Une façon de partager, tout en pensant : Ce qui te manque, cherche-le dans ce que tu as

Articles tagués “hiver

Solitude

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Petite, seule dans un monde retiré.
Force ou résignation?
Désir ou soumission?
Fatalité ou défi?
Y trouver le bon côté
Ne pas cesser de lutter
Du gris passer au bleu
 

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1- Elle
 

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Déchirure

 
J’aimerais bien reprendre ce rythme qui m’allait bien, celui qui me permettait de passer vous dire bonjour, qui me permettait de partager un peu plus ce qui m’enchantait, mais pour l’instant il m’est difficile de passer régulièrement, c’est un peu comme cela veut se présenter.
 
On se retrouve ici pour une petite sortie un matin dans le brouillard.
Il régnait une ambiance particulière, une ambiance bleutée, feutrée qui gommait un peu les détails.  Une ambiance en perpétuelle modification, laissant apercevoir un sommet et qui le taisait dans les secondes suivantes, passant d’une atmosphère moutonneuse à une ambiance ensoleillée et chaude. Une ambiance un peu irréelle.
Le tissu de brume se déchirait pour offrir sous son voile la réalité.
Toutes les déchirures ne sont pas négatives, apparemment…
 

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1- Feutrée

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2

2- Apparition

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5

3-  Lumière
 

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4

4- Feuille

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9

5- Guirlande

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Quête
Esther GRANEK
Recueil : « Synthèses »
 
J’ai faim
d’un moment d’attention
m’ouvrant un horizon
que je mendie sans fin.
J’ai faim
de ce regard d’autrui
m’offrant comme un crédit
lorsque tout tourne à rien
J’ai faim
J’ai faim et je m’emplis
d’un rêve inaccompli.
Mon espoir est-il vain ?
J’ai faim
Et ma faim ne s’apaise.
Et mon air très à l’aise
ne me trahira point.
2009
 
 
J’ai découvert, il y a quelque temps déjà Esther Granek et à chaque fois que je lis un de ses poèmes ou texte, j’y retrouve quelque chose qui me touche, qui me correspond.
Un jour je posterai ici « toi ». J’adore, en attendant si le cœur vous en dit, vous pouvez toujours aller faire un tour là bas:

http://www.unjourunpoeme.fr/poeme/toi-2

 

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Gourmandises givrées

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Il y a une quinzaine de jours, alors que le froid était encore présent, je suis partie un peu plus tôt pour prendre l’air avant d’aller travailler, pour entendre mes pas crisser sur les feuilles givrées, pour faire le plein de liberté avant d’aller m’enfermer.
En passant tous les jours sur cette route, il y a un endroit qui ne voit pas le soleil en cette période de l’année, où les arbres sont givrés (plus que moi), où souvent une couche de brume court au ras du sol. Bizarrement, c’est ce coin qui m’attire et non l’autre versant ensoleillé, donc j’ai pris le temps d’aller y faire un tour ce matin là. 
Seules les traces des biches, des renards marquaient la neige.
Je me suis retrouvée au bord du Giffre, le torrent qui prend sa source chez moi plus haut et qui finit au bout d’une quarantaine de kilomètres par se jeter dans l’Arve, pour ensuite aller dans le Rhône et terminer sa course en Méditérannée. D’une certaine façon si tu mets les pieds dans la mer, tu mets les pieds dans l’eau d’un torrent de montagne. Difficile d’ imaginer lorsque l’on est dans le sable face à la mer, que dans cette eau il y a de l’eau de glacier 😉 (ça c’est une pensée pour le sang de navet qui vit près de la méditérannée)
 
 

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1

1- Feuilles confites dans la brume

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3

2- Fruits confits dans les nuages
 
 

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 En mettant le titre « gourmandises givrées », je me suis demandée ce qu’était la gourmandise aux yeux des autres. J’ai fait un saut vite fait sur le net et là, surprise!
 
La gourmandise (définition sur wikipédia exactement aux antipodes de la mienne)  :
Au   VIè siècle le pape Grégoire le Grand l’associe à la luxure (le ventre étant proche du bas-ventre) et décrit les cinq manières de commettre le péché de gourmandise :
1. Le moment : manger avant le moment du repas afin de satisfaire l’organe du goût.
2. La qualité : rechercher des délices et une meilleure qualité de la nourriture pour satisfaire les « ignobles sens du goût ».
3. Les stimulants : rechercher des sauces et assaisonnements pour le plaisir du palais.
4. La quantité : manger plus que nécessaire.
5. Le désir : manger avec trop de désir, bien qu’en absorbant une quantité raisonnable – cette dernière manière étant la pire.
 
 
Ma définition :
LA GOURMANDISE EST L’ART D’APPRECIER CE QUI EST BON 
J’associerais la gourmandise non seulement au plaisir de la recherche du goût mais aussi aux autres plaisirs des sens.
On peut savourer visuellement une chose, humer une odeur, se laisser porter par des sons ou trouver du plaisir au toucher. Loin de l’excès et la gloutonnerie, la gourmandise est empreinte de délicatesse. 
Donc pour en revenir aux photos ci-dessus, la nature givrée ce matin là était une gourmandise visuelle.
Je vais pousser le bouchon un peu loin (j’adore ça),  je dirais que la GOURMANDISE EST UNE QUALITE 😉
 
1- Le moment : celui où l’on pourra le plus apprécier
2-La qualité : la meilleure
3-Les stimulants : avec pour savourer encore plus
4-La quantité : juste ce qu’il faut pour apprécier à sa juste valeur
5-Le désir : avec bien sûr pour apprécier encore plus ce qui nous est offert
Là c’est certain, si le bûcher existait encore, je finirai dessus 😆
 
 
Un petit tour là pour illustrer mon article, à savourer comme il se doit :
http://blachedenews.wordpress.com/2013/12/18/en-attendant-les-fetes-un-petit-chocolat/
 

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Aucun rapport avec la gourmandise, mais en rapport avec la nature où je me sens si bien :  
 
Arbres de ces grands bois qui frissonnez toujours,
Je vous aime, et vous, lierre au seuil des autres sourds,
Ravins où l’on entend filtrer les sources vives,
Buissons que les oiseaux pillent, joyeux convives!
Quand je suis parmi vous, arbres de ces grands bois,
Dans tout ce qui m’entoure et me cache à la fois,
Dans votre solitude où je rentre en moi-même,
Je sens quelqu’un de grand qui m’écoute et qui m’aime!
 
Extrait Aux arbres. Victor Hugo
http://www.poetica.fr/poeme-889/victor-hugo-aux-arbres/
 
 

Lundi midi, pause déjeuner

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Lundi midi, j’avais le choix de rester au magasin pendant ma coupure ou aller faire un tour. Le choix fut vite fait.
A vrai dire, je n’ai même pas eu l’impression de choisir entre une possibilité ou l’autre.
Je me suis retrouvée avec mon sac sur l’épaule, mes chaussures (pas de fille) aux pieds, à marcher là haut, au bord du lac.
Personne en vue. J’étais la seule à écouter le lac chanter sous la glace. Il n’y avait que le bruit lointain d’une tronçonneuse pour me rappeler que je n’étais pas la seule sur terre.
J’étais un peu limitée en temps, mais qu’importe; peu vaut mieux que rien du tout 😉
 

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1- Lac gelé

 

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1

2- Quenouilles au soleil

 

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4 (2)

3- Têtes hors de l’eau

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2- Roc d’Enfer

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Je vous ai déjà parlé de ce lac. Un jour au début du siècle dernier, il y eut un glissement de terrain qui fut à l’origine de la création de ce lac. Un hameau fut englouti, et encore aujourd’hui, on peut voir les troncs des sapins dépasser du lac.
La cime fut coupée un hiver par les habitants des lieux alors que le lac était gelé.
Voilà pourquoi, on voit dépasser des « morceaux » de bois du lac.
 

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Mon week-end du milieu de semaine

 

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Mercredi matin, un petit tour pour « prendre l’air ». La petite dose minimum qui fait que l’on est bien, qui fait que les choses roulent facilement. Je n’ai pas décroché les raquettes de mon sac à dos car la neige tombée la semaine dernière, disparaît vitesse grand V sur les versants ensoleillés, ce qui est dommage car dans les coins d’ombres, elle reste poudreuse et légère, faite pour le plaisir de la glisse.
Avec ou sans neige, le soleil était là pour chauffer le serpolet et lui laisser dégager ses effluves qui se mélaient à celle de la sève des sapins, de quoi donner envie de faire une pause dans l’herbe afin de savourer l’instant présent, celui qui mérite que l’on s’arrête afin de lui donner toute l’importance qui est la sienne.
Imagine un peu, personne dans les environs, le calme, le soleil et la bonne odeur.
Tout ça bien emmagasiné et me revoilà sur le chemin de la maison où un autre instant m’attendait 😉
 
 

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1- Fonte en pente

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2- Une part d’ombre
Rien d’extraordinaire, mais ce mur me plaisait …
Je mets ce qui me plaît, sans chercher à mettre ce qui peut plaire. Je partage ce que je suis et non ce que l’on voudrait que je sois 😉
 
 

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Mardi, en redescendant, juste avant que le soleil ne se couche,  les arbres nus avaient revêtu leur tenue de soirée.
 

1

3- Parure en or
 
L’or, je le trouve ailleurs. Qu’il se pose à mon doigt, remplisse mon coeur, souligne mon oreille, c’est ailleurs que je le savoure. A chaque balade, regard, sensation, je le trouve, encore plus beau que celui qui peut luire à ma main 
 

 

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LE COEUR PUR
Il se contentait d’être
Heureux sans le paraître.
Et, se moquant des grands,
Il vivait comme un gueux,
Fuyait les gens sérieux
Et la gloire et l’argent.
On l’aurait volontiers
Arrêté, enfermé.
Mais quel homme au coeur pur
Ne traverse les murs
 
DÉFIER LE DESTIN
 
 

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A l’ombre, là où les pieds crissent

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lavande1- Pied de lavande au pays des marmottes

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monnaie du pape

2- Quand la lunaire devient monnaie du pape
 

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trait lumière3- Rai de lumière
 
 

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« Quand le cœur est chaud, on n’a pas froid au corps »

Lao Tseu

Sauf exception 😉


Quand t’es dans le brouillard…

 
La semaine dernière avant les chutes de neige…
 

Quand t’es dans le brouillard… et bien tu montes. Oui, je sais, encore un privilège de vivre en montagne.

Alors qu’en bas tout est gris, sous la masse de nuages, il te suffit de monter, de traverser les nuages et tu te retrouves au-dessus de la mer de nuages.
Là, le soleil t’inonde de douceur et de lumière. Tu es au-dessus d’une mer attirante, douillette et cotonneuse, tandis qu’elle est triste et froide quand tu es sous elle ou lorsque tu te retrouves dans le brouillard épais à couper au couteau.
Une chose à se rappeler lorsque l’on ne peut pas la traverser pour l’avoir à ses pieds, c’est qu’au-dessus du ciel gris, brille le soleil dans un ciel parfaitement bleu.
La prochaine fois, penses-y; au-dessus de chaque nuage, le ciel est bleu 😉
 
 
Une pensée pour Maguy 😉 « Non, ce n’est pas une demande de ton mari, faite pour te convaincre que la montagne c’est bien » 😆
 

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1- Se retrouver dans le brouillard. Monter…

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2- Être à la lisière entre deux mondes. Monter encore…
 
 
 

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3- Se retrouver à la fenêtre du monde ensoleillé. Monter encore et encore pour…
 
 
 

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4- Se retrouver au-dessus de la mer. Continuer encore et…
 

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5- Face au lac gelé, tout oublier. (aujourd’hui il est sous une épaisse couche de neige)
    Plus aucune trace de brouillard. Impossible d’imaginer qu’en bas il fait mauvais temps.
 
 
 

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Brume, brouillard.
 
Aux yeux la brume est comme un voile évanescent
Fluide et rassurante elle est aussi légère,
Les silhouettes, contours estompés, tremblotants,
Mâts et voiles semblent léviter sur la mer.
Dans le brouillard pas de bruit ni de mouvement,
Les sons y sont étouffés, plus qu’atténués,
Les choses ne se voient qu’au tout dernier moment
On s’y déplace contraint et exténué.
Même les mots nous montrent la différence,
Brouillard étant bien moins amène que brume,
Il se coupe au couteau, elle est transparence.
Brume diffuse, brouillard et amertume.
Le Soleil à lui seul dissipe la brume,
Associé au vent le brouillard il chasse mieux,
Et le jour prend le dessus sur ce qui fume,
Tout ce qui nous entoure devient lumineux,
Nous sommes tels les navires dans le brouillard,
Lumières allumées, sirène hurlante,
Nous avançons mains tendues nous fiant au hasard,
Le passé est repère dans la déferlante.
Notre avenir nous semble souvent bien trouble,
Parfois on distingue, trop souvent aveugles,
Les yeux grands ouverts on fini par voir double,
Et nous avançons vers la corne qui beugle.
Puis l’espace d’un court instant tel le Soleil,
La Lumière dissipe toutes les vapeurs,
Et la vie a un sens dès lors que tout balaye.
La voie et le chemin sont clairs nets et sans peurs.
 
Jean-François MERCIER- GOAS
 
 

Sortez les mitaines

 

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Un petit tour au bout de la route, là où les montagnes la stoppent.
Moi, je n’ai pas su saisir la beauté du contraste entre la partie ensoleillée et la partie de l’ombre, pourtant c’était splendide. Le froid, la neige en première ligne et derrière l’automne sans neige au soleil, comme si deux saisons vivaient côte à côte, ce qui arrive lorsque le froid et la douceur sont à égalité.
Bientôt, selon la logique, le froid mènera la danse et la douceur du soleil ne sera là que pour atténuer sa morsure.
Ce matin, la neige pose une légère couverture en attendant de mettre le gros édredon blanc 😉
 
 

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lumière forêt

1- Rayons

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3

2- Encore et toujours le Tenneverge

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4

3- Survivant de l’ombre 

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2

4- Suspension éphémère

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Merci pour la balade Kévin…

Première approche

 

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La semaine dernière, l’hiver s’est approché doucement. Il ne s’installe pas encore, il vient doucement nous donner quelques signes précurseurs afin que l’on soit prêt à l’acueillir.
 

6

1- Léger saupoudrage

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Hier, j’ai eu l’impression que la montagne me parlait de l’hiver :
« Comme sous un voile, il m’habitue à me vêtir de blanc, jouant avec finesse et transparence.
Bientôt je m’abandonnerai à lui. Je le laisserai me couvrir entièrement, toujours vivante et forte.
Sous sa blanche couche, l’hiver m’apprivoise petit à petit. »
Il faisait gris, sombre, ça brassait en haut, mais je ne trouvais pas ce temps triste et maussade. Je trouvais ça beau. J’aime ce temps lorsqu’il ne pleut pas.
🙂
 
 

1

2- Voile blanc
 
 
 
 
 

Arrêt sur images, banalités.

 

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Il n’y a pas de moments ordinaires, mais des instants qui ne demandent qu’à être vécus.
On pourrait croire que prendre le temps de savourer l’instant est une perte de temps.
S’arrêter, l’apprécier est une façon de le voir filer, de prendre conscience de son existence.
Il est sûr que jamais nous ne pourrons le stopper, le garder à nos côtés.
C’est une raison de plus pour prendre conscience, même dans la banalité, que l’instant présent est une richesse.
Un passé heureux peut être gommé, le présent peut être sournois, mais sans eux, on ne peut prétendre au futur.
Au lieu de laisser son regard sur le passé,  tenter de le poser sur le futur, moi, j’aime regarder le présent, le savourer. Ça lui donne de la valeur,  et ça  me permet d’avancer vers demain en essayant de ne pas en perdre de miettes.
 
 

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banalité

1- Pause
 

 

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coq2- Symbole
 

 

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Dans l’intimité de l’ arbre

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Sans-titre-1

1- Matières

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lichenw

2-  Lichen

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lichen3

3- Coraux des neiges?

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dentelle

4- Séduction en dentelle

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ombres

5- Ne reste que son ombre
 
 

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Quand la vie est une forêt,
Chaque jour est un arbre
Quand la vie est un arbre
Chaque jour est une branche
Quand la vie est une branche
Chaque jour est une feuille.
Prévert

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Écoute l’arbre et la feuille
La nature est une voix
Qui parle à qui se recueille ,
Et qui chante dans les bois
Victor Hugo
 

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Quand je joue avec une gosse de ma rue

 

Beau temps, soleil et neige peuvent se résumer à : « J’en profite encore et encore ».
C’est fou cette vie, entre le boulot et la liberté*, je n’ai plus le temps de rien faire 😉
Ceux qui passent régulièrement ici reconnaîtront le terrain de jeux, car j’aime bien le fréquenter. Il est varié et offre tous les niveaux de jeux pour que chacun y trouve de quoi se faire plaisir.
Hier, c’était sortie ski de rando avec une copine, donc entre l’effort, le bavardage, la descente et le délire, je n’ai pas trop pris de photos 😉
Je vous en mets deux quand même pour que vous puissiez voir où les nanas à spatules s’amusent dans le coin quand elles sont de repos*.
Inutile de vous dire que j’attends dimanche pour remettre ça ailleurs.
 
 
Liberté :  situation où les contraintes sont posées à l’opposé d’où je me trouve
Repos  : période payée pour se fatiguer
 
 

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Jeu1- Encore mon terrain de jeux

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wglaçon

2- On the rocks
 
 

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« Le bonheur, c’est le plaisir sans remords »
  Socrate
 
 
 » Non s’efforcer vers le plaisir, mais trouver son plaisir dans l’effort même, c’est le secret du bonheur »
  André Gide
 
 

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Encore un

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au-piquet1- Aux piquets!   mais avec plaisir 😉

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glace2- Strass de star au naturel

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sandwich3- Big tas ou wood burger

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continuité4- Continuité

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cacati5-   Les toilettes svp?  Si ça presse, ce n’est pas la peine 😉
      

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Une petite dose de Lao Tseu pour la journée :
 

« Les choses ne changent pas. Change ta façon de les voir, cela suffit »

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Et une petite dose de St Exupéry avant d’aller bosser :
 

« Fais de ta vie un rêve, et d’un rêve, une réalité »

 

Dimanche Bleu

Sans-titre-11-C’est là bas derrière que ça se passe…

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sapinw2- En vert

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pays-des-marmottes3- Il est des passages réservés à la bonne saison ou déconseillés en hiver.
  Ce sont ceux qui me tentent le plus. Viendra le moment où…
(C’est mieux ainsi n’est-ce pas Anne? 😉 )
 

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wjoue4- Sur la joue

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w5- Retour à la civilisation 😉

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Une petite intrusion dans mon monde bleu, dans mon monde en couleurs. Depuis quelques temps, elles me manquaient, j’avais besoin de ce ciel bleu.
Intrusion n’est pas le bon terme, c’est plutôt une invitation.
 
Je quitte un monde pour en retrouver un autre.
Je me retrouve face à ma réalité. Avancer comme ça, c’est une façon d’ouvrir la voie aux vérités, d’enlever le superflu. C’est là que la sélection du pour et du contre se fait où le nettoyage s’opère.
Pas de réflexion, juste une sélection naturelle.
 
 

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Lire

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Il y a les écrivains, ceux qui noircissent une page pour votre plaisir ou pour vous ouvrir l’esprit à un autre monde, à une réalité. Il y a les canapés, douillets confortables prêts à vous accueillir, à vous détendre, à vous engloutir.
Quand on unit les deux, ça donne une lecture confortable, un voyage dans l’ailleurs à partir d’un nid douillet.
Je vais vous présenter ma dernière lecture. Une page, écrite avec soin, avec des paroles qui sont tentantes, qui expriment la force, l’endurance, le plaisir, le survol, la liberté et une immense chaleur en soi qui fait qu’on est capable d’hurler sans s’en rendre compte tellement c’est bon. L’action se passe là haut, pas très loin, dans une poudreuse d’une qualité inimaginable.
Mon canapé était douillet, blanc, immaculé. J’étais entourée par les murs de l’immensité, une odeur de liberté planait dans les lieux. J’ai lu la page que je vais vous présenter, je l’ai dégustée, aimée et j’ai posé mon regard ailleurs, sur d’autres feuillets, mais ça c’est une autre histoire.
Dimanche, j’écrirai la neige, une histoire avec les mots du moment. Hier j’étais la lectrice d’une page écrite par un amoureux des lieux.
 
 
 
face-à-toutLovée dans la neige douillette, un livre s’offre à moi
 
 

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Sans titre-1Ma feuille de lecture, des courbes posées sur la neige pour l’écrire, pour la signer, lui donner un autre sens.
 

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DSC_0042                                   On a chacune le même canapé, utilisé d’une façon différente 😉

Courtoisie solaire

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Hier, j’ai eu droit à une portion de ciel bleu, de soleil qui illumine le visage et qui réchauffe le corps.
J’ai eu droit à une portion supplémentaire de bonheur à ajouter à ma journée.
Je n’ai eu qu’à prendre mes raquettes, le chien et me voilà au-dessus du village pour profiter de cette percée dans le ciel habituellement gris ou neigeux.
Evidemment, je ne vais pas aller où les autres vont. J’aime cette tranquilité qui permet d’apprécier un lieu entièrement, j’aime monter dans la neige où il n’y a pas d’autres traces que celles des animaux.
Je t’emmène quand même avec moi 😉
 

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vierge1- Virginité

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w

2-Fenêtre forestière

 

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dôme-w3- Edredon
 

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manque-un-oeil5- Matière ou gnome baveux à qui il manque un oeil
(clin d’oeil à lemarcal, gnome de scream. le gnome est de scream, pas lemarcal . Scary movie serait plus adapté même  😉 )
 
 http://lemarcal.wordpress.com/category/portrait/gnomes/

 

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wombre6- Jeu d’ombres
 
 

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wnuages7- Le ciel bleu existe encore, à savourer rapidement!

 

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Tout chemin est d’abord enfoui en soi avant de se décliner sous les pas, il mène à soi avant de mener à une destination particulière.
Et parfois il ouvre la porte étroite qui aboutit à la transformation heureuse de soi.
David Le Breton
 
 

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En quête de couleurs

 
 
Pour changer, je suis de repos et il neige encore.  J’attends un peu et je me décide à sortir. Je me retrouve dehors entre deux grosses averses, un coup de chance.
Comme je  le disais l’autre jour, je suis en manque. En manque de couleurs, alors cet après-midi je me suis dit que j’allais en trouver.
J’aime mon univers, mais une petite note colorée fait tant de bien et comme le soleil est tout là haut au-dessus de la masse de nuages, bien caché, l’univers pourrait paraître triste.
Je chausse mes raquettes et en avant. Une fois dehors, couleurs ou pas, je suis bien, j’oublie cette histoire , et c’est naturellement qu’elles se présentent à moi.

 

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BRume1-  Offrande

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wroux12- Rousseur

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rosé-vert3- Verts tiges

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wmatière4- Couleurs du temps, des années et des intempéries

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ENVERS5- Invitation verte

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jauneetvert6- C’est Byzance

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wjaune7- Poussières de soleil

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bleu

8- Bleu de froid

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mousseverte9- Mousse

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L’hiver ne dure que jusqu’au printemps
Lao Tseu
 

Couleurs perdues

 

C’était hier matin, lors d’une accalmie avant de nouvelles chutes de neige.
Aujourd’hui tout est encore modifié, transformé par un très épais manteau.
En faisant un tour, hier, je me disais que les couleurs avaient disparues, comme nettoyées par la masse de nuages.
C’est incroyable comme sans soleil, les choses pourraient s’éteindre. 
A nous de voir ce qui est caché et de voir la beauté dans ce qui pourrait paraître si terne.

 

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flocage-blanc1- Flocage blanc

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acalmie-matinale2- Constance

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silence3-Silence

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Pour ceux qui se trouvent dans les environs, une expo à Evian du 02/02/13 au 26/05/13 :
779_DepliantexpositionEluardFR
 
Né à la veille du XXe siècle, Paul Eluard (1895-1952) est le grand poète de l’amour et de la paix. Il est aussi l’ami des arts. Pour la première fois la vie et l’oeuvre de cet artiste majeur de la littérature française seront évoqués très largement.
 
 
 
Huit chapitres permettront d’approcher l’homme et l’écrivain, à travers des objets personnels : reconstitution de son bureau et de sa bibliothèque, ses manuscrits, ses ouvrages, ses amis et ses passions. Une partie de l’histoire de France se déroule des Premiers poèmes, signés de son véritable patronyme Eugène Grindel, aux poésies de la Résistance avec les manuscrits de Liberté, aux poésies d’amour. Collectionneur exceptionnel de la peinture de ses amis, d’objets sauvages, il réunit autour de ses vers les plus célèbres des artistes de son temps : Hans Arp, Salvador Dali, Pablo Picasso, Max Ernst, Man Ray, André Beaudin, Jean Cocteau, Apel les Fenosa, Hans Bellmer ou Alberto Giacometti.

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Air vif
 
J’ai regardé devant moi
Dans la foule je t’ai vue
Parmi les blés je t’ai vue
Sous un arbre je t’ai vue
Au bout de tous mes voyages
Au fond de tous mes tourments
Au tournant de tous les rires
Sortant de l’eau et du feu
L’été l’hiver je t’ai vue
Dans ma maison je t’ai vue
Entre mes bras je t’ai vue
Dans mes rêves je t’ai vue
Je ne te quitterai plus.

Paul Eluard

 
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Tu es venue le feu s’est alors ranimé
L’ombre a cédé le froid d’en bas s’est étoilé
Et la terre s’est recouverte
De ta chair claire et je me suis senti léger
Tu es venue la solitude était vaincue
J’avais un guide sur la terre je savais
Me diriger je me savais démesuré
J’avançais je gagnais de l’espace et du temps
J’allais vers toi j’allais sans fin vers la lumière
La vie avait un corps l’espoir tendait sa voile
Le sommeil ruisselait de rêves et la nuit
Promettait à l’aurore des regards confiants
Les rayons de tes bras entrouvraient le brouillard
Ta bouche était mouillée des premières rosées
Le repos ébloui remplaçait la fatigue
Et j’adorais l’amour comme à mes premiers jours.
 
Extrait : la mort, l’amour, la vie
Paul Eluard

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Par le Mont

indécence-bleue1- Indécence bleue
 
 

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home-sweet2- Home sweet home ou nichoir à la montagne à louer
 

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la-dernière3- Tout semblait si calme…

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extinction-du-jour4- Avant d’éteindre le jour

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«  Tout est changement, non pour ne plus être mais pour devenir ce qui n’est pas encore. »

 Epictète

 

Je le toucherai du doigt

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Sans-titre-11- Grisée

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nid-pour-un-drôle-d'oiseau2-Cachée

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feuille3- Couleurs

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soleill4- Je le toucherai

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w5- Là, dans ce petit village

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éclatement6- Éclatement, déchirure, respiration?  la vie suit son cours, je choisis le soleil dorénavant !!!

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On s’habitue à l’ombre, on l’accepte, la supporte
En prenant le moindre rayon comme l’apothéose.
Aujourd’hui ma vie change, je vais passer au soleil.
Je vais découvrir sa chaleur, sa douceur,
Le savourer, le désirer en prenant le coin d’ombre
Comme un simple passage furtif dans une journée.
Tomber dans le noir permet de voir l’importance de la lumière…
 

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En pleine solitude

 

onirisme1- Onirisme

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w2- Barrières naturelles

 

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tendresse3- Tendresse

 

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ouatiné4- Au bord de toit
 

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Enivrez-vous
 
Il faut être toujours ivre. Tout est là: c’est l’unique question. Pour ne pas sentir l’horrible fardeau du Temps qui brise vos épaules et vous penche vers la terre, il faut vous enivrer sans trêve.

Mais de quoi? De vin, de poésie ou de vertu, à votre guise. Mais enivrez-vous.

Et si quelquefois, sur les marches d’un palais, sur l’herbe verte d’un fossé, dans la solitude morne de votre chambre, vous vous réveillez, l’ivresse déjà diminuée ou disparue, demandez au vent, à la vague, à l’étoile, à l’oiseau, à l’horloge, à tout ce qui fuit, à tout ce qui gémit, à tout ce qui roule, à tout ce qui chante, à tout ce qui parle, demandez quelle heure il est; et le vent, la vague, l’étoile, l’oiseau, l’horloge, vous répondront: « Il est l’heure de s’enivrer! Pour n’être pas les esclaves martyrisés du Temps, enivrez-vous; enivrez-vous sans cesse! De vin, de poésie ou de vertu, à votre guise! »

Charles Baudelaire

 

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En bas, pas à pas vers le soleil

 
Je vis dans un endroit encaissé, où même lorsqu’il fait grand beau, il faut mériter le soleil en ce moment, car il n’est pas encore assez haut pour dominer les montagnes. 
Ici, on sait tous où il se trouve, mais inexorablement je suis attirée par les endroits où il n’est pas ou que très peu, pourtant j’aime vraiment sentir sa lumière, sa chaleur, surtout un jour comme aujourd’hui où le froid est bien sec et pénétrant.
Pourquoi faut-il que je choisisse le côté sombre?
 

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tunnel-w1- Tunnel

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w2- Voûte arboricole

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nambridew3- Ombre et lumière

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le-soleil-c'est-là-bas4- Encore quelques pas et je le rencontrerai

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soleilw5- J’y suis presque

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rayons6-  En plein soleil. 
Attention, si tu souffles sur la neige, elle s’envole.
 

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« Ce n’est pas en regardant la lumière qu’on devient lumineux, mais en plongeant dans son obscurité »  Jung
 

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Je parle souvent de brume, de neige, de fondre, de soleil et je viens de lire une phrase où tous ces mots que j’aime sont réunis pour donner une phrase qui me plaît bien :
 
« L’amour a fait de moi la cible où court la flèche, m’a fait neige au soleil, cire au contact du feu, et brume dans le vent »
  François Pétrarque
 

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brume

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le-tronc

1- Tronc
 

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rayon-dans-la-brume

2-  Un extra ORdinaire
 

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contre-toit

3- Cache  toit 

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brumew

4- Timidité solaire voilée

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coton-tige

5- Piquet caché
 

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boules-de-neige

6- Boules de neige sur boule de poils
 
 

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Comme une gosse au terrain de jeux

 Quelques photos vite faites lors d’une petite sortie ski cet après-midi. Pas pratique de sortir l’appareil du sac à dos ou plutôt pas trop envie quand on monte, et ça serait dommage de freiner ou de stopper à la descente pour une photo… mais j’ai fait quand même un petit effort 😉
 
Sans-titre-1
1- Mise au piquet, j’aime bien dans ces conditions

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je-jeux2- Mon terrain de jeux

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dessous3- Ce n’est pas un comble, sous toit, toute femme n’est pas comblée. Ce n’est pas un vilain jeu de mots, c’est un sourire en pensant à la neige glissant du toit où il fait frais de s’y promener, mais où l’endroit réserve des surprises.

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bloc4- Blocs

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au-frais5-  Quand la douceur fait fondre
 

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« Au milieu de l’hiver, j’ai découvert en moi un invincible été.  »

Albert Camus