Une façon de partager, tout en pensant : Ce qui te manque, cherche-le dans ce que tu as

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Floréal, période idéale pour la rencontre du Sabot de Vénus

 

La semaine dernière, j’ai fait un petit tour dans le Jura.
J’ai débuté cette journée là sous une petite averse, juste ce qu’il fallait pour perler les fleurs avant le retour du beau temps.
Je publie une série fleur pour changer, moi qui aime tant la grandeur des paysages.
Il faut dire que je n’ai pas rencontré n’importe quelles fleurs…
En fin d’après-midi, Christophe a partagé son coin spécial, un coin où le Sabot de Vénus côtoie l’ophrys mouche.
Inutile de dire combien j’ai adoré les voir depuis le temps que j’attendais ça.
Juste un mot au sujet de l’ophrys mouche. Cette orchidée est censée représenter une mouche… moi, je ne vois pas cette mouche, mais un superbe petit bonhomme chapeauté.

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marguerite1- Marguerite,  surtout ne pas effeuiller !!

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cytise2- Cytise aubour

 

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orchis verdâtre, des montagnes3- Orchis verdâtre (platanthère)

 

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ancolie14- Ancolie

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les reines 15- Sabots de Vénus

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bois6- Naissance

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sabot7- Pantoufle d’or

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ophrys mouche17- Ophrys mouche ou pendaison

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l'ophrys mouche8- Ophrys mouche ou véritable ti bonhomme

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« C’est justement la possibilité de réaliser un rêve qui rend la vie intéressante »
Paul Coelho
 
« On ne voit bien qu’avec le cœur, l’essentiel est invisible pour les yeux »
Saint Exupery

Si près de la Terre

Je viens déposer un petit bouquet de ce que la Terre nous offre en cette période printanière, ses premiers présents fleuris.
Beaucoup d’entre vous sont bien loin des premiers crocus, mais ici, ils sont les stars du moment. Quand ils étaient en fleur chez vous, ici, la neige recouvrait encore le sol.
Passé pour vous, présent pour moi.
On va faire une pause, le nez au ras du sol en faisant corps avec lui de façon à se sentir comme un de ses éléments. J’aime être à terre 😉 ce n’est pas forcément une chose négative. On oublie ce que cette locution veut dire et être à terre est une merveilleuse façon de s’élever, de voir le monde autrement.
Aujourd’hui, pas de randonnée, pas de fatigue, juste une prise d’air, une prise de vie, une pause pour savourer le temps d’une façon douce.
Qu’avons-nous fait cette journée là? nous avons pris le temps (même si je n’aime pas ce terme de prendre).
Qu’allons-nous faire la semaine prochaine? VIVRE une semaine de vacances 🙂

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41-Un champ parmi d’autres

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22-Immaculée

 

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33- Anémone

 

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croc et feuille4- Entre feuille

 

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elevée5- Primevère bien élevée

 

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cône et croc6- Mr Costaud

 

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louna 17- Poils au … vent

 

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58- Floue, mais j’aime.

 

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pano9-Environnement

 

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Un peu de Pablo Neruda, parce que j’aime vraiment:

La centaine d’amour

Tu te rappelleras ce ravin capricieux,
c’est là que palpitaient les arômes grimpants,
de temps en temps passait un oiseau revêtu
de lenteur et de pluie : son costume d’hiver.

Tu te rappelleras les présents de la terre :
l’irascible parfum, avec la fange d’or,
les herbes du buisson et les folles racines,
sortilège d’épine et pareil à l’épée.

Tu te rappelleras le bouquet apporté
par toi, bouquet fait d’ombre et d’eau et de silence,
bouquet pareil à la pierre entourée d’écume.

Ce fut alors comme jamais, comme toujours :
nous partons tous les deux vers le lieu sans attente
pour y trouver tout ce qui est en train d’attendre.

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Cahiers de Temuco

Être arbre. Un arbre ailé. Dénuder ses racines
Dans la terre puissante et les livrer au sol
Et quand, autour de nous, tout sera bien plus vaste,
Ouvrir en grand nos ailes et nous mettre à voler.

 

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Autour de l’arbre

 

Mardi, encore du beau temps, donc pas de questions à se poser, je sors. Je sais, j’en entends qui disent que même si le temps est mauvais, je sors.
Sur les blogs, je vois fleurir les crocus, les perce-neige, les prunus et je me rends compte que le printemps s’installe partout.
Ici, il donne des signes, selon l’altitude plus ou moins important. Ce n’est pas pour l’immédiat les fleurs printanières en haut, mais l’hiver se retire et laisse un peu croire au printemps que c’est le moment de s’installer.
Il est farceur cet hiver quand même, car tous les ans, il fait le même coup au printemps. Il donne des signes de faiblesse, laissant penser à la saison nouvelle qu’elle peut prendre ses marques. Une fois qu’elle aura donné les premiers coups de baguettes printanières, l’hiver balayera tout d’une vague de froid neigeuse. Ce n’est pas méchant, mais c’est un jeu qui l’amuse et qui est souvent source de belles images. Enfin, on verra bien, peut être que ça ne sera pas comme ça cette année.
Je laisse les saisons jouer entre elles et moi j’admire leurs œuvres.

Mardi matin je suis partie avec les raquettes sur le dos en prenant plaisir à fouler le sol sans neige, les feuilles à terre. Plaisir laissant place à un autre rapidement car la neige devenait de plus en plus présente ne me laissant pas d’autre choix que de chausser les raquettes.
Une fois de plus, je me suis retrouvée au milieu de nulle part, alors que le concert des oiseaux m’a accompagné une partie de la montée.

L’immensité, la tranquillité, le spectacle furent encore un présent pour moi. Je me suis retrouvée avec les montagnes, le ciel et quelques arbres feuillus, effeuillés, résistants et bravant l’altitude face aux épicéas, qui eux avaient abandonné l’affaire. A croire que ces feuillus voulaient « monter » plus haut que les maîtres des lieux, comme pour dire « on est plus haut que vous ».
Cette période est extraordinaire malgré la neige lourde et humide car c’est l’opposition entre le chaud et le froid, entre les pieds dans la neige et les bras à l’air. J’adore. En bas, c’est un peu plus complexe, c’est la fonte, la gadoue, les passages où l’on avance et ceux où l’on a les pieds dans l’eau. Bref, c’est un passage entre pieds en chaussures ou en raquettes.
Je vais profiter aussi de cet article pour remercier les personnes qui restent dans l’ombre mais qui sont bien présentes et qui viennent se balader régulièrement sur ce blog. J’ai fait connaissance l’autre jour de l’une d’entre elles dont j’ignorais totalement l’existence. Cette rencontre m’a fait plaisir et j’espère que nos chemins se croiseront à nouveau car je pense que l’on aime les mêmes choses.
Merci à Martine et à tous les autres que je ne connais pas 🙂

 

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21- Indécence bleue

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42- Derniers feuillus

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53- Diagonale

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resistance4- Surprise

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35- Je ne m’en lasse pas

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66- Juste pour dire qu’il était là 😉

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Je veux faire de toi
ce que fait le printemps avec les cerisiers. Pablo Neruda


Contraste

 
Comme si le matin était là pour offrir ce qu’il a concocté durant la nuit, j’aime l’entendre frapper au volet, l’entendre me dire « il fait jour, regarde » et quand je sors de mon lit pour voir, je découvre le beau temps. Là, j’oublie la chaleur et le côté douillet de mon lit, et je n’ai plus qu’une idée en tête… y aller.
Où ça? depuis le temps tu dois le savoir non?
Là-bas, là-haut ou encore dans la forêt .
Parfois, je pourrais me dire qu’il va falloir grimper, qu’il va falloir monter un bon moment avant d’arriver, mais en fait, dès que je commence à avancer j’y suis déjà. L’arrivée n’est qu’un détail car le bonheur est tout au long du chemin.
Combien de fois je sais d’où je pars mais je ne sais pas où je vais arriver. Le jeu dans cette course au bien être est de se laisser guider par le ressenti.
Ce matin-là,  je suis partie d’où l’herbe est verte, où la nature se colore, se vêt d’une autre façon que celle qui m’a accueillie en haut, celle qui est encore couverte  de neige ou qui ne laisse voir que l’herbe grillée par le froid.
Je suis partie d’ici pour arriver là 🙂

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Sans titre-1

1-Fraîche heure matinale
 

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au virage

2- Un instant parmi tant d’autres

 

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face au lac

3- Le lac au dégel

 

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piquets

4- Bientôt la liberté pour les piquets. Ils se dénudent petit à petit.

 

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à l'abri

5- Encore un nuage gourmand qui mange les sommets

 

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A la recherche des pissenlits

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Hier, journée au calme, tranquille qui se laisse savourer simplement. Direction le bout de la route là bas pour trouver des fleurs de pissenlits. ça fait bien une quinzaine de jours que j’attends pour faire de la cramaillotte, la confiture de pissenlits. Je patiente car pour l’instant je ne les vois pousser que dans les champs qui ont reçu un apport en fumier.
Je ne sais pas pourquoi, mais je n’ai pas envie de les ramasser ceux là 😉
Donc, là bas, au bout de la route, pas encore une seule fleur. Elles ne vont pas tarder mais pour l’instant elles ne sont que des boutons timides au cœur des feuilles de pissenlits. Qu’importe, pas de fleurs bien d’autres choses qui font oublier la confiture.
La montagne semblait si près que l’on pensait la toucher en tendant le bras. Ça arrive cette impression après une averse. Le vert s’installe petit à petit, puissant. Bientôt, les arbres seront superbes et je vais embêter mon monde en disant tout le temps : « t’as vu le vert!? c’est trop beau » 😉 cette beauté me surprend toujours.
 
( en ce moment j’ai du mal à gérer le blanc de la neige sur mes photos, mais je partage quand même, ça donne une belle idée de l’ambiance du lieu)

 

arbre fruitier

1- Sous le fruitier

 

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Sans titre-1

2- Cabanes

 

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fer à cheval

3- Ça pousse

 

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pelly

4- Si près
 
 

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 » Personne ne va si loin que celui qui ne sait pas où il va »

Cromwell
 
 
Si c’est vrai, et bien je vais aller loin en ce moment, je vous le dis moi  😉
 
 

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Prends tes gants, c’est le printemps ;)

Je sais, c’est le printemps. On voit tous une évolution face à l’hiver, on ressent tous cette légèreté qui tente de s’installer et partout les oiseaux savent nous confirmer combien le printemps est une chose agréable.
On connaît tous ça, mais à une intensité différente selon l’altitude ou la localisation.
En montant un peu au-dessus de chez moi, d’où je suis partie les pieds sur le chemin, sur les cailloux, je me suis rendue compte que la notion de printemps variait vite. Je me suis rapidement retrouvée dans la neige où mes espoirs de balades en chaussures se sont amenuisés. Le printemps, ça se désire, ça s’attend dès que l’on prend un peu de hauteur. Je pense que je pourrais aller en haut rien qu’en chaussures lorsque vous vous en serez à l’été 😉
Le printemps ici, c’est une cascade sans glace, ce sont les toits de tôles sans neige, c’est une lumière particulière, des bourgeons alors que la neige remplace l’herbe.
C’est tout ça et bien plus encore.
Viens voir, mais n’oublie pas tes gants. Tu verras combien il est bon de sentir le soleil matinal lorsqu’il passe au-dessus de la montagne, tu sentiras vraiment ce qu’un brin de chaleur peut apporter 🙂

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rouget

1- Sans glace

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dégel

2- Fonte
 

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face au buet3- Le soleil arrive

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simplement

4- Bourgeons
 

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petit matin

5-Il arrive

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premiers rayons

6- Patience

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bois barbelé7- Dénudé, petit à petit

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Ciel vivant

 

Vacances ne riment pas toujours avec ciel bleu… 😉

L’espoir

 


Ainsi pleut-il

1- Perles rosées

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2- Grappes fleuries

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3- A rosée

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Dans la grisaille extérieure d’un dimanche
Nulle trace de couleurs
Sauf ces grappes en branches
Pour apporter quelques douceurs
 
 

Petit retour sur un matin ensoleillé

 
 
C’était il y a une dizaine de jours…
 
Un matin certain
Plein de promesses et d’entrain
Un matin où rien ne peut vous résister
Où le monde est à vos pieds
Un matin où même les oiseaux,
De chanter pour vous, se sont donnés le mot
C’était un matin,
Un matin qui donne envie de continuer le chemin boisé
En oubliant d’aller travailler
C’était un matin,
Un matin qui rime avec BIEN
Un comme j’en veux PLEIN
 
 
 

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2- Selon l’humeur on peut interpréter cette photo de différentes façons:
     De l’ombre à la lumière, Sexe à tout prix ou Risquer la mort pour donner la vie
 
Bien contente de ne pas être une grenouille môaaaa
 
 

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Coucou

« Primevère officinale dite Coucou » , c’est le côté scientifique, reconnu.
ou
« Allonge toi et regarde », c’est mon côté nature.
ou
« Comment avoir les genoux crottés », c’est le résultat 🙂
 
 

Réveil printanier

Evocateur comme titre. Nous sommes tous dans l’air du temps avec des idées douces, l’éveil de la nature, le chant des oiseaux et le doux soleil printanier qui promet beaucoup de douceurs tout au long de la journée.
Tous, oui dans ces idées là, sauf que le printemps c’est une variété de situations, de sensations, pas toujours celles qui trottent dans notre tête.
Je vous dépeins la scène en quelques mots.
Le regard sur le réveil, comme d’habitude je vais pouvoir l’éteindre avant qu’il accomplisse sa tâche.
Je sors le bras de dessous la couette et là, je me rends bien compte que la chambre est bien aérée.
A l’inverse de la majorité des gens, lorsque je me lève, je ferme la fenêtre au lieu de l’ouvrir.
Je ne traîne pas au lit, sinon je ne pourrais en sortir, alors debout sans réfléchir et contemplation…
C’est le printemps, les oiseaux chantent et voilà :
 
1-
 

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2-
 

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 3-
 

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J’adore, nous sommes les pions de la nature, alors au lieu de râler parce que ce n’est pas aujourd’hui que je mettrai un petit truc léger, je vais immortaliser mon réveil.
Elle est pas belle la vie? 🙂

Chatons sur mur

« L’hiver ne dure que jusqu’au printemps »
Lao Tseu

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« Apprend à écrire tes blessures dans le sable et à graver tes joies dans la pierre » 
Lao Tseu
 

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Je sais, le titre « chatons sur mur » est d’un prime abord trompeur, mais, si l’on ne se borne pas à la simplicité de penser et que l’on ouvre un peu sa façon de voir les choses, je ne vous ai pas menti. Il s’agit bien de chatons sur un mur 😉