Une façon de partager, tout en pensant : Ce qui te manque, cherche-le dans ce que tu as

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Combler le temps : c’est le rendre heureux et non pas le remplir sans en prendre conscience

 

J’ai déposé le temps dans mon panier à étincelles car je n’avais pas envie de le prendre, j’avais juste envie de pouvoir le savourer librement.
Il est resté là, et sans contrainte, il s’est offert à moi pour quelques heures de liberté. Je pense que je l’ai comblé avec de beaux instants. C’est beau d’avoir du temps et de le combler de façon à ce qu’il devienne un merveilleux moment.
Le temps est celui à qui j’en demande toujours plus, celui dont j’utilise la moindre parcelle, même d’une façon qui pourrait laisser croire que je le dilapide.
Je peux donner cette impression là, surtout aux personnes qui l’utilisent sans prendre conscience qu’il existe, quand je suis posée ici ou là à ne rien faire;  mais, je ne fais pas rien, je me délecte de ce qui est face à moi, j’écoute, je pense, je vis simplement.
Assise dans l’herbe, je pensais à une phrase  à la fin de Wild: « Quel sentiment sauvage de s’abandonner à la vie » et je me suis dit que j’aimais vivre ces mots dans ce sens là alors que j’imagine qu’il y a des personnes qui vivent ces mêmes mots mais dans un autre ordre comme  » un sauvage sentiment que la vie nous abandonne » ou  » une vie sauvage où le sentiment nous abandonne ».
Nous ne sommes pas tous égaux face aux mêmes mots, à moins qu’il ne s’agisse uniquement d’une façon de les ranger. Si l’ordre des choses n’est pas la bonne, peut être est-il temps de le changer, de faire en sorte que nos actes remettent les mots dans la bonne place.
En attendant, voici une poignée d’instants et quelques soient leur sens, ils étaient simples et bons, de quoi remplir le temps posé dans mon panier d’une belle façon.

arbre1-Bouquet d’arbres

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12- Nuages voluptueux

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mésange charbonnière3- Mésange charbonnière

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24-Le blanc s’efface

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crocus15- Au plus près du sol

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train d'aterrissage6- Train d’atterrissage sorti

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buse repas6- Dans ses serres, le repas

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ti cureuil7- Rencontre dans l’ombre de la forêt

 

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Sur le Temps

Et un astronome dit : « Maître, qu’en est-il du Temps ? ».
Et il répondit :
« Vous voudriez mesurer ce qui dépasse toute mesure et ne se laisse mesurer : le temps.
Vous aimeriez régler votre ligne de conduite mais encore diriger le cours de votre esprit selon vos montres et vos calendriers.
Et vous souhaiteriez faire du temps une rivière pour vous asseoir sur sa rive et la regarder couler.
Cependant, ce qui en vous est étranger au temps sait que la vie échappe au temps,
Et sachez qu’hier n’est autre que la mémoire d’aujourd’hui et que le rêve d’aujourd’hui est demain.
Et il sait que ce qui chante et contemple en vous vit toujours à l’intérieur des frontières de ce premier instant qui éparpilla les étoiles dans le firmament.
Qui parmi vous ne ressent pas que la force de son amour est sans limite ?
Et pourtant qui parmi vous ne ressent pas que ce même amour, bien qu’illimité, se condense au centre de son existence, ne pouvant plus donner libre cours à une autre pensée d’amour, ni à un autre geste d’amour ?
Et le temps n’est-il pas comme l’amour, sans césure ni cadence ?
Mais si dans votre pensée vous devez mesurer le temps en saisons, que chaque saison enlace toutes les autres,
Que chaque jour garde souvenance de sa veille en la serrant fort dans ses bras, et que chaque jour languisse après son lendemain en lui tendant bien loin ses mains. »

Khalil Gibran

 


Ce matin, faits d’hiver

 

Levée tôt ce matin avec la possibilité de profiter d’instants de liberté avant le travail, j’ai mis mes grosses chaussures et mes gants, direction « là bas, un peu plus bas » afin de vérifier la véracité d’une certaine chose.
Pas de doute, il était bien de retour!
Qui ça?
Celui qui se cachait derrière la douceur, voire la chaleur de ce début de printemps. Il n’eut pas de mal à revenir apparemment car il resplendit aujourd’hui.
Je vais tenter de vous le montrer avec quelques photos, toutes fraîches de ce matin 🙂
 

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pont

1- Présence avérée

 

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eau

2- Résistance colorée 

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chemin

3- Direction la forêt 

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3 (5)

5- Que lui et moi 

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 rideau
6- Derrière le rideau
 
 

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feuille

7- En légèreté

 

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tête en l'air
8- Renversant
 
 
 
Nul besoin de le citer, vous l’avez reconnu, Mr l’Hiver 😉

 

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 « C’est dans la rosée des petites choses que le coeur trouve son matin et se rafraîchit »
   Khalil Gibran  

 

 

 

 

 

 


Gris, noir, des espoirs

 
Il  y a ces jours gris, ceux qui semblent vous coller à la peau, qui semblent ne plus vouloir vous lâcher, ces jours qui auraient vite fait de vous plonger dans la torpeur, dans le laisser aller, dans le « bougonnisme » .
Ces jours là ont, malgré leur apparence, de la couleur, des traces de chaleur, ont de quoi nous ravir.
Oui c’est gris et alors?! ça pourrait être noir, sans lumière 😉
Ailleurs il faisait beau, ici, il pleuvait. Ailleurs la neige était poudreuse, ici c’était de la soupe. Ailleurs le soleil était caressant, là l’humidité transperçait, mais voilà, c’est là que j’étais et j’ai bien aimé.
Un jour, il fera beau à nouveau…
 

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1- Toits  

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1 (5)

2- Approche

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Certains d’entre vous disent que la joie est plus grande que la tristesse ; et d’autres disent que c’est plutôt la tristesse qui est plus grande. Mais je vous dis qu’elles sont inséparables. Elles marchent ensemble, et quand l’une est assise seule avec vous à votre table, n’oubliez pas que l’autre sommeille dans votre lit.
 
Quand le bonheur vous fait signe
[ Khalil Gibran ]
 

Juste avec mes pensées

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Vendredi après-midi, je me suis encore perdue au milieu de nulle part,  parmi les framboises, les myrtilles et sous le couvert de la course des nuages. J’aime la période qui s’installe doucement, la période qui salue la chaleur qui s’éloigne pour accueillir la lumière d’automne.
Mes vacances « à la maison » se terminent, je reprends le travail lundi avec le sourire.
J’ai tellement de projets, d’envies que je vais encore avoir l’impression d’être en vacances même au travail.
Les vacances, c’est un état d’esprit, il ne faut pas attendre les cinq semaines dans l’année pour s’y trouver.
Je suis consciente que je n’aurai peut-être pas cette vision si je travaillais en usine, dans une ambiance exécrable, mais ce n’est pas le cas, alors, je profite de la chance que j’ai de pouvoir me sentir libre une bonne partie du temps 🙂
Tu me mettrais en vacances dans une ville grise, triste et pleine de monde, j’aurai l’impression d’être à l’usine.
Ce n’est pas moi qui disais que les vacances étaient un état d’esprit? Si, mais j’ai des limites à la faculté de maîtriser mon esprit 😉
 
 
 

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1

1- Inspiration

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3

2- Lumière

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2

3- Reflet

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4

4-     1902

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5

5- Scellés natures
 

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J’ai hésité avant de mettre la citation suivante de Khalil Gibran. Je pourrais être en total accord avec ses mots, mais voilà, je ne connais pas le regret. Je pars du principe que chaque acte doit être réalisé en accord avec soi-même,  quant au pardon, je le remplacerai par de la lucidité.
Je cuisine l’amour à ma façon.  Une recette c’est bien, mais c’est fait pour l’accommoder, y mettre sa touche personnelle. C’est en avançant qu’on rectifie l’assaisonnement en fonction des ingrédients  😉
 
 
« Celui qui par quelque alchimie, sait extraire de son cœur, pour les refondre ensemble, compassion, respect, besoin, patience, regret, surprise et pardon crée cet atome qu’on appelle l’amour. »
Kahlil Gibran
 
 

 

 

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Heurt

 

1- Douleur sur fond de douceur

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2- Froide heure sur fond de chaleur

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3- Agression
 

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« Si tu es blessé par autrui, tu peux oublier la blessure. Mais si tu le blesses, tu t’en souviendras toujours »
Khalil Gibran

 


Et fleur

1-Gentiane de Koch

2- Effleurement mutuel

3- Penchant

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« Lorsque la main d’un homme effleure la main d’une femme, tous deux touchent à l’éternité. »

« Fiez vous aux rêves car en eux est cachée la porte de l’éternité »

Khalil Gibran


De la joie et de la tristesse

Me revoilà penchée sur Khalil Gibran. J’aime le lire parfois, surtout quand un besoin de « remonter dans le jeu » se fait ressentir.
Le jeu peut être simple, aisé. Le cheminement y est alors agréable, la partie est nourrissante. Le besoin de le lire ne sera pas le même que celui que j’éprouve lorsque le jeu se complique. La partie n’est pas toujours une évidence. Lors des sanctions, diverses chutes, au moment où le doute s’installe, j’aime retrouver ce qui fait partie de mes piliers, les textes « joker ». J’aime comparer la différence d’effets qu’ils peuvent faire sur moi selon mon niveau de jeu dans la partie.
Aujourd’hui, la partie est plus plaisante que la semaine dernière, période où j’ai relu ces textes mais j’ai tout de même envie de les partager même si je ne suis plus dans le même état d’esprit.

Une femme dit alors:
« Parle-nous de la Joie et de la Tristesse. »
Il répondit:
Votre joie est votre tristesse sans masque.
Et le même puits d’où jaillit votre rire a souvent été rempli de vos larmes.
Comment en serait-il autrement ?
Plus profonde est l’entaille découpée en vous par votre tristesse, plus grande est la joie que vous pouvez abriter.
La coupe qui contient votre vin n’est-elle pas celle que le potier flambait dans son four ?
Le luth qui console votre esprit n’est-il pas du même bois que celui creuse par les couteaux ?
Lorsque vous êtes joyeux, sondez votre coeur, et vous découvrirez que ce qui vous donne de la joie n’est autre que ce qui causait votre tristesse.
Lorsque vous êtes triste, examinez de nouveau votre coeur. Vous verrez qu’en vérité vous pleurez sur ce qui fit vos délices.
Certains parmi vous disent: « La joie est plus grande que la tristesse », et d’autres disent: « Non, c’est la tristesse qui est la plus grande. »
Moi je vous dit qu’elles sont inséparables.
Elles viennent ensemble, et si l’une est assise avec vous, a votre table, rappelez-vous que l’autre est endormie sur votre lit.
En vérité, vous êtes suspendus, telle une balance, entre votre tristesse et votre joie.
Il vous faut être vides pour rester immobiles et en équilibre.
Lorsque le gardien du trésor vous soulève pour peser son or et son argent dans les plateaux, votre joie et votre tristesse s’élèvent ou retombent.

Khalil Gibran

Quant au texte qui suit, j’ai encore du travail afin qu’il m’apporte ce qu’il devrait. Je ne le considère pas encore comme un « texte joker ». Il fait encore partie d’un niveau qui n’est pas encore le mien.
La vie est un jeu où le but est l’évolution. C’est le plus passionnant des jeux car tous les autres n’ont qu’un but, la victoire. On peut gagner une fois mais si cela n’apporte aucune évolution, je ne vois pas l’intérêt de jouer.

Khalil GIBRAN, Le Prophète
Sur la Douleur :


    Et une femme parla, en disant : « Parle-nous de la Douleur ».
    Et il dit :
    « Votre douleur est cette fissure de la coquille qui recèle l’harmonie de votre esprit.
    Tout comme le noyau d’un fruit doit se briser, afin que le cœur puisse mûrir au soleil, ainsi devez-vous connaître la douleur.
    Et si vous pouviez maintenir votre cœur émerveillé devant les miracles quotidiens de votre vie, votre douleur vous apparaîtrait aussi merveilleuse que votre joie ;
    Et vous accepteriez les saisons qui aiment votre cœur, comme vous avez de tout temps accepter les quatre saisons qui traversent vos champs.
    Et enfin vous sauriez comment veiller avec sérénité tout au long des hivers de vos malheurs.
    Une grande part de votre douleur est choisie par vous-même.
    La douleur n’est-elle pas cette passion amère que prescrit le médecin en vous pour guérir votre moi malade ?
    Ayez confiance en ce médecin, et buvez donc sa potion en silence et en toute quiétude ;
    Bien que sa main soit forte et pesante, elle est guidée par la tendre main de l’invisible,
    Et même si la coupe d’argile qu’il vous tend, vous brûle les lèvres, sachez que le potier l’a pétrie de ses larmes sacrées.
    Voilà, je me sauve pour l’instant et avec le sourire. Pas de tristesse,je signale ça pour toi qui passes ici. Pas de souci pour moi tant que j’ai une paire de chaussures qui me permet d’avancer et les yeux pour contempler;)
    Purée!!! On dirait que je suis sage quand je relis ça, comme quoi, il ne faut jamais se fier aux apparences.