soleil.
 
 

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41- Dimanche matin, tout va bien

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5

2- Une femme, un chien, un arbre

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3

3- S’allonger sous l’épicéa

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1

4- Divaguer

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2

5- Revenir à la réalité

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« La nature à chaque instant s’occupe de votre bien-être. Ne lui résistez pas.  »
de  Henry David Thoreau

 

Promenons nous dans les bois, hélas le loup n’y est pas…

 
Alors, qu’habituellement l’endroit est sous l’emprise du froid, pris dans la glace, cet hiver rien ne retient l’eau. Elle file sans se figer dans les torrents, comme une simple passante à l’âme estivale, emplissant la forêt de son chant constant. Le torrent n’entamera pas la même mélodie selon la météo. En hiver, quand la glace l’enserre, il murmure alors qu’en mai lorsque la neige fond sous les rayons du soleil, il rugit tellement qu’il en devient assourdissant. Ecoute son rythme, ses paroles et tu en sauras bien plus sur ce qu’il te raconte, sur ce qu’il se passe en haut.
 

 

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 torrent

1-  Coeur de forêt

 

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perle

2- Mousse perlée

 

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filé

3- Intimité voilée

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mousse glacée

4- Dessert. Mousse glacée

 

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Pluss de goût

 
 
Je suis au travail, mais personne n’est assez fou pour aller dans un magasin au lieu de profiter du soleil et de la neige, donc, je viens faire un petit tour par ici, histoire de dire bonjour et de donner une petite bouffée d’air frais.
Une bouffée d’hier où le programme fut celui de faire un tour, de s’aérer, d’être bien.
Tu sais, le genre de tour qui donne du goût au sandwich, et qui donne la sensation de trouver le thé encore meilleur qu’ailleurs.
Un coup de chance, on a choisi le bon versant. Celui où les nuages jouaient au vent, où la neige s’est laissée sculptée par ce dernier. En face, les nuages ont avalé les sommets, ici, ils s’amusaient.
 
J’ai bien du mal à faire des photos en ce moment, j’ai l’impression qu’il a neigé sur mon miroir 😦 bon, ce n’est pas une raison de faire la tête, c’est comme ça pour l’instant, je fais avec 😉
 

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nuages

1- Au gré du vent

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présence

2- Présence

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LO ET MOI

3- Un coucou de Lo (unega) et de Moi. Ben oui, c’est elle la gamine, c’est moi qui m’amuse 😉
 

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Après la pluie (la neige), le beau temps…

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Un samedi maussade au travail, une envie d’évasion et la perspective d’un jour meilleur, ça donne un sac préparé le soir en attendant le dimanche matin avec impatience.
Un réveil en beauté avec un ciel bleu, dégagé et la promesse d’une belle sortie.
Nul besoin de dire à Louna de m’accompagner, elle avait compris avec le sac prêt vers la porte.
Nous voilà parties toutes les deux.
Rien à dire de plus, la logique s’installe. L’oubli de tout, la saveur de l’instant, l’effort de la montée,  le bienfait de passer de l’ombre au soleil et le bonheur de se laisser envahir par l’ambiance.
Nul poids de la solitude là haut, bien au contraire. Sentir une onde interne forte et envahissante lorsque posée j’admire ces sommets si familiers mais constamment différents.
Me voilà où je me sens si vivante et où je suis si bien…
 

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les crépines

1- Les crêpines

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pure

2- Pureté d’un lieu

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louna

3- Louna, le Buet

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grenier face aux fiz

4- La grange face aux Fiz

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GRE
5- Instant bonheur

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 » Le bonheur ne se trouve pas au sommet de la montagne, mais dans la façon de la gravir » (Confucius)
 
 
 
 » Le bonheur est la seule chose qui se double si on le partage » (Albert Schweitzer)
 
 

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Gris, noir, des espoirs

 
Il  y a ces jours gris, ceux qui semblent vous coller à la peau, qui semblent ne plus vouloir vous lâcher, ces jours qui auraient vite fait de vous plonger dans la torpeur, dans le laisser aller, dans le « bougonnisme » .
Ces jours là ont, malgré leur apparence, de la couleur, des traces de chaleur, ont de quoi nous ravir.
Oui c’est gris et alors?! ça pourrait être noir, sans lumière 😉
Ailleurs il faisait beau, ici, il pleuvait. Ailleurs la neige était poudreuse, ici c’était de la soupe. Ailleurs le soleil était caressant, là l’humidité transperçait, mais voilà, c’est là que j’étais et j’ai bien aimé.
Un jour, il fera beau à nouveau…
 

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1- Toits  

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2- Approche

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Certains d’entre vous disent que la joie est plus grande que la tristesse ; et d’autres disent que c’est plutôt la tristesse qui est plus grande. Mais je vous dis qu’elles sont inséparables. Elles marchent ensemble, et quand l’une est assise seule avec vous à votre table, n’oubliez pas que l’autre sommeille dans votre lit.
 
Quand le bonheur vous fait signe
[ Khalil Gibran ]
 

Comme dans un coffre à bijoux

Je suis au travail, une envie de soleil et d’éclat vient de m’atteindre. Je repense à cette lumière l’autre jour, à sa couleur dorée, à l’effet qu’elle faisait. J’ai eu l’impression de me trouver au milieu d’un coffre aux trésors plein d’or.
L’autre côté était à l’ombre, j’étais dans la lumière (ça fait très spirituel ça  😉 )
En pensant à cet instant, j’ai recherché une autre photo, une qui me faisait penser aux pendentifs, ceux que la nature crée avec tant de goût.
J’ai dû retourner jusqu’au mois de novembre car depuis, la nature a posé ses brillants, elle fond sous la douceur du climat et n’a pas revêtu une seule fois ces bijoux là.
Approche, soulève le couvercle du coffre et regarde…
 

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2 (2)

1- L’or  
 

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2- Breloques natures
 
 
 
 

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C’était hier…

 

Je t’offre un rayon de soleil.
Hier, il était là, s’offrant à nous.  Aujourd’hui il est retourné pudiquement au-dessus des nuages alors que nous sommes sous la pluie, brassés par le vent. 
Un jour avec, un jour sans 😉
Ces journées ensoleillées avec la neige n’ont rien à envier à celles d’été.
Les couleurs y sont franches, le soleil fait un bien fou. Je pense même que les journées ensoleillées de l’été sont plus « banales » que celles de l’hiver.
L’hiver triste? non, ce n’est pas l’hiver qui peut être triste, c’est le regard que l’on peut porter sur lui.

 

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1 (2)

1-Soleil

 

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2 (4)

2- Nuages

 

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Se dire

 

Alors qu’il file
Se dire qu’on aura eu la chance de le savourer
Que l’on aurait pu ne pas saisir cet instant
 

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l'instant

1- Saisir l’instant

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2- Avant qu’il ne se fige

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voile

3-  Et le laisser filer…

 

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Saisir l’instant
 
Saisir l’instant tel une fleur
Qu’on insère entre deux feuillets
Et rien n’existe avant après
Dans la suite infinie des heures.
Saisir l’instant.
Saisir l’instant. S’y réfugier.
Et s’en repaître. En rêver.
À cette épave s’accrocher.
Le mettre à l’éternel présent.
Saisir l’instant.
Saisir l’instant. Construire un monde.
Se répéter que lui seul compte
Et que le reste est complément.
S’en nourrir inlassablement.
Saisir l’instant.
Saisir l’instant tel un bouquet
Et de sa fraîcheur s’imprégner.
Et de ses couleurs se gaver.
Ah ! combien riche alors j’étais !
Saisir l’instant.
Saisir l’instant à peine né
Et le bercer comme un enfant.
A quel moment ai-je cessé ?
Pourquoi ne puis-je… ?
Esther Granek, Je cours après mon ombre, 1981
 

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Réflexion matinale

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Samedi matin, tôt, une dose d’air frais, bien frais avant de m’enfermer pour la journée au magasin. Je vais où il fait sombre,où le soleil n’a pas encore réussi à enjamber les montagnes, où l’air est glacé passant dans les gorges comme s’il poussait le Giffre avec son souffle froid. Je suis au Pont du diable. Je n’y trouve que le pont, le diable doit fréquenter des coins plus chauds.
D’en haut, j’admire et là j’ai droit à une réflexion.
Il ne fait pas vraiment jour et je m’imprègne du décor, je regarde je tourne, j’en perds mes repères.
La réalité pourrait n’être qu’un reflet, à moins qu’il ne s’agisse que du contraire.
Où se trouve le vrai? 
Me voilà avec l’envie de continuer, de descendre plus loin dans les gorges, mais la raison me suit de près ce matin et me rappelle à l’ordre comme si elle me tirait les oreilles pour que j’aille travailler.
J’y retournerai plus longuement une prochaine fois, peut être lorsque le soleil sera moins long à se lever et surtout en accrochant ma raison à un arbre 😉
 

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 1- Envers contre endroit
      
 
 

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2-  Miroir noir

    

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« Un paysage ne ment pas, mais le regard le déguise, ce qui le rend toujours différent, comme s’il devenait un reflet de notre état d’âme »
La maison des chagrins de Victor Del Arbol
 
 

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Et hop, une petite dose de soleil

  

Mercredi ciel bleu, soleil et ombre.
Quand on vit entouré de montagnes, que le ciel est bleu, on ne pense qu’à une chose :
« Où est le soleil » ?
Les montagnes si hautes et le soleil si bas en cette saison nous transforment en pions en perpétuelle recherche de l’endroit ensoleillé.
Passer de l’ombre au soleil est une douce caresse, l’inverse une morsure.  Les jours où il ne fait pas beau, on ne se pose pas la question, on peut aller partout, mais quand le soleil est là, il est trop difficile de renoncer à son bienfait.
Mercredi, ce fut donc une sortie à la conquête du soleil.
 
 

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3

1- Dans un petit coin allumé

 

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4

2- Encore et toujours si imposant

 

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3- Qui regarde qui? 

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Les vraies richesses de la vie, ce sont toujours les mêmes et elles sont gratuites : l’air, l’eau, la lumière, le silence et la liberté.
Sénèque
 

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On va faire dans la dentelle

 
 
Dimanche matin, prise d’air dans les bois où la dernière fois j’avais repéré des champignons.
Habituellement, en cette saison, c’est la neige qui recouvre les branches et la mousse est bien enfouie sous une épaisse couche de neige. En ce moment, ce n’est pas le cas alors autant profiter de l’inhabituel que de se morfondre sur le manque de neige.
Avec mon imagination (parfois débordante) ce fut une belle surprise pour moi que de me retrouver parmi les champignons. La forêt aurait-elle ses danseuses de French Cancan version nature?  En voyant les lamelles sous les chapeaux des champignons, je n’ai pu m’empêcher de penser au dessous des jupons des danseuses de French Cancan et à leurs bas noirs.
 
 

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1

1- Jupons et froufrous naturels
 

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32- Dessous

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43- Trois

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5

4- Ballet sur mousse
 

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arnoul_francoise

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