Une façon de partager, tout en pensant : Ce qui te manque, cherche-le dans ce que tu as

Il pleuvait du soleil..

1-Pluie  de soleil à l’orée de la forêt
 

****

 
 
Conseil
Eh bien ! mêle ta vie à la verte forêt !
Escalade la roche aux nobles altitudes.
Respire, et libre enfin des vieilles servitudes,
Fuis les regrets amers que ton coeur savourait.
Dès l’heure éblouissante où le matin paraît,
Marche au hasard ; gravis les sentiers les plus rudes.
Va devant toi, baisé par l’air des solitudes,
Comme une biche en pleurs qu’on effaroucherait.
Cueille la fleur agreste au bord du précipice.
Regarde l’antre affreux que le lierre tapisse
Et le vol des oiseaux dans les chênes touffus.
Marche et prête l’oreille en tes sauvages courses ;
Car tout le bois frémit, plein de rhythmes confus,
Et la Muse aux beaux yeux chante dans l’eau des sources.
 
Théodore de Banville


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17 Réponses

  1. Anne-Ma

    C’est beau une pluie de soleil, 🙂 – j’aime bien le poème aussi.

    29 août 2011 à 18:57

    • C’est beau, bon et ça ne fait pas de boue quand tu patauges dedans 😉
      J’aime ce poème, j’adhère.
      Amitiés
      Val

      30 août 2011 à 08:19

  2. Didi du Québec

    merci pour les jolis mots et les belles photos, bravo, Didi

    29 août 2011 à 20:30

    • Merci didi, j’espère que tu vas bien. A une prochaine fois.

      30 août 2011 à 08:20

  3. Quel magnifique cliché! Ton poème me fait penser à la lecture du « moine qui vendit sa ferrari », je suis en train d’en faire la lecture. Il parle de différent rituel à effectuer le matin dont, entre autres, prendre une marche dans la nature pour se ressourcer. C’est quelque chose que je fais depuis toujours et je ne m’en passerais pas. 😉

    30 août 2011 à 10:24

    • C’est une chose importante pour moi, c’est une façon d’être bien, une sorte d’équilibre que de profiter de la nature. C’est pour ça que je n’achète pas de Ferrari, comme ça, je n’aurai pas à la vendre par la suite 😆 je profite directement de la nature et de la simplicité 😉

      31 août 2011 à 08:34

  4. Je l’aime bien ce Théodore :-)..et j’aime beaucoup ta photo

    30 août 2011 à 17:30

    • Moi aussi, je l’aime bien ce Théodore. Il est rare que les gens qui donnent des conseils, en donnent de si bons 😉

      31 août 2011 à 08:35

  5. azraelle29

    C’est super beau ! Je suis sous le charme 🙂

    30 août 2011 à 18:00

    • J’ai trouvé joli de voir les rayons comme ça. J’espère que tu vas bien malgré ton cou et que tu vas être vite rétablie.

      31 août 2011 à 08:38

  6. Waow! C’est de la brume matinale ou un feu de branches, qui découpe ainsi la lumière? J’adore les rayons clairement dessinés.

    31 août 2011 à 02:11

    • C’est un feu mais ça me fait penser aux matins d’automne où la brume joue avec le soleil. C’est pour ça que j’aime particulièrement le matin, on y voit des choses magiques.
      Bon,ici, c’est en plein après-midi, mais c’est beau quand même.

      31 août 2011 à 08:40

  7. Super photo ! A voir l’inclinaison des rayons, il devait être… 12h48. Le feu était pour le barbecue. J’ai bon ? 😉

    2 septembre 2011 à 21:26

    • 14h19 et un feu de branchage. Tu as presque bon, tu aurais pu dire minuit, clair de lune, mais je vois que tu as de la jugeote, pas mal 😆

      3 septembre 2011 à 07:20

  8. Et si le Vent s’élève à l’Ouest ,
    Donnant à l’Hors une Pluie d’Etoiles ,
    Restes en ton Rêve , apprends le Geste ,
    Ouvrant vers l’Une , Au Coeur du Voile .
    NéO~
    Beau 🙂

    3 septembre 2011 à 21:41

  9. En restant éveillée dans mon rêve, j’en vois des choses briller!.
    Merci NéO~

    6 septembre 2011 à 07:42

  10. On trouvait un ermite à l’est de la forêt :
    Sa poésie planait dans la grande altitude,
    Tout en gardant du vers les nobles servitudes ;
    Patient artisanat, que l’homme savourait.

    Un autre solitaire au ponant discourait ;
    Mais il mettait au jour des poèmes plus rudes
    Que lui dictait sa longue et fière solitude,
    Poèmes de combat que l’ermite arborait.

    Un prêtre interrogea les dieux de la justice
    Pour voir si les deux vieux n’usaient de maléfices.
    Les deux dieux, se cachant dans des buissons touffus,

    Écoutèrent chacun l’un de nos deux rhapsodes.
    — Non-lieu, dit le premier, c’est juste un obscur code.
    — Pareil, dit le second, c’est juste un bruit confus.

    14 avril 2015 à 16:01

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