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Bouquet de forêt

 
Tiens, je t’offre un bouquet.
Non, pas un bouquet de fleurs, mais un bouquet de forêt.
Je t’offre le visuel, à toi d’imaginer le reste.
Il me reste la sensation du sol lorsque je m’y suis étendue, les sons quand elle m’a accueillie au plus près d’elle, l’odeur de la terre et des feuilles, l’humidité qui transperçait mon pantalon, et surtout le plaisir de pouvoir la savourer. Partage intime, tranquille où le monde s’évapore pour y découvrir des trésors souvent oubliés de tous.
Je t’offre tout ça dans ce bouquet.

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mousse1- Moelleux

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feuilles et bois2-Croustillant

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lierre3-Textures

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feuilles mousse4-Contrastes

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marginé5- Polypores marginés

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Sans titre-16- Persévérante

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perles7- Joyaux tissés

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« Ne faire qu’un avec toutes choses vivantes, retourner, par un radieux oubli de soi, dans le Tout de la Nature, tel est le plus au degré de la pensée et de la joie, la cime sacrée, le lieu du calme éternel. » Hypérion


Forêt

 
1- VertTige
 

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2- Car j’appartiens aux forêts et à la solitude.
     Knut Hamsun
 

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3- J’étais dans la forêt, il y avait deux chemins devant moi, j’ai pris le chemin le moins emprunté, et là, ma vie a commencé.
Robert Frost
 

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4- Si tu ne trouves pas d’ami sage, prêt à cheminer avec toi, résolu, constant, marche seul, comme un roi après une conquête ou un éléphant dans la forêt.
Bouddha
 
 

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La veille, ce fut sortie au soleil, dans la neige.
Cette fois, c’est une entrée à l’ombre, au pays des rayons de lumière, où le pas est souple sur le tapis moelleux de feuilles, où l’inadvertence fait craquer la branche au sol.
C’est le domaine des grands, au port royal, aux douces et délicates, le berceau des mousses gonflées, le pays des écritures animales où j’aime y mêler mes pas.
C’est là que j’aime déambuler, me tapir, à l’affût de tout signe de vie animale.
J’aime cette solitude qui n’en est pas une. J’aime cette impression que donne la forêt, comme si j’étais dans un bruyant silence, seule, mais entourée de toutes parts.
Je ne parle pas des odeurs qui y règnent car vous me prendriez pour une malade si je vous disais que j’aime sentir cette odeur d’humus, de terre, de sève ou l’odeur musquée des cerfs.
La forêt, c’est ma galerie marchande. J’y flâne sans but, je peux y passer des heures sans m’en rendre compte, je peux revenir sans photos, mais jamais bredouille.
Quant à la période du brâme, c’est comme les soldes pour certaines; LA CHOSE à ne pas manquer 😉