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La Fête du Gypaète

comment-reconnaitre-et-observer-le-gypaete.html

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L’association des amis de la réserve naturelle de Sixt-Passy et l’animateur-nature de la réserve gérée par Asters vous attendent le dimanche 22 mai dans le village de Sixt-Fer à Cheval, en Haute-Savoie, au pied du tremplin de ski de Salvagny avec du matériel optique pour découvrir le gypaète barbu dans son nid. Ils vous parleront de l’écologie de ce fantastique rapace très particulier et répondront à toutes vos questions. Des jeux ayant trait aux rapaces et à la nature en général seront proposés aux enfants sur site.

  • Comment y aller : En voiture : se rendre à Samoëns puis suivre la direction de Sixt-Fer-à-cheval. Au village, prendre à droite direction Salvagny A Salvagny, prendre la direction du Lignon, de la cascade du Rouget.
  • Horaire : de 10 à 17 h
  • Accessible aux handicapés : Oui
    handicap

  • Matériel nécessaire : Jumelles
  • Pique nique nécessaire : Non
  • Publics : Enfants – Adulte
  • Réservation nécessaire ? Non
  • Niveau physique requis : Pas de niveau requis

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Gypaètes

Pas d’excellentes images par la qualité mais intenses parce qu’elles apportent quand on connait un peu l’histoire du gypaète.

Là, il s’agit d’une rencontre avec le  couple et leur poussin (euh je ne vous dis pas la taille du poussin) qui vit dans le même village que moi. Je n’ai mis que la photo de l’un d’eux, les autres n’étant pas fameuses 😦 et je dois avouer qu’il est plus sympa de les regarder sans l’appareil devant les yeux.
Le partage du territoire est possible. Il suffit juste que l’humain soit un peu plus intelligent que d’habitude et ne vienne pas perturber la vie animale. L’aire du couple est difficile d’accès, une chance pour eux, car il y aurait bien des allumés pour venir voir de plus près ce qu’il s’y passe au détriment de la tranquillité des gypaètes. Non je ne suis pas mauvaise envers l’espèce humaine, j’en fais partie et je sais de quoi elle est capable 😉

Je pense qu’il n’y a pas encore eu de ponte dans le nid, sinon le couple ne volerait pas ensemble, il y en aurait un qui resterait surveiller la progéniture. Histoire à suivre, car ils se reproduisent bien depuis quelques années ici, donc on attend…


Allez un pti coup de chauvinisme à l’état pur, je le reconnais :
C’est chez moi ça...je sais je vis dans un milieu hors normes et j’adoreeeeee ça

http://vimeo.com/16458601

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  • Après le lâcher de cet été dans le Vercors (voir l’envol d’un géant dans rencontres alpines) voici le suivi  de cette réintroduction :

http://vercorstv.wmaker.tv/Gypaete-Barbu-6-mois-apres_v197.html

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  • Pour en savoir un peu plus sur la réintroduction sur l’arc alpin :

http://www.gypaete-barbu.com/Asters/fr/reintro2.html


Mort d’un Gypaète

Découverte d’un cadavre de Gypaète barbu Réserve naturelle de Sixt-Fer- à-Cheval (Haute-Savoie)

Le Gypaète barbu est l’une des espèces les plus menacées en Europe et bénéficie à ce titre d’un plan national d’actions visant, pour le massif alpin, à pérenniser la population.            Le Gypaète barbu est une espèce à dynamique lente : elle ne se reproduit que très tard (pas avant l’âge de 8 ans) et peu (1 jeune à l’envol en moyenne tous les 3 ans), ce qui est compensé par une longévité et une survie, des adultes notamment, importantes.        Chaque perte peut ainsi porter préjudice à la population en devenir.           Seuls 18 couples se reproduisent sur l’arc alpin dont 3 en Haute-Savoie.                          L’une des menaces les plus importantes qui pèse sur les populations, avec le braconnage et le risque d’intoxication et d’empoisonnement, est la collision contre les câbles aériens , qui peut à la fois toucher des adultes et des jeunes. Malheureusement, un nouveau cas a été découvert dans la réserve naturelle de Sixt-Passy, ce qui est le cinquième cas connus de collision de gypaète contre un câble aérien. Il faut préciser au préalable que la probabilité de retrouver un cadavre n’est due qu’au seul facteur chance de le retrouver dans la nature, sauf pour la dizaine d’oiseaux réintroduits et équipés de balises satellite depuis plus de 5 ans.

La mortalité est un indicateur important pour le suivi de la population (nombre de cas, classes d’âges, causes de la mort). Il est donc important d’essayer de tirer un maximum d’informations de ces découvertes.

Début octobre 2010, un chasseur de Sixt-Fer-à-Cheval indique au garde de la réserve naturelle de Sixt-Passy la présence d’un cadavre de grands rapaces au cirque des Fonts, à l’aplomb de la ligne Haute-tension Sixt-Emosson. Le garde se rendra sur place et trouvera des plumes et les ossements le 15 octobre. Ces derniers permettent rapidement d’identifier l’espèce concernée, le Gypaète barbu, grâce notamment à la présence du rachis blanc de la plume caractéristique de l’espèce. Aucune bague n’est trouvée ne permettant pas d’identifier l’individu et l’état du plumage ne permet pas d’identifier une classe d’âge précise.

A priori, il ne s’agit pas d’un des oiseaux adultes du couple local de Sixt ni de leur poussin de l’année car ils sont vus en vol dans la même période.

Une analyse des os récupérés a été réalisée par le docteur vétérinaire Ludovic Cheneval : Suite à l’examen du squelette de l’oiseau, il a pu identifier 4 os fracturés du vivant de l’oiseau :

– humérus gauche au 1/3 proximal (cause très probable de la chute de l’oiseau en plein vol; collision très violente)

– radius extrémité distale (conséquence probable de la chute) – pygostyle (conséquence probable de la chute) – 1 côte (conséquence probable de la chute).

Il constate également la présence d’un os atypique :- 1radius-cubitus de petit ruminant (os probablement transporté en vol par l’oiseau au moment de l’impact)

 

CONCLUSION : La fracture haute de l’humérus gauche a été causée par un choc très violent, très proche du thorax; cette fracture en plein vol entraîne une chute quasi-libre sans que l’oiseau de puisse planer pour atterrir. Les autres fractures des os plus petits sont probablement les conséquences de la hauteur de la chute. La présence d’un os de petit ongulé peut laisser supposer que cet oiseau le transportait au moment du choc, et qu’il n’a pas eu le temps ou le réflexe de le lâcher avant de s’écraser au sol.

Au vu de l’analyse des ossements, il est fort probable que la cause de la mort soit une collision avec la ligne THT de Sixt-Emosson. C’est une ligne qui a été au préalable identifiée comme dangereuse pour l’avifaune car elle traverse plusieurs zones de falaises et de cirques. Elle présente des portions ayant une très grande portée entre les pylônes ce qui rend son équipement avec les moyens actuels de visualisations (spirale, flotteurs…) impossible. Il est donc important de travailler d’avantage sur les dispositifs de visualisation afin de parer aux contraintes techniques qui ne permettent pas d’équiper certains types de lignes très dangereuses.       E .Marlé – Asters, nov 2010

Photo : Val