Une façon de partager, tout en pensant : Ce qui te manque, cherche-le dans ce que tu as

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Comme sur une palette de couleurs…

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Nous sommes quatre ce matin là, sous la brume à nous retrouver là bas, là où le chemin vient buter contre la montagne, où les gens se croient au bout du monde, où plus péjorativement ils disent être dans « le trou du cul du monde ».
Lieu grandiose pour moi, aimé et qui ne me laisse jamais indifférente. Endroit que j’évite l’été ou alors que je traverse très tôt le matin car sa beauté attire bien du monde et c’est le seuil de belles randonnées prisées.
Quelle chance pour moi de vivre dans ce décor, qui en cette période, est encore plus grandiose car il est irisé comme si nous étions sur la palette d’un peintre.
Couleurs que je ne pensais pas trouver cette année avec l’été chaud qui a grillé bien des arbres. Je m’attendais à voir les feuilles tomber bien avant qu’elles n’aient le temps de changer de couleurs. Je me suis trompée et j’en suis ravie car les couleurs sont là et colorent la montagne d’une façon étonnante.
La veille au soir, la masse de nuages était si basse qu’elle se décomposait en bruine, ce qui nous laissait perplexes sur la météo du lendemain.
Qu’importe, nous étions ensemble et l’on saurait bien savourer la chose d’une façon ou d’une autre 😉
Nous voilà donc sur le chemin, sans pluie avec tous les sommets  enveloppés dans une douillette épaisseur qui descendait bien bas, ne nous laissant rien apercevoir de ce qu’elle emmitouflait.
Nous étions bien à nous balader, à sentir ces odeurs d’automne puissantes par endroits, dans le calme et simplement bercés par le son de l’eau qui descendait dont on ne sait où.
Nous partagions cette petite sortie pour faire découvrir le lieu, les sommets, les couleurs. La découverte s’est faite au niveau du sol pendant bien longtemps, ce qui n’eut pas l’air de déranger nos amis.
Il aurait été dommage de se laisser envahir par une sensation négative alors que nous avions la nature rien que pour nous quatre dans cette invitation à l’imaginaire, puisque nous leur décrivions des sommets, des tours qui étaient invisibles dans la brume.
Petit à petit, la couche de nuage laissait apercevoir des lueurs, des parties de ciel bleu alors que doucement elle s’évaporait. Nous n’osions pas affirmer que tout allait se dégager car il arrive que la brume reste accrochée des jours aux montagnes.
Grandiose surprise, après un remue ménage céleste, le ciel s’imposait pur et bleu.
Il ne nous restait qu’à attendre l’arrivée du soleil, toujours tardive à cet endroit enclavé où les montagnes lui rendent le travail difficile.
Notre patience, notre plaisir à savourer l’instant quelque il soit,  furent récompensés. Lumière, flamboyance des couleurs et douce chaleur étaient à nos côtés, s’imposant en nous faisant oublier que le décor était tout autre juste avant.
Nous étions déjà heureux au départ, mais là, c’était du plaisir en plus, comme une récompense pour nous dire merci d’aimer cette nature même lorsqu’elle ne se dévoile que partiellement.
Nous avons su l’aimer simplement; elle nous a offert son grand jeu 😉

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        1- Vivre coûte que coûte

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9        2- Pinceaux de la palette

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3- Accroche lumière

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4- Cheminer dans la lumière

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105- Attendre le soleil

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16- Palette de couleurs

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7- Dentelle de roche

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8- Flashy nature

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89- Le bout du monde. La fin pour certains, le commencement pour d’autres…

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« Teintes d’automne » Henry D.Thoreau

Lancez-vous dans de plus aventureuses promenades et faites l’ascension des collines. Vers la fin d’octobre, si vous gravissez l’une ou l’autre de celles qui se dressent aux approches de notre village, ou du vôtre, et que vous embrassez la forêt du regard, vous verrez, eh bien, vous verrez… ce que je viens d’essayer de décrire. Je suis sûr que vous verrez tout cela et même plus, à condition d’y être préparé, de vouloir le trouver. Autrement, ce phénomène étant universel et revenant à date régulière, que vous soyez au sommet d’une hauteur ou au fond d’une vallée, vous penserez pendant des années et des années que le bois, à cette saison, est sec et roussi.

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Quand les heures perdues sont un gain

Une fois de plus, je prends mon sac à dos. J’y glisse mon appareil photo, un livre et une pomme.
Nul besoin d’appeler mon ombre, elle est là et a très bien compris que c’était le moment.
Que j’aime mettre mes chaussures de montagne, celles qui me sortent des chemins habituels, qui me mènent où peu de pas sont passés avant les miens.
Me voilà donc, direction plus haut, pour profiter du soleil radieux et de la douceur du jour, en pensant me trouver un coin perdu pour lire tranquillement au soleil.
C’était ce que je prévoyais mais je n’ai pas sorti mon livre,  j’ai préféré « lire » ce qui m’entourait.
Je suis passée des traces de la forêt aux nuages qui titillent les sommets pour ensuite m’attarder auprès de l’eau qui suivait son infinissable parcours.
Elle passait en s’ébrouant, se lovant contre les rochers régulièrement avant de faire une chute impressionnante.
Savait-elle qu’au moment de la chute, elle allait être la vedette du coin?
Je la regardais passer devant comme un torrent de montagne, chantant et miroitant alors que plus bas, des gens allaient la percevoir comme la reine des cascades.
Tout ce qui m’entourait était tellement intéressant que mon livre n’a pas quitté mon sac. Quant à ma pomme, elle est devenue un fruit savoureux, alors qu’à la maison, elle n’aurait été qu’une simple pomme.
La moindre chose mangée dehors, en pleine nature, quand on prend conscience de la chance de la manger dans des lieux comme ça, devient un mets d’excellence.
Je me suis posée sur les rochers, j’ai pris le temps de ne rien faire (pour certains) ou de vivre (pour moi). Ces instants là sont comme orange vitaminée qui  permettent de faire le plein pour une meilleure défense  contre les attaques du quotidien.
Retour par la forêt avec Louna, toute heureuse de cette balade, qui une fois de plus, fût un moment simple mais terriblement bon 🙂

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71- Avant la chute d’une reine

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62-Matières et reflets

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53- L’or du torrent

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84- Le temps d’un instant

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45- Buzzer des bois

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36- Persistance

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27- La dernière

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98- Barrière naturelle

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Voir, et aimer : les couleurs, les arbres de la forêt, les feuilles tombées – ne va pas de soi. Bien au contraire : « La beauté et la vraie richesse sont toujours (…) bon marché et méprisées », puisque « le paradis pourrait être défini comme l’endroit que les hommes évitent ».

Henry David THOREAU
Couleurs d’automne


La Combe ou solitude d’un jour

Pluie du soir, doux son sur la tôle du toit,  fenêtre grande ouverte pour laisser la fraîcheur s’inviter à mes côtés dans la nuit et pour que le jour soit mon réveil; situation d’un soir lorsque le lendemain matin s’annonce beau.
Me voilà mieux réveillée que le jour et le ciel est uni sans un seul nuage pour motif.
Plus besoin de dire, d’expliquer quel va être mon occupation de la journée, à force vous savez.
Chaussures, sac à dos et me voilà sur le chemin qui, je dois l’avouer, m’enquiquine un peu la première partie; celle qui mène au refuge.
Je ne fais qu’une bouchée de cette mise en jambe en attendant de savourer la suite une fois que j’aurai quitté le « pédichemin » que tout le monde prendra dans la journée.
Voilà, j’y suis, j’ai bifurqué.
Je réduis mon allure, je prends le temps de voir, d’écouter, de sentir et aussi de regarder où je pose les pieds.
L’endroit est sauvage. Le sentier se fraye un chemin dans les ravins pour continuer au milieu du végétal.
L’endroit est étrange car le sentier commence par le minéral d’une beauté agressive, pour ensuite se perdre dans une végétation de fougères, abondante, qui deviendra une prairie plus haut avant de terminer dans le domaine minéral le plus brut qui soit.
J’aime ces inversions naturelles.
Cet endroit est vrai; il me fait penser à un ancien au visage rude que le soleil a tanné au fils des ans, mais avec un regard tendre.
Ce jour là, je n’aurai croisé qu’un Mr Stabillo. Tu ne connais pas Mr Stabillo?
C’est un Mr avec un tee-shirt de la même couleur qu’un surligneur. Aucune moquerie dans ce terme, car je trouve ça joli si l’on veut être vu (chose utile en montagne quand on randonne). Moi, je préfère que les bêtes me repèrent moins, mais je dis ça surtout en pensant à la belle compagnie qu’il m’est donnée d’avoir parfois, celle d’une luciole 😉

(oui, oui, je sais, je sais…  et la luciole saura).
Revenons au sujet, tout ça pour dire que j’aurai passé encore un moment en pleine nature pour ainsi dire en solitaire, ponctué de flore, de chamois, de bouquetins et d’instants qui sont magiques à mes yeux.
« Solitaire », le rêve actuellement alors que tous les chemins sont noirs de monde.
Ma réalité ce jour là.
Je rentrerai heureuse où de nouvelles envies m’auront atteinte en revoyant une tite cabane de plus 😉

 

31-Ça commence souvent ainsi

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22-Discussion au sommet

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13- Sentier faisant

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64-Lumière

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55-Désir de soleil

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46-Sentier toujours

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77-Moment savoureux

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128- Au loin, là bas…

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119- Cabane à nuits magiques

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1010- Respiration, bonheur

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911- Volonté de vie, volontaire notre Terre

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Panorama sans titre112-

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Tristesse en regardant la bande nuageuse du fond, (photo 8 ou pano 12), ce ne sont pas des nuages, mais la pollution au-dessus de Genève et de ses alentours.


Jeux de nuages ou nage dans les nues

Après une journée de pluie, le lendemain était annoncé très ensoleillé et chaud, ce qui devait donner en altitude des nuages accrochés aux sommets, une fois la brume dissipée.
En bas, on n’imagine pas que l’on puisse se retrouver dans les nuages, dans le brouillard alors que le soleil brille et que le ciel est bien bleu alors que juste quelques beaux nuages passent ici ou là pour décorer le ciel.
C’est la particularité de la montagne, qui peut aussi nous offrir un grand soleil l’hiver alors que tout le monde se trouve sous la grisaille ou dans le brouillard en bas.
En fait, peu importe le temps. On allait y aller (plus haut) et on verrait bien… ce qu’on allait voir.
De toutes façons, il y a toujours à voir, que l’on soit en pleine lumière ou dans la brume; la question ne se posait pas.
Nous voilà en route vers là haut en ne sachant pas si l’on allait se retrouver dans, dessus, ou sous les nuages.
Nous avons eu droit à toutes les situations mais avec le plaisir de ne pas, avoir cet air froid lorsque l’on était dans la masse nuageuse qui nous fait souhaiter le départ de la brume. Bien au contraire, malgré la brume, l’air était doux, pas agressif et l’on a pu profiter de tous ces instants avec plaisir.
Voilà un petit aperçu de nos amis du jour, les nuages.
La preuve que l’on peut avoir la tête dans les nuages tout en conservant les pieds sur terre 😉

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51-Emmergée

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62- Moutons cherchent berger

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23-A deviner

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44-Comme un voile de soie

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15- A saisir avant que tout ça ne se recache

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36-Quand les nuages viennent d’en bas

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77- Même pas peur

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Si vous avez construit des châteaux dans les nuages, votre travail n’est pas vain; c’est là qu’ils doivent être. A présent, donnez-leurs des fondations.

Henry David Thoreau

 

 


Sentier

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On prend un sentier de plus, qui monte, qui nous emmène où nul ne va.
Sentier qui mène pour découvrir les montagnes du quotidien sous un autre angle.
Sentier qui nous propulse face au vide, face à la grandeur.
Sentier du bonheur, sentier perdu, sentier chaleur.
Nos pas en avant, toujours.
Ce n’est pas une recherche, c’est une approche.
Marcher, avancer en soi.
Que de pas pour enfin être soi, pour refuser ce qui n’est pas.
Au fil des pas, les apparences s’estompent, la réalité se dessine.
Au delà du plaisir des lieux, des yeux, un plaisir bien plus profond est au rendez-vous.
Il faudrait être folle pour le fuir et aller où il n’est pas 🙂

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 matin à la mollet1- Un matin à sa façon

 

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42- Grande Astrance

 

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23- Dernier arbre

 

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34- Face à la Méridienne

 

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Sans titre-15- Perdue dans la prairie…

 

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66- Grandeur

 

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pano7- Le cirque

 

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Seules les pensées que l’on a en marchant valent quelque chose. (Nietzsche, Crépuscule des idoles)

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Réflexions, inspirations aux sommets

 

Je dis à tout le monde que je n’ai pas le temps. C’est faux!
J’ai le temps, mais je l’utilise et une fois utilisé, il n’en reste plus assez pour tout ce que j’aimerais encore pouvoir faire.
Je pense qu’il en est de même pour tout le monde. La différence est dans la façon de l’utiliser.
Moi, je l’utilise de façon à ne pas le gâcher et le plus possible en harmonie avec la nature. J’imagine un sablier et chaque grain de sable qui nous est donné pour construire notre vie, doit être, une fois tombé au fond de la partie basse du sablier, un grain de belle chose enrichissante.
Nous n’avons pas tous la même façon de nous enrichir.
Je vais partager quelques uns des grains de sables qui sont passés dans mon sablier lors de ces dernières vacances. Je vais les égrainer, petit à petit, infime partie de ces instants qui peuvent laisser sans voix ou simplement instants qui dessinent un sourire sans que l’on s’en rende compte.
Ne croyez pas qu’il n’y ait que des grains fluides qui coulent d’une façon régulière et facile, mais que nous apporte le fait de totaliser ceux qui coincent dans une journée?
Ça apporte de l’importance à ces choses que l’on aimerait gommer ou ne pas vivre, donc, oublions le grain de sable qui coince et totalisons tous ceux qui font que le temps s’écoule d’une belle façon.
Cette fois ci, on va prendre la direction d’un lieu que j’aime, qui à chaque fois, me laisse admirative devant la grandeur de ce que la nature peut offrir.  En plein été, c’est un lieu d’affluence, pire que le supermarché à 14 h un samedi 😉 et pourtant j’ai savouré la tranquillité du lieu.
Comment? en partant de nuit à 3h du matin.
Monter de nuit,  ce n’est que du bonheur qui éveille les sens d’une façon particulière, qui nous offre l’endroit en véritable élu privilégié et qui, une fois arrivés, nous permet d’assister au lever du soleil. J’aime cet instant qui se passe d’une façon séductrice.
Pas une apparition brutale, non! mais un soleil qui commence à éclairer intimement les sommets, qui fait rosir le Mont Blanc, qui réchauffe la pierre d’une lueur douce.
Ce n’est pas de la timidité de sa part, c’est juste l’envie de faire durer l’instant, de nous faire désirer sa venue.
Avec le relief, il peut jouer au malicieux et nous faire languir, mais c’est un plaisir que l’on aime vivre et après lequel on court tout en sachant qu’il ne s’agit que d’une étape dans l’art de savourer les choses.
Il y a eu plein de belles choses ce matin là, comme la saveur du café à partager, les reflets dans le lac, la baignade un peu plus bas dans une eau limpide qui donne plus l’impression de voler au-dessus d’un fond caillouteux plutôt que celle de nager.
Je n’aborde pas les regards de ceux qui ont partagé ces instants à mes côtés, ça aussi ça fait partie des belles choses.

 

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1- Prémices

 

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32- Délicatesse

 

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113- Contemplation

 

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74- Matières

 

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85- Attente du rayon

 

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46-Hotels paradisiaques

 

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27-Couleurs des Aiguilles Rouges

 

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128-Réflexion

 

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solitaire9- Solitude

 

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10 10-Pour l’instant, le Mont Blanc contemple encore les fleurs de loin…

 

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911-Continuer sa route

 

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la tente12- La tente (ordre de grandeur)

 

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Privilèges d’un matin

Comme souvent, ça débute par un matin, à l’heure où la lumière et l’ombre sont unies.
C’est l’instant où les paroles sont futilité dans un monde charnière qui s’effacera rapidement pour laisser place à celui du grand jour.
C’est l’instant privilège où tout est différent, l’instant où l’on se sent aussi fragile que forte. Fragile, car c’est l’heure où les émotions nous touchent facilement, où les pensées se bousculent devant la beauté du nouveau jour qui naît; forte, car ce jour naissant est là comme pour nous propulser en avant.
Il s’élève et nous entraîne à ses côtés. C’est l’instant magique, celui qui fait prendre conscience des sentiments qui nous habitent.
On pousse la porte de la réalité pour entrer dans la vérité où les apparences n’existent plus.
Cet instant là, je le partage maintenant avec toi.
Bien sûr, le lever du jour n’aura pas l’intensité et les répercussions qu’il opère en « vrai », bien sûr que les linaigrettes dans la tourbière ne te toucheront pas comme elles me touchent à chaque fois que je les aperçois, tout comme la beauté des cabris qui viennent juste de naître, mais qu’importe, je t’offre quand même une poussière de ce qui me permet d’être celle que je suis.

 

 

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101-Promesse d’un nouveau jour

 

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12- Marmotte au soleil matinal

 

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53- Akènes de pulsatilles aux premiers rayons

 

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24-Bouquetin

 

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45-  Jeune cabri (bouquetin)

 

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6-Salutation au soleil

 

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37-Cabri

 

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68- Linaigrettes. Toujours de la blancheur dans une intense verdure. Pour moi, elles font partie de ce qui est beau.

 

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79-Linaigrette

 

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810- Eterlou, étagnes et cabri (bouquetins)

 

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« Le matin, c’est la jeunesse du jour. Tout y est gai, frais et facile. Il ne faut pas l’abréger en se levant tard »
Arthur Schopenhauer.

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« Tu n’es pas qui j’ai besoin que tu sois.
  Tu n’es pas celui que tu as été.
  Tu n’es pas comme cela me convient.
  Tu n’es pas comme je veux.
  Tu es comme tu es. »
Jorge bucay

 

 


Images d’instants simples et natures

 

Il fait super beau, je ne bosse pas alors, mets tes chaussures, prends un sac, de l’eau, à manger et zou on y va.
Où? Dehors, là haut.
Les courses, les soldes, on oublie, on fuit même. La super petite robe qui me ferait une allure d’enfer à un prix minime et bien elle sera belle sur une autre personne et moi, sans cette robe, mais en ayant été me balader où le ciel frôle les sommets, et bien, je serai heureuse, bien plus que dans ce petit bijou de tissu fluide.
Quant à la nourriture, il y a toujours de quoi se faire un truc en attendant de passer au supermarché en rentrant du boulot, donc on oublie les questions superflues et on file s’aérer, on a une vie à vivre!
Ça t’étonne que je n’aille pas en ville un jour de soldes? réfléchis un peu, je n’y vais déjà pas en temps normal, alors ça ne risque pas d’arriver en période d’euphorie dans les magasins.
Si tu veux me punir un jour, imposes moi ce genre d’exercice.
Pourtant, je bosse dans un commerce et je suis super heureuse de voir du monde, de parler, d’offrir le café, d’être la plus gentille des civilisées, mais par contre, mon jour de repos, on oublie tout ça.
Je me transforme comme Mr Jekyll and Hyde, sauf qu’il n’y a pas de mauvais côté pour moi, il n’y a que la civilisée qui passe en monde sauvage  😉
Là, si j’écris ici, c’est que je suis au boulot, en mode civilisée, sinon, à cette heure là, je serai à courir la nature.
Bon ok, tu préfères aller faire les soldes aujourd’hui. Ce n’est pas grave, moi je file là où on n’entend que l’eau descendre, que les chamois qui te sifflent dessus et tous ces sons qui sont propres à ces lieux hors normes.
Profites bien, moi je profite à ma façon. A plus tard 🙂

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11- Matin fraîche heure

 

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22- Fleurs en pente

 

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33- Couleurs bonheur

 

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4-Quand l’herbe caresse les sommets

 

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65- Machaon

 

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96-Il a tout d’un « grand »

 

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47- Campanule

 

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108- « T’es où? »  « Ben j’suis là, au frais! « 

 

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89- Gentianes printanières

 

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campanule de thyrse10- Campanule des thyrses. Première rencontre et la seule en vue!

 

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711- Formes et couleurs du temps

 

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1112-Sur la descente

 

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Vite fait, bien fait

C’était un mardi, une journée de liberté ensoleillée.
Ce jour là, je n’ai pas eu envie de prendre la voiture, j’ai juste eu envie de prendre mon sac, mon chien et de profiter de ce qui m’entourait sans avoir à chercher ailleurs ce que je pouvais trouver ici.
Je suis partie en ayant toujours en tête de passer par où il n’y aura personne.
Du monde, qu’est-ce que ça peut être? ça peut être, un jour en semaine, hors période touristique à cet endroit là, une, voire deux personnes au plus ou peut être à la rigueur le gars qui montera voir où en est l’alpage en prévision de monter ses bêtes là haut.
Me voilà partie en me disant que c’était vraiment près du village, que ce n’était pas perdu au milieu de nulle part et puis ci et puis ça, pour finir par me dire que si je voyais « un gens » et bien je prendrai le chemin opposé et j’irai me perdre ailleurs.
Il faut dire qu’il y a des « issues de secours ».
J’ai vite oublié la possibilité de rencontrer du monde car j’étais seule et grimper m’occupait l’esprit. Écouter les sons, sentir les odeurs, sentir ses mollets tirer ( message caché 😆 ) (signe qu’ils avaient bien bossé plus tôt le matin), toutes ces sensations me plongeaient dans le plaisir d’être là, à ce moment là.
Je n’avais pas envie de monter par les pistes (trop civilisé), ni par le chemin (véritable pédiroute), donc j’ai pris le bois, où la lumière est filtrée, pour grimper sur un tapis d’épines d’épicéas,ce qui me donnait l’impression de marcher sur un tapis moelleux.
Je suis sortie en haut, là où les arbres n’ont plus envie de pousser, pour me dire que c’était du bonheur de se retrouver là, en ayant tout ça rien que pour moi.
Égoïste moi? non, j’aime partager… mais pas tout 😛 ou plutôt j’aime partager ce qui sera apprécié, respecté à sa juste valeur, tandis que je n’ai pas envie de partager le lieu avec ceux qui m’obligent, une fois qu’ils sont loin, à prendre un sac poubelle dans mon sac à dos à chaque sortie pour redescendre ce qu’ils « oublient » en pleine nature, et puis, c’est bon d’écouter la nature sans entendre de sons perturbateurs.
Je me suis retrouvée avec les fleurs, les papillons, le paysage, la solitude et le bonheur de vivre, à savourer une fois de plus tout ça.
Le petit plus du jour était les nuages splendides, blancs et bien gonflés comme une bonne chantilly maison.

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DSC_00161-La vallée

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52- Face au collet et à la pointe

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83- Mégère Mâle

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24- Vert blanc bleu

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95- Vitrine naturelle

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 36- Blanc

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77- Lumière

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118- Aux couleurs des torrents

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109-Retiens ton souffle

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410- Pédiroute

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111- C’est là haut que ça se passe

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612- Paon du jour

Merci à Nath pour l’identification des papillons   http://bioclicetphotos.blogspot.fr/

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Le bonheur un idéal toujours en point de mire mais que l’on n’atteint jamais?
Je ne crois pas. Ça pourrait être ça si l’on s’en fait une définition à l’avance.
Le bonheur ça ne se décrit pas, ça ne s’imagine pas, ça se vit.
Le jour où il nous accompagne, on sait exactement qui et ce qu’il est.
Le bonheur et si c’était simplement le fait de se sentir vivant?
Toute la différence est entre « vivre » et « se sentir vivant ».
Il ne se trouve pas forcément dans la facilité de vivre.
C’est un état d’esprit, une sensation.
Il est là un jour et le lendemain il peut s’être envolé.
Il ne faut surtout pas essayer de le garder à ses côtés, il faut juste l’accueillir quand il se présente.
Le bonheur c’est la chose la plus libre au monde qui n’a aucune chaîne, aucune obligation et il faut le prendre comme tel, sinon ce n’est plus le bonheur.


Matin entre gouttes

Pluie de nuit, soleil et nuages le matin, pluie dès midi; ce qui ne laisse guère de possibilités si l’on veut profiter d’un temps sans goutte, dans l’hypothèse que les prévisions météorologiques ne soient pas fausses.
Le réveil sonnera donc à la limite de la nuit et du jour, enfin encore une expression car ce n’est plus le réveil qui sonne, c’est le portable qui nous éveille en douceur.
Quand je pense au réveil de mon enfance… pas étonnant qu’il y ait des stressés de nos jours car il fallait l’endurer le réveil qui faisait autant de bruit que la sonnerie d’un passage à niveau et qui faisait faire un bon de cinquante centimètres dans le lit.
Bon, pour moi, pas de séquelle, mais il me faut malgré tout un réveil en douceur si ce n’est pas le jour qui joue ce rôle là.
Je m’égare, on file vite dehors profiter d’un ciel sans pluie.
Nous sommes allés « regarder voir ». Quoi?
Nous sommes allés regarder ce qu’on allait voir, c’est simple.
Il a beaucoup de personnes qui ne regardent pas ce qu’elles voient. Nous, on aime regarder ce que l’on voit, mais on ne voit pas toujours ce qui nous regarde.
Pour exemple, un renard qui nous observait tranquillement dans les hautes herbes.
C’est marrant, il n’y a qu’une lettre entre regard et renard et sur ce coup nous n’avons pas su gérer la simplicité de cet écart. Une fois aperçu, il a disparu.
Nous avons donc profité de ce matin avant le retour de la pluie le midi.
Hier, des gens m’ont dit qu’il avait été triste ce dimanche pluvieux.

Moi, je l’ai trouvé heureux ce dimanche car pour les bonnes choses, il faut se donner les moyens en s’offrant le maximum de possibilités pour saisir le bel instant et il y a toujours une façon de trouver du bon dans une journée pluvieuse, même très pluvieuse 🙂

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11- Premiers et rares rayons de la journée

 

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22- Prairie trempée

 

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33- Ancolie d’ici

 

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dessous

4- Les dessous de la grande

 

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grande astrance

5- Au-dessus de la Grande Astrance

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6- Chien de prairie humide

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7- Amour perlé chez les gazés

 

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8- Tout ne tient pas toujours qu’à un fil…

 

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9- Une autre définition pour l’amour volage 

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10- Ombre contre le jour

 

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Je suis au boulot, encore une semaine de calme avant l’affluence.
Ma pensée du moment : et si on aimait ce que l’on a au lieu d’attendre d’aimer ce que l’on aura.
Là, je pourrais m’ennuyer en me disant que je suis au boulot à ne rien faire.
Ça serait nul comme instant alors que beaucoup d’entre vous n’ont pas le temps de se poser tranquillement, alors qu’il y aura des jours où je n’arrêterai pas (ce que j’aime).
Pourquoi gâcher un moment parce que l’on voit les choses de la mauvaise façon?
Donc, je vais aimer (enfin essayer d’apprécier) ces instants calmes en prenant le temps ou plutôt en disposant du temps car je n’aime pas prendre.
Je me sauve, je vais me faire un thé, regarder les nuages passer en ayant une pensée pour tous ceux qui aimeraient prendre une pause 😉
euh? oui, je suis payée en plus à faire ça.