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Suite sortie version couleurs d’automne

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La dernière fois, j’avais dit que je posterai les photos du paysage de la sortie du moment, donc, les voilà. 
Je me réjouis de pouvoir savourer tout ça avant que le vent, la pluie  viennent perturber la métamorphose colorée de la nature. Il suffira d’un gros coup de vent pour que tout se dénude et revête un autre habit, et qui sait, peut être la neige sur les hauteurs pour bientôt …
En attendant, voilà les couleurs du moment.
 

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vers le fond
1- Vue sur le fond de la combe
 

 

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ten arbres
2- Quand les arbres ont la tête dans les nuages

 

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vallée
3- Forêt d’ici

 

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couleurs
4- Hêtre en route vers l’automne

 

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fenêtre
5- Fenêtre

 

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ten
6- Tenneverge aux couleurs du temps

 

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branche
7- Les bois regardent la pointe de Sans bet (sans bois)
 
 
 

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Juste parce que j’aime cette vision 🙂  :

Dans les forêts de Sibérie, de Sylvain Tesson
 
– Offrir des fleurs aux femmes est une hérésie. Les fleurs sont des sexes obscènes, elles symbolisent l’éphémère et l’infidélité, elles s’écartèlent sur le bord des chemins, s’offrent à tous les vents, à la trompe des insectes, aux nuages de graines, aux dents des bêtes ; on les foule, on les cueille, on y plonge le nez. A la femme qu’on aime il faudrait offrir des pierres, des fossiles, du gneiss, enfin une de ces choses qui durent éternellement et survivent à la flétrissure.

Je n’avais pas le choix

Pourquoi je me suis levée un dimanche matin encore plus tôt que pour aller bosser?
Pour ça…
Pour profiter du matin, du calme, de ce que seul un matin peut offrir. Pour le plaisir de me fatiguer, de savourer, de respirer. Pour faire le « ménage » en moi, pour être bien.
Pour sentir l’odeur des sapins, pour m’arrêter, écouter et respirer à fond, le tout, sous les caresses du soleil.
Je ne pouvais pas rester au lit en sachant ce qui m’attendait ailleurs.
 
Je pense que ça doit être une des dernière fois que je colle mes peaux car la neige est encore abondante, mais à la descente, en bas, il faudrait des palmes,  ou alors, c’est de nuit qu’il me faudra y aller 😉
Tentant…
 
 
 

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indiscrétion

1- Découvres moi

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yes
2- Douce heure

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ombre-matinale

3- Soleil matinal

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Sans-titre-1

4- Ombre

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Ayant laissé mes jambes là haut, une chose s’imposait l’après-midi, savourer la vie autrement, tranquillement…

fonte

5- Fonte

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tesson

6- Une autre bouffée de vie
 
 
 

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C’est ce qui manque qui donne la raison d’être… Lao-Tseu
 
 

En « L »attendant…

 
1- Douce saveur
 
 

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2- Anax empereur
 
 

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3-  Anax équeté par mon manque de maîtrise.
Je n’arrive jamais à les avoir en vol alors tant pis s’il lui manque un bout de queue (qui existe bien),  je la poste quand même ici.
Pour une fois que je suis plus rapide qu’elle 😉
Habituellement j’ai souvent l’arrière sans l’avant.
Un instant, j’ai regardé autour de moi, voir si j’étais seule car je me suis rendue compte combien je devais être ridicule à suivre les libellules avec mon appareil.
J’étais bien seule, mais au fond je sais bien que le ridicule ne tue pas, j’en suis la preuve vivante depuis longtemps 😆
 
 

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C’était hier, un jour ensoleillé entre une veille pluvieuse et un lendemain tout autant arrosé.
C’était un instant entre deux moments.
Un instant précieux où l’on se laisse envahir par la vie.
Le soleil comme ange gardien et le paysage comme couverture.
Je me suis posée, dans l’espoir de lire en attendant le moment où mon téléphone me rappellerait à l’ordre.
J’ai tenté de me plonger  » Dans les forêts de Sibérie » mais mon environnement revenait sans cesse à la surface.
Les jeux des canards, le battement d’ailes des libellules, une brise de vent chaud, un nuage devant la chaine de montagne ou le simple plaisir de regarder.
Je n’arrivais pas à rester au fond de ce livre, la réalité était trop tentante.
Je retiendrai quand même quelques mots qui me correspondent bien :
 » Je préfère les natures humaines qui ressemblent aux lacs gelés à celles qui ressemblent aux marais.
Les premiers sont durs et froids en surface mais profonds, tourmentés et vivants en dessous.
Les seconds sont doux et spongieux d’apparence mais leur fond est inerte et imperméable.
Sylvain Tesson  « Dans les forêts de Sibérie »
 
 

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