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Une touche colorée

 
Je viens de publier « jour gris, jour de pluie », mais j’ai du mal à rester sur une note sans soleil en ce moment, alors j’ajoute vite ces photos de lundi dernier.
Une de lundi matin sur le chemin du travail et les deux autres lors de ma pause déjeuner dans les bois.
Le matin, je sortais du brouillard et le soleil faisait la même percée que moi.
Le midi, pause de rêve 🙂
 
 

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1- Percée
 
 
 

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1 (4)
2- Avec les grands dénudés 
 
 

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 NEIGE
3- Lac gelé
 
 
 

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Lundi midi, pause déjeuner

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Lundi midi, j’avais le choix de rester au magasin pendant ma coupure ou aller faire un tour. Le choix fut vite fait.
A vrai dire, je n’ai même pas eu l’impression de choisir entre une possibilité ou l’autre.
Je me suis retrouvée avec mon sac sur l’épaule, mes chaussures (pas de fille) aux pieds, à marcher là haut, au bord du lac.
Personne en vue. J’étais la seule à écouter le lac chanter sous la glace. Il n’y avait que le bruit lointain d’une tronçonneuse pour me rappeler que je n’étais pas la seule sur terre.
J’étais un peu limitée en temps, mais qu’importe; peu vaut mieux que rien du tout 😉
 

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1- Lac gelé

 

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1

2- Quenouilles au soleil

 

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4 (2)

3- Têtes hors de l’eau

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2- Roc d’Enfer

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Je vous ai déjà parlé de ce lac. Un jour au début du siècle dernier, il y eut un glissement de terrain qui fut à l’origine de la création de ce lac. Un hameau fut englouti, et encore aujourd’hui, on peut voir les troncs des sapins dépasser du lac.
La cime fut coupée un hiver par les habitants des lieux alors que le lac était gelé.
Voilà pourquoi, on voit dépasser des « morceaux » de bois du lac.
 

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Quand t’es dans le brouillard…

 
La semaine dernière avant les chutes de neige…
 

Quand t’es dans le brouillard… et bien tu montes. Oui, je sais, encore un privilège de vivre en montagne.

Alors qu’en bas tout est gris, sous la masse de nuages, il te suffit de monter, de traverser les nuages et tu te retrouves au-dessus de la mer de nuages.
Là, le soleil t’inonde de douceur et de lumière. Tu es au-dessus d’une mer attirante, douillette et cotonneuse, tandis qu’elle est triste et froide quand tu es sous elle ou lorsque tu te retrouves dans le brouillard épais à couper au couteau.
Une chose à se rappeler lorsque l’on ne peut pas la traverser pour l’avoir à ses pieds, c’est qu’au-dessus du ciel gris, brille le soleil dans un ciel parfaitement bleu.
La prochaine fois, penses-y; au-dessus de chaque nuage, le ciel est bleu 😉
 
 
Une pensée pour Maguy 😉 « Non, ce n’est pas une demande de ton mari, faite pour te convaincre que la montagne c’est bien » 😆
 

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1- Se retrouver dans le brouillard. Monter…

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2- Être à la lisière entre deux mondes. Monter encore…
 
 
 

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3- Se retrouver à la fenêtre du monde ensoleillé. Monter encore et encore pour…
 
 
 

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4- Se retrouver au-dessus de la mer. Continuer encore et…
 

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5- Face au lac gelé, tout oublier. (aujourd’hui il est sous une épaisse couche de neige)
    Plus aucune trace de brouillard. Impossible d’imaginer qu’en bas il fait mauvais temps.
 
 
 

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Brume, brouillard.
 
Aux yeux la brume est comme un voile évanescent
Fluide et rassurante elle est aussi légère,
Les silhouettes, contours estompés, tremblotants,
Mâts et voiles semblent léviter sur la mer.
Dans le brouillard pas de bruit ni de mouvement,
Les sons y sont étouffés, plus qu’atténués,
Les choses ne se voient qu’au tout dernier moment
On s’y déplace contraint et exténué.
Même les mots nous montrent la différence,
Brouillard étant bien moins amène que brume,
Il se coupe au couteau, elle est transparence.
Brume diffuse, brouillard et amertume.
Le Soleil à lui seul dissipe la brume,
Associé au vent le brouillard il chasse mieux,
Et le jour prend le dessus sur ce qui fume,
Tout ce qui nous entoure devient lumineux,
Nous sommes tels les navires dans le brouillard,
Lumières allumées, sirène hurlante,
Nous avançons mains tendues nous fiant au hasard,
Le passé est repère dans la déferlante.
Notre avenir nous semble souvent bien trouble,
Parfois on distingue, trop souvent aveugles,
Les yeux grands ouverts on fini par voir double,
Et nous avançons vers la corne qui beugle.
Puis l’espace d’un court instant tel le Soleil,
La Lumière dissipe toutes les vapeurs,
Et la vie a un sens dès lors que tout balaye.
La voie et le chemin sont clairs nets et sans peurs.
 
Jean-François MERCIER- GOAS