Une façon de partager, tout en pensant : Ce qui te manque, cherche-le dans ce que tu as

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Escapade vers les mélèzes dorés

L’automne, instant si riche, si contrasté, est une période attirante à savourer.
Pour passer du froid à la chaleur, du sombre au lumineux, du terne à l’éclat, nous sommes aller dormir en son cœur pour se réveiller au plus près de lui.
Instant magique que celui où l’on se retrouve seuls lors des dernières lueurs à savourer autour de notre réchaud chaleureux, un repas extraordinaire.
La pensée du moment fut « quand tu penses qu’il y en a en ce moment qui mangent chez Maxim’s »
Grand sourire de notre part et conclusion, pour rien au monde on ne voudrait être ailleurs qu’au milieu des montagnes avec notre gamelle de raviolis et notre bout de pain.
Ce qui est bien, c’est de penser que ceux qui étaient ailleurs, n’auraient certainement pas aimé être ici.
Chacun ses plaisirs, ses bonheurs, ses envies. Nous, on vit les nôtres sans se soucier des regards, des pensées des autres.
Nous avons pu savourer des lieux qui dans peu d’années, seront bien différents.
Peut être que la génération future ne connaîtra pas ces glaciers qui reculent et fondent à vue d’œil.
Le mal est fait, on ne peut qu’alléger la souffrance de la Terre maintenant, mais c’est l’acte à faire au lieu de continuer sa destruction.
Ceci dit, je ne suis pas là pour partager le mauvais car nous en avons tous au quotidien et j’aime plutôt être là pour partager les bonnes choses, donc, on va continuer sur ces belles choses qui m’éblouissent sans cesse.
Je ne peux rester insensible aux dernières lueurs du jour qui s’achève alors que le silence s’impose, tout comme à la magie du premier rayon de soleil qui touche les sommets alors que nous sommes encore bien bas dans le sombre.
Ces moment là, sont des moments forts que je m’efforce de vivre tant que j’ai la possibilité de le faire. Peut être qu’un jour, il ne me sera plus possible d’aller là haut ce qui donne encore plus de valeur à cette chance qui m’est offerte actuellement.
Je vis tout ça en ayant à l’esprit que je suis provocatrice de chance, car ce n’est pas en attendant ces instants que l’on peut les toucher; pour les vivre, il faut vraiment le vouloir et s’en donner la peine. Encore faut-il savoir ce qu’est la chance, ce qu’est « notre » chance.
La mienne sera différente de la votre ou similaire. Votre chance serait peut-être un enfer pour moi ou la mienne un véritable calvaire pour vous 😉
J’espère simplement que les étincelles que je vous propose seront plaisantes. Pas de nuit dehors, pas de sac de couchage pour vous, juste une petite partie visuelle de ce qui m’a enchanté.

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51- Dernières lueurs du jour

 

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72- Quand le jour éveille le sommet

 

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63- Accompagner le jour

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104-Touches de lumière

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45-Juste une envie de jouer

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96- Racines

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117- Glaciers des Balmes

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88-Recul du temps.

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29-Splendeur dorée

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310-Réflexion

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1211-Or du temps

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1412- Arrêter le temps

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1313- Euh, stp, tu t’es vu lorsque tu sors de la douche toi!? alors silence, merci 😉

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Et par le pouvoir d’un mot
Je recommence ma vie
Je suis né pour te connaître
Pour te nommer

Liberté.

 

Paul Eluard


Vers la Bonette

Retour en septembre, aux portes du Mercantour vers la Bonette.
Secteur que j’aimerais vraiment découvrir plus profondément, en me perdant dans ces lieux intensément. En regardant l’itinéraire routier des vacances, j’ai cherché l’endroit perdu, nature, intéressant et j’ai lu que ce col où nous devions passer était riche en faune et que celui que nous cherchions à rencontrer de près vivait dans le secteur. Il était évident qu’il nous fallait voir ça de plus près. Nous sommes donc allés là bas pour y passer la nuit et avoir le bonheur de se réveiller là haut.
Ce jour là, on aurait pu croire que le ciel attendait que nous soyons dans nos sacs de couchages pour déverser les trombes d’eau qu’il retenait depuis un moment.
La fin d’après-midi était menaçante, formant de superbes nuages bien gonflés, idéaux pour nous offrir un ciel hors norme éclairant la montagne de façon tamisée, bien plus belle et intime que s’il avait été dégagé.
Des gens vont prier, se référer à un ou plusieurs Dieu, à des convictions pour se trouver, avancer;  moi, il suffit que je me poste dans ces endroits là, devant la force de la nature pour que je sache où me situer dans ce monde et pour que ses valeurs me propulsent à la bonne place.
Je me suis endormie dans mon cocon douillet alors que dehors la pluie frappait le sol avec force, m’offrant ainsi la plus belle des berceuses.
Le matin fut sous le signe de la fraîcheur, le bout du nez gelé, le calme environnant étaient les signes précurseurs d’un ciel dégagé avec une gelée matinale.
Belle journée en perspective avec un matin aux couleurs d’or une fois que le soleil eut fait son apparition. Contraste étonnant avec les tons de la veille.
En route pour une belle journée…

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11- Soir annonciateur d’une belle nuit

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32- Palabre avec les nuages

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43- Réveil en or

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64- Premières rencontres matinales

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55- « Ayé, j’suis cachée »

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106- Guetteuse

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77-Eventail volant  (buse pattue)

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17- (bis) l’est là le circaète jean le blanc 😉 merci pour la rectif

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128-Approche

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99- Aigle royal

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1110- Saveur

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811- Aigle royal (juvénile)

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412- Surprenante et furtive rencontre avec la bartavelle

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Je vous souhaite une belle semaine pleine de belles choses.

On se retrouve dans quelques temps car pour moi ça sent bon les vacances aujourd’hui 😉

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Brouillard ou pas?

 

Mercredi, le baromètre annonçait grand soleil et comme d’hab, je me suis dit qu’il devait capter le temps du lendemain ou celui d’un autre endroit.
L’autre endroit ici n’est pas bien loin, il suffit de lever la tête et de se dire que le soleil est au-dessus des nuages.
Je sais, ailleurs, ça ne voudrait rien dire, rien changer, mais lorsque l’on vit en montagne ou au pied des montagnes, le sol est souvent bien plus haut que les nuages. Pour dépasser les nuages, il suffit de monter. Quand la couche de nuages est basse, et que l’on est au village dans le brouillard, c’est évident, le soleil n’est pas bien loin en haut. Il suffit de monter à peine pour se retrouver dans le ciel bleu.
Mercredi, ce n’était pas le cas, la masse de nuages était haute dans le ciel et c’était un jeu de hasard que celui de savoir si oui ou non j’allais passer au soleil.
J’ai pris mon sac, mon chien, mis mes chaussures, rituel obligatoire que j’adore et je suis partie sans savoir dans quelle ambiance j’allais me retrouver, mais que ce soit brouillard ou ciel bleu, je savais que j’allais être bien.
J’espérais quand même le soleil…

 

41- Quand le Ciel et la Terre s’unissent

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52- Mouvement

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63- J’attendais l’aigle, j’ai eu l’oeil du corbeau 😉

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14- Plongeoir

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25- Au bord de la mer à marée montante

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6- La mer à ses pieds, le ciel plein les yeux

 

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En Haute Tinée

Alors que mes doigts se promènent sur le clavier pour mettre quelques mots afin d’accompagner mes photos, ils écrivent, comme très souvent, que j’aime me retrouver au milieu de nulle part (nulle part : lieu perdu en pleine nature où il n’y a personne).
Je m’interroge sur le fait d’aimer plus que tout ce « nulle part ». Je ne suis pas misanthrope, bien au contraire, j’aime les gens, j’aime échanger avec eux; la preuve, mon travail.
Je vais, chaque jour travaillé, retrouver le monde, la « civilisation » avec plaisir. Pas une fois il ne m’est arrivé de prendre ma voiture, les clés du magasin en n’étant pas heureuse d’y aller.
Ceci dit, si j’avais à choisir, au lieu d’aller travailler, j’irai me balader en pleine nature, en montagne 😉
Si j’arrive à apprécier la situation, peut-être est-ce parce que je trouve un équilibre dans cette nature, une force qui m’apprend à aimer les instants du quotidien d’une certaine façon.
Ce milieu vrai, brut est celui qui me correspond le mieux.
Ça, c’était la pensée lorsque mes doigts ont commencé à faire cliqueter mon clavier. Retournons aux photos que je partage ici, aujourd’hui, avec un retour sur septembre ou sur la chance d’être où les autres ne sont pas, ou d’être en montagne alors que la rentrée est le sujet du moment ailleurs.
Ici, le sujet est simple. Il s’agit de prendre son sac, de se chausser et de monter voir ce que l’on ne peut imaginer d’en bas.
Découverte d’un autre environnement, de sentiers qui serpentent, d’un milieu où le minéral et la pelouse alpine se côtoient. Un ancien cirque glaciaire a donné naissance à une succession de lacs en étage avec des eaux transparentes aux couleurs allant du bleu au vert émeraude.
Pause appréciée de lacs en lacs avant de reprendre le chemin qui monte plus haut avec l’envie de « voir là haut derrière » plutôt que de redescendre par le même itinéraire.
Ce choix nous offrira de belles rencontres, la sensation d’aller toucher la Lune et ensuite, une très bonne nuit de sommeil 🙂

 

 

41- Regard

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132- Promiscuité entre l’ombre et la lumière

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3- Repérée

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4- Contemplation

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5- Tel un roi dans un champ doré

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6- En suivant la pente

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7- Les lacs

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8-Transparence

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109- Savourer l’instant

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10- Face au lac

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Comme sur une palette de couleurs…

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Nous sommes quatre ce matin là, sous la brume à nous retrouver là bas, là où le chemin vient buter contre la montagne, où les gens se croient au bout du monde, où plus péjorativement ils disent être dans « le trou du cul du monde ».
Lieu grandiose pour moi, aimé et qui ne me laisse jamais indifférente. Endroit que j’évite l’été ou alors que je traverse très tôt le matin car sa beauté attire bien du monde et c’est le seuil de belles randonnées prisées.
Quelle chance pour moi de vivre dans ce décor, qui en cette période, est encore plus grandiose car il est irisé comme si nous étions sur la palette d’un peintre.
Couleurs que je ne pensais pas trouver cette année avec l’été chaud qui a grillé bien des arbres. Je m’attendais à voir les feuilles tomber bien avant qu’elles n’aient le temps de changer de couleurs. Je me suis trompée et j’en suis ravie car les couleurs sont là et colorent la montagne d’une façon étonnante.
La veille au soir, la masse de nuages était si basse qu’elle se décomposait en bruine, ce qui nous laissait perplexes sur la météo du lendemain.
Qu’importe, nous étions ensemble et l’on saurait bien savourer la chose d’une façon ou d’une autre 😉
Nous voilà donc sur le chemin, sans pluie avec tous les sommets  enveloppés dans une douillette épaisseur qui descendait bien bas, ne nous laissant rien apercevoir de ce qu’elle emmitouflait.
Nous étions bien à nous balader, à sentir ces odeurs d’automne puissantes par endroits, dans le calme et simplement bercés par le son de l’eau qui descendait dont on ne sait où.
Nous partagions cette petite sortie pour faire découvrir le lieu, les sommets, les couleurs. La découverte s’est faite au niveau du sol pendant bien longtemps, ce qui n’eut pas l’air de déranger nos amis.
Il aurait été dommage de se laisser envahir par une sensation négative alors que nous avions la nature rien que pour nous quatre dans cette invitation à l’imaginaire, puisque nous leur décrivions des sommets, des tours qui étaient invisibles dans la brume.
Petit à petit, la couche de nuage laissait apercevoir des lueurs, des parties de ciel bleu alors que doucement elle s’évaporait. Nous n’osions pas affirmer que tout allait se dégager car il arrive que la brume reste accrochée des jours aux montagnes.
Grandiose surprise, après un remue ménage céleste, le ciel s’imposait pur et bleu.
Il ne nous restait qu’à attendre l’arrivée du soleil, toujours tardive à cet endroit enclavé où les montagnes lui rendent le travail difficile.
Notre patience, notre plaisir à savourer l’instant quelque il soit,  furent récompensés. Lumière, flamboyance des couleurs et douce chaleur étaient à nos côtés, s’imposant en nous faisant oublier que le décor était tout autre juste avant.
Nous étions déjà heureux au départ, mais là, c’était du plaisir en plus, comme une récompense pour nous dire merci d’aimer cette nature même lorsqu’elle ne se dévoile que partiellement.
Nous avons su l’aimer simplement; elle nous a offert son grand jeu 😉

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        1- Vivre coûte que coûte

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9        2- Pinceaux de la palette

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4

3- Accroche lumière

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5

4- Cheminer dans la lumière

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105- Attendre le soleil

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16- Palette de couleurs

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7

7- Dentelle de roche

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8- Flashy nature

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89- Le bout du monde. La fin pour certains, le commencement pour d’autres…

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« Teintes d’automne » Henry D.Thoreau

Lancez-vous dans de plus aventureuses promenades et faites l’ascension des collines. Vers la fin d’octobre, si vous gravissez l’une ou l’autre de celles qui se dressent aux approches de notre village, ou du vôtre, et que vous embrassez la forêt du regard, vous verrez, eh bien, vous verrez… ce que je viens d’essayer de décrire. Je suis sûr que vous verrez tout cela et même plus, à condition d’y être préparé, de vouloir le trouver. Autrement, ce phénomène étant universel et revenant à date régulière, que vous soyez au sommet d’une hauteur ou au fond d’une vallée, vous penserez pendant des années et des années que le bois, à cette saison, est sec et roussi.


Quand les heures perdues sont un gain

Une fois de plus, je prends mon sac à dos. J’y glisse mon appareil photo, un livre et une pomme.
Nul besoin d’appeler mon ombre, elle est là et a très bien compris que c’était le moment.
Que j’aime mettre mes chaussures de montagne, celles qui me sortent des chemins habituels, qui me mènent où peu de pas sont passés avant les miens.
Me voilà donc, direction plus haut, pour profiter du soleil radieux et de la douceur du jour, en pensant me trouver un coin perdu pour lire tranquillement au soleil.
C’était ce que je prévoyais mais je n’ai pas sorti mon livre,  j’ai préféré « lire » ce qui m’entourait.
Je suis passée des traces de la forêt aux nuages qui titillent les sommets pour ensuite m’attarder auprès de l’eau qui suivait son infinissable parcours.
Elle passait en s’ébrouant, se lovant contre les rochers régulièrement avant de faire une chute impressionnante.
Savait-elle qu’au moment de la chute, elle allait être la vedette du coin?
Je la regardais passer devant comme un torrent de montagne, chantant et miroitant alors que plus bas, des gens allaient la percevoir comme la reine des cascades.
Tout ce qui m’entourait était tellement intéressant que mon livre n’a pas quitté mon sac. Quant à ma pomme, elle est devenue un fruit savoureux, alors qu’à la maison, elle n’aurait été qu’une simple pomme.
La moindre chose mangée dehors, en pleine nature, quand on prend conscience de la chance de la manger dans des lieux comme ça, devient un mets d’excellence.
Je me suis posée sur les rochers, j’ai pris le temps de ne rien faire (pour certains) ou de vivre (pour moi). Ces instants là sont comme orange vitaminée qui  permettent de faire le plein pour une meilleure défense  contre les attaques du quotidien.
Retour par la forêt avec Louna, toute heureuse de cette balade, qui une fois de plus, fût un moment simple mais terriblement bon 🙂

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71- Avant la chute d’une reine

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62-Matières et reflets

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53- L’or du torrent

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84- Le temps d’un instant

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45- Buzzer des bois

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36- Persistance

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27- La dernière

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98- Barrière naturelle

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Voir, et aimer : les couleurs, les arbres de la forêt, les feuilles tombées – ne va pas de soi. Bien au contraire : « La beauté et la vraie richesse sont toujours (…) bon marché et méprisées », puisque « le paradis pourrait être défini comme l’endroit que les hommes évitent ».

Henry David THOREAU
Couleurs d’automne


Du sombre d’un soir à la lumière d’un jour

Tout commence par un soir où comme souvent on se retrouve sous les nuages alors qu’en bas, plus loin, le ciel se déchire pour laisser passer la lumière.
C’est une chance car ça présage un lendemain beau puisque tout avance vers nous et surtout ce mouvement nous offre des lumières particulières, celles qui par quelques rayons, illuminent la montagne sombre comme si la force et la délicatesse s’unissaient pour habiller l’espace.
Luxe suprême d’une météo et d’une période hors « norme »… la tranquillité.
Ce spectacle se vit en solitaire, ça lui donne une force supplémentaire, ça me donne une impression d’être intégrée au milieu des éléments comme une privilégiée.
Solitaire cette fois-ci, c’était accompagnée de mon ombre et de ma moitié, donc si on analyse la chose, ça donne bien qu’une seule entité.
Nul besoin de réserver une place pour ce spectacle de la nature, seule l’envie et la détermination sont nécessaires pour accéder au premier rang. Souvent, les plus belles ambiances sont celles que tout le monde fuit.
Le vent, la pluie, le froid font fuir alors qu’ils offrent des merveilles à qui veut bien aller jouer avec eux et pour cela, pas de secret, il suffit juste de se couvrir comme il faut pour ne sentir que le bon de la situation.
L’automne arrive et là, je vais me régaler. Je vais pouvoir avancer bien cachée, bien protégée dans le vent et la grisaille. Avancer les mains dans les poches, les pieds au sec, c’est une chose savoureuse, une chose dont j’ai besoin qui prouve que l’on peut être heureux dans ce qui semble si triste aux yeux de tous (ou presque tout le monde).
C’est là que je me sens la plus vivante et c’est là, que l’on assiste aux plus beaux spectacles.
Je m’égare.
Ce jour là, nous n’étions pas encore en automne, juste au pas de sa porte et la pluie avait cessée. C’est donc avec les yeux réjouis que nous avons regagné nos sacs de couchage en attendant le lendemain qui s’annonçait ensoleillé.
Je passe rapidement sur les détails du réveil, la première petite gelée de la saison, le bout du nez gelé alors que le corps est bien au chaud emmitouflé, le café fumant. Tout ça fait partie des plaisirs du jour.
Jour où les nuages ont quitté les lieux ne laissant ici ou là que quelques retardataires discutant avec les sommets. Jour qui nous offre de belles rencontres, de beaux instants.
Voici quelques photos partagées comme pour faire durer la saveur de ces bons moments.
J’espère que vous en sentirez un peu le goût. Les partager est dans un sens une façon de les faire durer, de les faire vivre autrement.

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                  1- Rayons « promesse »

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5

                 2- Sommets en écharpe blanche

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6

                 3- Poteaux d’un soir

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7                 4-Spectacle nature

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8                      5-Empreinte humaine au soleil couchant

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10

                   6-Mon ombre, toujours.

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9

                      7-Rochers du vent

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11

                  8- Encore et toujours

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12                       9- Hermine

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                  10- Lézard au menu du crécerelle

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Voici une petite pluie ; vous êtes dans la rue, vous ouvrez votre parapluie ; c’est assez. A quoi bon vous dire : « Encore cette sale pluie ! » ; Cela ne leur fait rien aux gouttes d’eau, ni au nuage, ni au vent. Pourquoi ne dites-vous pas aussi bien : « Oh ! la bonne petite pluie ! ». Je vous entends, cela ne fera rien aux gouttes d’eau ; c’est vrai ; mais cela vous sera bon à vous ; tout votre corps se secouera et véritablement s’échauffera, car tel est l’effet du plus petit mouvement de joie ; et vous voilà comme il fait être pour recevoir la pluie sans prendre un rhume.

Propos I – 4 novembre 1907 [ Alain ]


Un jour, une pause

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Un jour dans l’été, quand la chaleur est à son paroxysme, une mère, une fille et un chien s’en vont à la recherche d’instants à savourer ensemble pendant deux jours.
Vouloir partager quelques repas à la meilleure table qui soit, où notre Terre nous offre l’assise rêvée rivalisant avec les meilleures chaises capitonnées. Vouloir dormir emmitouflées dans un ouatinage douillet, n’ayant comme toiture que la toile qui nous isole de l’immensité céleste afin de nous préserver de l’humidité du petit matin. Vouloir aller en s’adaptant à la situation, aux envies sans s’imposer quelconques obligations. Voilà notre programme.
Programme respecté à la lettre, selon nos désirs en nous adaptant surtout à la situation le soir venu, alors que nous plantions les piquets de la tente…
Les superbes nuages du soir se transformaient en magnifiques nuages menaçants, galopaient au son du tonnerre.
Regards incertains, analyse de la situation et action.
La désinvolture qui nous habitait lors de l’installation de notre hôtel « millions d’étoiles » s’est rapidement transformée en rapidité et précision pour le démonter et pour tout ranger.
Oubliée l’envie de regarder le paysage, celle de s’arrêter à chaque petite merveille; là, seule l’idée d’avancer rapidement, d’être plus rapides que le rideau de  pluie qui s’étalait sur les monts voisins nous habitait alors que le niveau sonore du tonnerre nous indiquait que nous avions choisi la bonne option, celle du courage il faut fuir 🙂
Une mère, une fille et un chien  deux femmes chargées comme des bourriques en train de rire et un chien, ça marche vite quand ça veut 😉
La situation comique, l’image que nous avions de nous effaçaient l’idée d’une déception. C’était ainsi et nous avions passé une excellente journée.
La chance d’arriver à la voiture alors que le rideau de pluie franchissait la ligne d’arrivée quelques secondes après nous, nous rendit euphoriques devant les trombes d’eau qui s’abattaient sur celle-ci.
Le sourire aux lèvres, nous avons pris le chemin du retour pour regagner la maison et les deux heures de route sous un énorme orage n’étaient rien car nous étions au sec avec l’impression d’êtres des gagnantes au jeu du hasard de la vie 🙂

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61- Epilobes 

 

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52- Matin prometteur

 

 

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43- A la recherche du coin idéal

 

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34- Seul contre tous

 

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25-Boule de poils humide

 

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16- Beauté du ciel changeant

 

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« L’optimiste voit la rose et  pas les épines. Le pessimiste ne voit que les épines, oublieux de  la rose » Khalil Gibran

 


La Combe ou solitude d’un jour

Pluie du soir, doux son sur la tôle du toit,  fenêtre grande ouverte pour laisser la fraîcheur s’inviter à mes côtés dans la nuit et pour que le jour soit mon réveil; situation d’un soir lorsque le lendemain matin s’annonce beau.
Me voilà mieux réveillée que le jour et le ciel est uni sans un seul nuage pour motif.
Plus besoin de dire, d’expliquer quel va être mon occupation de la journée, à force vous savez.
Chaussures, sac à dos et me voilà sur le chemin qui, je dois l’avouer, m’enquiquine un peu la première partie; celle qui mène au refuge.
Je ne fais qu’une bouchée de cette mise en jambe en attendant de savourer la suite une fois que j’aurai quitté le « pédichemin » que tout le monde prendra dans la journée.
Voilà, j’y suis, j’ai bifurqué.
Je réduis mon allure, je prends le temps de voir, d’écouter, de sentir et aussi de regarder où je pose les pieds.
L’endroit est sauvage. Le sentier se fraye un chemin dans les ravins pour continuer au milieu du végétal.
L’endroit est étrange car le sentier commence par le minéral d’une beauté agressive, pour ensuite se perdre dans une végétation de fougères, abondante, qui deviendra une prairie plus haut avant de terminer dans le domaine minéral le plus brut qui soit.
J’aime ces inversions naturelles.
Cet endroit est vrai; il me fait penser à un ancien au visage rude que le soleil a tanné au fils des ans, mais avec un regard tendre.
Ce jour là, je n’aurai croisé qu’un Mr Stabillo. Tu ne connais pas Mr Stabillo?
C’est un Mr avec un tee-shirt de la même couleur qu’un surligneur. Aucune moquerie dans ce terme, car je trouve ça joli si l’on veut être vu (chose utile en montagne quand on randonne). Moi, je préfère que les bêtes me repèrent moins, mais je dis ça surtout en pensant à la belle compagnie qu’il m’est donnée d’avoir parfois, celle d’une luciole 😉

(oui, oui, je sais, je sais…  et la luciole saura).
Revenons au sujet, tout ça pour dire que j’aurai passé encore un moment en pleine nature pour ainsi dire en solitaire, ponctué de flore, de chamois, de bouquetins et d’instants qui sont magiques à mes yeux.
« Solitaire », le rêve actuellement alors que tous les chemins sont noirs de monde.
Ma réalité ce jour là.
Je rentrerai heureuse où de nouvelles envies m’auront atteinte en revoyant une tite cabane de plus 😉

 

31-Ça commence souvent ainsi

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22-Discussion au sommet

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13- Sentier faisant

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64-Lumière

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55-Désir de soleil

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46-Sentier toujours

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77-Moment savoureux

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128- Au loin, là bas…

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119- Cabane à nuits magiques

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1010- Respiration, bonheur

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911- Volonté de vie, volontaire notre Terre

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Panorama sans titre112-

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Tristesse en regardant la bande nuageuse du fond, (photo 8 ou pano 12), ce ne sont pas des nuages, mais la pollution au-dessus de Genève et de ses alentours.


Jeux de nuages ou nage dans les nues

Après une journée de pluie, le lendemain était annoncé très ensoleillé et chaud, ce qui devait donner en altitude des nuages accrochés aux sommets, une fois la brume dissipée.
En bas, on n’imagine pas que l’on puisse se retrouver dans les nuages, dans le brouillard alors que le soleil brille et que le ciel est bien bleu alors que juste quelques beaux nuages passent ici ou là pour décorer le ciel.
C’est la particularité de la montagne, qui peut aussi nous offrir un grand soleil l’hiver alors que tout le monde se trouve sous la grisaille ou dans le brouillard en bas.
En fait, peu importe le temps. On allait y aller (plus haut) et on verrait bien… ce qu’on allait voir.
De toutes façons, il y a toujours à voir, que l’on soit en pleine lumière ou dans la brume; la question ne se posait pas.
Nous voilà en route vers là haut en ne sachant pas si l’on allait se retrouver dans, dessus, ou sous les nuages.
Nous avons eu droit à toutes les situations mais avec le plaisir de ne pas, avoir cet air froid lorsque l’on était dans la masse nuageuse qui nous fait souhaiter le départ de la brume. Bien au contraire, malgré la brume, l’air était doux, pas agressif et l’on a pu profiter de tous ces instants avec plaisir.
Voilà un petit aperçu de nos amis du jour, les nuages.
La preuve que l’on peut avoir la tête dans les nuages tout en conservant les pieds sur terre 😉

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51-Emmergée

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62- Moutons cherchent berger

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23-A deviner

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44-Comme un voile de soie

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15- A saisir avant que tout ça ne se recache

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36-Quand les nuages viennent d’en bas

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77- Même pas peur

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Si vous avez construit des châteaux dans les nuages, votre travail n’est pas vain; c’est là qu’ils doivent être. A présent, donnez-leurs des fondations.

Henry David Thoreau

 

 


Sentier

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On prend un sentier de plus, qui monte, qui nous emmène où nul ne va.
Sentier qui mène pour découvrir les montagnes du quotidien sous un autre angle.
Sentier qui nous propulse face au vide, face à la grandeur.
Sentier du bonheur, sentier perdu, sentier chaleur.
Nos pas en avant, toujours.
Ce n’est pas une recherche, c’est une approche.
Marcher, avancer en soi.
Que de pas pour enfin être soi, pour refuser ce qui n’est pas.
Au fil des pas, les apparences s’estompent, la réalité se dessine.
Au delà du plaisir des lieux, des yeux, un plaisir bien plus profond est au rendez-vous.
Il faudrait être folle pour le fuir et aller où il n’est pas 🙂

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 matin à la mollet1- Un matin à sa façon

 

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42- Grande Astrance

 

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23- Dernier arbre

 

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34- Face à la Méridienne

 

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Sans titre-15- Perdue dans la prairie…

 

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66- Grandeur

 

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pano7- Le cirque

 

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Seules les pensées que l’on a en marchant valent quelque chose. (Nietzsche, Crépuscule des idoles)

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Réflexions, inspirations aux sommets

 

Je dis à tout le monde que je n’ai pas le temps. C’est faux!
J’ai le temps, mais je l’utilise et une fois utilisé, il n’en reste plus assez pour tout ce que j’aimerais encore pouvoir faire.
Je pense qu’il en est de même pour tout le monde. La différence est dans la façon de l’utiliser.
Moi, je l’utilise de façon à ne pas le gâcher et le plus possible en harmonie avec la nature. J’imagine un sablier et chaque grain de sable qui nous est donné pour construire notre vie, doit être, une fois tombé au fond de la partie basse du sablier, un grain de belle chose enrichissante.
Nous n’avons pas tous la même façon de nous enrichir.
Je vais partager quelques uns des grains de sables qui sont passés dans mon sablier lors de ces dernières vacances. Je vais les égrainer, petit à petit, infime partie de ces instants qui peuvent laisser sans voix ou simplement instants qui dessinent un sourire sans que l’on s’en rende compte.
Ne croyez pas qu’il n’y ait que des grains fluides qui coulent d’une façon régulière et facile, mais que nous apporte le fait de totaliser ceux qui coincent dans une journée?
Ça apporte de l’importance à ces choses que l’on aimerait gommer ou ne pas vivre, donc, oublions le grain de sable qui coince et totalisons tous ceux qui font que le temps s’écoule d’une belle façon.
Cette fois ci, on va prendre la direction d’un lieu que j’aime, qui à chaque fois, me laisse admirative devant la grandeur de ce que la nature peut offrir.  En plein été, c’est un lieu d’affluence, pire que le supermarché à 14 h un samedi 😉 et pourtant j’ai savouré la tranquillité du lieu.
Comment? en partant de nuit à 3h du matin.
Monter de nuit,  ce n’est que du bonheur qui éveille les sens d’une façon particulière, qui nous offre l’endroit en véritable élu privilégié et qui, une fois arrivés, nous permet d’assister au lever du soleil. J’aime cet instant qui se passe d’une façon séductrice.
Pas une apparition brutale, non! mais un soleil qui commence à éclairer intimement les sommets, qui fait rosir le Mont Blanc, qui réchauffe la pierre d’une lueur douce.
Ce n’est pas de la timidité de sa part, c’est juste l’envie de faire durer l’instant, de nous faire désirer sa venue.
Avec le relief, il peut jouer au malicieux et nous faire languir, mais c’est un plaisir que l’on aime vivre et après lequel on court tout en sachant qu’il ne s’agit que d’une étape dans l’art de savourer les choses.
Il y a eu plein de belles choses ce matin là, comme la saveur du café à partager, les reflets dans le lac, la baignade un peu plus bas dans une eau limpide qui donne plus l’impression de voler au-dessus d’un fond caillouteux plutôt que celle de nager.
Je n’aborde pas les regards de ceux qui ont partagé ces instants à mes côtés, ça aussi ça fait partie des belles choses.

 

1

1- Prémices

 

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32- Délicatesse

 

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113- Contemplation

 

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74- Matières

 

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85- Attente du rayon

 

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46-Hotels paradisiaques

 

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27-Couleurs des Aiguilles Rouges

 

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128-Réflexion

 

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solitaire9- Solitude

 

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10 10-Pour l’instant, le Mont Blanc contemple encore les fleurs de loin…

 

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911-Continuer sa route

 

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la tente12- La tente (ordre de grandeur)

 

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Privilèges d’un matin

Comme souvent, ça débute par un matin, à l’heure où la lumière et l’ombre sont unies.
C’est l’instant où les paroles sont futilité dans un monde charnière qui s’effacera rapidement pour laisser place à celui du grand jour.
C’est l’instant privilège où tout est différent, l’instant où l’on se sent aussi fragile que forte. Fragile, car c’est l’heure où les émotions nous touchent facilement, où les pensées se bousculent devant la beauté du nouveau jour qui naît; forte, car ce jour naissant est là comme pour nous propulser en avant.
Il s’élève et nous entraîne à ses côtés. C’est l’instant magique, celui qui fait prendre conscience des sentiments qui nous habitent.
On pousse la porte de la réalité pour entrer dans la vérité où les apparences n’existent plus.
Cet instant là, je le partage maintenant avec toi.
Bien sûr, le lever du jour n’aura pas l’intensité et les répercussions qu’il opère en « vrai », bien sûr que les linaigrettes dans la tourbière ne te toucheront pas comme elles me touchent à chaque fois que je les aperçois, tout comme la beauté des cabris qui viennent juste de naître, mais qu’importe, je t’offre quand même une poussière de ce qui me permet d’être celle que je suis.

 

 

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101-Promesse d’un nouveau jour

 

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12- Marmotte au soleil matinal

 

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53- Akènes de pulsatilles aux premiers rayons

 

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24-Bouquetin

 

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45-  Jeune cabri (bouquetin)

 

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9

6-Salutation au soleil

 

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37-Cabri

 

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68- Linaigrettes. Toujours de la blancheur dans une intense verdure. Pour moi, elles font partie de ce qui est beau.

 

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79-Linaigrette

 

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810- Eterlou, étagnes et cabri (bouquetins)

 

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« Le matin, c’est la jeunesse du jour. Tout y est gai, frais et facile. Il ne faut pas l’abréger en se levant tard »
Arthur Schopenhauer.

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« Tu n’es pas qui j’ai besoin que tu sois.
  Tu n’es pas celui que tu as été.
  Tu n’es pas comme cela me convient.
  Tu n’es pas comme je veux.
  Tu es comme tu es. »
Jorge bucay

 

 


Images d’instants simples et natures

 

Il fait super beau, je ne bosse pas alors, mets tes chaussures, prends un sac, de l’eau, à manger et zou on y va.
Où? Dehors, là haut.
Les courses, les soldes, on oublie, on fuit même. La super petite robe qui me ferait une allure d’enfer à un prix minime et bien elle sera belle sur une autre personne et moi, sans cette robe, mais en ayant été me balader où le ciel frôle les sommets, et bien, je serai heureuse, bien plus que dans ce petit bijou de tissu fluide.
Quant à la nourriture, il y a toujours de quoi se faire un truc en attendant de passer au supermarché en rentrant du boulot, donc on oublie les questions superflues et on file s’aérer, on a une vie à vivre!
Ça t’étonne que je n’aille pas en ville un jour de soldes? réfléchis un peu, je n’y vais déjà pas en temps normal, alors ça ne risque pas d’arriver en période d’euphorie dans les magasins.
Si tu veux me punir un jour, imposes moi ce genre d’exercice.
Pourtant, je bosse dans un commerce et je suis super heureuse de voir du monde, de parler, d’offrir le café, d’être la plus gentille des civilisées, mais par contre, mon jour de repos, on oublie tout ça.
Je me transforme comme Mr Jekyll and Hyde, sauf qu’il n’y a pas de mauvais côté pour moi, il n’y a que la civilisée qui passe en monde sauvage  😉
Là, si j’écris ici, c’est que je suis au boulot, en mode civilisée, sinon, à cette heure là, je serai à courir la nature.
Bon ok, tu préfères aller faire les soldes aujourd’hui. Ce n’est pas grave, moi je file là où on n’entend que l’eau descendre, que les chamois qui te sifflent dessus et tous ces sons qui sont propres à ces lieux hors normes.
Profites bien, moi je profite à ma façon. A plus tard 🙂

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11- Matin fraîche heure

 

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22- Fleurs en pente

 

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33- Couleurs bonheur

 

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5

4-Quand l’herbe caresse les sommets

 

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65- Machaon

 

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96-Il a tout d’un « grand »

 

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47- Campanule

 

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108- « T’es où? »  « Ben j’suis là, au frais! « 

 

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89- Gentianes printanières

 

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campanule de thyrse10- Campanule des thyrses. Première rencontre et la seule en vue!

 

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711- Formes et couleurs du temps

 

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1112-Sur la descente

 

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Vite fait, bien fait

C’était un mardi, une journée de liberté ensoleillée.
Ce jour là, je n’ai pas eu envie de prendre la voiture, j’ai juste eu envie de prendre mon sac, mon chien et de profiter de ce qui m’entourait sans avoir à chercher ailleurs ce que je pouvais trouver ici.
Je suis partie en ayant toujours en tête de passer par où il n’y aura personne.
Du monde, qu’est-ce que ça peut être? ça peut être, un jour en semaine, hors période touristique à cet endroit là, une, voire deux personnes au plus ou peut être à la rigueur le gars qui montera voir où en est l’alpage en prévision de monter ses bêtes là haut.
Me voilà partie en me disant que c’était vraiment près du village, que ce n’était pas perdu au milieu de nulle part et puis ci et puis ça, pour finir par me dire que si je voyais « un gens » et bien je prendrai le chemin opposé et j’irai me perdre ailleurs.
Il faut dire qu’il y a des « issues de secours ».
J’ai vite oublié la possibilité de rencontrer du monde car j’étais seule et grimper m’occupait l’esprit. Écouter les sons, sentir les odeurs, sentir ses mollets tirer ( message caché 😆 ) (signe qu’ils avaient bien bossé plus tôt le matin), toutes ces sensations me plongeaient dans le plaisir d’être là, à ce moment là.
Je n’avais pas envie de monter par les pistes (trop civilisé), ni par le chemin (véritable pédiroute), donc j’ai pris le bois, où la lumière est filtrée, pour grimper sur un tapis d’épines d’épicéas,ce qui me donnait l’impression de marcher sur un tapis moelleux.
Je suis sortie en haut, là où les arbres n’ont plus envie de pousser, pour me dire que c’était du bonheur de se retrouver là, en ayant tout ça rien que pour moi.
Égoïste moi? non, j’aime partager… mais pas tout 😛 ou plutôt j’aime partager ce qui sera apprécié, respecté à sa juste valeur, tandis que je n’ai pas envie de partager le lieu avec ceux qui m’obligent, une fois qu’ils sont loin, à prendre un sac poubelle dans mon sac à dos à chaque sortie pour redescendre ce qu’ils « oublient » en pleine nature, et puis, c’est bon d’écouter la nature sans entendre de sons perturbateurs.
Je me suis retrouvée avec les fleurs, les papillons, le paysage, la solitude et le bonheur de vivre, à savourer une fois de plus tout ça.
Le petit plus du jour était les nuages splendides, blancs et bien gonflés comme une bonne chantilly maison.

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DSC_00161-La vallée

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52- Face au collet et à la pointe

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83- Mégère Mâle

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24- Vert blanc bleu

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95- Vitrine naturelle

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 36- Blanc

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77- Lumière

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118- Aux couleurs des torrents

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109-Retiens ton souffle

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410- Pédiroute

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111- C’est là haut que ça se passe

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612- Paon du jour

Merci à Nath pour l’identification des papillons   http://bioclicetphotos.blogspot.fr/

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Le bonheur un idéal toujours en point de mire mais que l’on n’atteint jamais?
Je ne crois pas. Ça pourrait être ça si l’on s’en fait une définition à l’avance.
Le bonheur ça ne se décrit pas, ça ne s’imagine pas, ça se vit.
Le jour où il nous accompagne, on sait exactement qui et ce qu’il est.
Le bonheur et si c’était simplement le fait de se sentir vivant?
Toute la différence est entre « vivre » et « se sentir vivant ».
Il ne se trouve pas forcément dans la facilité de vivre.
C’est un état d’esprit, une sensation.
Il est là un jour et le lendemain il peut s’être envolé.
Il ne faut surtout pas essayer de le garder à ses côtés, il faut juste l’accueillir quand il se présente.
Le bonheur c’est la chose la plus libre au monde qui n’a aucune chaîne, aucune obligation et il faut le prendre comme tel, sinon ce n’est plus le bonheur.


Matin entre gouttes

Pluie de nuit, soleil et nuages le matin, pluie dès midi; ce qui ne laisse guère de possibilités si l’on veut profiter d’un temps sans goutte, dans l’hypothèse que les prévisions météorologiques ne soient pas fausses.
Le réveil sonnera donc à la limite de la nuit et du jour, enfin encore une expression car ce n’est plus le réveil qui sonne, c’est le portable qui nous éveille en douceur.
Quand je pense au réveil de mon enfance… pas étonnant qu’il y ait des stressés de nos jours car il fallait l’endurer le réveil qui faisait autant de bruit que la sonnerie d’un passage à niveau et qui faisait faire un bon de cinquante centimètres dans le lit.
Bon, pour moi, pas de séquelle, mais il me faut malgré tout un réveil en douceur si ce n’est pas le jour qui joue ce rôle là.
Je m’égare, on file vite dehors profiter d’un ciel sans pluie.
Nous sommes allés « regarder voir ». Quoi?
Nous sommes allés regarder ce qu’on allait voir, c’est simple.
Il a beaucoup de personnes qui ne regardent pas ce qu’elles voient. Nous, on aime regarder ce que l’on voit, mais on ne voit pas toujours ce qui nous regarde.
Pour exemple, un renard qui nous observait tranquillement dans les hautes herbes.
C’est marrant, il n’y a qu’une lettre entre regard et renard et sur ce coup nous n’avons pas su gérer la simplicité de cet écart. Une fois aperçu, il a disparu.
Nous avons donc profité de ce matin avant le retour de la pluie le midi.
Hier, des gens m’ont dit qu’il avait été triste ce dimanche pluvieux.

Moi, je l’ai trouvé heureux ce dimanche car pour les bonnes choses, il faut se donner les moyens en s’offrant le maximum de possibilités pour saisir le bel instant et il y a toujours une façon de trouver du bon dans une journée pluvieuse, même très pluvieuse 🙂

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11- Premiers et rares rayons de la journée

 

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22- Prairie trempée

 

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33- Ancolie d’ici

 

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dessous

4- Les dessous de la grande

 

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grande astrance

5- Au-dessus de la Grande Astrance

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6- Chien de prairie humide

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6

7- Amour perlé chez les gazés

 

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7

8- Tout ne tient pas toujours qu’à un fil…

 

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9- Une autre définition pour l’amour volage 

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10- Ombre contre le jour

 

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Je suis au boulot, encore une semaine de calme avant l’affluence.
Ma pensée du moment : et si on aimait ce que l’on a au lieu d’attendre d’aimer ce que l’on aura.
Là, je pourrais m’ennuyer en me disant que je suis au boulot à ne rien faire.
Ça serait nul comme instant alors que beaucoup d’entre vous n’ont pas le temps de se poser tranquillement, alors qu’il y aura des jours où je n’arrêterai pas (ce que j’aime).
Pourquoi gâcher un moment parce que l’on voit les choses de la mauvaise façon?
Donc, je vais aimer (enfin essayer d’apprécier) ces instants calmes en prenant le temps ou plutôt en disposant du temps car je n’aime pas prendre.
Je me sauve, je vais me faire un thé, regarder les nuages passer en ayant une pensée pour tous ceux qui aimeraient prendre une pause 😉
euh? oui, je suis payée en plus à faire ça.


Ces bouquetins que j’aime tant

 

 Je ne peux m’empêcher de remettre une série de photos de ceux qui nous offrent toujours de bons moments en leur présence.
Nous sommes montés l’autre jour, les petits n’étaient toujours pas nés, mais nous avons eu droit à l’entretien et l’apprentissage de la hiérarchie dans le troupeau chez les jeunes mâles.
Le contraste est étonnant entre leur allure au printemps, à la sortie de l’hiver où ils se « dépoilent » et celle à l’entrée de l’hiver où ils sont prêts pour la saison froide et au meilleur de leur forme pour le rut :

https://lancoliebleue.wordpress.com/2014/11/15/la-haut/ 

 

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11

1- Etagne, future maman

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2

2- Jeune de l’année dernière ou petit diable

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jeux

3- Jeux de gamins

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Sans titre-1

4-Posture de sieste

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1

5- Le poids des années

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3

6- La voisine « dame marmotte »

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4

7– Juvénile chocard à bec jaune

 

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9

8-Mâles en pleine mue.

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10

9- Jump

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7

10-Regards

 

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8

11-Je m’impose, prise d’élan avant le coup de cornes

 

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5

12- Joutes masculines

 

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6

13- Je dominerai

 

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Mon blog me donne la possibilité de partager le bon, d’offrir des belles choses, celles qui m’entourent, me touchent au quotidien. J’ai la chance de vivre dans un endroit hors du commun et je ne suis pas ici dans le but de parler des choses négatives, je pense que nous en avons tous autour de nous et il est bon de voir autre chose que le négatif de la vie; par contre, je me permets de glisser un lien au sujet des bouquetins du Bargy (chaîne de montagnes voisines) car je ne peux pas montrer le bonheur tranquille dans « ma » vallée en fermant les yeux sur ce qu’il se passe à côté. C’est un sujet à polémiques, empli d’incapacités venant de la part de ceux qui nous gouvernent, mais je ne vais pas rentrer dans les détails, je vais juste mettre un lien vers un blog qui exposera parfaitement la chose :

http://lebruitduvent.overblog.com/2015/02/fil-actu-2015-bouquetins-du-bargy-des-abattages-selectifs-avant-l-eradication-totale-maj-15-02-15.html


Floréal, période idéale pour la rencontre du Sabot de Vénus

 

La semaine dernière, j’ai fait un petit tour dans le Jura.
J’ai débuté cette journée là sous une petite averse, juste ce qu’il fallait pour perler les fleurs avant le retour du beau temps.
Je publie une série fleur pour changer, moi qui aime tant la grandeur des paysages.
Il faut dire que je n’ai pas rencontré n’importe quelles fleurs…
En fin d’après-midi, Christophe a partagé son coin spécial, un coin où le Sabot de Vénus côtoie l’ophrys mouche.
Inutile de dire combien j’ai adoré les voir depuis le temps que j’attendais ça.
Juste un mot au sujet de l’ophrys mouche. Cette orchidée est censée représenter une mouche… moi, je ne vois pas cette mouche, mais un superbe petit bonhomme chapeauté.

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marguerite1- Marguerite,  surtout ne pas effeuiller !!

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cytise2- Cytise aubour

 

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orchis verdâtre, des montagnes3- Orchis verdâtre (platanthère)

 

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ancolie14- Ancolie

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les reines 15- Sabots de Vénus

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bois6- Naissance

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sabot7- Pantoufle d’or

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ophrys mouche17- Ophrys mouche ou pendaison

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l'ophrys mouche8- Ophrys mouche ou véritable ti bonhomme

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« C’est justement la possibilité de réaliser un rêve qui rend la vie intéressante »
Paul Coelho
 
« On ne voit bien qu’avec le cœur, l’essentiel est invisible pour les yeux »
Saint Exupery

Escapade Savoyarde

Je rentre de rando ou d’évasion bonheur et j’avais envie de partager ici les photos du moment, photos où la lumière d’aujourd’hui est particulièrement belle.
Il a plu ce matin et le soleil a refait son apparition dans la matinée, laissant les reliefs exploser dans une lumière impeccable, sans la moindre trace de brume ou de voile.
J’avais décidé  de partager ça et puis, en venant sur le pc pour mettre mes photos du jour, je me suis rendue compte que j’accumulais les sorties, les étincelles et qu’elles restaient là, au fin fond de mon disque dur.
Je laisse ma sortie d’aujourd’hui et je t’offre un lieu tout aussi beau, attrayant, qui m’a enchantée. C’était juste un premier contact avec lui, mais j’ai bien l’intention d’y retourner car il m’a conquise.
Alpages et glaciers font bon ménage, et surtout, il vole de gros oiseaux là bas aussi. Gros oiseaux qui ont la gentillesse de nous saluer alors que nous partions, comme pour nous taquiner alors que nous les avions cherchés tout au long de notre sortie et bien évidemment, les appareils étaient bien rangés.
L’endroit est plein de mélèzes, ce qui présage un automne aux couleurs d’or… ce qui veut dire aussi, qu’il serait inconcevable de laisser passer ça 😉

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21-

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12- Vestiges

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63- Habitants des lieux en pleine mue

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34- Point de vue

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55- Fidèle Louna

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46-Grive

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77- Bergeronnette grise

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Mai, fais ce qu’il te plait…

J’avoue, j’aime mai pour les jours de liberté qu’il nous offre, sans pour autant oublier le pourquoi de la chose, mais ces jours en présents sont là et à nous de symboliser la victoire en les utilisant de la meilleure façon qui soit, comme un éternel hymne à la vie. Vivre n’a pas besoin d’excuse, de raison, c’est un fait qu’il nous faut s’employer à  perpétuer pleinement sans restriction.
C’est donc dans l’intention de consommer la vie sous toutes les formes qui nous seront données ce jour là, que nous avons pris une fois de plus le chemin qui serpente la montagne, au pied des falaises. Chaque pas et une avancée sur une nouvelle découverte. Les sacs peuvent être lourds, les pas courts et cambrés par endroits, mais la légèreté de l’humeur balaie tout ça au profit d’une belle allégresse qui nous monte comme si nous étions en train de recevoir un superbe paquet cadeau. Avancer est une façon de découvrir un peu plus ce qui se cache derrière le bel emballage.
Ça commence par un envol dans les buissons d’une variété poule bien connue ici, pour se poursuivre en arrivant dans le quartier des marmottes. Le soleil était encore présent les baignant dans une belle lumière matinale. Aucune crainte de leur part, ça frise la folie une telle hardiesse. A croire que maman marmotte n’a pas prévenu ses rejetons des dangers qui les guettent.
Nous profiterons des jeux des marmottons, de leurs courses tranquillement assis non loin d’eux.
En peu de temps, nous sommes passés du beau temps à la menace de pluie sous les bourrasques de vent. Les nuages filent si vite qu’ils nous font passer à toutes les conditions, si bien qu’en allant redescendre on se rend compte que là bas, plus loin, le beau temps revenait, ce qui, vous imaginez bien, nous oblige à rester profiter de ce « là haut ».
Donc on ira là bas, un peu plus loin vers le fond en passant des zones humides aux zones rocheuses, découvrant toujours des petites merveilles au fil des avancées. Grenouilles rousses, tritons alpestres remontant tranquillement à la surface pour respirer, flores timides encore pour l’instant, et bien d’autres choses encore comme les différentes ambiances en fonction de la lumière libérée par les nuages qui s’étiolent.
J’en aurais des choses à raconter, mais ce n’est pas un roman, c’est juste un article à partager, des petites étincelles de plus qui se sont posées elles mêmes dans mon panier.
J’en aurai plein d’autres à partager car nous avons posé nos chaussures dans bien des endroits merveilleux ces derniers temps et allons encore le faire dans les temps qui viennent, alors entre balades et travail, si j’ai un petit moment libre, je verserai le contenu de mon panier étincelant sur la toile pour donner des touches brillantes ici ou là …

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1

1- Détente matinale

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à l'oreille2- A l’oreille

 

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23- Dans la lumière du matin

 

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44-Zone humide

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grenouille rousse5- Grenouille rousse

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76- Tritons alpestres

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17-Triton alpestre

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58- Réflexion

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69- Bouquetin gourmand

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810- Gentiane de Koch

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911- Primevère auriculée

 

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Unis ver(t)s …

C’était il y a une dizaine de jours, non pas las de parcourir la montagne d’ici, mais plutôt gourmands de sensations et ambiances différentes, nous sommes allés chez lui, dans le creux des montagnes où sillonnent les rivières au milieu des forêts, où l’ambiance est calme, posée dans un écrin de verdure. La rivière chante entre les rochers, la forêt tapissée de mousse est douce, l’atmosphère a quelque chose de magique. La notion du temps est restée ailleurs, ici, on se laisse porter, vivre. La pluie nous a épargnés comme si nous étions à contre sens avec les nuages, à l’opposé de leurs lamentations. Chance ou magie des lieux? Une certitude, être dans un monde vert. L’eau, la forêt, le sol, tout est vert sans aucune sensation de couleurs agressives. On évolue dans un monde végétal où le minéral vient donner l’équilibre nécessaire pour l’harmonie. Une odeur de mousse, d’algues vient se mêler à celle de l’humus forestier, même l’odeur le long de la rivière est verte. Prêt pour un bain d’eau et de verdure?

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calme1-Quand file le temps

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  22- Murmure

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flumen23- Mousse et or

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flumen4-Cascade du Flumen

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35- Cascades des combes

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 cincle6- Cincle plongeur. Depuis le temps que je lui courrais après…

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8 7- Doucement, vert aimant.

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9 8- Plume

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49- Rat musqué

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 610- Hors du temps

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Les Yeux d’Elsa (extrait)

Tes yeux sont si profonds qu’en me penchant pour boire J’ai vu tous les soleils y venir se mirer S’y jeter à mourir tous les désespérés Tes yeux sont si profonds que j’y perds la mémoire

Louis ARAGON

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Ballotin de saveurs

Une fois de plus, je vais dire que je suis peu présente ici, mais c’est une bonne chose dans un sens, ça veut dire que j’ai du travail au magasin et que  je suis dehors mes jours de repos, donc la belle vie pour moi, même si je vous néglige un peu.
Je prends le temps quand même de déposer une poignée d’étincelles sorties de mon panier. Étincelles trouvées le week-end de Pâques dans le Jura et ici en Haute-Savoie.
Alors que beaucoup cherchaient les œufs en chocolat, nous on ne cherchait rien mais on a trouvé des saveurs bien plus riches et plaisantes que celles que le chocolat peut offrir (oui c’est moi qui dis ça! 😉 )
J’essayerai de poster un autre article avant dimanche sinon, on se retrouve après le 26 avril, car samedi soir une semaine de vacances s’offre à nous. 

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cham1-Chamois

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chamois22- Écorné

 

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héron nid3- Ça couve chez le héron cendré

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petits nid4- Dans ce nid, les petits sont nés 🙂

 

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milan noir15- Milan noir

 

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faucon6 – Faucon crécerelle

 

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nuit7- Dans l’attente du lever du jour

 

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lever jour lune8- Premières lueurs solaires sous le regard de la Lune

 

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lui et percée9-Entre ombre et lumière

 

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Combler le temps : c’est le rendre heureux et non pas le remplir sans en prendre conscience

 

J’ai déposé le temps dans mon panier à étincelles car je n’avais pas envie de le prendre, j’avais juste envie de pouvoir le savourer librement.
Il est resté là, et sans contrainte, il s’est offert à moi pour quelques heures de liberté. Je pense que je l’ai comblé avec de beaux instants. C’est beau d’avoir du temps et de le combler de façon à ce qu’il devienne un merveilleux moment.
Le temps est celui à qui j’en demande toujours plus, celui dont j’utilise la moindre parcelle, même d’une façon qui pourrait laisser croire que je le dilapide.
Je peux donner cette impression là, surtout aux personnes qui l’utilisent sans prendre conscience qu’il existe, quand je suis posée ici ou là à ne rien faire;  mais, je ne fais pas rien, je me délecte de ce qui est face à moi, j’écoute, je pense, je vis simplement.
Assise dans l’herbe, je pensais à une phrase  à la fin de Wild: « Quel sentiment sauvage de s’abandonner à la vie » et je me suis dit que j’aimais vivre ces mots dans ce sens là alors que j’imagine qu’il y a des personnes qui vivent ces mêmes mots mais dans un autre ordre comme  » un sauvage sentiment que la vie nous abandonne » ou  » une vie sauvage où le sentiment nous abandonne ».
Nous ne sommes pas tous égaux face aux mêmes mots, à moins qu’il ne s’agisse uniquement d’une façon de les ranger. Si l’ordre des choses n’est pas la bonne, peut être est-il temps de le changer, de faire en sorte que nos actes remettent les mots dans la bonne place.
En attendant, voici une poignée d’instants et quelques soient leur sens, ils étaient simples et bons, de quoi remplir le temps posé dans mon panier d’une belle façon.

arbre1-Bouquet d’arbres

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12- Nuages voluptueux

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mésange charbonnière3- Mésange charbonnière

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24-Le blanc s’efface

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crocus15- Au plus près du sol

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train d'aterrissage6- Train d’atterrissage sorti

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buse repas6- Dans ses serres, le repas

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ti cureuil7- Rencontre dans l’ombre de la forêt

 

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Sur le Temps

Et un astronome dit : « Maître, qu’en est-il du Temps ? ».
Et il répondit :
« Vous voudriez mesurer ce qui dépasse toute mesure et ne se laisse mesurer : le temps.
Vous aimeriez régler votre ligne de conduite mais encore diriger le cours de votre esprit selon vos montres et vos calendriers.
Et vous souhaiteriez faire du temps une rivière pour vous asseoir sur sa rive et la regarder couler.
Cependant, ce qui en vous est étranger au temps sait que la vie échappe au temps,
Et sachez qu’hier n’est autre que la mémoire d’aujourd’hui et que le rêve d’aujourd’hui est demain.
Et il sait que ce qui chante et contemple en vous vit toujours à l’intérieur des frontières de ce premier instant qui éparpilla les étoiles dans le firmament.
Qui parmi vous ne ressent pas que la force de son amour est sans limite ?
Et pourtant qui parmi vous ne ressent pas que ce même amour, bien qu’illimité, se condense au centre de son existence, ne pouvant plus donner libre cours à une autre pensée d’amour, ni à un autre geste d’amour ?
Et le temps n’est-il pas comme l’amour, sans césure ni cadence ?
Mais si dans votre pensée vous devez mesurer le temps en saisons, que chaque saison enlace toutes les autres,
Que chaque jour garde souvenance de sa veille en la serrant fort dans ses bras, et que chaque jour languisse après son lendemain en lui tendant bien loin ses mains. »

Khalil Gibran

 


Saveurs exquises

 

Je dis à tout le monde « désolée, mais je n’ai pas le temps », en fait j’ai du temps, mais je le passe là haut ou dans la forêt quand je ne bosse pas et j’y suis si bien que le temps libre qu’il me reste à passer en bas se restreint  tout comme les plaques de neige en plein sud.
Mercredi, j’ai failli rester un peu plus en bas, faire ce que font et doivent faire la majorité des personnes. J’avais décidé de remplir le frigo, de faire le ménage et toutes sortes de choses « à faire ».
Oui j’avais décidé ça, mais lorsque j’ai ouvert mes volets… je ne pouvais pas ne pas profiter d’une belle journée comme celle-ci; donc aucune autre alternative que de profiter de la vie.
Après un bon déjeuner, j’ai préparé mon sac, pris mes raquettes, mon chien et je suis partie à la rencontre de la vie.
La question du moment était de savoir si la neige était présente dès le départ où s’il allait falloir chausser et déchausser avant d’avoir une bonne couche.
Je l’ai vite su et j’ai chaussé et déchaussé pendant un moment avant d’avoir une neige constante.
Les nuits ne sont plus assez froides pour pouvoir monter « à pied » sur une neige dure et c’est un peu galère de monter en s’enfonçant au-dessus du genou pour se retrouver ensuite sur une portion sans neige. Bref, c’est la joie de la saison, je ne vais pas râler, c’est comme ça.
Une fois la partie bien enneigée atteinte, c’est du bonheur, je monte sans me poser de question. Une pause de temps à autre pour regarder et c’est reparti pour le coin que j’adore le plus. Un coin habituel, un coin comme un coffre aux trésors, où l’on domine un vaste territoire.
J’ai eu l’immense chance de me retrouver environ à 2000m sans n’avoir croisé personne.
Une fois de plus, c’est un luxe  Je suis arrivée à l’heure où l’estomac réclame, où le mental a envie du casse-croûte. Je me suis installée sur la crête, et j’ai observé tout en mangeant le meilleur repas du monde.
Au loin les chamois faisaient la même chose que moi, un bouquetin aussi, alors qu’un aigle volait en contre bas.
Pas d’approche animale plus importante, mais ce qu’il y avait devant moi suffisait à me rendre heureuse et à me dire que j’avais bien fait de monter. Beauté, calme, grandeur, immensité, nature, comme présents du jour. De quoi me rendre heureuse et m’interroger sur l’envie de redescendre.
J’ai bien fait de descendre car le coffre à trésors s’est renversé largement tout au long de cette descente où je fus accompagnée par mon odeur préférée, celle que le soleil extrait des épicéas par l’action de sa chaleur. C’est une pure merveille.
Pour moi elle est agréable olfactivement et mentalement car elle est liée à plusieurs choses. Le soleil, la chaleur, la montagne. Autrement dit, lorsque je la perçois c’est que tout est bien.
J’ai fait une pause un peu plus bas et là le bonheur. Un aigle et une buse se disputaient ou plutôt une buse s’en prenait à l’aigle royal !!!!
Pendant que je les observais, je n’avais pas vu que j’étais observée par celui que je souhaite rencontrer à chacune de mes sorties, celui qui me fait rêver, celui pour qui je voue une admiration énorme. Le gypaète.
Il volait là, à quelques mètres de moi. C’était Véronika, la femelle  du couple du village. Elle a 16 ans. Elle venait juste de se baigner, ses plumes étaient encore toutes collées et pouvaient laisser voir ses bagues. Elle a pondu il y a quelques jours, ce qui nous offre la chance d’avoir encore un jeune cette année.
J’admire cet oiseau, sa rencontre m’a bouleversée il y a quelques années et mon attraction pour lui ne cesse de grandir.
Mercredi après-midi, j’étais la femme la plus heureuse du coin.
J’aime cette nature et elle me le rend bien…

 

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buet 1

1- Le Buet, 3096m le sommet de la commune. Appelé le Mont Blanc des dames par les gros machos du coin au 18ème siècle. Aujourd’hui, on ne l’appelle plus comme ça, car les dames ont du répondant et les hommes ont évolué 😉 Pourquoi, j’ai l’impression de dire une bêtise 😆

 

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32- Les Fiz

 

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rouquin3- Pti rouquin

 

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44- Audacieuse!  Prise de bec entre l’aigle royal et une buse.

 

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gyp 15- Gypaète barbu. Véronika

 

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gyp 26- Véronika.

 

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57- Désolée, si près qu’elle ne rentrait pas dans l’objectif 😉

 

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