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Unis ver(t)s …

C’était il y a une dizaine de jours, non pas las de parcourir la montagne d’ici, mais plutôt gourmands de sensations et ambiances différentes, nous sommes allés chez lui, dans le creux des montagnes où sillonnent les rivières au milieu des forêts, où l’ambiance est calme, posée dans un écrin de verdure. La rivière chante entre les rochers, la forêt tapissée de mousse est douce, l’atmosphère a quelque chose de magique. La notion du temps est restée ailleurs, ici, on se laisse porter, vivre. La pluie nous a épargnés comme si nous étions à contre sens avec les nuages, à l’opposé de leurs lamentations. Chance ou magie des lieux? Une certitude, être dans un monde vert. L’eau, la forêt, le sol, tout est vert sans aucune sensation de couleurs agressives. On évolue dans un monde végétal où le minéral vient donner l’équilibre nécessaire pour l’harmonie. Une odeur de mousse, d’algues vient se mêler à celle de l’humus forestier, même l’odeur le long de la rivière est verte. Prêt pour un bain d’eau et de verdure?

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calme1-Quand file le temps

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  22- Murmure

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flumen23- Mousse et or

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flumen4-Cascade du Flumen

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35- Cascades des combes

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 cincle6- Cincle plongeur. Depuis le temps que je lui courrais après…

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8 7- Doucement, vert aimant.

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9 8- Plume

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49- Rat musqué

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 610- Hors du temps

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Les Yeux d’Elsa (extrait)

Tes yeux sont si profonds qu’en me penchant pour boire J’ai vu tous les soleils y venir se mirer S’y jeter à mourir tous les désespérés Tes yeux sont si profonds que j’y perds la mémoire

Louis ARAGON

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Douces heures dans la fraîcheur

 
La semaine dernière, mardi matin, petite sortie avant que la pluie ne s’installe vraiment pour la journée. Envie, dans cette ambiance grise et humide de douceur, de voir le doux de la chose.
Je suis montée faire un tour au près de l’eau.
La fraîcheur était présente au bord du torrent, à moi de trouver la façon de voir tout en douceur.
A contempler, à écouter, à avancer sur les rochers glissants, à s’appuyer sur les mousses gorgées d’eau, j’en arrive à oublier le temps qui passe ne voyant comme seul mouvement celui de l’eau, n’ayant comme seul son celui du torrent.
Au bout d’un moment, ce son s’estompe, l’environnement proche s’efface et seul le cours d’eau ressort dans tout ça.
Cette eau en perpétuel mouvement va devenir ma partenaire de jeux.
Les règles :
Rester le plus sèche possible
Saisir illusoirement le temps.
Après une matinée à tenter à stopper le temps, je me rends compte que simplement, je ne l’ai pas vu passer 🙂
 

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bois1- Vestiges d’un géant

 

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pierres2- Pierres vêtues à dénudées

 

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mousse23- Jets mousseux

 

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tronc4- Combien de temps…

 

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mousse5-Belle alliance

 

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Sans titre-16- Retour à la réalité

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« Le pouvoir de la vie est si puissant que, tel un énorme torrent il repart sous d’autres formes après un énorme fracas »
Autobiographie d’un épouvantail

Viens écouter la forêt pousser

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Mardi, je n’étais allée faire qu’un petit tour et je me suis retrouvée à grimper dans la forêt. Au début, le temps était gris, menaçant et au fur à mesure que j’avançais parmi les arbres, j’ai vu la lumière se transformer.
Le vent chassait les nuages et laissait apparaître quelques passages ensoleillés.
Aussitôt, ce fut la féerie dans les bois, passant du terne au lumineux, le tout au son du pic épeiche. Son martèlement résonnait dans toute la forêt. A côté, les jacasseries des geais faisaient pâle figure. Je me suis assise un instant comme si j’étais à un concert. Privilège ultime, j’étais la seule auditrice des lieux. Je te laisse imaginer la douce mélodie des oiseaux, l’arrivée des geais et la puissance du pic épeiche. Un mélange nature qui fait du bien, loin de toute pollution sonore.
J’y serai bien restée des heures encore mais n’ayant pas prévu la chose, mon estomac m’incitait à redescendre 😉
Incroyable, en redescendant, j’ai croisé un promeneur. C’est fou ça, je n’ai jamais vu quelqu’un se perdre dans ce coin. Je n’ai pas su si je devais le voir comme un « intrus » ou comme un homme qui avait bon goût de se promener au milieu de nulle part. Je l’ai salué gentiment sans le mordre et toc!  (ça c’est pour une personne qui pense que je ne suis qu’une sauvage   😆 )

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ciel arbre1- Si petite, ou si grands

 

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TRONC

2- Tronc

 

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oxalys

3- Oxalys

 

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oxalys1

4- Solitaire sur son tapis de mousse

 

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4

5- La mort lui va si bien

 

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ivresse

6- Ivresse forestière

 

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27- Comme un air de palmier (version hte savoie)

 

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Perles de pluie

 

Brel chantait « Moi je t’offrirai des perles de pluie venues de pays où il ne pleut pas ».
C’est beau mais ce n’est pas concret.
Je connais le pays où il pleut et où les perles y sont belles et réelles.
Approche,
Moi, je t’offre des perles de neige qui se transforme en perles de pluie
Qui viennent d’un pays où l’on peut encore boire l’eau des ruisseaux
Où l’on peut encore se retrouver seule au monde si on le désire
Un pays où j’aime me perdre.
 
 
 

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Blanc1

1- Au pays des perles de neige se transformant en perles de pluie
 
 

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6

2- Multitude

 

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1 (7)

3- Perle d’épicéa

 

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4

4- Perle de mousse

 

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Promenons nous dans les bois, hélas le loup n’y est pas…

 
Alors, qu’habituellement l’endroit est sous l’emprise du froid, pris dans la glace, cet hiver rien ne retient l’eau. Elle file sans se figer dans les torrents, comme une simple passante à l’âme estivale, emplissant la forêt de son chant constant. Le torrent n’entamera pas la même mélodie selon la météo. En hiver, quand la glace l’enserre, il murmure alors qu’en mai lorsque la neige fond sous les rayons du soleil, il rugit tellement qu’il en devient assourdissant. Ecoute son rythme, ses paroles et tu en sauras bien plus sur ce qu’il te raconte, sur ce qu’il se passe en haut.
 

 

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 torrent

1-  Coeur de forêt

 

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perle

2- Mousse perlée

 

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filé

3- Intimité voilée

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mousse glacée

4- Dessert. Mousse glacée

 

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Prise d’air

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lit-de-mousse

1- En version rase mousse

 

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Sans titre-1

2-Lever les yeux au ciel
 

 

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perles

3- Perle

 

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feuilleté-et-nappage

4- Fonte ou feuilleté nappé sur lit de chantilly

 

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pylones

5-  Pylônes

 

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au-piquet

6- Au piquet

 

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« La vie c’est comme une bicyclette, il faut avancer pour ne pas perdre l’équilibre »  Einstein
 

 

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Dans l’intimité de l’ arbre

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Sans-titre-1

1- Matières

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lichenw

2-  Lichen

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lichen3

3- Coraux des neiges?

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dentelle

4- Séduction en dentelle

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ombres

5- Ne reste que son ombre
 
 

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Quand la vie est une forêt,
Chaque jour est un arbre
Quand la vie est un arbre
Chaque jour est une branche
Quand la vie est une branche
Chaque jour est une feuille.
Prévert

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Écoute l’arbre et la feuille
La nature est une voix
Qui parle à qui se recueille ,
Et qui chante dans les bois
Victor Hugo
 

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Mousse

 

 
Hier, j’étais encore en vacances, mais malgré ça, je n’ai pas eu l’impression d’avoir le temps de prendre le temps.
Il arrive parfois que l’on ait la sensation de ne pas se poser, d’être toujours dans l’obligation de respecter un horaire. Ce n’est qu’un détail, ce n’est pas dramatique, mais je n’aime pas ça. Donc hier, ne fut qu’une « petite » sortie pour m’aérer, à peine deux heures, rien que pour moi.  Je la qualifie de petite, mais le bien qu’elle m’a apporté fut d’une toute autre taille.
C’est un plaisir et une chance de pouvoir se « dépayser » à quelques pas de chez soi.
Tout comme mon kiwi et mon jus d’orange du matin, j’ai besoin dans une journée de pouvoir marcher dans la terre, dans les champs, de respirer les sapins, l’air pur (un luxe ça),  de tout oublier et de saisir l’instant tel quel, sans artifices, d’être moi dans le monde réel, d’être dans le vrai.
 

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1- Bois aux pas feutrés
 

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2- Retiens-moi
 
 

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3- Sensualité à fleur d’aiguilles
 
 

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« Emoussion » verte…

1- Antre ou entrée
 

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2- Terreur ou douceur

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Comment décrire un tel lieu?
Je pense qu’il faut se laisser porter
Ne pas s’occuper du tapis de feuilles
Qui se nourrit de nos pas
Se faufiler entre le capiton des arbres
Comme on le ferait entre des oreillers
Ne voir que la douceur du lieu
Sinon, cette douceur deviendrait oppression
Pour donner naissance à un autre scénario…