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Et le vent pousse les nuages…

Quand le vent est là, il est bon de le voir comme un allié.
Aujourd’hui, je me suis dit qu’il était là pour balayer les nuages, mais qu’il est difficile de penser ça lorsqu’il les envoie cacher le soleil et que la température descend.
A ce moment là, je remets une épaisseur et j’attends qu’il veuille bien souffler encore pour dégager Mr Soleil.
Dans un sens, je me suis retrouvée à jouer au milieu d’une partie de cache-cache avec le soleil, les nuages et le vent.
Merci à eux 🙂
 
 
soleil  1-Le chalet d’isabel
 
 

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Sans-titre-12- Jeu d’ombres
 

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indiscrétionw3- Indiscrétion
 

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bleuwgris4- Bleu gris
 
 

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Avec le retour de ce ciel bleu, ça me fait penser à une chose que l’on m’a faite découvrir. Le net n’a pas que du mauvais, il crée des rencontres, des partages et même si certaines ne sont que par le biais de mots, elles peuvent être bien plus importante qu’une rencontre « en chair et en os ».
Merci JF pour ces mots bleus:
 

UNE HISTOIRE DE BLEU

 Jean Michel Maulpoix

Le bleu ne fait pas de bruit.
C’est une couleur timide, sans arrière-pensée, présage ni projet, qui ne se jette pas brusquement sur le regard comme le jaune ou le rouge, mais qui l’attire à soi, l’apprivoise peu à peu, le laisse venir sans le presser, de sorte qu’en elle il s’enfonce et se noie sans se rendre compte de rien.
Le bleu est une couleur propice à la disparition.
Une couleur où mourir, une couleur qui délivre, la couleur même de l’âme après qu’elle s’est déshabillée du corps, après qu’a giclé tout le sang et que se sont vidés les viscères, les poches de toutes sortes, déménageant une fois pour toutes le mobilier de nos pensées.
Indéfiniment, le bleu s’évade.
Ce n’est pas, à vrai dire, une couleur.  Plutôt une tonalité, un climat, une résonance spéciale de l’air.  Un empilement de clarté, une teinte qui naît du vide ajouté au vide, aussi changeante et transparente dans la tête de l’homme que dans les cieux.
L’air que nous respirons, l’apparence de vide sur laquelle remuent nos figures, l’espace que nous traversons n’est rien d’autre que ce bleu terrestre, invisible tant il est proche et fait corps avec nous, habillant nos gestes et nos voix.  Présent jusque dans la chambre,tous volets tirés et toutes lampes éteintes, insensible vêtement de notre vie
 Tout ce bleu n’est pas de même encre.
 

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