Une façon de partager, tout en pensant : Ce qui te manque, cherche-le dans ce que tu as

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Quand je joue avec une gosse de ma rue

 

Beau temps, soleil et neige peuvent se résumer à : « J’en profite encore et encore ».
C’est fou cette vie, entre le boulot et la liberté*, je n’ai plus le temps de rien faire 😉
Ceux qui passent régulièrement ici reconnaîtront le terrain de jeux, car j’aime bien le fréquenter. Il est varié et offre tous les niveaux de jeux pour que chacun y trouve de quoi se faire plaisir.
Hier, c’était sortie ski de rando avec une copine, donc entre l’effort, le bavardage, la descente et le délire, je n’ai pas trop pris de photos 😉
Je vous en mets deux quand même pour que vous puissiez voir où les nanas à spatules s’amusent dans le coin quand elles sont de repos*.
Inutile de vous dire que j’attends dimanche pour remettre ça ailleurs.
 
 
Liberté :  situation où les contraintes sont posées à l’opposé d’où je me trouve
Repos  : période payée pour se fatiguer
 
 

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Jeu1- Encore mon terrain de jeux

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wglaçon

2- On the rocks
 
 

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« Le bonheur, c’est le plaisir sans remords »
  Socrate
 
 
 » Non s’efforcer vers le plaisir, mais trouver son plaisir dans l’effort même, c’est le secret du bonheur »
  André Gide
 
 

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Addiction naturelle

 

Matin bonheur

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Élévation

 

Au-dessus des étangs, au-dessus des vallées,
Des montagnes, des bois, des nuages, des mers,
Par delà le soleil, par delà les éthers,
Par delà les confins des sphères étoilées,

Mon esprit, tu te meus avec agilité,
Et, comme un bon nageur qui se pâme dans l’onde,
Tu sillonnes gaiement l’immensité profonde
Avec une indicible et mâle volupté.

Envole-toi bien loin de ces miasmes morbides ;
Va te purifier dans l’air supérieur,
Et bois, comme une pure et divine liqueur,
Le feu clair qui remplit les espaces limpides.

Derrière les ennuis et les vastes chagrins
Qui chargent de leur poids l’existence brumeuse,
Heureux celui qui peut d’une aile vigoureuse
S’élancer vers les champs lumineux et sereins ;

Celui dont les pensérs, comme des alouettes,
Vers les cieux le matin prennent un libre essor,
– Qui plane sur la vie, et comprend sans effort
Le langage des fleurs et des choses muettes !

Charles Baudelaire, Les fleurs du mal

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Tandis que certains courent après le succès, la fortune, le matériel ou une place bien en vue dans la société, moi, je cours les chemins de montagne.
J’aime lorsque l’air est encore frais, lorsque les odeurs matinales sont encore piquantes, lorsque les reliefs quittent leur voile matutinal.
Je ne cherche rien, mais je trouve énormément.
J’aime l’instant, où arrivée,  je m’arrête, où je contemple.
L’instant, où je sens l’immense bouffée d’air pur qui m’envahit, se transformant, telle une vague exploratrice en moi, en un bien-être indescriptible.
J’oublie les arrivistes, les blessures profondes ciselées au fil du temps, tous les aléas quotidiens.
Seule une sensation bienfaitrice s’empare de moi, me donnant la capacité de traverser ces épreuves usantes  infligées ponctuellement.
En inspirant fort, face à cette immensité, je me sens vivante, heureuse.
C’est un instant de plénitude.
Egoïstement, ou plutôt à cause de sa valeur, je ne le partage pas avec tout le monde (comme un rocher suchard). J’aime ne le partager qu’avec ceux qui ressentiront cette sensation de bonheur.
Pas besoin de mots, seule cette lueur dans le regard évoque à quel point « le charme » fait effet et c’est bon de le partager.
J’ai envie de le partager avec toi…

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