Une façon de partager, tout en pensant : Ce qui te manque, cherche-le dans ce que tu as

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Sentier

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On prend un sentier de plus, qui monte, qui nous emmène où nul ne va.
Sentier qui mène pour découvrir les montagnes du quotidien sous un autre angle.
Sentier qui nous propulse face au vide, face à la grandeur.
Sentier du bonheur, sentier perdu, sentier chaleur.
Nos pas en avant, toujours.
Ce n’est pas une recherche, c’est une approche.
Marcher, avancer en soi.
Que de pas pour enfin être soi, pour refuser ce qui n’est pas.
Au fil des pas, les apparences s’estompent, la réalité se dessine.
Au delà du plaisir des lieux, des yeux, un plaisir bien plus profond est au rendez-vous.
Il faudrait être folle pour le fuir et aller où il n’est pas 🙂

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 matin à la mollet1- Un matin à sa façon

 

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42- Grande Astrance

 

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23- Dernier arbre

 

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34- Face à la Méridienne

 

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Sans titre-15- Perdue dans la prairie…

 

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66- Grandeur

 

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pano7- Le cirque

 

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Seules les pensées que l’on a en marchant valent quelque chose. (Nietzsche, Crépuscule des idoles)

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Vite fait, bien fait

C’était un mardi, une journée de liberté ensoleillée.
Ce jour là, je n’ai pas eu envie de prendre la voiture, j’ai juste eu envie de prendre mon sac, mon chien et de profiter de ce qui m’entourait sans avoir à chercher ailleurs ce que je pouvais trouver ici.
Je suis partie en ayant toujours en tête de passer par où il n’y aura personne.
Du monde, qu’est-ce que ça peut être? ça peut être, un jour en semaine, hors période touristique à cet endroit là, une, voire deux personnes au plus ou peut être à la rigueur le gars qui montera voir où en est l’alpage en prévision de monter ses bêtes là haut.
Me voilà partie en me disant que c’était vraiment près du village, que ce n’était pas perdu au milieu de nulle part et puis ci et puis ça, pour finir par me dire que si je voyais « un gens » et bien je prendrai le chemin opposé et j’irai me perdre ailleurs.
Il faut dire qu’il y a des « issues de secours ».
J’ai vite oublié la possibilité de rencontrer du monde car j’étais seule et grimper m’occupait l’esprit. Écouter les sons, sentir les odeurs, sentir ses mollets tirer ( message caché 😆 ) (signe qu’ils avaient bien bossé plus tôt le matin), toutes ces sensations me plongeaient dans le plaisir d’être là, à ce moment là.
Je n’avais pas envie de monter par les pistes (trop civilisé), ni par le chemin (véritable pédiroute), donc j’ai pris le bois, où la lumière est filtrée, pour grimper sur un tapis d’épines d’épicéas,ce qui me donnait l’impression de marcher sur un tapis moelleux.
Je suis sortie en haut, là où les arbres n’ont plus envie de pousser, pour me dire que c’était du bonheur de se retrouver là, en ayant tout ça rien que pour moi.
Égoïste moi? non, j’aime partager… mais pas tout 😛 ou plutôt j’aime partager ce qui sera apprécié, respecté à sa juste valeur, tandis que je n’ai pas envie de partager le lieu avec ceux qui m’obligent, une fois qu’ils sont loin, à prendre un sac poubelle dans mon sac à dos à chaque sortie pour redescendre ce qu’ils « oublient » en pleine nature, et puis, c’est bon d’écouter la nature sans entendre de sons perturbateurs.
Je me suis retrouvée avec les fleurs, les papillons, le paysage, la solitude et le bonheur de vivre, à savourer une fois de plus tout ça.
Le petit plus du jour était les nuages splendides, blancs et bien gonflés comme une bonne chantilly maison.

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DSC_00161-La vallée

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52- Face au collet et à la pointe

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83- Mégère Mâle

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24- Vert blanc bleu

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95- Vitrine naturelle

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 36- Blanc

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77- Lumière

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118- Aux couleurs des torrents

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109-Retiens ton souffle

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410- Pédiroute

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111- C’est là haut que ça se passe

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612- Paon du jour

Merci à Nath pour l’identification des papillons   http://bioclicetphotos.blogspot.fr/

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Le bonheur un idéal toujours en point de mire mais que l’on n’atteint jamais?
Je ne crois pas. Ça pourrait être ça si l’on s’en fait une définition à l’avance.
Le bonheur ça ne se décrit pas, ça ne s’imagine pas, ça se vit.
Le jour où il nous accompagne, on sait exactement qui et ce qu’il est.
Le bonheur et si c’était simplement le fait de se sentir vivant?
Toute la différence est entre « vivre » et « se sentir vivant ».
Il ne se trouve pas forcément dans la facilité de vivre.
C’est un état d’esprit, une sensation.
Il est là un jour et le lendemain il peut s’être envolé.
Il ne faut surtout pas essayer de le garder à ses côtés, il faut juste l’accueillir quand il se présente.
Le bonheur c’est la chose la plus libre au monde qui n’a aucune chaîne, aucune obligation et il faut le prendre comme tel, sinon ce n’est plus le bonheur.


Combler le temps : c’est le rendre heureux et non pas le remplir sans en prendre conscience

 

J’ai déposé le temps dans mon panier à étincelles car je n’avais pas envie de le prendre, j’avais juste envie de pouvoir le savourer librement.
Il est resté là, et sans contrainte, il s’est offert à moi pour quelques heures de liberté. Je pense que je l’ai comblé avec de beaux instants. C’est beau d’avoir du temps et de le combler de façon à ce qu’il devienne un merveilleux moment.
Le temps est celui à qui j’en demande toujours plus, celui dont j’utilise la moindre parcelle, même d’une façon qui pourrait laisser croire que je le dilapide.
Je peux donner cette impression là, surtout aux personnes qui l’utilisent sans prendre conscience qu’il existe, quand je suis posée ici ou là à ne rien faire;  mais, je ne fais pas rien, je me délecte de ce qui est face à moi, j’écoute, je pense, je vis simplement.
Assise dans l’herbe, je pensais à une phrase  à la fin de Wild: « Quel sentiment sauvage de s’abandonner à la vie » et je me suis dit que j’aimais vivre ces mots dans ce sens là alors que j’imagine qu’il y a des personnes qui vivent ces mêmes mots mais dans un autre ordre comme  » un sauvage sentiment que la vie nous abandonne » ou  » une vie sauvage où le sentiment nous abandonne ».
Nous ne sommes pas tous égaux face aux mêmes mots, à moins qu’il ne s’agisse uniquement d’une façon de les ranger. Si l’ordre des choses n’est pas la bonne, peut être est-il temps de le changer, de faire en sorte que nos actes remettent les mots dans la bonne place.
En attendant, voici une poignée d’instants et quelques soient leur sens, ils étaient simples et bons, de quoi remplir le temps posé dans mon panier d’une belle façon.

arbre1-Bouquet d’arbres

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12- Nuages voluptueux

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mésange charbonnière3- Mésange charbonnière

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24-Le blanc s’efface

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crocus15- Au plus près du sol

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train d'aterrissage6- Train d’atterrissage sorti

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buse repas6- Dans ses serres, le repas

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ti cureuil7- Rencontre dans l’ombre de la forêt

 

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Sur le Temps

Et un astronome dit : « Maître, qu’en est-il du Temps ? ».
Et il répondit :
« Vous voudriez mesurer ce qui dépasse toute mesure et ne se laisse mesurer : le temps.
Vous aimeriez régler votre ligne de conduite mais encore diriger le cours de votre esprit selon vos montres et vos calendriers.
Et vous souhaiteriez faire du temps une rivière pour vous asseoir sur sa rive et la regarder couler.
Cependant, ce qui en vous est étranger au temps sait que la vie échappe au temps,
Et sachez qu’hier n’est autre que la mémoire d’aujourd’hui et que le rêve d’aujourd’hui est demain.
Et il sait que ce qui chante et contemple en vous vit toujours à l’intérieur des frontières de ce premier instant qui éparpilla les étoiles dans le firmament.
Qui parmi vous ne ressent pas que la force de son amour est sans limite ?
Et pourtant qui parmi vous ne ressent pas que ce même amour, bien qu’illimité, se condense au centre de son existence, ne pouvant plus donner libre cours à une autre pensée d’amour, ni à un autre geste d’amour ?
Et le temps n’est-il pas comme l’amour, sans césure ni cadence ?
Mais si dans votre pensée vous devez mesurer le temps en saisons, que chaque saison enlace toutes les autres,
Que chaque jour garde souvenance de sa veille en la serrant fort dans ses bras, et que chaque jour languisse après son lendemain en lui tendant bien loin ses mains. »

Khalil Gibran

 


L’instant d’une pause

 
En ce moment, pas de jours de liberté en semaine alors je m’évade entre midi et deux au travail. Ceux qui me suivent depuis un moment commencent à connaître ma pause déjeuner ou son style, mais comme elle m’enchante à chaque fois que je prends cette direction là, je la partage encore. Certes, c’est la même direction mais avec le regard du jour. 
A croire que ce lieu est l’endroit idéal pour la fabrique de beaux nuages car, cette fois encore, ils étaient énormes et magnifiques.
Je gare ma voiture et je prends le chemin des alpages, je n’ai pas l’intention de m’éloigner trop car je dois faire attention à l’heure.
Qu’importe, pas besoin de marcher des heures pour être totalement dépaysée, déconnectée du monde.
Je suis accueillie par les stridulations des sauterelles, les sonnailles des vaches et luxe ultime, je suis seule à savourer tout ça.
Que veux tu, je suis ce genre de fille, celle qui ferait n’importe quoi pour avoir encore et encore du luxe.
Je ne donne pas les détails, tu imagines bien; chaussures de montagnes, short, lunettes et brin d’herbe dans la bouche, le tout slalomant au milieu des bouses de vaches dans la parfaite TRANQUILLITÉ  😉
Le luxe chez moi a une définition autre que celle que l’on lui donne majoritairement. On donne la définition que l’on veut aux choses en fonction de ses critères.
Donc dans ce monde luxueux d’espace, de tranquillité et de nature, je prends ma pause et savoure une fois de plus l’instant, l’esprit plein de bonnes choses et c’est heureuse que je reprends le chemin du travail.
Plus que tout j’aime ces instants, j’aime savourer ce qui s’offre à moi ou ce que je trouve sur mon chemin. Il y a tant de possibilité pour être bien qu’il serait dommage de passer à côté sans en prendre le positif.

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sur la routew 1- Chemin faisant

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zizetw

2- J’attends que tu me dises…       Tu m’as dit , c’est un Tarier des prés

 

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pastoralw
3- Rencontre au sommet

 

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chardonsw
4- Piquante douceur

 

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Mbw
5-  Mont Blanc contre noir 

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nuagew
6- Écrasant

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sur la collinew
7-  Jeu d’Ombres

 

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Deux filles au pays des gouttes de pluie

 

Edwige et moi avons rarement deux jours consécutifs de repos ensemble en été sauf ce week-end avec le 14 juillet.  Bien évidemment, inutile de réfléchir à la façon dont nous allions profiter de ces deux jours de liberté. C’est deux jours en montagne à dormir sous les étoiles, enfin, c’est ce que nous aurions voulu, voir les étoiles.
Ça devait être deux jours à frôler le ciel en montant sur les sommets. Ce fut bien plus qu’une sensation d’effleurement et  sans avoir à monter vraiment car le ciel nous est carrément tombé sur la tête.
Nous sommes allées à sa rencontre au début, pour  vite nous rendre compte qu’il n’y avait pas besoin de monter pour se présenter à lui. Il descendait lui même à notre rencontre. Courtoisie dont nous nous serions bien passées.
Le but de notre rando était de monter pour l’atteindre et non qu’il nous court après. Quand le ciel décide de se présenter c’est pour nous envelopper de sa masse de nuages, et nous immerger dans un monde froid et humide alors que si c’était nous qui avions été à sa rencontre, ça aurait été dans des conditions tout à fait différentes.
Nous serions montées à lui,  accompagnées par le soleil en tentant de monter de plus en plus dans le bleu de son espace. Le ciel a sa place où il resplendit et lorsqu’il décide de la quitter, ça opère sur lui une métamorphose pas forcément agréable.
Je le préfère distant, bleu et haut, plutôt qu’aimant, bas et froid, mais ça, ce n’est pas nous qui choisissons. C’est encore lui le maître.
Son élan d’affection nous a freiné dans notre sortie. Passer la nuit dans notre tente,  dans le brouillard sans rien voir du monde qui nous entourait ne nous emballait pas vraiment surtout en ayant des doutes sur la météo du lendemain. Nous avons donc décider de le quitter en descendant à l’étage inférieur, sous la couche de nuage où un temps instable nous offrait quand même de la visibilité et une température plus agréable.
Nous nous sommes trouvées un petit coin pour passer la nuit, bien moins perdu où nous espérions échapper au monde des nuages instables.
Ce qui compte c’est d’avoir de l’espoir et ça, ça rend heureuses les deux filles que nous étions 🙂
 
 

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21-Direction les nuages

 

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42- Crête des gittes

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133- Victoire du blanc sur le vert

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bouquet4-Asters des Alpes aux perles de pluie

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65-Levé de rideau

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156- Gentianes de koch et gentianes champêtres

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167- Anémone pulsatile en graines

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198- Lumière du soir. Espoir ou déboire?

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hotel9- Hôtel hors catégorie

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Le lendemain sera un autre jour 😉
 

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Il pleut, il mouille c’est la hum hum en ouille…

 

1- Pudeur dominicale et matinale
 
Le soleil fait preuve de pudeur au réveil, il se cache derrière les nuages. Je devrais rectifier, il était aguicheur hier matin, car ce furent les seuls rayons qu’il nous laissa entrapercevoir de la journée.
Depuis, il est totalement caché, éclipsé,  comme s’il avait fait ses valises. La pluie a pris la relève, aidée du vent, ce qui va donner une riche et intense couleur verte à la végétation. Il y en a qui vont nous envier, comme toujours 😉
Tout ça n’est qu’un aparté, pour signifier que le temps est pourri alors que je suis dans ma semaine de vacances « spéciale montagne » .
Le programme tombe à l’eau, c’est le cas de le dire. Je bous intérieurement, mais je ne le fais pas voir.
😉 Je sais ça risque de se remarquer quand même, mais je crois m’améliorer là dessus, et puis, j’ai un bon coupe-vent imperméable pour sortir, ce  qui évitera la « surchauffe » de la non-activité 🙂
 

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2- Un peu de douceur au passage
 

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3- Jasione
 

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4- Syrphe ou tite bête à bisous
 

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5- Couleurs de beau temps.
    Ça va peut-être colorer le ciel aujourd’hui…