Une façon de partager, tout en pensant : Ce qui te manque, cherche-le dans ce que tu as

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Quand les heures perdues sont un gain

Une fois de plus, je prends mon sac à dos. J’y glisse mon appareil photo, un livre et une pomme.
Nul besoin d’appeler mon ombre, elle est là et a très bien compris que c’était le moment.
Que j’aime mettre mes chaussures de montagne, celles qui me sortent des chemins habituels, qui me mènent où peu de pas sont passés avant les miens.
Me voilà donc, direction plus haut, pour profiter du soleil radieux et de la douceur du jour, en pensant me trouver un coin perdu pour lire tranquillement au soleil.
C’était ce que je prévoyais mais je n’ai pas sorti mon livre,  j’ai préféré « lire » ce qui m’entourait.
Je suis passée des traces de la forêt aux nuages qui titillent les sommets pour ensuite m’attarder auprès de l’eau qui suivait son infinissable parcours.
Elle passait en s’ébrouant, se lovant contre les rochers régulièrement avant de faire une chute impressionnante.
Savait-elle qu’au moment de la chute, elle allait être la vedette du coin?
Je la regardais passer devant comme un torrent de montagne, chantant et miroitant alors que plus bas, des gens allaient la percevoir comme la reine des cascades.
Tout ce qui m’entourait était tellement intéressant que mon livre n’a pas quitté mon sac. Quant à ma pomme, elle est devenue un fruit savoureux, alors qu’à la maison, elle n’aurait été qu’une simple pomme.
La moindre chose mangée dehors, en pleine nature, quand on prend conscience de la chance de la manger dans des lieux comme ça, devient un mets d’excellence.
Je me suis posée sur les rochers, j’ai pris le temps de ne rien faire (pour certains) ou de vivre (pour moi). Ces instants là sont comme orange vitaminée qui  permettent de faire le plein pour une meilleure défense  contre les attaques du quotidien.
Retour par la forêt avec Louna, toute heureuse de cette balade, qui une fois de plus, fût un moment simple mais terriblement bon 🙂

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71- Avant la chute d’une reine

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62-Matières et reflets

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53- L’or du torrent

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84- Le temps d’un instant

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45- Buzzer des bois

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36- Persistance

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27- La dernière

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98- Barrière naturelle

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Voir, et aimer : les couleurs, les arbres de la forêt, les feuilles tombées – ne va pas de soi. Bien au contraire : « La beauté et la vraie richesse sont toujours (…) bon marché et méprisées », puisque « le paradis pourrait être défini comme l’endroit que les hommes évitent ».

Henry David THOREAU
Couleurs d’automne


Cool heure ou torrent chic

 

Se laisser guider par l’attraction qu’exerce le soleil. Oublier, le temps d’un instant, l’ombre et les endroits pailletés de givre et de glace.
Après la journée de la veille grise et enneigée, le soleil était là, dans un ciel bleu, offrant sa chaleur et les couleurs qui l’accompagnent. Les tons de gris avaient laissé place aux couleurs vives et plus chaleureuses. A se demander, si les couleurs ont une double personnalité, voire plusieurs, qui apparaissent en fonction de la météo.

Je parle des couleurs, mais combien d’humains sont mal lunés lorsque le temps est gris? Chose qui pourrait être atténuée s’ils prenaient le temps de voir ce que l’on ne voit pas lorsqu’il fait beau.
Quoi par exemple? Les feuilles, dans mon article précédent, qui ne sont pas si colorées, ni mises en avant lorsque la nature est sous les rayons du soleil. Quand le temps est gris, celui que beaucoup appellent triste, la moindre couleur prend une importance folle et tout ce qui ne se remarque à peine en temps clair, devient la star des journées grises. C’est simple et évident pourtant.
Ce jour là, la question ne se posait pas, une multitude de couleurs s’épanouissait. J’étais censée aller à la boulangerie, mais j’ai laissé ça au profit d’un petit tour au bord du torrent. La douceur du moment était comme une invitation à la flânerie, à la pause contemplative, chose dans laquelle je suis plutôt excellente. Non pas que je passe mon temps à rien faire, non, mais j’aime contempler.
Certains doivent se dire que je « baille aux corneilles », que « j’ai la tête dans les nuages »… peut-être, si regarder l’oiseau, la lune, l’eau ou une mouche voler porte ce nom, alors c’est ce que je dois faire, mais combien cela est enrichissant et intéressant.
L’esprit simple a accès à ce que l’esprit très complexe n’accède pas.
Une fois de plus, je me sens riche 🙂 donc au lieu d’avoir du pain, j’ai eu droit à ça :

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3

1- Moire aquatique à fils dorés

 

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5

2- Très or

 

 

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1

3- Trouble     (j’aurais pu mettre photo floue 😉 )

 

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4

4- Lamée or et argent

 

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2

5- Siège d’un moment … si on a des chaussures étanches

 

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6

6- A croire qu’il ne fait pas si chaud que ça.

 

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8

7- Quand la montagne se fait butoir à Lune

 

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9

8– Pour dire que le ciel n’est pas uni

 

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Je sens que toutes les étoiles palpitent en moi. Le monde jaillit dans ma vie comme une eau courante. Les fleurs s’épanouiront dans mon être. Tout le printemps des paysages et des rivières monte comme un encens dans mon coeur, et le souffle de toutes choses chante en mes pensées comme une flûte.

L’offrande lyrique de Rabindranath Tagore


Un(s)temps d’une pose

 

Ne pas chercher loin, juste aller et trouver
En se sentant bien, en ayant tout à aimer.
Regarder filer, se dire qu’on va saisir le temps
Juste le temps d’une pose.
Offrir au regard un condensé de temps.
Ce temps qui court, ce n’est pas juste celui d’un clic rapide,
C’est 30secondes transformées en une photo.
Ces instants là, c’est, une fois de plus, nous et personne d’autre.
C’est faire partie d’un décor brut, être sous la neige alors qu’à peine plus bas il pleut.
C’est jouer avec le temps et la lumière, c’est chercher, trouver, appuyer sur le déclencheur

Attendre dans la neige que le temps veuille bien entrer dans une photo.
C’est « le » regarder et voir qu’il cueille aussi le temps pour en faire de la douceur.

C’est sourire. C’est être bien.

 

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DSC_00201- La caresse des roches

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DSC_00162-Eloge de l’eau

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DSC_00153-Transparence

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DSC_00144-riD’EAU

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DSC_00135-Fouillis

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DSC_00126-Uni vert

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DSC_00097-File

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Pour le soleil qui luit dans les ciels gris
Pour cette présence dans mes solitudes
Pour ces larmes dans mes rires
Pour ces instants qui font l’éternité
Pour celle que tu me permets d’être
Merci 🙂


Blanche heure

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Mercredi matin, c’est enfin le premier matin où le froid sec est présent. Il n’est pas important, mais suffisant pour avoir enfin l’impression d’être dans la logique des choses.
Ciel dégagé, qui ne le restera pas longtemps, froid sec sans brouillard et ciel bleu effilé de nuages filants sous l’influence du vent m’attirent à l’extérieur pour profiter de la chose.
Je suis heureuse de sentir un sol durci par le froid, d’entendre les feuilles crisser et se cisailler
sous mes pas. Je me dirige dans le lit du torrent où une armée de chapeautées est là, sage et statique. Les pierres ont mis leur tenue d’hiver, leur fourrure neigeuse et si le froid s’installe vraiment, celles qui jouent avec l’eau du torrent, mettront aussi leur habit de glace.
J’aurais eu droit à 3 minutes de soleil, richesse suprême en cette période de l’année dans ce coin là où le soleil a juste le temps de pointer ses rayons avant qu’il ne se cache à nouveau derrière le collet.
Non, il ne faut pas voir le peu de soleil, mais la chance d’être là, au moment où il fait une apparition 🙂

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DSC_00231- Lieu encore préservé

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DSC_00752-Belle coiffée

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DSC_00583- Abstrait de glace

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DSC_00834-Capitonné

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DSC_00355-Armée coiffée

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DSC_00526-Protection blanche

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DSC_00277- A saisir

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DSC_00668- Coeur de pierre

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DSC_00969-La route

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Douces heures dans la fraîcheur

 
La semaine dernière, mardi matin, petite sortie avant que la pluie ne s’installe vraiment pour la journée. Envie, dans cette ambiance grise et humide de douceur, de voir le doux de la chose.
Je suis montée faire un tour au près de l’eau.
La fraîcheur était présente au bord du torrent, à moi de trouver la façon de voir tout en douceur.
A contempler, à écouter, à avancer sur les rochers glissants, à s’appuyer sur les mousses gorgées d’eau, j’en arrive à oublier le temps qui passe ne voyant comme seul mouvement celui de l’eau, n’ayant comme seul son celui du torrent.
Au bout d’un moment, ce son s’estompe, l’environnement proche s’efface et seul le cours d’eau ressort dans tout ça.
Cette eau en perpétuel mouvement va devenir ma partenaire de jeux.
Les règles :
Rester le plus sèche possible
Saisir illusoirement le temps.
Après une matinée à tenter à stopper le temps, je me rends compte que simplement, je ne l’ai pas vu passer 🙂
 

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bois1- Vestiges d’un géant

 

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pierres2- Pierres vêtues à dénudées

 

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mousse23- Jets mousseux

 

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tronc4- Combien de temps…

 

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mousse5-Belle alliance

 

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Sans titre-16- Retour à la réalité

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« Le pouvoir de la vie est si puissant que, tel un énorme torrent il repart sous d’autres formes après un énorme fracas »
Autobiographie d’un épouvantail

L’automne à la porte

 
 
Cette saison tant redoutée par beaucoup et tant aimée par d’autres est à la porte de nos maisons.
Hier matin en sortant, j’ai eu droit au début de la métamorphose qui s’opère sur la forêt en face de chez moi. Le soleil ne l’illuminait pas puisque de  gros nuages bien gonflés, qui parait-il d’après ceux d’en bas, restent toujours accrochés aux sommets, laissaient la forêt dans l’ombre de façon que l’on ne soit pas encore ébloui par sa beauté colorée.
Lorsque l’on n’a pas tout, on apprend à apprécier la parcimonie de ce que l’on a face à ce que l’on pourrait avoir.
Si elle était d’une beauté éclatante en changeant sa robe d’un seul coup, on serait subjugué et on n’aurait pas droit au passage transitoire qui  permet d’apprécier l’instant tout en imaginant la suite.
Je t’offre donc de la parcimonie d’automne 😉
Je crois qu’il n’est pas nécessaire que je dise que je fais partie de celles qui aiment l’automne, tu l’avais compris.
C’est une saison qui donne l’impression d’être une bombe vivante au milieu d’un cocon dans une ambiance spéciale presque capitonnée ou qui selon les jours, s’oppose à soi.
Tout est histoire de sensations, de phénomènes. L’automne est la saison des sens.
Le matin, la fraîcheur s’oppose à la douceur offrant des brumes, des contrastes entre notre chaleur et la fraîcheur qui vient se frotter à nous, c’est aussi l’humidité qui va s’envoler, c’est le paysage qui va se dévoiler.
Ensuite, viennent les heures magiques où le soleil illumine les couleurs, où une impression de pureté met les reliefs en exergue. Tout devient comme un cadeau, comme le calme avant une tempête.
Bien sûr, j’en entends qui disent que c’est parce qu’il fait beau que c’est ainsi. Oui, mais quand il fait mauvais, les charmes sont toujours là avec des notes différentes. Le secret est dans la protection, mentale comme physique.
Ne pas voir cette pluie, ce vent comme une agression mais comme un instant au milieu de tant d’autres, comme la possibilité de sentir le calme qui est en nous, opposé à la force du temps extérieur.
J’aime me promener cachée dans mes vêtements lorsque le monde est gris, puissant. Je trouve que c’est l’instant où je me sens vivante dans ce monde qui joue à l’hostilité. Marcher, les mains dans les poches, bien enveloppée, au milieu des bois humides où le vent siffle entre les arbres, où les odeurs sont puissantes alors que les feuilles dansent de toutes parts, c’est simplement du bonheur et fin ultime à tout ça, c’est le bon thé ou chocolat chaud qui devient impératif en rentrant à la maison.
Alors, l’automne c’est triste?

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matin
1- Devant la porte

 

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tineswb2- Descente colorée

 

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sous les gorgeswb3- Où l’eau est toujours bleue

 

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feuillage
4-Fenêtre sur cours

 

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champ
5-Pastoral

 

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limpidité
6-Limpidité

 

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Kev
7-Photographe photographié

 

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Matin d’Octobre
C’est l’heure exquise et matinale
Que rougit un soleil soudain.
A travers la brume automnale
Tombent les feuilles du jardin.
Leur chute est lente. Ou peut les suivre
Du regard en reconnaissant
Le chêne à sa feuille de cuivre,
L’érable à sa feuille de sang.
Les dernières, les plus rouillées,
Tombent des branches dépouillées :
Mais ce n’est pas l’hiver encor.
Une blonde lumière arrose
La nature, et, dans l’air tout rose,
On croirait qu’il neige de l’or.
 
François Coppée, Promenades et Intérieurs

Bouffée d’air

 

Viens, je t’emmène prendre l’air loin de tout et si près de chez moi.
La veille et le matin, je me suis retrouvée « coincée » à l’intérieur et l’envie d’aller prendre l’air se transformait en besoin.
Il y a le fumeur qui a besoin de sa cigarette après le café et il y a moi qui ai besoin de ma bouffée d’air dès que possible. Et pour ce besoin là, pas de patch, pour aider; la seule chose qui existe pour combler ce manque, c’est de sortir 🙂
Je n’ai eu qu’à préparer mon sac, prendre mon chien et mettre mes chaussures « liberté » et me voila, Louna et moi, au milieu de ce nulle part que j’aime tant, à deux pas de chez moi.
Comment puis-je te décrire l’ambiance pour que tu la perçoives vraiment?
Je dirais le calme, personne, la nature, une lumière particulière douce qui met en valeur les couleurs et les reliefs, le tout avec le son du torrent en musique de fond, avec quelques anciens chalets d’alpage où le temps a fait son oeuvre pour leur donner une âme et les modeler au fil des saisons. Un lieu où tu peux t’arrêter, regarder, penser et voir.
Chacun ses lieux, sa source d’équilibre. Pour l’instant, je t’emmène là où je suis si bien, où je suis moi tout simplement.
 
 

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 lou
1- Louna : » dis, on y va! »

 

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mi-rouget
2- Encore une histoire d’eau

 

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casc
3- Cascade

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porte du temps
4- Passage dans le temps 

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couleurs du temps
5- Couleurs du temps

 

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ouverte
6-  être poète, c’est percer une fenêtre quand le mur n’en a pas. (Guénane Cade)
 

 

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torrent filé
7- Le temps d’une pose…

 

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torrent
8- Entre mousse et pierres

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bien
9- Chut, regarde.

 

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abstrait

10- Art abstrait  (e)au naturel (le)
 

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pti pont
11- Passage, entre ombre et lumière

 

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louna1
12- A la prochaine

 

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« Nous sommes ce que nous pensons. Tout ce que nous sommes résulte de nos pensées. Avec nos pensées nous bâtissons notre monde »

Bouddha

 

« En suivant le chemin qui s’appelle plus tard, nous arrivons sur la place qui s’appelle jamais »

Sénèque

 

« Penser est difficile, c’est pourquoi la plupart se font juges » 

 Jung

 

 


Encore et toujours à la recherche de l’instant précieux

 
La météo de cet été restreint vraiment les sorties et les découvertes. Je dis ça, mais je pense que si l’on ouvre bien les yeux, on est capable de faire des découvertes dans un périmètre proche de chez soi, ne serait-ce que dans un champ.
Le périmètre proche ça va bien un moment mais l’envie d’évasion se fait quand même ressentir.
Jour de chance, dimanche matin nous a offert une accalmie, une parenthèse entre les trombes d’eau et la bruine persistante. Ce ne fut pas les grandes chaleurs ni le ciel bleu mais cela nous a permis de retourner sur les crêtes voir si on pouvait croiser de belles choses dans le ciel autres que des nuages.
La masse nuageuse accrochée aux sommets offrait une belle ambiance, une ambiance plus coutumière aux journées d’automne qu’à celles d’un mois de juillet.
Avec une montée dans la boue, où la stabilité était loin d’être présente pour laisser sa place à une démarche aléatoire, nous en avons oublié le dénivelé pour nous focaliser sur la difficulté à rester debout 😉
Une fois sur les crêtes, le spectacle s’offrait à nous. Beaucoup ne verraient pas ce qui nous enchante et se demanderaient pourquoi nous prenons la direction de là haut.
Moi, je sais pourquoi j’aime tant …
Il me suffit de m’installer, de regarder tout ce qui est à portée de vue pour sentir l’effet magique opérer. Ça commence par la perception du lieu. Instinctivement j’inspire à fond pour m’imprégner de cette atmosphère, comme pour faire corps avec l’endroit. A ce moment là, la vague de bien être m’inonde, je me sens envahie par cette nature qui m’enchante. Le vide à mes pieds, la hauteur des falaises, l’étendue du paysage, tout ça m’intègre et je peux rester de longs moments à observer comme si je faisais partie de ce tout, dans une parfaite osmose. A ce moment là, tout élément qui s’ajoute devient une source de bonheur en plus; qu’il s’agisse d’une bande de nuages qui descend des falaises, d’un papillon qui vient se poser sur une fleur, d’un rapace, d’un chamois ou tout autre.
Voilà pourquoi j’aime me retrouver en haut au milieu de nulle part où les seules rencontres humaines sont celles que l’on a désiré.
 
 
 
 

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Là haut, vers les crêtes, un autre univers.
fb
1- Aigle royal

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web
2- Lys Martagon

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Plus bas, au village, le Giffre est gonflé par les pluies constantes ce qui a le don de le faire gronder encore plus que d’habitude. Aujourd’hui, on ne prend même plus la peine d’éviter les flaques, la boue, il y en a partout et regarder où l’on pose les pieds devient une futilité.
 
2W
4- Le Giffre dans son écrin végétal
 
 

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4W
5- Donner de la douceur à la force

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Dans la grisaille du jour, je partage encore un peu de Paul Eluard, avec une note plus chaude et colorée que ce ciel inlassablement gris.
 
 
Elle est debout sur mes paupières
Et ses cheveux sont dans les miens,
Elle a la forme de mes mains,
Elle a la couleur de mes yeux,
Elle s’engloutit dans mon ombre
Comme une pierre sur le ciel.
Elle a toujours les yeux ouverts
Et ne me laisse pas dormir.
Ses rêves en pleine lumière
Font s’évaporer les soleils,
Me font rire, pleurer et rire,
Parler sans avoir rien à dire.
Paul Éluard

Pause déjeuner, pause verte

 

Hier, 11h30, un petit sms à ma blonde https://lancoliebleue.wordpress.com/2014/03/18/sortie-pour-une-blonde/ pour  savoir si un tour, entre midi et deux lors de ma pause déjeuner, la tentait. 
Un jour, j’ai parlé ici des prisons en disant que toutes n’avaient pas de barreaux, que certaines n’avaient pas de geôliers. Aujourd’hui, je dirai simplement que l’amour d’une mère pour un enfant qui sort du lot des enfants « ordinaires », peut être cette prison. Cet amour ne change pas, mais la vie évolue après de nombreuses années, des changements peuvent poindre à l’horizon permettant d’entrouvrir un peu les grilles de cette prison.
Toute  évolution ne se fait pas forcément sans douleur, mais une chose est sûre, il faut avancer, c’est le jeu d’une vie.
Je ne livre pas ces choses intimes pour aiguiser une pointe de compassion ou autre à l’égard de ces personnes prisonnières, loin de là. Ca serait mal sain de ma part et elles n’ont pas besoin de ce genre de sentiment. Si je parle de ça, si je survole légèrement le sujet, c’est juste une tentative d’ouverture d’esprit pour dire qu’il y a bien plus important que ce qui fait râler la majorité d’entre nous. Avec un regard différent, toutes les broutilles peuvent être gommées ou reléguées en arrière plan. Ouvrons simplement les yeux.
Il faut avancer pour soi, pour ceux qui ne peuvent pas, en respect pour ceux qui progressent avec cette envie de vivre plus forte que celle qui donnerait envie de baisser les bras. La force ne se mesure pas sur la densité musculaire mais sur les pas que l’on fait sur un terrain effondré.
Je m’égare, j’en reviens à mon sms. Réponse positive. Je troque aussitôt ma tenue de fille au boulot contre celle de fille des bois et me voila partie la rejoindre. Petite escapade courte mais qui fait un bien fou. Une coupure dans la journée à partager, à papoter, à s’éblouir. Un moment simple mais d’une grande valeur.
J’ai pris quelques photos alors qu’elle me disait, « regarde, ça c’est beau », « ça tu peux pas le prendre pour que ça fasse ça? » « moi j’aimerais bien le soleil en étoile » Elle est gentille ma blonde mais je crois que je vais lui passer un ancien appareil photo et il va falloir qu’elle s’y mette 😉

 

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ruisseau
1- En vert et avec nous

 

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ancolie bouton
2- Ancolie version en bouton, version « lutine »

 

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tronc
3- On traverse?

 

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ancolie
4- Ancolie. Version en fleur, splendeur.

 

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« Il n’y a personne qui soit né sous une mauvaise étoile, il n’y a que des gens qui ne savent pas lire le ciel »
Dalai lama

 

 


Quand avril m’emmène

 
C’était le mois dernier, un jour où le soleil s’était imposé, où il m’a demandé de venir à sa rencontre.  Difficile de résister à cette demande. Je devrais même dire qu’il n’avait pas besoin de m’inviter pour que j’aille me promener en sa compagnie, mais ça, je ne lui ai pas dit. J’ai pris mon sac, mon chien et je suis partie en vélo jusqu’au départ du petit chemin le long du torrent où j’ai laissé mon vélo pour continuer à pied.
J’ai débuté en sous bois, où le soleil jouait entre les arbres en lançant ses rayons dorés. J’ai été accueilli par le torrent, qui comme d’habitude chantait entre pierres et troncs.
En prenant le temps de m’asseoir  un moment avec lui, je lui ai laissé la possibilité de me conter les histoires d’en haut. Il se nourrit des eaux de la fonte des neiges, des eaux anciennes qui ont parcouru des chemins qu’il nous est impossible d’imaginer. Il parle, il en dit tant que j’aime me perdre dans ses histoires.
L’envie de soleil m’a poussée à quitter ce conteur exceptionnel pour aller plus haut dans des prairies oubliées où seules une ferme et une grange sont toujours là pour témoigner qu’un jour, ici, ce fut un lieu plein de vie. Il n’existe plus de chemin, plus de vie humaine auprès de ces vieilles pierres, de ce bois sculpté et coloré par les années. Il n’existe plus de chemin mais, l’endroit est toujours là pour m’accueillir.
Me poser sous les fruitiers sauvages en fleur, regarder ce qui s’offre à mon regard et m’imprégner de l’ambiance font partie de ces choses qui comptent pour moi. Le fouillis, la végétation libre qui reprend le dessus, la beauté du lieu, la force des détails des vies passées sont génératrices de bien être pour moi.
J’échappe à notre monde de fous pour me nourrir d’un autre monde, en parallèle au notre, à moins que ça ne soit l’inverse, que mon vrai monde soit celui là et que mes passages dans le monde de fous ne soient qu’un parallèle à ma réalité 😉

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filé englène1- Conteur des bois

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5

2- Le torrent immobile

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4

3- Entre pierres et bois

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1

4- Fondations séculaires

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3

5- Baromètre 

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2

6- Chut

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printanière

7- Offrande bleue

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gentianes printanières
8- Gentianes printanières

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« La vie ne se mesure pas par le nombre de respirations prises mais par le nombre de moments qui nous ont coupé le souffle »


Couleurs torrent

 
Ceux qui me suivent ou qui suivent Lo finissent par la connaître. Elle est plus présente que mon ombre.
Lorsqu’ il pleut, qu’il neige, qu’il n’y a pas de lumière, mon ombre ne sort pas, elle reste dans un lieu que je ne connais pas, un lieu mangeur d’ombres, tandis que Louna, quel que soit le temps, la luminosité, elle est là, près de moi, même au travail d’où je vous parle à l’instant. Les seuls endroits que nous ne partageons pas sont ma chambre et son tapis.
Je ne vous dis pas qui enfreindrait cette entente sans problème 😉
Il m’arrive de la chercher du regard quand elle se couche dans les torrents car elle a les mêmes couleurs qu’eux.
J’ai un chien cailloux 😉
 
 

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1- Ma bestiole aux yeux d’ambre
 
 

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2- Couleurs des torrents
 
 

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Ce matin, faits d’hiver

 

Levée tôt ce matin avec la possibilité de profiter d’instants de liberté avant le travail, j’ai mis mes grosses chaussures et mes gants, direction « là bas, un peu plus bas » afin de vérifier la véracité d’une certaine chose.
Pas de doute, il était bien de retour!
Qui ça?
Celui qui se cachait derrière la douceur, voire la chaleur de ce début de printemps. Il n’eut pas de mal à revenir apparemment car il resplendit aujourd’hui.
Je vais tenter de vous le montrer avec quelques photos, toutes fraîches de ce matin 🙂
 

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pont

1- Présence avérée

 

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eau

2- Résistance colorée 

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chemin

3- Direction la forêt 

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3 (5)

5- Que lui et moi 

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 rideau
6- Derrière le rideau
 
 

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feuille

7- En légèreté

 

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tête en l'air
8- Renversant
 
 
 
Nul besoin de le citer, vous l’avez reconnu, Mr l’Hiver 😉

 

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 « C’est dans la rosée des petites choses que le coeur trouve son matin et se rafraîchit »
   Khalil Gibran  

 

 

 

 

 

 


Promenons nous dans les bois, hélas le loup n’y est pas…

 
Alors, qu’habituellement l’endroit est sous l’emprise du froid, pris dans la glace, cet hiver rien ne retient l’eau. Elle file sans se figer dans les torrents, comme une simple passante à l’âme estivale, emplissant la forêt de son chant constant. Le torrent n’entamera pas la même mélodie selon la météo. En hiver, quand la glace l’enserre, il murmure alors qu’en mai lorsque la neige fond sous les rayons du soleil, il rugit tellement qu’il en devient assourdissant. Ecoute son rythme, ses paroles et tu en sauras bien plus sur ce qu’il te raconte, sur ce qu’il se passe en haut.
 

 

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 torrent

1-  Coeur de forêt

 

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perle

2- Mousse perlée

 

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filé

3- Intimité voilée

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mousse glacée

4- Dessert. Mousse glacée

 

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Comme dans un coffre à bijoux

Je suis au travail, une envie de soleil et d’éclat vient de m’atteindre. Je repense à cette lumière l’autre jour, à sa couleur dorée, à l’effet qu’elle faisait. J’ai eu l’impression de me trouver au milieu d’un coffre aux trésors plein d’or.
L’autre côté était à l’ombre, j’étais dans la lumière (ça fait très spirituel ça  😉 )
En pensant à cet instant, j’ai recherché une autre photo, une qui me faisait penser aux pendentifs, ceux que la nature crée avec tant de goût.
J’ai dû retourner jusqu’au mois de novembre car depuis, la nature a posé ses brillants, elle fond sous la douceur du climat et n’a pas revêtu une seule fois ces bijoux là.
Approche, soulève le couvercle du coffre et regarde…
 

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2 (2)

1- L’or  
 

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1 (3)

2- Breloques natures
 
 
 
 

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Se dire

 

Alors qu’il file
Se dire qu’on aura eu la chance de le savourer
Que l’on aurait pu ne pas saisir cet instant
 

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l'instant

1- Saisir l’instant

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3 (3)

2- Avant qu’il ne se fige

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voile

3-  Et le laisser filer…

 

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Saisir l’instant
 
Saisir l’instant tel une fleur
Qu’on insère entre deux feuillets
Et rien n’existe avant après
Dans la suite infinie des heures.
Saisir l’instant.
Saisir l’instant. S’y réfugier.
Et s’en repaître. En rêver.
À cette épave s’accrocher.
Le mettre à l’éternel présent.
Saisir l’instant.
Saisir l’instant. Construire un monde.
Se répéter que lui seul compte
Et que le reste est complément.
S’en nourrir inlassablement.
Saisir l’instant.
Saisir l’instant tel un bouquet
Et de sa fraîcheur s’imprégner.
Et de ses couleurs se gaver.
Ah ! combien riche alors j’étais !
Saisir l’instant.
Saisir l’instant à peine né
Et le bercer comme un enfant.
A quel moment ai-je cessé ?
Pourquoi ne puis-je… ?
Esther Granek, Je cours après mon ombre, 1981
 

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Il s’installe…

 
 
Le froid. On sent bien qu’il est là, on sait à quoi s’attendre, malgré tout, il arrive que l’on oublie (enfin moi) que la hauteur du  soleil laisse encore à désirer selon les versants.
Il faudra attendre début janvier pour que le soleil décide de s’élever par dessus les sapins et les sommets afin d’ensoleiller certaines balades et d’adoucir le piquant vif et acéré du froid. 
Hier, sur 3 heures de balade, j’ai du avoir 3 minutes de soleil. Je me suis arrêtée pour le savourer. Ca faisait tellement de bien que je n’ai pas voulu continuer dans la partie sombre. Le problème, c’est que pour redescendre, il fallait retourner à l’ombre.
Donc, pas le choix, il suffit de prendre une bonne dose de cette portion rayonnante et chaude, de respirer comme pour l’emmagasiner et se dire  » quand faut y aller, faut y aller ». 
Une fois repartie,  le spectacle était là pour atténuer cette sensation froide et en mettre plein les yeux 🙂
 
 
 

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2

1- Garantie fraîche

 

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1

2- Distributeur de glace

 

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3- Portion ensoleillée

 

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5

4- Décor nature

 

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4

5- Joyaux

 

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6

6- Mousse glacée

 

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Je retournerai là bas avec le trépied, j’enlèverai mes gants et je prendrai mon temps.
Là, je voulais rentrer boire un chocolat chaud. C’est juste un partage de l’instant, sur le vif.
 
 
 
 

 


Regards grisés

 
Un moment de creux entre midi et deux, quelques photos ressorties du pc pour donner un peu de vie à ce blog qui attend que je me remette à m’occuper de lui comme il faut. ça donne une petite série pour vous.
C’est gris oui, mais ça ne veut pas dire que mes pensées le sont  😉 
Ce matin, mon horizon était dans les nuages et les flocons lorsque je suis partie travailler.
Il était caché, mais j’imagine qu’il doit avoir cette allure sous sa parure nuageuse. 
 
 
wtennevergeLe Teneverge
Là où une route s’arrête, où un autre chemin commence…
 
 
 

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pierre
 2- Quand la fluidité enveloppe la pierre
 
 
 

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brume-
3- Ombres
 

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En son lit

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Au fil des jours, je l’ai vu se dénuder. La chaleur de l’été a fait disparaître la force impétueuse qui l’habite.
En son lit, où doucement je me suis installée, il m’a enveloppée de son onde, alliant douceur et allégresse, me laissant découvrir ce fond si bien caché, pavé de galets d’or.
Dans ses jours fous, je saurai maintenant quel est son véritable fond.
 

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Sans-titre-1

1-Dans son lit

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3

2- Galets d’or

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Bains à ciel ouvert

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Les vacances se terminent pour certains, elles commencent pour d’autres 😉
Une invitation à la détente en mode nature, faite pour tout oublier.
Un ciel bleu, un soleil chaud, une eau tiède (c’est la première fois que ça arrive).
Entourée de montagnes, de sapins, personne à l’horizon et voilà avec une salle de bains à disposition.
Au choix, détente, bain à remous, il suffit de choisir.
 

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1- Salle de bains

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3

2- Chut, écoute

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2

3- Jacuzzi
 

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4- Couleur d’ambre

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« Ceux qui rêvent éveillés ont conscience de mille choses qui échappent à ceux qui ne rêvent qu’endormis »
  Edgar Allan Poe

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 Quelques mots glissés dans un mail et  Pablo Neruda. Un trésor qui se partage :
 
Fille brune, fille agile, le soleil qui fait les fruits,
qui alourdit les blés et tourmente les algues,
a fait ton corps joyeux et tes yeux lumineux
et ta bouche qui a le sourire de l’eau.
Noir, anxieux, un soleil s’est enroulé aux fils
de ta crinière noire, et toi tu étires les bras.
Et tu joues avec lui comme avec un ruisseau,
qui laisse dans tes yeux deux sombres eaux dormantes.
Fille brune, fille agile, rien ne me rapproche de toi.
Tout m’éloigne de toi, comme du plein midi.
Tu es la délirante enfance de l’abeille,
la force de l’épi, l’ivresse de la vague.
Mon cœur sombre pourtant te cherche,
J’aime ton corps joyeux et ta voix libre et mince.
Ô mon papillon brun, doux et définitif,
tu es blés et soleil eau et coquelicot.
Pablo Neruda
 

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T’as fait quoi mercredi après-midi?

Rien!

Ce mercredi après-midi fut sous le signe de l’oisiveté. Et oui, et il faut savoir modérer et adapter son jugement sur l’oisiveté selon les situations.
Elle est vue comme une chose néfaste, « mère de tous les vices » et bien, je dis non, pas toujours.
Il y a des stressés très actifs, des gens qui ne savent pas se poser qui devraient « s’obliger » à quelques heures au calme, se dire « je ne fais rien ».
Ok, ce n’est pas mon cas, je ne suis pas une stressée mais il m’arrive de ne « rien faire » parfois. Pas de vélo, pas de montagne, pas courir, même pas les courses!
J’ai choisi comme canapé le champ d’à côté, comme programme à la télé, la nature face à moi. J’ai zappé un peu, j’ai regardé le torrent, je suis retournée dans le canapé face à la montagne, les fesses dans l’herbe. Comme musique, le son d’un petit ruisseau près du  » canapé. Je vous passe les vols de-ci, de-là etc.
Voilà mon après-midi oisif. J’aime, mais si  au lieu de dire oisif, je disais prendre le temps de savourer la vie?
Tout de suite ça donne une meilleure image.
Qu’importe le terme employé, j’avais le derrière dans l’herbe,  le nez en l’air, et ça, c’est du bonheur 🙂

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3

1 – Du canapé herbeux
 
 
 

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5

2- Un petit zapping vers le sentier tout proche
 
 
 
 

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2
3- Petit coup d’œil à gauche avec une  pose longue qui  transforme le torrent boueux après l’orage, en crème.

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6
4- Lumière tamisée
 
 
 
 

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4
5- Mouvement final
 
 

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« L’oisiveté est, dit-on, la mère de tous les vices, mais l’excès de travail est le père de toutes les soumissions. »

 

Petite philosophie à l’usage des non-philosophes


Quand l’une modèle l’autre

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Au cœur des pierres.

Au cœur des pierres.

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Lapiaz

Lapiaz

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Jasiones

Jasiones

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Quand l'eau d'or

Quand l’eau d’or

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Trouble émoi

Trouble émoi

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La suite, c’est  parce que j’aime Paul Eluard et que de parler d’eau m’a fait penser à ça :
 
 
Tu te lèves…   
 
Tu te lèves l’eau se déplie
Tu te couches l’eau s’épanouit
Tu es l’eau détournée de ses abîmes
Tu es la terre qui prend racine
Et sur laquelle tout s’établit
Tu fais des bulles de silence dans le désert des bruits
Tu chantes des hymnes nocturnes sur les cordes de l’arc-en-ciel,
Tu es partout tu abolis toutes les routes
Tu sacrifies le temps
À l’éternelle jeunesse de la flamme exacte
Qui voile la nature en la reproduisant
Femme tu mets au monde un corps toujours pareil
Le tien
Tu es la ressemblance
 
Paul Eluard (Facile) 1935

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De l’autre côté à gauche

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Si je prends le temps de passer ici aujourd’hui, c’est qu’il pleut, sinon, bien évidemment, je ne serai pas ici lors de mes jours de liberté, mais ça, vous savez, vous me connaissez depuis le temps.
Hier, je suis montée faire un tour, là haut, un peu plus à gauche de la pointe.
Je n’ai pas dit, un peu plus à l’ouest, faut pas exagérer 😉
J’ai pensé à plusieurs d’entre vous lors de cette sortie.  Pascale et Andrée sauront en voyant les photos, quant à toi, tu sais aussi 😉
Je passerai vous voir un peu plus tard, mais en ce moment, j’ai des choses à vivre dehors, en haut.
J’en partagerai une partie avec vous bientôt 🙂
 
 

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rivière-devient-cascade
1- Rivière d’Anterne

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marmotte-1

2- Marmotte

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marmotte-2

3- Je t’ai vu
 

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Bonjour, tu veux jouer?

Bonjour, tu veux jouer?

Si je te pousse, tu roules?

Si je te pousse, tu roules?

Et un pti bisou

Et un pti bisou

T'as dit jouer, pas de se faire des bisous!!!!

T’as dit jouer, pas de se faire des bisous!!!!

Ok, on joue alors

Ok, on joue alors

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rhodos

4- Rhodos
 

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torrent-d-anterne

5- Future cascade
 
 

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En attendant que ça fonde

 

 
Lundi de repos, grand beau, donc évidemment, en haut 😉 Pas vraiment tout en haut car la neige m’a réservée des surprises, mais je patiente.
Si ça continue je vais gagner un échelon sur l’échelle du Zen. Patienter n’empêche pas de profiter autrement.
Une pensée pour ma fille et à ceux qui attendent aussi que la neige fonde à l’alpage,  pour d’autres raisons que les miennes qui ne sont, en ce qui me concerne, que pour ma satisfaction personnelle.
Les vaches, chèvres, moutons, cochons et toute la basse cour attendent aussi pour monter là haut, que la fonte se décide enfin.
 
 

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1-

1- Fraîche heure matinale

 

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champ-crocus

2- Champ de crocus

 

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Pulsatilles-des-alpes,-anémones

3- Pulsatilles des Alpes

 

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chalets-salvadon

4- Chalets de Salvadon

 

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2

5- En bas, dans le creux, il était un petit village

 

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gentianes-koch-desat

Gentianes de Koch

printanières

Gentianes printanières

 

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Anti morosité

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L’ambiance morose, pluvieuse et fraîche pourrait persister si je restais à l’intérieur, à me morfondre mais au lieu de la subir, autant arriver à l’apprécier.
Il pleut? alors on met un coupe-vent
Il fait froid? on met sa polaire en dessous
C’est morose? on ouvre les yeux et le morose laisse place à une sensation d’existence dans ce monde gris, qui, si on le regarde bien est tout sauf gris 🙂
 

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vers-la-brume

1- Brume
 
 

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vie
2- La vie reprend
 
 

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blue-lagon
3- Tentation
 
 

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1
4- Mousse
 
 

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pétasite
5- Pétasite
 
 

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« La parole est la pensée extérieure, et la pensée est la parole intérieure.. »
de Rivarol