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Dans le brouillard

J’ose poster des photos prises dans le brouillard où un voile masque les détails, où une masse terne enveloppe tout.
Justement, là, est la merveille des choses. Lorsque l’on voit un détail dans le brouillard, il prend une toute autre dimension.
Hier, je me suis baladée où la neige n’était pas écrite, où l’on s’enfonce comme dans du coton avec ce bruit sourd, particulier, de la poudreuse qui se tasse sous notre poids.
Pas de cimes au soleil, pas de lumières vives mais le plaisir d’évoluer dans un épais nuage. Dans la neige, mis à part lorsque la pluie l’atteint, toutes les conditions météorologiques sont magiques.
Pour info, toutes les photos sont en couleurs, aux couleurs d’hier.

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21-Promesse

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42- Lueur

 

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33-Passage

 

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64- Texture

 

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75-Contraste

 

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86-Fruit dans un champ de coton

 

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107- Trait

 

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98-Cachée

 

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119-Calme

 

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1210- Toits

 

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1311-Courbes et arêtes

 

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1412- Omniprésence

 

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Prise d’air

 

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J’imagine qu’il  y a un moment que les crocus sont fleuris ou fanés chez vous.
Ici, ils pointent leur bout de nez sur les versants sud.
Mercredi, ils se gorgeaient de soleil et de chaleur, aujourd’hui, ils sont sous une nouvelle couche de neige!
 

croq-us

1- Crocus ou invitation à la sorcellerie.
Une « ancienne » m’a expliquée vaguement que sa grand-mère faisait des potions avec eux. Je vous passerai  les détails de ses « pouvoirs »  mais, parmi divers effets, sa décoction est remplacée aujourd’hui par des prothèses mamaires en silicone  😆  et il y encore plus fort !!! 
Quand on pense que certains font des études poussées alors qu’un crocus fait des miracles   😉
J’adore ces histoires qui donnent l’impression de sortir directement d’un vieux grimoire.
 

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têtes-d'épingles

2- Pics verts
 

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eau

3- Fonte ou en route vers la Méditérrannée
 
 

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louna

4-  Silence! je zen!
 

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Envie de vert

 
 
L’herbe, en ce jour, s’appelle aussi désirée…
 

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courtine1- Courtine

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vert-ige2- Vert tige
 

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mur

3- Mur muret
 

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ru-isseau3-Ruisseau
 

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« Écouter la forêt qui pousse plutôt que l’arbre qui tombe. » (Friedrich Hegel)
 
« Un voyage de mille lieux commence toujours par un premier pas. » (lao Tseu)
 

Et le vent pousse les nuages…

Quand le vent est là, il est bon de le voir comme un allié.
Aujourd’hui, je me suis dit qu’il était là pour balayer les nuages, mais qu’il est difficile de penser ça lorsqu’il les envoie cacher le soleil et que la température descend.
A ce moment là, je remets une épaisseur et j’attends qu’il veuille bien souffler encore pour dégager Mr Soleil.
Dans un sens, je me suis retrouvée à jouer au milieu d’une partie de cache-cache avec le soleil, les nuages et le vent.
Merci à eux 🙂
 
 
soleil  1-Le chalet d’isabel
 
 

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Sans-titre-12- Jeu d’ombres
 

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indiscrétionw3- Indiscrétion
 

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bleuwgris4- Bleu gris
 
 

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Avec le retour de ce ciel bleu, ça me fait penser à une chose que l’on m’a faite découvrir. Le net n’a pas que du mauvais, il crée des rencontres, des partages et même si certaines ne sont que par le biais de mots, elles peuvent être bien plus importante qu’une rencontre « en chair et en os ».
Merci JF pour ces mots bleus:
 

UNE HISTOIRE DE BLEU

 Jean Michel Maulpoix

Le bleu ne fait pas de bruit.
C’est une couleur timide, sans arrière-pensée, présage ni projet, qui ne se jette pas brusquement sur le regard comme le jaune ou le rouge, mais qui l’attire à soi, l’apprivoise peu à peu, le laisse venir sans le presser, de sorte qu’en elle il s’enfonce et se noie sans se rendre compte de rien.
Le bleu est une couleur propice à la disparition.
Une couleur où mourir, une couleur qui délivre, la couleur même de l’âme après qu’elle s’est déshabillée du corps, après qu’a giclé tout le sang et que se sont vidés les viscères, les poches de toutes sortes, déménageant une fois pour toutes le mobilier de nos pensées.
Indéfiniment, le bleu s’évade.
Ce n’est pas, à vrai dire, une couleur.  Plutôt une tonalité, un climat, une résonance spéciale de l’air.  Un empilement de clarté, une teinte qui naît du vide ajouté au vide, aussi changeante et transparente dans la tête de l’homme que dans les cieux.
L’air que nous respirons, l’apparence de vide sur laquelle remuent nos figures, l’espace que nous traversons n’est rien d’autre que ce bleu terrestre, invisible tant il est proche et fait corps avec nous, habillant nos gestes et nos voix.  Présent jusque dans la chambre,tous volets tirés et toutes lampes éteintes, insensible vêtement de notre vie
 Tout ce bleu n’est pas de même encre.
 

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A la limite du jour

 

Espoir
 
 
 » Quand à l’aube du soir
   Une nuance d’espoir voit le jour
   Le ciel se dégage pour accueillir le noir
   Souriant et séant , en guise d’atours
   Il nous offre les couleurs du temps
   Pour parer nos rêves de reflets vivants »
 

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Ce matin le soleil est enfin de retour. Les sommets apparaissent tous blancs alors qu’ils étaient enfouis dans les nuages depuis des jours. Soleil, fraîcheur et blancheur sont les mots du jour. Oups, j’oubliais bonheur 
😉
 

Sapin rêveur

Quand on le vit, on sut tout de suite qu’il s’agissait de Lui. Lui, le sapin différent.
Nul ne connaît vraiment son histoire, mais tout le monde en sait plus sur lui que sur sa propre personne.
Selon les dires, il aurait subi des ablations pour enrayer une étrange maladie, ou encore, d’autres racontent qu’il est tellement sauvage, qu’il préfère se dépouiller plutôt que d’accueillir plein d’oiseaux sur ses branches.
Vous voyez un peu le genre de rumeur…
Comme on commence à bien se connaître, vous et moi, je vais vous raconter la vérité.
Ce sapin, n’a rien d’ honteux à cacher, mais au fil des saisons, à force de veiller sur le petit berger qui passait ses étés ici, il s’accoutuma aux histoires que ce dernier lisait le soir avant d’aller se coucher.
Le petit pâtre adorait les contes des mille et une nuits où tout était différent de notre vallée.
Le sapin découvrit que dans ces lointaines contrées, existait des arbres bien différents de lui.
Long, le tronc nu et la tête bien touffue, il venait de découvrir le palmier.
Une complicité existait entre le petit berger et lui, ce fut donc facile pour le sapin de lui expliquer qu’il aimerait bien ressembler aux palmiers des contes qu’il lisait.
Le jeune pâtre, pour son ami, n’eut qu’à prendre la tronçonneuse pour lui donner une apparence méditerranéenne.
Nul besoin d’ébruiter la chose, ça ne regardait personne, c’était leur histoire à eux.
C’est pour cela, qu’aujourd’hui encore, les commérages vont bon train.
Nul ne sait, mais à beaucoup à dire.
Une histoire à se rappeler, quand on croise quelqu’un de différent, ce n’est peut être, qu’un rêveur et non un « je ne sais quoi » 😉